Charlevoix Québec

Trois générations de randonneurs à Charlevoix : le Mont-du-Lac-des-Cygnes

Lors de notre séjour au Parc national des Grands-Jardins, dans la région de Charlevoix, j’ai entraîné ma famille dans une randonnée pédestre que je souhaitais expérimenter depuis longtemps : le Mont-du-Lac-des-Cygnes. Avec mon amoureux, nos trois enfants (21 mois, 4 ans et 10 ans) et mes parents, j’ai adoré découvrir ce sentier dont on m’avait si souvent vanté les mérites. Voici un bref résumé de cette aventure familiale!

Présentation du sentier

Selon le Guide du visiteur 2016 de la Sepaq, le Mont-du-Lac-des-Cygnes peut se résumer ainsi :

  • Longueur : 8,6 kilomètres
  • Durée : 4 heures
  • Dénivelé : 480 mètres
  • Niveau : Difficile

Selon la montre GPS de mon homme, notre randonnée se décrit plutôt de la façon suivante :

  • Longueur : 8,2 kilomètres
  • Durée : 4h30 (dont 2h50 de marche)
  • Dénivelé : 430 mètres
  • Niveau : Relatif selon le randonneur, ce qui m’amène au point suivant…

Présentation des randonneurs

  • Mon mari (39 ans), que j’ai déjà surnommé ici le coureur-voyageur. Marathonien depuis le mois de mai, il était mort de rire à l’idée de parcourir ce sentier en marchant (il a d’ailleurs couru dans un sentier plus difficile le lendemain matin, le Pioui). C’est donc lui qui a été en charge de porter notre fille de 21 mois, surnommée la princesse.
  • Mon fils cadet (4 ans), surnommé le champion. Bien qu’il soit habitué de marcher de nombreux kilomètres, j’anticipais le niveau de cette randonnée pour lui. Il a pourtant fait un parcours exemplaire, généralement à l’avant avec son grand frère. Il a malheureusement chuté à 0,5 km de la fin du parcours, terminant le sentier sur les épaules de son papa.
  • Mon fils aîné (10 ans), surnommé la locomotive. Bien entraîné à la marche en forêt, à la course à pied et au karaté depuis plusieurs années, il n’a eu aucun mal à compléter ce circuit. Son défi fut plutôt d’accepter les nombreuses pauses que nous lui imposions.
  • Mes parents (dont je vais taire l’âge, je tiens à la vie!) surnommés les forces tranquilles. Ils m’ont vraiment impressionnée tout au long du parcours. Ils ont réussi à suivre le rythme, tout en étant d’une aide irremplaçable. Mon père a même terminé la randonnée avec notre fille en porte-bébé, afin de nous permettre de gérer la blessure de notre fils cadet.
  • De mon côté (39 ans), j’ai été la photographe de la randonnée, multipliant les clichés tout au long du parcours.

Grands-Jardins1

Récit de notre randonnée en famille

Après un petit-déjeuner copieux, nous avons quitté notre chalet en voiture pour nous rendre au lieu de départ de la randonnée, soit le centre de services. Comme notre groupe était composé de randonneurs de niveaux différents, nous avons convenu dès le départ que nous ferions une halte après chaque kilomètre, afin de bien nous hydrater. Les premiers kilomètres ont été relativement faciles, dans un sentier très bien aménagé. Nous avons fait une première pause afin d’admirer la Vallée du Gros Bras, dont le relief a été usé à la suite de l’ère glacière. La disparition d’un glacier a alors laissé apparaître des montagnes aux reliefs arrondis et une vallée élargie.

Grands-Jardins2Grands-Jardins3Grands-Jardins7Grands-Jardins4

Tout au long du parcours, nous avons aussi admiré des fleurs et des bleuets sauvages qui tapissaient le sol entourant le sentier. À l’abris des arbres, nous avons soigneusement choisi chaque rocher qui allait nous permettre de faire une pause bien méritée.

Arrivés au Lac Georges, nous avons fait une pause un peu plus longue afin de prendre une collation et mouiller nos casquettes. Bien aménagé avec des tables pour pique-niquer, l’endroit était parfait. Formé lors du retrait des glaciers, ce lac est devenu aujourd’hui un milieu de vie pour les castors, les tétras du Canada, ainsi qu’une population d’ombles de fontaine.

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Par la suite, le sentier est devenu plus étroit et accidenté, la forêt reprenant ses droits sur les chemins créés par l’homme. Des pancartes nous ont alors bien mis en garde de ne pas nous éloigner du sentier afin de ne pas détruire le tapis végétal de la toundra alpine. 40 000 bottes viennent s’aventurer jusqu’au sommet du mont chaque année, il importe donc de respecter cette règle afin de préserver la beauté des lieux.

Le sentier a ensuite pris la forme d’une série d’escaliers qui nous ont menés jusqu’à l’étage subalpin. Sur le roc entourant le sentier, nous avons pu admirer les lichens. D’apparence duveteuse, ce tapis blanc (ou parfois coloré) est rigide comme du corail… Mais tout aussi fragile!

Une fois au sommet, nous avons été éblouis par les paysages qui s’offraient à nous. Le point de vue sur l’astroblème de Charlevoix et le massif laurentien était à couper le souffle. Aujourd’hui, les sommets de la chaîne de montagnes des Laurentides dépassent rarement 1000 mètres en raison du climat. Toutefois, à l’origine, les montagnes laurentiennes affichaient des pics aussi impressionnants que ceux de l’Himalaya. Après quelques photos pour immortaliser ce moment et un pique-nique au sommet, nous avons repris le sentier en sens inverse. La descente a été moins difficile pour le cardio, mais plus exigeante au plan musculaire.

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Quelques conseils pour une randonnée réussie

  • Bien s’hydrater tout au long du parcours. Nous avions prévu 1 litre d’eau par personne et ce fut tout juste suffisant.
  • Ne pas hésiter à prendre des pauses régulièrement, surtout avec des enfants. De notre côté, nous avons fait une pause pour boire de l’eau après chaque kilomètre. De cette façon, nos garçons sont restés motivés pendant toute la durée du parcours.
  • Il s’agit d’une randonnée dont le niveau est qualifié de difficile. Si vous décidez de vous y aventurer avec des enfants, assurez-vous qu’ils soient habitués à marcher sur de longues distances et à franchir des obstacles. Les gens que nous avons croisés sur le sentier étaient très surpris de voir nos deux garçons faire cette randonnée (surtout notre petit homme de quatre ans qui peut facilement passer pour plus vieux en raison de sa taille). Les jeunes que nous avons croisés étaient plus âgés.
  • Il est préférable de débuter la randonnée assez tôt, pour éviter que la chaleur devienne accablante en été. Nous avons débuté à 10h00 et nous avons trouvé la descente plus difficile que prévue en raison de la chaleur. En cette période de l’année, le parc ouvre dès 8h30. Il est aussi possible d’accéder au sentier plus tôt si vous dormez sur place; il s’agit alors de prendre avec vous votre autorisation d’accès.
  • Ne sous-estimez pas les dangers inhérents à la descente. La fatigue est alors plus importante et les risques de blessures amplifiés (notre fils a d’ailleurs fait une vilaine chute alors que nous étions tout près de l’arrivée).
  • Outre l’eau et des collations, nous vous conseillons de prendre avec vous : de la crème solaire, du produit contre les moustiques, des casquettes, des lunettes de soleil, ainsi que des lingettes humides (pour les petites mains qui touchent à tout).

Et, surtout, amusez-vous tout en profitant du panorama que vous aurez amplement mérité une fois au sommet!

12 comments on “Trois générations de randonneurs à Charlevoix : le Mont-du-Lac-des-Cygnes

  1. Que des bons souvenirs de ce sentier, fait à l’automne il y a quelques années, il y avait des gelées sur le lac George, les couleurs sont magnifiques, et oui les points de vue superbes ! Beau reportage 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Eve Pouliot

      Merci Franck, c’est vraiment un beau sentier que je suis heureuse d’avoir enfin découvert. À l’automne, les paysages doivent être grandioses! 🙂

      Aimé par 1 personne

  2. Magnifique! Chapeau à tes parents, ce n’est pas rien! Ils sont en forme, dis donc!

    Aimé par 1 personne

    • Eve Pouliot

      Merci Bianca. Ils sont vraiment en forme, en effet. Nous avons beaucoup de chance, car ils sont très présents dans la vie de nos enfants. 🙂

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