Oman : 5 sites pour passer une nuit magique en famille

Oman

Je vous ai parlé à plusieurs reprises de mon amour pour le Sultanat d’Oman, en insistant sur l’accueil chaleureux de ses habitants et les trésors naturels que ce pays abrite. Aujourd’hui, je souhaite plutôt vous présenter cinq sites merveilleux pour passer une nuit magique en sol omanais. Des sites différents, mais qui partagent un point essentiel en commun : ils sauront plaire aux petits comme aux grands, en leur mettant plein d’étoiles dans les yeux.

1-  Dormir dans une maisonnette de palmier tressé, à Mascate

Mascate s’est vue reconnaître le titre de « capitale touristique du monde arabe » en 2012. Il s’agit d’une ville maritime aux charmes multiples, qui se distingue par ses petites maisons blanches, enclavées par les montagnes. Alors que la ville offre plusieurs hébergements traditionnels, des plus spartiates aux plus luxueux, nous avons choisi de trouver refuge au Oman Dive Center pour la durée de notre séjour familial. Situé dans une baie protégée des montagnes, ce lieu offre bien plus que des installations pour la plongée. En fait, les enfants s’en souviennent surtout parce qu’ils ont l’impression, le temps de quelques nuits, de se transformer en Robinson Crusoé en dormant dans un petit barasti. À quelques mètres de la mer, notre petite maisonnette de palmier tressé offrait une salle de douche à ciel ouvert, où nous pouvions observer les étoiles. Au petit matin, à peine sortis du lit, nous avions déjà les pieds dans le sable tout en regardant la mer d’un bleu profond… Il n’en fallait pas plus pour que l’envie nous prenne de jouer aux aventuriers!

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Pour en savoir plus sur notre séjour à Mascate et sur la route des forts : La route des forts d’Oman : 5 arrêts à découvrir entre Mascate et l’arrière-pays

2- Dormir dans une tente bédouine, en plein cœur du Désert de Wahiba

Nous avons eu la chance de vivre plusieurs expériences dans le désert, que ce soit aux Émirats Arabes Unis, en Tunisie, en Jordanie ou à Oman. À ce jour, notre coup de cœur demeure notre nuit passée dans le désert de Wahiba, au 1000 Nights Camp. Pour atteindre ce campement, nous avons roulé près de 40 kilomètres à partir d’Al Wasil, l’une des portes du désert d’Oman. Sur le site, une tente bédouine en laine nous attendait pour la nuit. Mais avant de regarder le coucher du soleil sur les dunes, nous avons pris le temps de jouer au parc, de glisser en luge dans le sable, de faire une balade à dos de dromadaire et de nous rafraîchir dans la piscine (oui, oui, une piscine en plein désert!). À la tombée de la nuit, des lanternes illuminaient le camp, ce qui rendait les lieux particulièrement magiques. Au petit matin, les dromadaires se promenaient entre les tentes, au grand bonheur des petits et des grands!

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Pour en savoir plus sur les activités à faire dans les déserts du Moyen Orient : 10 activités à découvrir dans les déserts du Moyen Orient

3- Dormir dans une tente, à Khasab

C’est dans le but de faire une croisière en boutre dans les fjords de la Péninsule de Musandam que nous avons roulé jusqu’à Khasab. Après quelques mois à Dubaï, le contraste était saisissant : très peu de touristes, le calme, la nature… Et quelle nature! Des montagnes souvent grises, parfois dorées, découpées dans un ciel bleu et qui plongent dans une mer turquoise. Nous étions déjà sous le charme de ce lieu à l’apparence dépouillée, mais qui semblait avoir tant à offrir. Nous nous sommes installés au bord de la mer pour camper, ce qui nous a permis, au petit matin, de voir le soleil se lever sur la mer. Il n’y avait que nous… Ainsi que quelques oiseaux, des pêcheurs et des chèvres, qui nous regardaient d’un air curieux du haut des montagnes. Des instants magiques!
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Pour en savoir plus sur nos aventures familiales à Musandam : Une excursion en boutre dans la région des fjords d’Arabie

4- Dormir dans un resort, à Salalah

C’est en couple que nous avons visité Salalah, un endroit que j’aimerais découvrir à nouveau avec mes enfants. À mes yeux, le Dhofar est la plus belle région d’Oman, encore préservée du tourisme de masse. Tout près de la frontière du Yémen, il s’agit de la région la plus luxuriante du pays, entre la mer d’Arabie et le désert du Rub al-Khali. En été, grâce à la mousson, les paysages deviennent verts, ce qui est particulièrement attirant pour les expatriés dubaïotes qui finissent pas se lasser des paysages désertiques. Pour s’y rendre en voiture depuis Dubaï, il faut toutefois traverser plus de 1000 kilomètres, une distance qui en dissuade plusieurs. Lors de notre séjour à Salalah, nous avons séjourné au Hilton Salalah Resort, un hôtel de luxe situé au bord de la mer. Après nos journées à découvrir la nature environnante, nous étions heureux de retrouver ce lieu douillet et de savourer une bière fraîche sur la plage. En fin de journée, les dromadaires défilaient sur la plage au grand bonheur des enfants.
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Pour en savoir plus sur notre séjour à Salalah : Salalah, sur la route omanaise de l’encens

5- Dormir dans un chalet, à Sohar

Lors de notre première expatriation à Dubaï, seul mon conjoint avait un visa de travail. Mon fils aîné (alors enfant unique) et moi étions plutôt entrés au pays en tant que touristes, ce qui nous permettait officiellement d’y rester 30 jours. Afin de prolonger notre séjour aux Émirats Arabes Unis, nous devions donc sortir du pays tous les mois pour y revenir avec un nouveau visa. Ce fut l’occasion, pour nous, de découvrir le Sohar Beach Hotel, où nous avons fait de nombreux arrêts. Le plus souvent, nous nous limitions à manger sur place pour retourner à Dubaï le jour même. Toutefois, après la naissance de notre deuxième garçon, nous avons décidé d’y louer un chalet (aux allures de petit château) au bord de la mer. Bien que la décoration intérieure date des années 70, nous avons apprécié l’espace dont nous disposions, de même que les installations extérieures de l’hôtel. Tout était parfait pour un séjour en famille!

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Pour en savoir plus sur nos expériences en famille sur la route des visas : Hatta : nos découvertes sur la route des visas

Et vous, quelles sont vos adresses préférées à Oman pour savourer un séjour en famille?

Salalah, sur la route omanaise de l’encens…

Les arbres à encens qui se dressent sur un sol asséché, wadi Dawkah

Je vous ai parlé de mon amour d’Oman à plusieurs reprises déjà, un pays qui se distingue par ses fjords, ses souks, ses déserts, ses forts et ses montagnes. Ce fut, pour moi, un pays coup de cœur, hors des sentiers battus. Mais à mes yeux, la plus belle région à découvrir à Oman reste le Dhofar, tout près de la frontière du Yémen. Il s’agit de la région la plus luxuriante du pays, entre la mer d’Arabie et le désert du Rub al-Khali. En été, grâce à la mousson, les paysages deviennent verts, ce qui est particulièrement attirant pour les expatriés dubaïotes qui finissent pas se lasser des paysages désertiques. Pour s’y rendre en voiture depuis Dubaï, il faut toutefois traverser plus de 1000 kilomètres, une distance qui en dissuade plusieurs. Aujourd’hui, je souhaite vous parler plus spécifiquement de la route de l’encens, une attraction majeure de la région du Dhofar qui est également classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. Cette route liait autrefois le Dhofar au reste du monde, dont l’Égypte, le Yémen et l’Inde. Le Sultanat d’Oman, véritable porte sur l’océan Indien, jouait alors un rôle clé dans le transport de l’encens et des épices. Il en est d’ailleurs question dans les écrits de l’Antiquité ainsi que dans le Coran, qui mentionnent l’existence d’une cité caravanière aux abords du désert du Rub al-Khali. Lors de notre séjour à Salalah en 2013, nous avons découvert deux étapes importantes de ce parcours légendaire : le wadi Dawkah et le port de Samhuram (Khor Rori).

Le wadi Dawkah et ses arbres à encens

Le wadi Dawkah se situe à environ 40 kilomètres au nord de Salalah et compte approximativement 5000 arbres. Parmi eux, les arbres à encens (Boswellias) sont particulièrement impressionnants à découvrir en hiver, alors qu’ils se dressent sur un sol asséché. Historiquement, ce sont eux qui ont permis à la région de s’enrichir grâce à leur résine, à partir de laquelle l’encens est fabriqué. Pendant l’Antiquité,  l’encens se vendait, pour un poids identique, au même prix que l’or, en raison de son usage massif pour les cérémonies religieuses ainsi que la préparation de parfums, de remèdes et de certaines spécialités culinaires. Nous avons visité les lieux avec un guide fort sympathique, qui nous a beaucoup appris sur les arbres à encens et leur histoire. Il faut dire que nous étions les seuls visiteurs sur le site,  ce qui nous a permis d’échanger longtemps avec lui tout en étant initiés tranquillement à la culture de l’encens. Il n’était pas issu de la tribu Jabalis, dont les membres sont plus communément appelés les Bédouins des montagnes. Il s’agissait plutôt d’un Pakistanais qui avait lui-même été initié à la fabrication de l’encens une douzaine d’années plus tôt. Il vivait seul sur place, dans une maison mobile spartiate dont les fenêtres étaient brisées. Sachant que nous avions des enfants, il nous a longuement parlé de sa famille qui vivait toujours au Pakistan et qui lui manquait cruellement. Une lourde solitude semblait peser sur cet homme, pourtant si fier de nous partager son savoir. Il nous parlait de chaque arbre comme d’un ami proche. C’était terriblement touchant…

Les arbres à encens (Boswellia), wadi Dawkah
Les arbres à encens (Boswellia), wadi Dawkah
Même en hiver, les arbres en encens sont verts malgré le climat désertique
Même en hiver, les arbres à encens sont verts malgré le climat désertique, wadi Dawkah

C’est avec ce guide que nous avons traversé le site, entourés d’arbres  à encens d’une hauteur variant entre deux et huit mètres et dont le parfum embaumait l’air. Ses explications nous ont permis de nous initier à la fabrication de l’encens. Il faut, tout d’abord, choisir l’arbre qui fera l’objet des récoltes. Ce dernier doit être âgé d’au moins dix ans. Afin d’en extraire la résine, l’écorce est incisée et enlevée en fines lamelles. Les sécrétions de résine, appelées luban, se forment ensuite sur la surface et durcissent au contact de l’air pour prendre des allures de cristaux qui sont recueillis quelques semaines plus tard. Selon leur couleur et leur degré de transparence, la qualité de l’encens produit peut varier énormément, mais les cristaux du wadi Dhawkah sont généralement d’un blanc translucide, gage de leur grande qualité.

Les arbres à encens parfument l'air, wadi Dawkah
Les arbres à encens parfument l’air, wadi Dawkah
La résine qui est prélevée pour fabriquer l'encens, wadi Dawkah
La résine qui est prélevée pour fabriquer l’encens, wadi Dawkah
Selon la couleur et le degré de transparence, la qualité de l'encens produit varie, wadi Dawkah
Selon la couleur et le degré de transparence, la qualité de l’encens produit varie, wadi Dawkah

Après cette visite très instructive, notre nouvel ami nous a invités à entrer dans sa maison. Il a ouvert son frigo, pratiquement vide, dont il a sorti deux œufs durs… Il a aussi récupéré une casserole de café sur sa petite cuisinière, qu’il a fait chauffer pendant qu’il sortait deux chaises pliantes à l’extérieur. Après nous avoir invités à nous y asseoir, il est reparti à l’intérieur pour récupérer une boîte de carton. Mise à l’envers sur le sol, cette dernière servait de table sur laquelle il a posé deux tasses et les œufs. Il a ensuite  versé le contenu de sa casserole dans nos tasses, dans lesquelles flottaient des grains de café et énormément de sucre. Je n’aime pas trop les œufs durs et je déteste le café sucré, mais je sentais que c’était important pour lui. Cet homme ne possédait rien et ce rien, il nous l’offrait malgré tout généreusement. Comment refuser? Nous sommes donc restés un long moment à discuter avec lui, en mangeant cette collation improvisée. Pour nous remercier de notre visite, il nous a finalement offert un sac de résine durcie. Un homme vraiment charmant au sourire chaleureux.

Le café est servi!
Le café, servi par notre gentil guide, wadi Dawkah
Notre cadeau avant de quitter les lieux, wadi Dawkah
Notre cadeau avant de quitter les lieux, wadi Dawkah

 Le port de Sumhuram, un site archéologique

Mieux connu sous le nom de Khor Rori, le port de Sumhuram est un site archéologique important de la route de l’encens. L’histoire du village de Sumhuram remonterait à 3000 ans avant J.-C. Bien que le port ait joué un rôle primordial afin de lier le Dhofar au reste du monde, il n’en reste que peu de choses aujourd’hui.  L’illustre cité maritime se résume désormais à un ensemble de vieilles pierres situées sur un promontoire, où les fouilles archéologiques ont permis de distinguer une zone d’habitation, des entrepôts ainsi qu’un temple dédié au dieu de la Lune. Selon la légende, ce lieu jadis célèbre aurait aussi abrité l’un des palais de la Reine de Saba. Nous l’avons découvert seuls, en suivant les rares panneaux explicatifs.

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Le site archéologique du port de Sumhuram
Les vieilles pierres de la cité
Les vieilles pierres de l’ancienne cité maritime, port de Sumhuram
La vue du site archéologique, un emplacement stratégique
La vue du site archéologique de Sumhuram, un emplacement stratégique
La vue sur le site archéologique, où circulent de nombreux dromadaires
La vue sur le site archéologique de Sumhuram, où circulent de nombreux dromadaires

Situé à l’embouchure d’un wadi, le port de Sumhuram permettait d’accueillir plusieurs navires, tout en leur offrant un abri fiable. Sa construction a permis l’établissement d’une nouvelle route commerciale maritime afin d’exporter l’encens produit grâce à la précieuse résine issue du Boswellia. De nos jours, c’est un endroit magnifique pour se balader tranquillement tout en profitant de paysages à couper le souffle. En plus de quelques boutres entreposés près de l’eau, on peut y admirer des hérons et des dromadaires, qui déambulent tranquillement. Un véritable petit paradis, où plusieurs espèces cohabitent paisiblement.

La nature environnante
La nature environnante, port de Sumhuram
Les dromadaires se baladent tranquillement
Les dromadaires se baladent tranquillement
Les oiseaux se posent sur les dromadaires
Les oiseaux se posent sur les dromadaires, port de Sumhuram

Nous avons beaucoup apprécié notre séjour d’une semaine à Salalah. Outre notre visite de ces deux sites mythiques de la route de l’encens, nous avons découvert une région riche en paysages grandioses dont nous aurons l’occasion de vous parler à nouveau prochainement. Préparez-vous à devoir résister à l’envie furieuse de vous envoler en vitesse vers cette destination unique! 😉

La route des forts d’Oman : cinq arrêts incontournables entre Mascate et l’arrière-pays

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Dans des articles que nous avons récemment publiés sur les fjords de Musandam, ainsi qu’au sujet des souks de Mutrah et de Nizwa, nous vous avons parlé de notre amour pour le Sultanat d’Oman, un pays profondément authentique et d’une beauté remarquable. Un pays qui nous a profondément émus à chacune de nos visites. Aujourd’hui, nous vous emmenons découvrir une autre facette d’Oman : la route des forts. De Mascate à l’arrière-pays, nous vous proposons cinq arrêts qui, à nos yeux, sont incontournables afin de découvrir les forts et les châteaux d’Oman.

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La route des forts d’Oman en cinq arrêts, de Mascate à l’arrière-pays

Mascate, notre point de départ sur la route des forts

Après plusieurs heures de route depuis Dubaï, avec une halte à Sohar pour manger un poulet biryani avec les mains dans un petit restaurant indien au bord de la route (où nous étions l’attraction générale dans la « zone familiale »… mais ça, c’est une autre histoire!), nous sommes arrivés dans la capitale du Sultanat d’Oman. Il s’agit d’une petite ville maritime, du nom de Mascate, qui s’est vue reconnaître le titre de « capitale touristique du monde arabe » en 2012. Plus nous avancions vers notre point de chute pour la nuit, plus les montagnes devenaient hautes et escarpées. Et, soudainement, nous y étions et nous regardions défiler sous nos yeux une multitude de petites maisons blanches, enclavées dans les montagnes. Contrairement aux paysages dubaïotes auxquels nous étions habitués, les gratte-ciel étaient ici absents, laissant plutôt place aux jardins. En un simple coup d’œil, la capitale omanaise nous avait envoûtés…

Nous découvrons les montagnes de Muscate
Nous découvrons les montagnes de Mascate
Nous découvrons les montagnes de Mascate
Nous découvrons les montagnes de Mascate
Les petites maisons blanches de Mascate
Les petites maisons blanches de Mascate

Quelques kilomètres plus loin, nous trouvions notre refuge pour la nuit, dans une baie protégée des montagnes, au Oman Dive Center, où un petit barasti nous attendait au bord de la mer. Nous avons donc dormi dans cette maisonnette en palmier tressé, au grand bonheur de notre fils de trois ans qui aurait pu passer des heures à se brosser les dents dans la salle de douche à ciel ouvert – pratique quand même! 😉 Au petit matin, à peine sortis du lit, nous avions déjà les pieds dans le sable tout en regardant la mer d’un bleu profond… Un petit plongeon dans l’eau et hop!… Nous étions prêts à partir sur la route des forts!

Notre petit barasti pour quelques nuits, Oman Dive Center
Notre petit barasti pour quelques nuits, Oman Dive Center
La salle de douche à ciel ouvert... Un incitatif de taille pour se brosser les dents!
La salle de douche à ciel ouvert… Un incitatif de taille pour se brosser les dents!
Petit matin en pyjama au bord de la mer...
Petit matin en pyjama au bord de la mer… avec – en prime – une nouvelle petite voiture trouvée dans le sable

1. La cité fortifiée de Mascate, entre palais et forts sculptés dans la roche

La ville de Mascate comprend trois districts : Mascate, Mutrah et Ruwi. C’est le district de Mascate, ancien village qui donne désormais son nom à la ville, qui fut notre premier arrêt. Nous avons alors accédé à la cité royale fortifiée en empruntant l’une de ses trois portes principales : Bab Al Kabeer, aussi appelée « la grande porte » et située à l’Ouest. Notre attention a été immédiatement attirée par les deux forts sculptés dans la roche qui encadrent la cité : le fort Al-Mirani et le fort Al-Jalali. Ces forts furent construits au XVIe siècle par les Portugais qui avaient colonisé Oman. Surnommés les « forts jumeaux », ils dominent fièrement les environs en surplombant la mer. Construit en 1550, le fort d’Al Mirani, aussi connu sous le nom de « fort occidental », se dresse sur une haute colline rocheuse, à l’Ouest des remparts. Le fort d’Al Jalali a, pour sa part, été construit à l’Est, en 1587. Certains affirment que son nom est un dérivé de al Jalal, signifiant « beauté suprême »… Et nous sommes bien tentés de les croire, puisque l’endroit est sublime!  Il se compose de deux tours reliées entre elles par un mur et accessibles par un escalier. L’un comme l’autre, ces forts ne se visitent malheureusement pas.

Le fort d'Al Jalali, Mascate
Le fort d’Al Jalali, Mascate

Dominé par ces deux forts, nous avons découvert le Palais Royal de Mascate (Qasr al-‘Alam), la résidence de prestige du Sultan Qabus qui y reçoit ses invités de marque. Construit en 1972, ce palais incarne un mélange de styles contemporain et islamique traditionnel, dans les tons de bleu et d’or. À ses pieds, l’aménagement paysager est parfaitement entretenu : herbe verte, fleurs variées… Tout est absolument magnifique! Et le meilleur dans tout cela : nous étions seuls – ou presque – afin de profiter de ces beautés, Oman étant encore aujourd’hui préservé du tourisme de masse.

Devant le Palais Royal de Mascate
Devant le Palais Royal de Mascate
Le Palais Royal de Mascate... d'un peu plus près
Le Palais Royal de Mascate… d’un peu plus près
Notre fils, seul (ou presque) sur la place du Palais
Notre fils, seul (ou presque) sur la place du Palais
L'aménager paysager irréprochable qui borde le Palais Royal de Mascate
L’aménagement paysager irréprochable qui borde le Palais Royal de Mascate

Non loin du palais, deux musées permettent aussi d’en apprendre davantage sur l’histoire et les traditions du Sultanat : le musée Franco-Omanais et le musée Bait Al-Zubair. Étant donné qu’une longue route nous attendait, nous sommes toutefois partis sans les visiter, déjà émerveillés par toutes les splendeurs de la capitale.

2. Le château fort de Birkat Al-Mawz : des ruines émouvantes

En route vers Nizwa, ville située à 160 kilomètres de Mascate, nous avons fait un deuxième arrêt à Birkat Al-Mawz, dans la région  d’Ad Dakhiliyah. Selon certaines sources, le lieu aurait autrefois hébergé l’imam et son administration au sein d’un château-fort. D’autres qualifient plutôt le village fortifié de « village fantôme » puisque personne ne l’habite… Nous y avons découvert d’anciennes maisons ocres et couleur sable, construites à flanc de colline et entourées de nombreux palmiers dattiers. Un falaj, c’est-à-dire  un réseau d’adduction d’eau souterrain utilisé pour irriguer des cultures, traversait le village afin d’alimenter les palmeraies environnantes. Cette fois, nous étions complètement seuls sur le site, ce qui a rendu cette excursion encore plus singulière. Une quinzaine de minutes plus tard, nous avons fait deux rencontres locales. Nous avons d’abord vu une femme qui passait, transportant d’énormes branches de palmier sur sa tête. Sa démarche était si naturelle que les branches semblaient être un prolongement de son corps… Et puis, une petite Omanaise est aussi apparue, nous suivant d’un regard curieux. Mon fils a rapidement commencé à jouer avec elle et ce qui devait arriver arriva : il ne voulait plus quitter les lieux une fois la visite terminée! 😉

Le village fantôme de Birkat Al-Mawz
Le village fantôme de Birkat Al-Mawz
Nous partons découvrir le village fantôme
Nous partons découvrir le village fantôme
Une jolie porte dans le village de Birkat Al-Mawz
Une jolie porte dans le village de Birkat Al-Mawz
Rencontres locales à Birkat Al-Mawz
Rencontres locales à Birkat Al-Mawz

3. Le fort de Nizwa : une structure imposante

C’est en soirée que nous avons découvert la ville de Nizwa, notre troisième arrêt sur la route des forts et des châteaux. Après une petite balade dans son souk, nous avons continué notre chemin vers la mosquée et, non loin de là, vers le fort. Édifié au XVIIe siècle, le fort de Nizwa a été entièrement restauré. Il se caractérise par sa forme circulaire imposante, haute de 24 mètres avec un diamètre extérieur de 43 mètres. Il contient sept puits et possède de multiples canons et ouvertures derrière lesquelles se tenaient les défenseurs du fort. Nous avons pris le temps de flâner sur les lieux, notre fils étant particulièrement intéressé par les canons. Une fois au sommet du fort, nous avons profité de la vue sur la mosquée voisine et les montagnes.

Le fort de Nizwa, Sultanat d'Oman
Nous arrivons au fort de Nizwa en soirée
Le fort de Nizwa, Sultanat d'Oman
Nous découvrons la structure imposante du fort de Nizwa
Le fort de Nizwa, Sultanat d'Oman
La vue sur la mosquée, à partir du fort de Nizwa
Le fort de Nizwa, Sultanat d'Oman
Le ciel rivalise de beauté avec les murs du fort de Nizwa

4. Le fort de Bahla, le plus ancien monument défensif d’Oman

Après une bonne nuit de sommeil dans un petit hôtel de Nizwa, nous sommes partis explorer le fort de Bahla, notre quatrième halte sur la route des forts et des châteaux. Datant de la période pré-islamique, il s’agit du plus ancien monument défensif d’Oman. Le site est d’ailleurs classé sur la liste du patrimoine culturel de l’UNESCO. Malheureusement (pour nous!), le site était en restauration lors de notre visite, ce qui fait en sorte que nous n’avons pas été en mesure d’en explorer l’intérieur. Nous avons toutefois flâné dans les environs qui, encore une fois, étaient déserts. Nous y avons découvert des habitations abandonnées avec de jolies portes colorées.

Le fort de Bahla, plus ancien monument défensif d'Oman
Le fort de Bahla, plus ancien monument défensif d’Oman
Devant le fort de Bahla, avec un petit drapeau tressé le matin même par un artisan du coin
Devant le fort de Bahla, avec un petit drapeau tressé le matin même par un artisan du coin
Les habitations abandonnées à proximité du fort de Bahla
Les habitations abandonnées à proximité du fort de Bahla

5. Le château de Jabrin, un intérieur et une vue remarquables

C’est à quelques kilomètres de Bahla que nous avons visité le dernier bâtiment de notre circuit… Et non le moindre! Il s’agit du château de Jabrin, qui date de 1670. Cette fois, nous n’étions pas seuls sur les lieux. Il y avait aussi un groupe de jeunes filles en sortie scolaire au château. Elles étaient vraiment excitées de nous voir et tournaient autour de nous en nous prenant en photos. C’était un peu déstabilisant de se sentir aussi exotiques à leurs yeux, mais surtout très drôle. Avec du recul, je me dis que nous aurions dû profiter de l’occasion pour les prendre en photo à notre tour, mais nous n’avons pas osé. Surtout que certaines d’entre elles ne portaient pas le voile. Vous devez donc nous croire sur parole! 😉

Restauré dans les années 1980, le château de Jabrin est reconnu pour ses plafonds ornementés, qui sont jugés comme étant les plus beaux au pays. Nous avons visité plusieurs salles, dont certaines étaient meublées à l’ancienne, tout en découvrant de nombreux couloirs secrets. Une fois sur le toit, la vue sur une palmeraie, de vastes plaines et des montagnes nous attendait.

Notre arrivée au château de Jabrin, Sultanat d'Oman
Notre arrivée au château de Jabrin, Sultanat d’Oman
La cour intérieure du château de Jabrin
La cour intérieure du château de Jabrin
Nous découvrons l'intérieur du château de Jabrin : portes en bois, passages secrets et escaliers étroits
Portes en bois, passages secrets et escaliers étroits
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Les plafonds du château de Jabrin nous impressionnent
Les plafonds du château de Jabrin nous impressionnent
Les plafonds du château de Jabrin nous impressionnent
La vue sur la palmeraie, au sommet du château de Jabrin
La vue sur la palmeraie, au sommet du château de Jabrin
La vue sur les environs, au sommet du château de Jabrin
La vue sur les environs, au sommet du château de Jabrin

C’est ici que notre aventure sur la route des forts et des châteaux d’Oman prend fin. Nous aurions pu poursuivre notre découverte des forts en allant, par exemple, vers celui d’Al-Roustaq, mais nous avons préféré poursuivre notre road-trip vers le petit village de Misfat et le désert de Wahiba avant de longer la route côtière entre Sur et Mascate… À suivre donc!

Une excursion en boutre dans la région des fjords d’Arabie

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Vivre à Dubaï, c’est aussi l’occasion de découvrir des coins du monde encore peu explorés, préservés du tourisme de masse et profondément authentiques. C’est le cas du Sultanat d’Oman, un pays magnifique que nous avons eu le bonheur de parcourir à plusieurs reprises lors de notre expatriation familiale à DubaïNotre billet d’aujourd’hui porte, plus spécifiquement, sur la péninsule de Musandam, surnommée « la région des fjords d’Arabie » ou encore « la Norvège d’Arabie ». Il s’agit d’une enclave  du territoire d’Oman, située à la pointe septentrionale des Émirats Arabes Unis. Afin de découvrir les fjords de la région de même que les richesses de sa faune marine, la croisière en boutre est, à nos yeux, un incontournable. Que vous ayez ou non le pied marin, nous vous invitons à embarquer avec nous vers des paysages à couper le souffle. Pour ce faire, nous vous proposons une petite excursion à partir de Khasab afin de découvrir l’île du Télégraphe.

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un boutre?

Un boutre (aussi appelé dhow) est un bateau traditionnel avec une coque en bois, dont certains possèdent une terrasse à l’étage. Le pont de ce type de bateau est aménagé dans un style arabe, avec un tapis en son centre et plusieurs coussins tout autour. On peut s’asseoir ou s’allonger en périphérie ou alors circuler facilement au milieu, en profitant de l’espace ouvert et ombragé afin d’admirer les différents paysages que les montagnes nous offrent. C’est un cadre idéal avec des enfants, car ils sont libres de leurs mouvements et peuvent jouer ou faire la sieste tranquillement. Le bateau navigue lentement le long des fjords, nous permettant ainsi d’être en parfait accord avec la nature environnante. À bord, l’hospitalité des Omanais, largement reconnue par les touristes qui s’aventurent dans ce coin du monde, est à l’honneur. Vers midi, un buffet est servi aux passagers et propose des viandes grillées, du riz, de la salade, des fruits, des boissons fraîches et du thé. Sur le chemin du retour, alors que le soleil se couche sur la mer et les montagnes, nous sommes invités à danser au son d’une musique endiablée, curieux mélange de chansons populaires et traditionnelles. La peau et les cheveux clairs de nos garçons font en sorte qu’ils sont souvent l’attraction principale des membres de l’équipage, qui s’amusent à les prendre en photos ou à les initier à la navigation. Bref, tout se déroule dans une ambiance fort sympathique, peu importe l’excursion choisie (du moins, selon nos expériences!).

Port de Dibba, les boutres attendent leurs passagers
Port de Dibba, les boutres attendent leurs passagers
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Les coussins colorés, sur lesquels nous regardons les fjords, confortablement installés
Complicité père-fils sur le pont du boutre
Complicité père-fils sur le pont du boutre
Initiation
Notre fils aîné, initié à la navigation par l’équipage
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C’est la fête! À noter, à droite, les locaux qui prennent notre fils qui danse en photo

Dibba ou Khasab : quel port choisir?

Située au Nord du Sultanat, Khasab est la capitale de la péninsule de Musandam. On peut y accéder par la route, à partir de Dubaï, en passant par les paysages montagneux de Ras Al Khaïma (environ 2h30). Dibba est, pour sa part, située sur la Côte Est de la péninsule et est accessible par la route à partir de Dubaï, en passant par Fujaïrah (environ 90 minutes).

Deux ports pour amorcer une croisière dans la péninsule de Musandam : Khasab (en vert) et Dibba (en jaune)
Deux ports pour amorcer une croisière dans la péninsule de Musandam : Khasab (en vert) et Dibba (en jaune)

Étant donné la proximité de ses paysages montagneux, nous avons exploré la péninsule de Musandam à plusieurs reprises lorsque nous vivions à Dubaï, que ce soit lors d’un road trip dans les montagnes ou de croisières en boutre. Nous avons donc eu l’occasion de faire des excursions à partir de Khasab et de Dibba. À nos yeux, chaque destination présente ses avantages. Le port de Dibba est plus facilement accessible à partir de Dubaï. La distance à parcourir est moins longue, ce qui peut constituer un avantage non négligeable avec des enfants, mais on peut surtout y accéder sans visa ou passeport, ce qui représente un argument de taille pour ceux qui ne souhaitent pas multiplier les démarches administratives. Le port de Khasab est, quant à lui, situé dans le détroit d’Ormuz, qui relie la mer d’Arabie au Golfe d’Oman. Les fjords y sont spectaculaires et il est très rare de ne pas y croiser de dauphins, qui se font plus rares lors des croisières organisées à partir de Dibba. En bref, tout dépend de vos goûts et de vos priorités, mais nous gardons des souvenirs extraordinaires de ces deux expériences… Avec un petit coup de cœur pour l’excursion à partir de Khasab que nous avons choisie pour ce billet! 

Une journée de croisière en boutre à partir de Khasab

Nous sommes arrivés à Khasab la veille de notre croisière en boutre, avec l’impression de découvrir un autre monde. Après quelques mois à Dubaï, le contraste était saisissant : très peu de touristes, le calme, la nature… Et quelle nature! Des montagnes souvent grises, parfois dorées, découpées dans un ciel bleu et qui plongent dans une mer turquoise. Nous étions déjà sous le charme de ce lieu à l’apparence dépouillée, mais qui semblait avoir tant à offrir. Nous nous sommes installés au bord de la mer pour camper, ce qui nous a permis, au petit matin, de voir le soleil se lever sur la mer. Il n’y avait que nous… Ainsi que quelques oiseaux, des pêcheurs et des chèvres, qui nous regardaient d’un air curieux du haut des montagnes. Des instants magiques!

Vue plongeante sur le fjord, du haut d'un belvédère
Vue plongeante sur le fjord, du haut d’un belvédère
Le soleil se lève sur la mer, quelques pêcheurs sont déjà à l'œuvre
Alors que le soleil se lève sur la mer, quelques pêcheurs sont déjà à l’œuvre
Notre fils aîné, qui joue dans le sable en regardant les oiseaux
Notre fils aîné joue dans le sable en pyjama, regardant les oiseaux
Khasab
Le soleil se lève sur la mer, entre les montagnes
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Les chèvres nous regardent d’un regard curieux, du haut des falaises

Arrivés au port de Khasab, nous avons eu droit à des sourires et des salutations chaleureuses des pêcheurs locaux, fiers de nous montrer leurs dernières prises. Il y avait beaucoup de brouhaha et l’échange de marchandises allait bon train. Un peu plus tard, une fois montés sur le bateau, nous avons appris que de nombreux contrebandiers sont présents dans cette zone. Il faut dire que le territoire de Khasab est stratégiquement situé, à quelques heures de Dubaï et quelques kilomètres des côtes iraniennes. Mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter, Oman demeure malgré tout l’un des pays les plus sécuritaires du golfe.

Les boutres du port de Khasab, Musandam
Les boutres du port de Khasab, Musandam
Les pêcheurs nous saluent chaleureusement, Port de Khasab
Les pêcheurs nous saluent chaleureusement, Port de Khasab
Les pêcheurs nous montrent leurs récentes prises, Port de Khasab
Les pêcheurs nous montrent leurs récentes prises, Port de Khasab

Après quelques consignes d’usage, nous sommes partis découvrir le « Khor Sham » et ses îlots. En arabe, khor (khwar au pluriel) signifie fjord. En route, d’étonnantes formations rocheuses apparaissaient et leur aspect évoquait différentes formes : dômes, icebergs, poissons, grottes… De quoi stimuler l’imagination des enfants! En voguant lentement le long des fjords, nous avons également eu l’opportunité d’apercevoir des villages de pêcheurs, composés d’antiques maisons de pierre, accessibles uniquement de la mer. Afin de perpétuer les traditions du pays et d’encourager les habitants à vivre sur place, le sultan Qaboos leur fournit gratuitement l’électricité et leur fait livrer de l’eau par bateau citerne. Coupés du reste du monde, ces habitants, membres de la communauté des Shihuh, élèvent quelques chèvres tout en tentant de vivre des produits de la pêche. Quelques bateaux, amarrés le long de la mer, leur permettent de pêcher ou encore de se rendre à Khasab pour se ravitailler et scolariser leurs enfants.

Nous voguons tranquillement le long des fjords
Nous voguons tranquillement le long des fjords
Nous voguons tranquillement le long des fjords
Nous voguons tranquillement le long des fjords
Le bateau avance lentement et nous permet d'apercevoir des formations rocheuses qui évoquent différentes formes
Le bateau avance lentement et nous permet d’apercevoir des formations rocheuses qui évoquent différentes formes
Voyez-vous, comme nous, une tête de poisson?
Voyez-vous, comme nous, une tête de poisson?
Nous apercevons des villages de pêcheurs, accessibles seulement par la mer
Nous apercevons des villages de pêcheurs, accessibles seulement par la mer
Les maisons blanches des pêcheurs
Les maisons blanches des pêcheurs

Nous avons finalement fait un arrêt à l’île du télégraphe (Jazirat al-Maqlab) afin de faire de la plongée en apnée. Nommée ainsi parce qu’elle abritait autrefois un poste de télégraphe  britannique, relié par câble sous-marin au Pakistan et à l’Inde, l’île se résume aujourd’hui à un champ de ruines. Nous y avons accédé à la nage, en portant attention aux rochers très coupants qui la bordent. Les enfants étaient heureux de se rafraîchir en plongeant dans l’eau chaude et limpide afin d’apercevoir des poissons-chirurgiens, des poissons perroquets et des oursins.

L'île du Télégraphe, Musandam
L’île du Télégraphe, Musandam
Les ruines de l'île du Télégraphe
Les ruines de l’île du Télégraphe
Un petit tour dans l'eau pour découvrir la faune marine de la région
Un petit tour dans l’eau pour découvrir la faune marine de la région
Nous découvrons de nombreux poissons
Nous découvrons de nombreux poissons

Au retour, nous avons croisé de nombreux dauphins qui faisaient la course avec le bateau. Ils sautaient vers nous, attirés par les sifflets de l’équipage, laissant apparaître leur ailerons luisant sous le soleil. Un spectacle magnifique!

Les dauphins de Musandam viennent nous saluer
Les dauphins de Musandam viennent nous saluer
Les dauphins de Musandam viennent nous saluer
Les dauphins de Musandam viennent nous saluer
Les dauphins de Musandam viennent nous saluer
Les dauphins de Musandam viennent nous saluer

C’est ainsi que notre première aventure à Musandam s’est terminée. La prochaine fois, je vous parlerai de nos excursions à Dibba, où nous avons eu l’occasion de pêcher, de faire du banana boat et d’apercevoir des chèvres grimpant aux arbres.

Choukrane (merci) Musandam!

10 activités à découvrir dans les déserts du Moyen Orient

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Ma première expérience du désert remonte à 2009, lors d’un voyage en Tunisie. J’avais alors fait une balade à dos de dromadaire dans le Sahara, au coucher du soleil. Cette expérience m’a profondément émue : le silence d’abord, puis le sentiment de plénitude envahissant mon corps et mon esprit, pour me laisser complètement muette devant tant de beauté… J’en suis revenue transformée, d’une certaine façon, et avide d’en découvrir davantage.

Dans le désert du Sahara, Tunisie - 2009
Désert du Sahara, Tunisie

J’étais loin de me douter, à ce moment-là, que j’irais vivre trois années au Moyen Orient et que le désert occuperait une place de choix dans mes activités hebdomadaires.

Il existe plusieurs types de déserts, qu’ils soient polaires, de sable, de roches ou de sel. Pour ce billet, j’ai choisi de vous parler, plus spécifiquement, des activités à découvrir dans les déserts de sable du Moyen Orient, en vous dressant mon top 10 en photos.

1. Admirer le coucher du soleil sur les dunes

Admirer le coucher du soleil est une activité qui, pour moi, est synonyme de vacances. Prendre le temps de regarder la nature s’endormir, sans se presser, me procure un bien-être immense. À mes yeux, ce sentiment de plénitude est amplifié dans le désert, surtout quand on s’y rend à l’extérieur des activités organisées, hors des sentiers battus. Il suffit de choisir une dune pour s’installer, prévoir des couvertures ou des vêtements chauds (car la température baisse drastiquement une fois la nuit tombée) et laisser la magie du désert opérer en savourant un verre de vin… ou de jus! Le spectacle est saisissant : le soleil qui décline peu à peu laisse apparaître un dégradé de couleurs et de textures dans le sable, tandis que le silence ambiant permet de se concentrer sur l’instant présent. Je vous partage, en photos, trois instants magiques que j’ai eu le bonheur de vivre dans les déserts de Liwa (Abu Dhabi), de Dubaï et de Wahiba (Sultanat d’Oman).

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Empty Quarter, Liwa, Abu Dhabi
Désert de Dubaï - 2010
Désert de Dubaï
Désert de Wahiba, Sultanat d'Oman - 2010
Désert de Wahiba, Sultanat d’Oman

2. Prendre des photos uniques

Chaque expérience du désert est unique. D’abord, les déserts se distinguent les uns des autres. Les couleurs sont variées, allant du sable blond au rouge, et la végétation change selon les saisons et l’endroit où l’on se trouve. Même en allant exactement au même endroit à plusieurs reprises, les paysages sont différents en fonction des conditions météorologiques. Les rencontres animales sont, elles aussi, difficiles à prévoir. C’est pourquoi une expérience du désert ne suffit pas pour en saisir toutes les nuances. Il faut y aller souvent et, surtout, ne pas oublier son appareil photo afin d’immortaliser le caractère unique de chaque excursion. Le coucher du soleil sur les dunes offre, notamment, des possibilités infinies pour faire des photographies de silhouettes en mouvement.

La photographe photographiée, désert de Dubaï - 2013
Désert de Dubaï
Désert de Dubaï - 2013
Désert de Dubaï

3. Aller à la rencontre des dromadaires

Animal emblématique du désert, le dromadaire est habituellement très recherché par les touristes qui y font leur première excursion. Les compagnies qui offrent des safaris dans le désert l’ont d’ailleurs bien compris et placent généralement la balade à dos de dromadaire au cœur de leurs forfaits. Comme tous les expatriés, nous avons tenté l’expérience des circuits organisés à plusieurs reprises, au grand bonheur de nos enfants! À chaque fois, c’est le fou rire généralisé lorsque le dromadaire se penche pour s’asseoir… Il faut s’accrocher!

Safari dans le désert de Dubaï - 2009
Safari dans le désert de Dubaï

Après plusieurs mois à croiser des dromadaires sur la route, l’animal perd toutefois de son attrait. De retour au Québec et lors de leurs vacances en France, nos enfants étaient davantage impressionnés à la vue d’une vache qui, à leurs yeux, était beaucoup plus exotique. Bien que les dromadaires soient peu à peu devenus des animaux familiers pour nous, c’est toujours un plaisir de les croiser par hasard, lors d’excursions familiales dans le désert. C’est un peu comme aller à la rencontre de vieux amis, sans planification ou itinéraire tracé à l’avance.

Désert de Dubaï - 2013
Désert de Dubaï

4. Faire du « Dune Bashing »

Pour les amateurs de sensations fortes qui ont le cœur solide, le « Dune Bashing » est définitivement une activité à essayer dans le désert. Plusieurs formules sont possibles pour les non-initiés. En effet, de nombreuses compagnies offrent des excursions dans le désert avec un chauffeur expérimenté, qui n’hésitera pas à attaquer les dunes de sable avec son 4X4, avant de faire un arrêt dans un lieu stratégique pour regarder le coucher du soleil (avec une douzaine d’autres chauffeurs et leurs clients!). Personnellement, je garde un souvenir mitigé de l’expérience. Mon fils aîné a le mal des transports et les cascades dans les dunes ont été particulièrement éprouvantes pour lui et, conséquemment, pour nous… Heureusement, le coucher du soleil nous a permis de reprendre notre souffle en goûtant à la magie du désert en famille.

Tour organisé de « Dune Bashing », Dubaï - 2009
Tour organisé de « Dune Bashing », Dubaï

Une autre façon d’essayer le « Dune Bashing » est de se rendre dans le désert avec un guide, mais en conduisant son propre véhicule. De cette façon, il est possible d’apprendre à conduire dans le désert, tout en allant à son propre rythme. Cette deuxième formule était beaucoup plus attirante pour nous. Nous l’avons expérimentée à Abu Dhabi, dans l’Empty Quarter, le plus grand désert de sable du monde. Cette expérience nous a permis d’apprendre différents trucs pour conduire dans le désert de façon sécuritaire, tels que dégonfler ses pneus, respecter le sens des dunes et apprendre à bien réagir lorsque le véhicule s’enlise dans le sable.

Empty Quarter, Liwa, Abu Dhabi - 2010
Empty Quarter, Liwa, Abu Dhabi

Nous y avons également appris la marche à suivre en trois étapes pour braver les dunes : 1- prendre de l’élan et monter, 2- faire un arrêt au sommet pour observer les environs et, finalement, 3- basculer et descendre la dune en contrôlant sa vitesse. Depuis cette brève initiation, nous avons toujours roulé dans le désert de façon autonome et sans nous presser.

Cours 101 de conduite dans le désert
Cours 101 de conduite dans le désert

Pour les plus téméraires, il est également possible de louer un quad ou une moto pour aller à la conquête des paysages désertiques. Chez les expatriés de Dubaï, une excursion populaire consiste à rejoindre Jebel Maleihah (site mieux connu sous le nom de Fossil Rock), dans l’Émirat de Sharjah, afin de profiter des paysages de rocs baignés de sable. Le site a été baptisé ainsi en raison des fossiles marins qui jonchent le sol et qui datent de plusieurs millions d’années, alors que le désert d’Arabie était recouvert d’eau.

Off-Road vers Fossil Rock, désert de Dubaï - 2010
Fossil Rock, désert de Sharjah

5. Dormir dans le désert

Après quelques randonnées dans le désert, l’envie d’y passer la nuit s’impose afin de vivre pleinement l’expérience bédouine. Plusieurs possibilités s’offrent alors aux aventuriers, en fonction des intérêts et du budget disponible. On peut, tout simplement, dormir à la belle étoile en utilisant une tente classique. Mais pour une première nuit dans le désert, il peut être rassurant de privilégier l’excursion en groupe avec un guide. Cette formule comprend généralement l’équipement de camping nécessaire pour ceux qui n’en possèdent pas, ainsi que des viandes grillées au BBQ à partager autour d’un feu de camp. Afin d’éviter les déceptions, il importe toutefois de bien s’informer de l’endroit où le campement doit avoir lieu. Certains campements mal situés (ex.: village ou aéroport à proximité) sont très bruyants pendant la nuit ou à l’aube, ce qui contribue à rompre le calme attendu d’une nuit dans le désert.

Camping dans le Désert de Liwa, Abu Dhabi - 2010
Camping dans le Désert de Liwa, Abu Dhabi

À ce jour, notre coup de cœur demeure notre nuit passée dans le désert de Wahiba, au 1000 Nights Camp. Pour atteindre ce campement, il faut rouler près de 40 kilomètres à partir d’Al Wasil, l’une des portes du désert d’Oman. Sur le site, une vingtaine de tentes bédouines en laine attendent les visiteurs pour la nuit. À la tombée de la nuit, des lanternes illuminent le camp, ce qui ajoute à la magie des lieux. Au petit matin, les dromadaires se promènent entre les tentes, au grand bonheur des petits et des grands!

1000 Nights Camp, Désert de Wahiba, Sultanat d'Oman - 2010
1000 Nights Camp, Désert de Wahiba, Sultanat d’Oman

Pour les plus douillets, certains complexes hôteliers offrent de passer une nuit en plein désert, dans un véritable oasis de luxe. C’est le cas du Bab Al Shams Desert Resort, un hôtel cinq étoiles situé au cœur du désert de Dubaï. Décoré dans un style bédouin, l’hôtel est idéal pour une petite escapade romantique, loin de l’agitation urbaine de Dubaï. On peu s’y baigner dans les piscines infinies (infinity pools) qui semblent tout droit sorties d’un mirage entre les dunes de sable, en plein cœur du désert.

Week-end au Bab Al Shams, Dubaï - 2013
Week-end au Bab Al Shams Desert Resort, Dubaï

6. Jouer dans les dunes de sable

Pour les enfants, le désert représente un immense carré de sable, où les occasions de s’amuser ne manquent pas. Pour eux, c’est toujours un plaisir d’escalader les dunes pour ensuite les descendre à la course, en surf des sables (sandboarding), en glissant ou en faisant des pirouettes. Voici, en images, des exemples de ces moments de bonheur dans les dunes de Wahiba (Sultanat d’Oman), du désert rouge du Wadi Rum (Jordanie) et du désert de Dubaï.

Jeux et glissades dans les dunes du désert de Wahiba, Sultanat d'Oman - 2010
Jeux et glissades dans les dunes du désert de Wahiba, Sultanat d’Oman
Désert rouge du Wadi Rum, Jordanie - 2012
Course dans le désert rouge du Wadi Rum, Jordanie
Pirouette dans le désert de Dubaï - 2012
Pirouette dans le désert de Dubaï

7. Faire un pique-nique ou prendre le thé

En attendant d’admirer le coucher du soleil, quoi de mieux que de prendre un petit apéro ou de faire un pique-nique dans les dunes de sable? Évidemment, il faut faire preuve de discrétion avec l’alcool en sol musulman. Quelques verres de plastique et le tour est joué (réutilisables les verres, ou alors on pense à faire le ménage derrière soi…)!

Apéro dans le désert de Dubaï - 2012
Apéro dans le désert de Dubaï

Pour les plus sages, l’apéro alcoolisé peu être remplacé par un thé. C’est ce que nous avons fait en Jordanie, lors de notre excursion pour découvrir le désert du Wadi Rum. Nous avons été invités à goûter un thé jordanien parfumé à la sauge dans une tente, au milieu des dunes de sable aux couleurs variant du jaune or au rouge foncé. Un délice à la fois pour les yeux et les papilles!

Désert rouge du Wadi Rum, Jordanie - 2012
Thé dans le désert du Wadi Rum, Jordanie

8. Regarder un spectacle traditionnel

Aux Émirats Arabes Unis, plusieurs compagnies offrent la possibilité d’assister à un souper-spectacle dans le désert. Cette formule est généralement combinée à une activité proposée aux touristes en fin d’après-midi, que ce soit la balade à dos de dromadaire ou le « Dune Bashing », suivie d’un arrêt pour admirer le coucher du soleil sur les dunes de sable. La formule est semblable d’une compagnie à l’autre et comprend généralement les éléments suivants : des kiosques où l’on peut acheter des souvenirs, essayer des vêtements traditionnels ou se faire dessiner un tatouage temporaire au henné; un petit enclos où les touristes sont invités à monter à dos de dromadaire ou à porter un faucon sur leur bras; ainsi que des espaces remplis de coussins pour fumer la chicha. Un buffet est servi en plein air, à base de viandes grillées, alors qu’un spectacle met en scène des danseuses du ventre et des danseurs de tanoura. Habituellement réservée aux hommes, la tanoura est une danse folklorique égyptienne, qui consiste à tourner sans arrêt sur soi-même avec une jupe colorée et, parfois, illuminée.

Spectacle de Tanura, désert de Dubaï - 2009
Spectacle de Tanura, désert de Dubaï

À l’instar des formules d’hébergement qui sont variées, allant de la plus grande simplicité aux formules de luxe, les soirées dans le désert peuvent elles aussi être grandioses pour ceux qui souhaitent y mettre le prix. À Dubaï, un bon compromis est de s’offrir une soirée au restaurant Al Hadheerah. Situé dans le complexe hôtelier du Bab Al Shams Desert Resort, ce restaurant offre un cadre exceptionnel pour passer une soirée inoubliable sous les étoiles, à regarder un spectacle typique, tout en dégustant des produits variés (le buffet est hallucinant!). Ceux qui passent la nuit à l’hôtel ont aussi la possibilité de vivre une initiation à la fauconnerie. Traditionnellement pratiqué par les bédouins, ce sport (parfois qualifié d’art) occupe une place de choix dans la culture arabe. Aujourd’hui, on le qualifie de « sport des princes », car seuls les plus fortunés peuvent le pratiquer. Le spectacle est très impressionnant et permet de voir de plus près la bête qui figure sur les billets de banque des Émirats Arabes Unis et du Sultanat d’Oman.

Avec les faucons, Bab Al Shams Desert Resort - 2013
Bab Al Shams Desert Resort
Falcon Show, Bab Al Shams Desert Resort, Dubaï - 2013
Falcon Show, Bab Al Shams Desert Resort, Dubaï

9. Faire un feu de camp

Une fois le soleil couché, le froid s’installe rapidement dans le désert. Pour continuer à profiter de la magie des lieux, il est agréable de se regrouper autour d’un feu de camp. Le son d’une guitare, des guimauves à griller, une petite chicha à partager et tout est en place pour une soirée inoubliable.

Feu de camp dans le désert de Wahiba, Sultanat d'Oman - 2010
Feu de camp dans le désert de Wahiba, Sultanat d’Oman

10. Découvrir des trésors enfouis dans le sable

Mes enfants adorent jouer aux explorateurs. Pour faire leur bonheur, il n’est pas nécessaire de trouver une rose des sables ou encore des fossiles marins. Une simple fleur ou des pistes de petits visiteurs suffisent amplement à remplir leurs yeux d’émerveillement et à stimuler leur imagination. La trouvaille dont ils ont été le plus fiers demeure le squelette d’un dromadaire, séché au soleil et trouvé au sommet d’une dune. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut s’improviser une épée avec un os de dromadaire, n’est-ce pas?

Fleur qui pousse dans le désert de Dubaï - 2013
Fleur qui pousse dans le désert de Dubaï
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Les traces de petits visiteurs, Désert de Wahiba, Sultanat d’Oman
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Une épée faite d’un os de dromadaire, désert de Dubaï

Et vous, quelles activités du désert vous inspirent le plus?

Cinq destinations du Moyen-Orient à découvrir pour leurs souks

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Flâner dans les souks est une façon d’entrer au cœur d’un pays, en s’imprégnant de ses odeurs, de ses bruits et des habitudes locales. C’est le lieu du meilleur et du pire. Pour s’y sentir bien, il faut y aller dans un certain état d’esprit, c’est-à-dire en étant ouvert aux autres et aux différences, reposé et zen. Dans le cas contraire, les sollicitations des artisans, l’éternel marchandage, les allées étroites et la foule peuvent rapidement être interprétés comme du harcèlement, voire un manque total de savoir-vivre ou d’hygiène. Soyons honnêtes, un souk ne dégage pas que des odeurs inspirantes, n’est pas nécessairement synonyme de « bonnes affaires » et peut engendrer un sentiment d’étouffement (et pas seulement chez les claustrophobes!). Mais c’est aussi l’endroit par excellence pour découvrir les produits typiques d’une région et interagir avec les locaux. On parle souvent des souks du Maghreb, mais qu’en est-il des souks du Moyen-Orient? Parce que je raffole de ces endroits et des produits qu’ils proposent, je vous suggère cinq destinations du Moyen-Orient à découvrir pour leurs souks.

Dubaï : or, épices et artifices

Mes trois années d’expatriation en sol dubaïote m’ont donné l’opportunité de me perdre fréquemment dans les ruelles étroites des souks. Situé à proximité du musée de Dubaï, le souk aux textiles regorge de foulards colorés, de chaussures et de vêtements variés : du simple chandail souvenir aux tenues dignes des contes des mille et une nuits. Après avoir négocié (ça fait partie de l’expérience!) un ou deux pashminas (très pratiques dans cette section plus traditionnelle de la ville afin de ne pas se faire trop remarquer!), il ne faut pas hésiter à prendre un abra (bateau-taxi traditionnel), qui fait la navette entre la rive de Bur Dubaï et celle de Deira. Pour 1 AED (environ 25 cents), vous pourrez ainsi découvrir le souk de l’or et ses multiples vitrines qui exposent de nombreux bijoux (attention, mieux vaut les acheter au Gold & Diamond Park pour un meilleur rapport qualité-prix). Non loin de là, vous trouverez également le souk aux épices, qui saura assurément inspirer vos créations culinaires.

En abra, pour se rendre au souk aux épices, Dubaï - 2013
En abra, pour se rendre au souk aux épices, Dubaï
Souk aux épices, Dubaï - 2013
Souk aux épices, Dubaï

Pour ceux qui n’aiment pas les foules, les bruits ou qui craignent la chaleur de l’été,  le souk de la Madinat Jumeirah reste une alternative intéressante. Situé dans le quartier neuf de la ville, vous y trouverez des produits similaires (à des prix carrément plus élevés), mais surtout des restaurants à l’ambiance inégalée. Réplique moderne des souks traditionnels, l’endroit est idéal pour une soirée romantique (on remarque moins l’aspect artificiel des lieux une fois la nuit tombée), avec ses tours à vent, ses lumières et ses canaux où l’on peut circuler en abra (pour la modique somme de 75 AED!). Malgré le côté artificiel du lieu, il demeure un site à ne pas manquer lors d’une visite du célèbre Émirat.

Madinat Jumeirah, Al Qasr Hotel
Madinat Jumeirah, Al Qasr Hotel, Dubaï
Station de abra, Madinat Jumeirah, Dubaï
Station de abra, Madinat Jumeirah, Dubaï

Oman : accueil et authenticité

Visiter les souks du Sultanat d’Oman, c’est aller à la rencontre d’un peuple accueillant et aimable, dans un décor aussi enchanteur qu’authentique. Le souk de Mutrah est, à cet égard, à ne pas manquer. Son entrée principale donne sur la corniche, tout près de la grande mosquée au dôme bleu. Le marché est entièrement couvert et propose des marchandises de toutes sortes : pendentifs, parfums, pashminas, épices, poteries et objets artisanaux. Une balade dans les environs s’impose, afin de découvrir les demeures de bois blanc édifiées par les Lawatiya (marchands venus d’Inde) au XVIIe siècle, de même que les nombreux forts sculptés dans la roche. Au bout de la corniche, les pêcheurs vendent leurs prises du jour à même le sol.

En route vers le souk de Mutrah, Oman
En route vers le souk de Mutrah, Oman
L'entrée du Souk de Mutrah, Oman
L’entrée du Souk de Mutrah, Oman

Le souk de Nizwa est, quant à lui, entouré de remparts et scindé en différents quartiers. Célèbre pour son marché aux chèvres du vendredi, on y retrouve aussi des poissons, des légumes, des viandes, des épices et des poteries. Non loin du souk, on peut visiter un fort du XVII siècle, qui permet d’admirer la ville et les montagnes environnantes.

Quartier des poteries, Souk de Nizwa, Oman
Quartier des poteries, Souk de Nizwa, Oman

Qatar : objets typiques et insolites

Situé à Doha, le souk Waquif est le plus ancien du Qatar et, malgré les rénovations, il demeure assez authentique. En son centre, la haute spirale du Fanar, qui abrite le Islamic Cultural Center, attire les regards. Plusieurs cafés permettent aux hommes de faire une pause dans la place centrale (car force est de constater que peu de femmes se permettent ce luxe!). Une fois à l’intérieur, il est facile de se perdre dans le dédale d’allées qui offrent des produits variés, des plus typiques aux plus insolites. Outre une grande variété de shishas, de chaussures, de bijoux et les traditionnels costumes aux couleurs locales, on y retrouve un souk aux faucons et une section pour la vente de petits animaux (lapins, tortues, oiseaux), dont plusieurs sont colorés artificiellement (!). Le souk de l’or se retrouve, quant à lui, dans une section indépendante, climatisée et très chic (la clientèle-cible n’est manifestement pas la même!).

Souk Waquif, Doha, Qatar
Souk Waquif, Doha, Qatar
Les textiles du souk Waquif, Doha, Qatar
Quartier des textiles
Quartier des faucons, Souk Waquif, Doha, Qatar
Quartier des faucons
Le quartier des épices, Souk Waquif, Doha, Qatar
Quartier des épices
Quartier des animaux colorés artificiellement
Quartier des animaux domestiques (dont certains sont colorés artificiellement!)

Abu Dhabi : le Camel Souk

Vous avez aimé Sexe à New York 2 et vous avez envie de suivre les traces de Carrie et ses copines en visitant le souk d’Abu Dhabi présenté à l’écran? C’est malheureusement impossible, car le célèbre Émirat a refusé d’héberger le tournage qui a plutôt eu lieu au Maroc. Malgré tout, on peut trouver de nombreux souks dans l’Émirat d’Abu Dhabi, dont le marché des dromadaires. Situé à Al Aïn, le Camel Souk ne regroupe pas seulement des dromadaires, mais bien une variété d’animaux dans des enclos en béton. Pour les néophytes comme moi, un dromadaire reste un dromadaire. Mais pour une poignée de dirhams (à négocier à l’avance pour éviter les mauvaises surprises!), vous trouverez un marchand prêt à vous expliquer la différence entre les dromadaires de course, ceux que l’on mange, ceux destinés à l’élevage ou encore à la production de lait (à essayer une fois – le lait de dromadaire… Mais juste une!). Instructif! Pour ma part, j’ai été particulièrement touchée, lors de ma deuxième visite, d’introduire mon fils alors âgé d’un mois à un dromadaire qui venait tout juste de naître. Ce fut un moment particulièrement magique! Al Aïn offre aussi d’autres sites remarquables, tels que son zoo, son Oasis, ainsi que la montagne Jebel Hafeet.

Camel Souk, Al Aïn, Abu Dhabi
Camel Souk, Al Aïn, Abu Dhabi
Mon fils aîné avec le bébé dromadaire
Mon fils aîné avec un bébé dromadaire

Jordanie : souk et bord de mer

Située au Sud de la Jordanie, Aqaba est la principale station balnéaire du pays. Son souk by the sea permet de se familiariser avec l’artisanat jordanien. On y retrouve des items typiques, tels que des foulards multicolores, des vêtements, des bijoux et des épices, mais aussi des flacons de sables colorés, des produits de la Mer Morte, des bijoux en argent du  Wadi Musa et des pétroglyphes du Wadi Rum. Le souk d’Aqaba  est particulièrement animé le vendredi soir, du mois d’octobre au mois de mai. Visiter Aqaba, c’est aussi l’occasion de découvrir les fonds marins de la Mer Rouge et de marcher sur les traces de Laurence d’Arabie en explorant le désert rouge du Wadi Rum (qui est à proximité).

La ville d'Aqaba, vue de la mer
La ville d’Aqaba, Jordanie
Items traditionnels à vendre, souk by the sea, Aqaba
Items traditionnels à vendre, Souk by the sea, Aqaba

En espérant vous avoir inspirés à vous lancer dans une tournée des souks du Moyen-Orient!