Il était une fois, au château de Breteuil… #EnFranceAussi

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Dans un précédent billet sur quatre châteaux à découvrir dans la région des Yvelines, je vous ai parlé de mes conseils pour visiter le château de Breteuil en famille. Ce château, j’ai eu l’occasion de le visiter à plusieurs reprises. Avec mon amoureux d’abord, puis avec nos trois enfants au cours des dernières années. Il faut dire que l’endroit est parfait pour les petits, qui en conservent d’ailleurs de merveilleux souvenirs.

Quand j’ai appris le thème du rendez-vous mensuel « En France Aussi », j’ai immédiatement eu envie de reprendre le clavier pour vous parler de ce château.

En France aussi« En France Aussi » est un rendez-vous entre blogueurs, instauré par Sylvie du blogue « Le coin des voyageurs ». Chaque mois un blogueur différent propose un thème et coordonne ce rendez-vous. Ce mois-ci, c’est Florence Gindre qui nous propose le thème « Lieux d’écrivains ».  Ce thème m’a immédiatement inspirée et j’ai eu envie d’y apporter ma modeste contribution en replongeant avec vous dans mes souvenirs du château de Breteuil…

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Des contes habilement mis en scène

Surnommé le « château des contes de Perrault », le château de Breteuil permet à ses visiteurs, petits et grands, d’entrer dans l’imaginaire de Charles Perrault par le biais de sept histoires habilement mises en scène dans les dépendances du château. Des personnages de cire prennent alors vie pour nous faire revivre les contes du Petit Chaperon rouge, du Petit Poucet, du Chat Botté, de Cendrillon, de Barbe Bleue, de Peau d’Âne et de la Belle au bois dormant. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour que la magie débute… En voici quelques exemples en photos!

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Une scène de Barbe Bleue, dans l’ancienne salle de chasse du château de Breteuil

 

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Le Chat Botté dans les écuries du château de Breteuil

 

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Le labyrinthe aux mille buis et son pavillon central, où Cendrillon danse avec son Prince charmant
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La maison de la grand-mère du Petit Chaperon Rouge

 

Mais pourquoi mettre en scène les contes de Charles Perrault au château de Breteuil? La question m’habitait jusqu’à ce que je participe à une visite guidée des lieux. En plus d’être un auteur reconnu, Charles Perrault occupait des fonctions administratives auprès du roi Louis XIV. Entre 1657 et 1665, il collabora donc avec le ministre Louis de Breteuil, qui occupait alors la charge de contrôleur général des finances. C’est en raison de ces années de collaboration que la famille Breteuil a décidé de faire honneur au célèbre écrivain.

Au lit… avec Marcel Proust

À l’intérieur du château, Perrault n’est pas le seul écrivain à l’honneur. Tout au long de la visite guidée, on découvre cinquante personnages de cire réalisés par le musée Grévin. Dans la chambre de laque du château, on surprend Marcel Proust au lit… On apprend alors que le célèbre écrivain fut l’invité du château à plusieurs reprises. Il s’est même inspiré de son hôte Henri, le huitième marquis de Breteuil, pour créer le personnage d’Hannibal de Bréauté dans son roman « À la recherche du temps perdu ». Surnommé Babal, ce personnage très snob ne fréquente que les aristocrates bénéficiant d’une certaine renommée… Si le marquis de Breteuil avait su qu’il serait immortalisé de la sorte, il aurait peut-être été moins accueillant avec Proust!

M. de Bréauté, auteur d’une étude sur les Mormons, parue dans la Revue des Deux–Mondes, ne fréquentait que les milieux les plus aristocratiques, mais parmi eux seulement ceux qui avaient un certain renom d’intelligence. De sorte qu’à sa présence, du moins assidue, chez une femme, on reconnaissait si celle-ci avait un salon. Il prétendait détester le monde et assurait séparément à chaque duchesse que c’était à cause de son esprit et de sa beauté qu’il la recherchait.

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Marcel Proust au lit, dans la chambre de laque du château de Breteuil

 Un petit concours?

Grâce au rendez-vous #EnFranceAussi et aux partenaires Gallimard et Ouibus, vous pourriez gagner ce mois-ci deux cadeaux : le guide Gallimard Paris chic & zen et un bon d’achat Ouibus de 120€!

Pour avoir une chance de gagner, vous devez commenter un article du rendez-vous avant le 19 novembre 2016 et laisser un commentaire sur la page Facebook du rendez-vous, (en indiquant le blogue sur lequel vous avez commenté). Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici.

 

Une Québécoise en Normandie… #EnFranceAussi

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La Normandie est une région que je ne me lasse jamais de découvrir, un lieu où je me sens chez moi comme nulle part ailleurs en France. En ce lieu, on ne se moque jamais de mon accent québécois, on ne me fait pas répéter trois fois ma commande au restaurant; au contraire, j’y ressens beaucoup de respect et de complicité dès que j’ouvre la bouche. En Normandie, je me sens un peu comme si je n’avais pas quitté le Québec.

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Des plages chargées de souvenirs

Bien sûr, cette impression d’être chez moi s’explique par l’histoire commune du Québec et de la Normandie. Aller en Normandie, c’est revenir vers les terres de mes ancêtres, mais aussi revisiter des lieux historiques de la Seconde Guerre mondiale. Ici, impossible de marcher sur Omaha Beach ou Juno Beach sans penser au Débarquement et aux nombreux hommes qui y ont perdu la vie à l’été 1944. La région abrite d’ailleurs plusieurs lieux de mémoire, monuments et musées qui sont liés au Débarquement et à la Bataille de Normandie.

Au-delà de la dimension historique, les plages normandes évoquent, à certains égards, leurs cousines du Québec. Les pieds dans le sable, impossible de ne pas réaliser que cette destination n’a rien à voir avec la Côte d’Azur. Il faut composer avec le climat (mais sans la foule), comme à la maison!

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Des airs de Vieux-Québec

En parcourant les villes de Normandie, mon sentiment de déjà-vu s’amplifie. Les maisons de pierre me rappellent celles de certaines rues du Vieux-Québec, d’allure à la fois sobre et raffinée. Bien que plusieurs lieux méritent que l’on s’y attarde, j’ai un véritable coup de cœur pour Honfleur. Lors de mes promenades le long du Vieux Bassin et dans les ruelles pavées du quartier Sainte-Catherine, je me sens dans mon élément. Pas étonnant de retrouver certaines similitudes architecturales avec le Québec, puisque c’est du port de cette ville que les marins honfleurais et dieppois se sont embarqués pour explorer les côtes de l’Amérique du Nord dès le début du XVIe siècle!  Parmi eux, Samuel de Champlain a laissé son empreinte un peu partout dans la ville. On retrouve une plaque souvenir de ses départs à l’extrémité du Vieux Bassin, ainsi qu’une statue à son honneur dans le jardin des personnalités.

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Un rocher percé

À l’instar de la Gaspésie, la Normandie a, elle aussi, son rocher percé, saisissant spectacle de la nature à Étretat. Au cœur de cet ancien village de pêcheurs, l’érosion marine a formé une arche naturelle et une aiguille haute de 70 mètres (la porte d’Aval), que Guy de Maupassant comparait à un éléphant plongeant sa trompe dans l’eau. Devant un tel décor, on comprend aisément pourquoi ce lieu a inspiré tant de peintres et d’écrivains…

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Vous n’êtes pas convaincus? Alors il faut partir découvrir la Normandie… ou le Québec!

Un petit concours?

Cet article s’inscrit dans le rendez-vous mensuel #EnFranceAussi organisé par Sylvie du blogue « Le coin des voyageurs ». Choisi par Camille du blogue « Stendhal Syndrome », ce rendez-vous était intitulé « Éclats d’ailleurs »… Il était donc difficile pour moi de ne pas parler des similitudes entre la France et mon propre pays, le Québec.

Dans le cadre de ce rendez-vous, vous pouvez tenter votre chance pour gagner le guide Poitou-Charentes avec notre partenaire Les éditions Gallimard. Vous retrouverez toutes les infos sur la page Facebook #EnFranceaussi.

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La plus belle ruine de France #EnFranceAussi

La France Antique

Ce mois-ci, j’ai décidé de participer pour une première fois au rendez-vous mensuel #EnFranceAussi, organisé par Sylvie du blogue Le coin des voyageurs et sous la responsabilité de Mitchka de Fish and Child. Le thème à l’honneur pour le mois de juillet est « La France Antique » et je dois dire que j’ai longuement hésité avant de choisir un lieu spécifique… À la maison, nous sommes cinq et je suis la seule à ne pas avoir la nationalité française (faudrait bien que je fasse les démarches un jour!), mais la France demeure un pays dont je me sens très proche et que je visite régulièrement. Toutefois, vivant au Québec, je peux difficilement faire une visite de dernière minute pour développer un contenu « sur mesure » en lien avec la thématique choisie. Je devais donc trouver un lieu que nous avions déjà visité… Malheureusement, mes derniers séjours en France ne me permettaient pas d’écrire un article en lien avec la période de l’Antiquité. J’ai donc décidé d’élargir le thème pour tout simplement vous parler d’un lieu très ancien… J’ai spontanément pensé aux châteaux de la Loire et à ceux de la région des Yvelines, mais ces deux thèmes ont déjà fait l’objet d’articles sur le blogue. Puis, alors que je visitais un temple en Corée du Sud la semaine dernière, j’ai eu un déclic : j’allais vous parler de l’Abbaye de Jumièges, la plus belle ruine de France.

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Contexte de ma visite à Jumièges

En 2010, nous avons visité notre famille française en région parisienne, une tradition que nous essayons de répéter chaque année. À l’époque, nous avions un seul enfant, mais c’était déjà important pour nous de voyager en couple à l’occasion, tout en permettant à notre fils de nouer des liens avec sa famille française. Après une semaine dans la maison familiale de mon mari, nous sommes donc partis à l’aventure en amoureux en mettant le cap sur la Normandie. Après Honfleur, Étretat, Fécamp et un peu de farniente sur les plages de la côte fleurie, nous avons fait un arrêt à Jumièges avant de continuer notre road-trip vers Rouen et de rentrer en région parisienne.

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Itinéraire de notre road-trip en amoureux

Notre visite de la plus belle ruine de France

C’est un peu par hasard que nous avons décidé de faire cet arrêt à Jumièges. Après une pause gourmande à l’Auberge du Bac, située en bordure de la Seine, nous sommes partis découvrir les lieux. Je n’entretenais pas d’attentes particulières à l’idée de visiter ce lieu qui m’a pourtant profondément émue dès que m’en suis approchée. Avec ses tours de près de 50 mètres de haut, soit les plus hautes de l’architecture romane normande, l’Abbaye de Jumièges était loin de faire figure de ruine à mes yeux; au contraire, elle dominait fièrement les boucles de la Seine et rivalisait de beauté avec la campagne environnante. Entourée d’un parc à l’anglaise de 15 hectares, l’abbaye nous proposait un véritable voyage dans le temps dans un cadre absolument fabuleux. Pas étonnant qu’elle soit qualifiée de « plus belle ruine de France »!

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Fondée vers 654, l’histoire de l’abbaye fut marquée de nombreuses destructions, suivies de rénovations. Dès 841, elle fut dévastée par les Vikings. Par la suite, elle fut endommagée à de nombreuses reprises, notamment lors de la révolution française au cours de laquelle les cloîtres ont été détruits et les pierres de l’abbaye utilisées pour construire d’autres bâtiments dans les environs. C’est seulement au milieu du XIXe siècle que le processus de destruction cessa. La reconstruction de Jumièges n’a pas été envisagée, bien que des travaux aient régulièrement lieu afin d’assurer la sécurité du site et de préserver ses structures.

61154_430488296518_770414_n59226_430487011518_1896577_nNous avons adoré nous promener sur le site de l’abbaye, dont le décor s’harmonise parfaitement à la nature qui l’entoure. Avoir les pieds dans l’herbe tout en se tenant à l’intérieur des vestiges d’anciens bâtiments est une expérience unique. Bien que la nature s’invite entre les pierres et les cloisons de l’abbaye, ses ruines permettent encore de distinguer certaines composantes de sa structure d’origine : ses murs, sa façade, ses tours, ainsi qu’une partie de l’église Saint-Pierre.

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Outre son abbaye qui est une activité phare de la ville, Jumièges est aussi bien connue pour ses légendes, notamment celles des énervés et du loup vert. Ma préférée demeure toutefois celle qui concerne l’église Saint-Valentin, nommée ainsi en l’honneur du saint du même nom qui aurait, selon la légende, délivré la ville d’une invasion de rats.

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Un petit concours, ça vous tente?

Les participants du rendez vous #EnFranceAussi et les éditions Gallimard vous proposent un concours pour tenter de gagner un GeoGuide sur les Pyrénées. Il vous suffit de commenter ce billet avant le 15 Juillet ET de laisser un commentaire sur la page Facebook du rendez-vous, (en indiquant le nom de mon blogue). Afin de multiplier vos chances de gagner, n’hésitez pas à commenter les articles des autres participants. Toutes les règles du jeu sont disponibles ici.

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Les activités à faire à Paris : le top 8 des enfants

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Chaque année (ou presque!) nous allons à Paris en famille. Au fil du temps, les enfants ont donc eu l’opportunité de faire différentes activités dans cette ville, que ce soit avec nous ou avec leurs grands-parents français. Voici leur top 8 des activités qu’ils aiment faire à Paris.

1- Admirer la Tour Eiffel sous différents angles

Pour des petits Québécois qui viennent en France une fois par an, la Tour Eiffel demeure le symbole par excellence de la Ville Lumière. Peu importe où nous sommes dans la ville, ils cherchent la célèbre tour sans relâche. Sans ce repère visuel, ils ont l’impression de ne pas être à Paris. Leurs endroits préférés pour l’admirer demeurent toutefois le petit carrousel qui tourne à ses pieds, le Trocadéro et, bien sûr, le bateau-mouche.  Nous avons également eu l’occasion de l’observer du haut de la Tour Montparnasse, de la Grande Roue ou du quartier Montmartre, ainsi que directement à ses pieds, sur le Champ-de-Mars.

Un petit tour de carrousel, au pied de la Tour Eiffel
Un petit tour de carrousel, au pied de la Tour Eiffel
La vue sur la Tour Eiffel illuminée en bateau-mouche
La vue sur la Tour Eiffel illuminée en bateau-mouche

2- S’amuser dans les attractions de Disneyland Paris

Disneyland Paris est également une activité que nous répétons chaque année avec les enfants, qui attendent cette sortie avec impatience. Cinq mondes s’offrent alors à eux : Mainstreet USA, Discoveryland, Fantasyland, Adventureland et Frontierland. En tête de liste de nos attractions préférées se retrouvent le Manoir hanté, Big Thunder Mountain, Star Tour, ainsi que Buzz Lightyear Laser Blast. Notre fils aîné garde aussi un excellent souvenir de son anniversaire au Blue Lagoon Restaurant. Situé sur le fort de l’attraction « Pirates des Caraïbes », ce restaurant offre des spécialités de la mer dans un décor tropical éclairé de torches. De quoi réveiller le pirate ou l’aventurier en vous!

Devant le célèbre château, Disneyland Paris
Devant le célèbre château, Disneyland Paris

3- Flâner au Jardin du Luxembourg

J’adore le Jardin du Luxembourg et, heureusement pour moi, mes enfants aussi! Situé en bordure de Saint-Germain-des-Prés et du quartier Latin, le jardin s’étend sur 25 hectares et propose de nombreuses activités pour les enfants : des spectacles de marionnettes, des balades à dos de poney, ainsi qu’un parc offrant différents jeux et toboggans. Les enfants aiment surtout aller au bassin principal pour y faire flotter des bateaux à voile miniatures qu’ils poursuivent à l’aide de bâtons. Pour nous, parents, c’est un moment de détente assuré, entre les fleurs, les statues et les fontaines.

Jouer avec les bateaux du Jardin du Luxembourg
Jouer avec les bateaux du Jardin du Luxembourg
Dans une aire de jeux du Jardin du Luxembourg
Dans une aire de jeux du Jardin du Luxembourg

4- Découvrir les animaux du Parc Zoologique de Paris

Couramment appelé Zoo de Vincennes, le Parc Zoologique de Paris offre un parcours à travers la reconstitution de cinq régions du monde afin de découvrir 180 espèces. Mes deux garçons l’ont découvert pour la première fois avec leurs grands-parents pendant la période estivale et ils en parlent souvent depuis. Ils ont particulièrement aimé l’otarie à crinière de Patagonie, le zèbre de Grévy, la girafe d’Afrique de l’ouest, le rhinocéros blanc, ainsi que le boa de Madagascar.

Les girafes du Parc Zoologique de Paris
Les girafes du Parc Zoologique de Paris. Crédit photo : Annie Gougerot
Hypnotisé par les créatures marines, Parc Zoologique de Paris
Hypnotisé par les créatures marines, Parc Zoologique de Paris. Crédit photo : Annie Gougerot

5- Jouer au PLAYMOBIL FunPark

Nos deux garçons sont de grands adeptes de PLAYMOBIL, mais seul notre fils aîné a eu l’opportunité de découvrir le PLAYMOBILE FunPark il y a quelques années… Et il en parle encore! Jouer dans les décors géants de ce parc fut une sortie très amusante pour lui. Regroupant douze aires de jeux sur 2000 mètres carrés, ce parc ouvre l’imaginaire des jeunes en les transportant dans un monde où se croisent chevaliers, princesses, pirates, pompiers et bien d’autres personnages!

PLAYMOBIL FunPark, à Paris
PLAYMOBIL FunPark, à Paris. Crédit photo : Annie Gougerot.

6- Explorer le Jardin d’Acclimatation et ses différents manèges

Situé dans le bois de Boulogne, le Jardin d’Acclimatation propose de nombreuses attractions pour les enfants : un parcours en petit train, des balades à dos d’âne, de poney ou de dromadaire, le théâtre de Guignol, une petite ferme, un tour de barque sur la Rivière Enchantée, etc. Mais ce que nos enfants préfèrent dans ce parc ce sont ses jeux et ses manèges. On y retrouve, entre autres, un mur d’escalade, une tyrolienne, des miroirs déformants, un parcours acrobatique et des aires de jeux. Au cœur du jardin, le Village des Manèges propose également une vingtaine d’attractions, de même que des stands de jeux.

Les manèges du Jardin d'Acclimatation
Les manèges du Jardin d’Acclimatation

7- Se balader sur les Champs-Élysées

Une balade sur les Champs-Élysées est aussi une étape incontournable de nos voyages à Paris. Pour les adultes, c’est l’occasion de flâner dans les boutiques, les restaurants, les enseignes de luxe et les musées entre la Place de la Concorde et l’Arc de Triomphe. Pour les enfants, c’est la joie de retrouver la boutique Disney qu’ils adorent et qui abrite leurs personnages préférés. On y retrouve aussi de nombreux articles « I love Paris » mettant en vedette Mickey et Minnie dans un look parisien.

À la boutique Disney des Champs-Élysées
À la boutique Disney des Champs-Élysées

8- Visiter les différents musées

Découvrir Paris avec des enfants, c’est aussi leur partager notre amour des musées. Les incontournables bien sûr, tels que le Louvre et le musée d’Orsay, mais aussi ceux qui sont plus accessibles aux enfants, comme la Grande Galerie de l’Évolution ou la Cité des sciences et de l’industrie. A ce jour, c’est l’exposition Star Wars Identités qui fut la plus appréciée par notre fils aîné, qui a eu l’occasion de la voir à Paris en 2014. Il s’agit toutefois d’une exposition qui fait l’objet d’une tournée mondiale et qui se déplace fréquemment.

À la sortie du Musée d'Orsay
À la sortie du Musée d’Orsay
Le héros de notre fils aîné, créé lors de l'exposition Star Wars Identités
Le héros de notre fils aîné, créé lors de l’exposition Star Wars Identités

Et vous, quelles sont les activités préférées de vos enfants à Paris?

1 week-end – 2 châteaux de la Loire – 3 enfants…

Le thé au Burj al Arab

Lors de nos dernières vacances en France, nous avons fait un petit circuit de deux jours afin de découvrir les châteaux de la Loire avec nos trois enfants (9 ans, 3 ans et 9 mois). Nous avons dû faire des choix difficiles, puisque nous étions limités dans le temps dont nous disposions afin de visiter ces châteaux… Nous en avons donc sélectionné deux qui, à nos yeux, étaient incontournables : le château de Chambord et celui de Chenonceau. Dans ce billet, nous vous proposons de découvrir ces châteaux avec nous, tout en vous suggérant quelques outils et conseils afin de rendre votre visite agréable pour toute la famille.

La Loire, entre faits et légendes…

Après un trajet en voiture entre la Vallée de Chevreuse et le Val de Loire, nous avons fait une petite halte au bord du célèbre fleuve afin de pique-niquer dans un parc. Les enfants ont ainsi pu se dégourdir les jambes pendant que nous profitions du soleil sur les rives du plus long fleuve de France : 1020 kilomètres entre sa source, en Ardèche, et l’océan Atlantique dans lequel il se jette. Classée au Patrimoine mondial de l’humanité comme « paysage culturel », la Loire est considérée comme le dernier fleuve sauvage en Europe, en raison de ses eaux qui s’écoulent de façon irrégulière.

Pique-nique et jeux au bord de la Loire
Pique-nique et jeux au bord de la Loire

Les eaux sombres et indisciplinées de la Loire ont aussi inspiré plusieurs histoires et légendes. Les Gaulois craignaient ce fleuve qui, à leurs yeux, était un serpent d’eau géant, susceptible de créer des inondations lorsqu’il se mettait en colère. Au Moyen Âge, c’est le dragon qui personnifiait les forces malfaisantes de l’eau. De nombreuses œuvres, notamment des peintures et des sculptures, représentent d’ailleurs les combats légendaires de plusieurs saints chrétiens (Martin, Michel, Liphard ou Mesmin), à qui la mort de la bête fut attribuée. Ma légende préférée demeure toutefois celle de la fée Houlippe, qui habiterait sur les rives brumeuses de la Loire. Tous les soirs, elle sortirait du brouillard  et s’envolerait sur un traîneau tiré par deux colombes, afin de rejoindre la Croix Houlippe…

Tranche de vie entourant cette légende : mon petit échange avec fiston, âgé de trois ans.

Mon fils : « Mais maman, elle fait quoi la fée lorsqu’elle va à la croix? »

[Moment de silence… puisque la légende laisse planer le mystère sur les motifs de la fée…]

Moi : « Elle est peut-être somnambule, comme toi?»

Mon fils : « Je ne suis pas somnambule moi, je parle avec les fées »

Moi : « Elles sont sûrement toutes follement amoureuses de toi! »

Mon fils : [large sourire et étoiles dans les yeux]. ♥

Et voilà, notre famille compte désormais un charmeur de fées…! 😉

Le château de Chambord, avec Cassandre la salamandre

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981, le château de Chambord est synonyme de démesure. Vous avez besoin de preuves chiffrées? Voici une petite synthèse quantitative : un domaine de 5440 hectares, 32 kilomètres de murs d’enceinte, 156 mètres de longueur et 56 mètres de hauteur, 282 cheminées, ainsi que 426 pièces qui abritent plus de 4500 objets d’art. Sa construction a débuté en 1519, pour s’étirer sur 200 ans. Visiter ce château, c’est traverser 500 ans d’histoire en quelques heures…

Notre arrivée au Château de Chambord
Notre arrivée au Château de Chambord

Mais comment rendre cette visite amusante pour de jeunes enfants? Le château propose plusieurs options intéressantes : une visite avec audioguide, adaptée pour les enfants âgés de six à 12 ans, une visite ludique où un personnage du passé vient à la rencontre des enfants (conseillée aux enfants de cinq à 10 ans), ainsi que des carnets de découverte afin d’explorer le château ou la nature qui l’entoure. Lors de notre visite de Chambord, nous avons choisi cette dernière option, en explorant le célèbre château à l’aide du carnet d’énigmes de « Cassandre la salamandre »… Trois euros très bien investis! Au rythme des huit épreuves du carnet, menant chacune à la découverte d’un mot mystérieux, nous n’avons pas vu le temps passer. Nous avons ainsi appris de nombreuses choses sur le château, tout en nous amusant avec les enfants. Voici un petit résumé de nos découvertes en ces lieux chargés d’histoire…

Le carnet d'énigmes qui a fait découvrir le château tout en nous amusant
Le carnet d’énigmes avec lequel nous avons découvert le château tout en nous amusant

Notre parcours avec Cassandre la salamandre a débuté dès la façade du donjon où nous attendait notre première épreuve. Ce fut l’occasion de bien remarquer le mélange des inspirations à l’origine de la construction du château, entre des formes héritées du Moyen Âge et le style novateur de l’architecture italienne de la Renaissance. Tout en conservant l’apparence d’une forteresse médiévale, le château de Chambord est ouvert sur l’extérieur, avec de nombreuses fenêtres et lucarnes. Loin d’être froid et sombre, il se démarque par ses nombreuses sculptures et terrasses. Une fois sur les lieux, on comprend rapidement que la raison d’être de ce château n’était pas de se protéger des ennemis, mais plutôt de symboliser la puissance de son roi, François Ier.

Les garçons devant le château de Chambord
Les garçons devant le château de Chambord

Les énigmes nous ont, par la suite, entraînés à l’intérieur du château, afin de découvrir ses vestibules, disposés en forme de croix grecque autour d’un escalier en vis à double révolution. Desservant les trois étages du château, ce dernier est formé de deux escaliers imbriqués en vis, qui tournent autour d’un pilier central (appelé noyau). On peut donc y monter à deux, en empruntant chacun l’une des deux volées, sans jamais s’y croiser… Ce qui peut être idéal lorsque vous avez deux fils qui ont tendance à se chamailler! 😉 L’auteur de cette prouesse architecturale demeure inconnu, bien que plusieurs hypothèses aient été formulées à cet égard. Certains suggèrent notamment que Léonard de Vinci pourrait être à l’origine du projet, d’autant plus que le célèbre italien serait venu en France à la demande de François Ier dès 1516. Bien qu’il soit raisonnable de penser qu’il ait pu prendre part à la conception du plan initial du donjon, Léonard de Vinci n’a assurément pas dirigé sa construction puisqu’il est mort en 1519. Le mystère demeure donc entier…

Après avoir emprunté le mystérieux escalier, notre carnet d’énigmes nous a guidés au premier étage.  D’abord, à travers les quatre pièces formant le logis de François Ier, composé d’une chambre, de deux cabinets, d’un petit oratoire et d’une salle du conseil. Plutôt que d’installer son logis dans le donjon, nous avons ainsi appris que le roi avait décidé de l’établir dans une aile du château. Certains affirment que c’était une façon pour lui de prétendre qu’il était l’égal de Dieu, puisque la chapelle du château était située dans l’aile opposée. Située à l’ouest, la chapelle est la dernière partie du château qui fut achevée, mais non la moindre! Il s’agit, en effet, de sa plus grande pièce dont la construction s’est étalée sur un siècle et demi. La Chapelle conserve d’ailleurs l’emblème des trois rois ayant participé à sa construction : ses colonnes sont ornées du « F » et de la salamandre de François Ier, ses frontons triangulaires sont décorés du croissant de lune d’Henri II, alors que ses caissons portent le « L » et le soleil de Louis XIV. Contrairement au Moyen Âge, où le donjon illustrait la puissance du seigneur, ce sont plutôt des emblèmes qui ont été utilisées, à partir de la Renaissance, afin de symboliser des personnalités importantes.

La Chapelle qui conserve l'emblème des trois rois ayant participé à sa construction
La Chapelle qui conserve l’emblème des trois rois ayant participé à sa construction
Les emblèmes de François Ier, sculptées dans les colonnes de la Chapelle
Les emblèmes de François Ier, sculptées dans les colonnes de la Chapelle

Au second étage, nous avons découvert, complètement émerveillés, les sculptures des voûtes des grandes salles. Aujourd’hui, ces salles abritent des expositions temporaires d’art contemporain. Il faut dire que le château de Chambord fut, dès son origine, dédié aux arts. « Le Bourgeois Gentilhomme » de Molière y a été joué pour la première fois, en 1670, devant nul autre que Louis XIV. La popularité de cette salle est toutefois attribuable à ses voûtes sculptées, représentant les emblèmes de François Ier : la salamandre et le « F ». Mais pourquoi une salamandre? Selon la légende, la salamandre aurait le pouvoir de maîtriser le feu, de s’y cacher et de ne jamais y brûler. Il y aurait environ 600 salamandres peintes et sculptées sur les murs et les plafonds du château de Chambord. Elles illustrent la devise du souverain : nutrisco et extinguo, qui se traduit ainsi : je me nourris (du bon feu) et j’éteins (le mauvais feu). Les emblèmes de François Ier sont omniprésentes un peu partout dans le château, mais on peut dire qu’elles habillent entièrement les sculptures des voûtes des grandes salles du deuxième étage qui en sont toutes ornées. Sans la sixième énigme de Cassandre la salamandre, nous n’aurions probablement pas remarqué que l’un des « F » est à l’envers. Certains y voient un rappel de Léonard de Vinci, qui écrivait ses textes ainsi. Bien que l’on retrouve son initiale et son emblème partout dans le château, François Ier n’aurait séjourné à Chambord que 72 jours en 32 ans de règne.

Les sculptures des voûtes des grandes salles du deuxième étage
Les sculptures des voûtes des grandes salles du deuxième étage
Les emblèmes de François Ier, qui ornent les voûtes
Les emblèmes de François Ier : la salamandre et le « F »
Le portrait de François Ier, réalisé par Guillaume Bruère et exposé dans le château
Le portrait de François Ier, réalisé par Guillaume Bruère et exposé dans le château lors de notre visite

Continuant notre ascension au sein du château, nous avons atteint ses terrasses, qui offrent un magnifique panorama sur le domaine de Chambord. Lucarnes, tourelles et cheminées y forment un ensemble d’ornements variés avec, en son centre, une tour-lanterne dont la fleur de lys sculptée attire les regards (surtout ceux de petits Québécois!). On pouvait facilement s’imaginer à la cour du roi François Ier, au XVIe siècle, alors que les courtisans et les femmes se bousculaient sur la terrasse du château afin d’assister au départ pour la chasse, à l’arrivée des invités ou à des tournois.

La vue sur les environs, à partir des terrasses du château
La vue sur les environs, à partir des terrasses du château
La Tour-lanterne, avec la fleur de lys sculptée à son sommet
La Tour-lanterne, avec la fleur de lys sculptée à son sommet
Notre fils aîné qui complète son carnet de découverte avec sérieux
Notre fils aîné qui complète son carnet de découverte avec sérieux

La dernière énigme de Cassandre nous a ramenés vers l’enceinte basse du château, à la recherche de marques gravées dans la pierre. Les enfants étaient ravis d’avoir complété leur carnet d’énigmes, ce qui leur permettait d’aller réclamer un cadeau à la boutique du château. Mais avant de prendre le chemin de la sortie, nous avons visité les salles des carrosses et le dépôt lapidaire.

En somme, grâce à Cassandre la salamandre, nous avons fait de nombreuses découvertes sur le château de Chambord, tout en nous amusant. Bien que le carnet soit principalement destiné aux enfants de huit à 12 ans, nous avons tous pris plaisir à explorer le château à l’aide de cet outil. Nous n’avons pas visité le château en suivant scrupuleusement l’ordre des pages du livret d’énigmes. Nous avons plutôt préféré déambuler librement dans les différentes pièces, en participant aux épreuves du carnet lorsque nous apercevions les panneaux avec le dessin de Cassandre.

Chenonceau, le château des dames

Construit au XVIe siècle sur le Cher, le château de Chenonceau a été marqué par six femmes : Diane de Poitiers (1499-1566), Catherine de Médicis (1519-1589), Louise de Loraine (1553-1601), Louise Dupin (1706-1799), Marguerite Pelouze (1836-date de décès inconnue) et Simone Menier (1881-1971). Pour cette raison, on le surnomme souvent « le château des dames ». Il est possible d’en apprendre davantage sur chacune d’elles, à travers les personnages de cire en costumes d’époque exposés dans le bâtiment des Dômes. Lors de notre visite, nos garçons ont surtout été intrigués par la rivalité présente entre Diane de Poitiers et Catherine de Médicis. Diane de Poitiers fut le grand amour du roi Henri II, qui lui a d’ailleurs offert le château de Chenonceau en 1547. À la mort du roi, sa femme, la reine Catherine de Médicis, se vengea toutefois de sa rivale en l’obligeant à quitter le château. Ces deux femmes ont laissé une empreinte indélébile sur l’architecture du château. D’une part, Diane fut à l’origine de la création de jardins spectaculaires et de la construction du célèbre pont sur le Cher, en 1556. De son côté, Catherine éleva la galerie à double étage afin d’y organiser des fêtes somptueuses, tout en travaillant également à l’embellissement des jardins. Pour les enfants, il est possible de visiter Chenonceau avec Philémon le marmiton, en demandant un iPod à l’entrée du château. Pour notre part, nous avons préféré visiter le château tous ensemble et à notre rythme, en passant la matinée entre ses murs et l’après-midi en croisière sur le Cher. Voici donc les faits saillants de notre visite familiale dans ce magnifique château.

Le château de Chenonceau et son célèbre pont qui traverse le Cher
Le château de Chenonceau et son célèbre pont qui traverse le Cher

Nous avons, tout d’abord, débuté notre visite en nous baladant dans les jardins de Diane de Poitiers et de Catherine de Médicis, pour ensuite explorer le labyrinthe italien. Situé dans une clairière du parc de 70 hectares, il est constitué de 2000 ifs au centre desquels on retrouve une petite gloriette surélevée. Les enfants ont adoré se perdre et se retrouver dans ce labyrinthe italien, que l’on doit à Catherine de Médicis.

Le labyrinthe italien, souhaité par Catherine de Médicis
Le labyrinthe italien, souhaité par Catherine de Médicis

À l’intérieur du château, certaines pièces ont attiré notre attention plus que d’autres. C’est le cas de la grande galerie, où Catherine de Médicis organisait des fêtes somptueuses avec des femmes déguisées en sirènes afin d’accueillir les invités. Inaugurée en 1577, cette salle de bal est longue de 60 mètres et large de six mètres, avec 18 fenêtres qui donnent sur le Cher. Une magnifique cheminée Renaissance trône à chaque extrémité, émergeant gracieusement du sol carrelé de tuffeau et d’ardoise. Au-delà de la beauté des lieux, cette salle a particulièrement attiré notre attention en raison de son histoire. Lors de la Deuxième Guerre Mondiale, la galerie a effectivement permis à la Résistance de faire passer de nombreuses personnes en zone libre. À cette même époque, le propriétaire du château, Gaston Menier, y fit aménager un hôpital à ses frais afin de soigner les blessés de guerre.

Notre fils cadet admire le Cher d'une fenêtre de la grande galerie
Notre fils cadet admire le Cher d’une fenêtre de la grande galerie

Mais l’endroit le plus étrange du château demeure, à nos yeux, la chambre de Louise de Lorraine. Surnommée la « Reine Blanche », couleur du deuil royal,  cette dernière décida de se retirer à Chenonceau à la suite de l’assassinat de son mari, le Roi Henri III. L’atmosphère de cette chambre est assez triste, voire funeste, avec ses murs noirs couverts de larmes et de plumes d’argent.

Les allures funestes de la chambre de Louise de Lorraine
Les allures funestes de la chambre de Louise de Lorraine

Sans faire un inventaire complet de toutes les magnifiques pièces du château, d’autres éléments méritent d’être mentionnés. C’est le cas, entre autres, du vestibule qui est couvert d’une série de voûtes d’ogives et qui est considéré comme l’un des plus beaux exemples de sculpture décorative de la Première Renaissance française. Les enfants ont aussi beaucoup aimé les cuisines, où rien ne semblait avoir bougé depuis la Renaissance. Peut-être même un peu trop réaliste comme décor! 😉

Mon fils, charmeur de fées : « On peut manger ici, maman? »

Moi : « Mais non mon cœur, ce n’est pas un restaurant »

Mon fils : « Mais oui regarde, ils font cuire du pain… Et la table est mise là-bas »

Moi : […]

Les voûtes d'ogives du vestibule
Les voûtes d’ogives du vestibule
Notre fils cadet, alléché par le four à pain des cuisines du château
Notre fils cadet, alléché par le four à pain des cuisines du château

Après une pause pour jouer dans l’aire de jeux du château et manger un léger repas, nous avons gagné la sortie en passant par le potager des fleurs et le parc des ânes.

Les enfants s'amusent dans l'aire de jeux du château
Les enfants s’amusent dans l’aire de jeux du château
Le potager des fleurs du château de Chenonceau
Le potager des fleurs du château de Chenonceau

Nous avons finalement décidé de découvrir le Cher de plus près, en allant admirer le château de Chenonceau en bateau. Pour ce faire, nous aurions pu privilégier une promenade en barque, à partir de l’embarcadère situé dans le jardin de Diane de Poitier, mais étant donné que nous avions deux enfants en bas âge déjà très fatigués, nous avons plutôt opté pour une croisière en bateau. C’est donc à bord de l’Ambacia que nous avons découvert cette rivière sinueuse, bordée d’une dense forêt. D’une durée de cinquante minutes, cette croisière commentée nous a permis d’en apprendre davantage sur les lieux, tout en admirant le château de Chenonceau sous un autre angle.

Séance tendresse au bord du cher, avant notre départ en bateau
Séance tendresse au bord du cher, avant notre départ en bateau
Croisière sur le Cher, un autre regard sur le château de Chenonceau
Croisière sur le Cher, un autre regard sur le château de Chenonceau
Croisière sur le Cher, un autre regard sur le château de Chenonceau
Croisière sur le Cher, un autre regard sur le château de Chenonceau

À l’instar de notre visite du château de Chambord, le château de Chenonceau fut une belle découverte pour nous. Nous regrettons toutefois de ne pas avoir passé plus de temps à découvrir les châteaux de la Loire. Si nous pouvions voyager dans le temps afin de revoir notre itinéraire (et bien quoi, notre fils parle avec des fées après tout!), ce serait pour y ajouter une journée ou deux afin de visiter le château du Clos Lucé, consacré à Léonard de Vinci, ainsi que le château de Blois, la prison dorée de Marie de Médicis. Ce sera pour une prochaine visite en France!

Quelques outils et conseils pour une visite agréable en famille

Informez-vous à l’avance sur les différentes formules disponibles afin de visiter les châteaux qui vous intéressent. À titre d’exemple, autour du château de Chambord, 15 kilomètres de pistes cyclables ont été aménagés pour permettre aux visiteurs de découvrir à la fois le château et la forêt qui l’entoure. Avec Loire Vélo Nature, votre vélo est même livré sur le lieu de vos vacances! 

Pour en savoir plus :

www.loirevelonature.com

www.randovelo.fr

www.levelovoyageur.com

Bonduelle, M. (2010). La Loire à vélo. Éditions Ouest-France.

Les châteaux de la Loire peuvent aussi être explorés sur l’eau, que ce soit lors d’une randonnée en canoë-kayak sur la Loire, d’une promenade en barque sur le Cher ou d’une croisière commentée.

Pour en savoir plus :

www.louetevasion.com

www.naviloire.com

www.labelandre.com

www.bateauamarante.com

Pendant la saison de la brame, c’est-à-dire de la mi-septembre au début du mois d’octobre, le domaine de Chambord propose aussi de passer deux heures à l’affût des cerfs et des biches.

Pour en savoir plus : www.chambord.org

Finalement, plusieurs livres peuvent vous en apprendre davantage sur les légendes, les faits historiques ou encore les anecdotes entourant les châteaux de la Loire. Avec des enfants, ces outils peuvent permettre de susciter leur curiosité avant et pendant la visite des châteaux, pour ensuite se transformer en précieux souvenirs. À cet égard, la collection Graines de voyageurs propose un guide de voyage sur les châteaux de la Loire destiné spécifiquement aux enfants de sept ans et plus. On y retrouve des informations sur les châteaux de la Loire, de même que plusieurs jeux. Après la visite, mon fils a complété son propre carnet de voyage, en y collant ses photos et en dessinant ses souvenirs.

Pour en savoir plus :

Un guide de voyage informatif : Dumont-Le Cornec, E. (2014). Châteaux de la Loire. Collection Graines de voyageurs, ton premier guide de voyage. Éditions Graine2.

Des histoires et des anecdotes : Coppin, B. (2012). 11 récits des châteaux de la Loire. Éditions Flammarion.

Quelques faits historiques entourant François Ier : Frachet, I. (2015). François Ier et les châteaux de la Loire. Éditions La Martinière Jeunesse.

Des légendes liées à la Loire et sa région :  Chenault, C. (1997). L’imaginaire orléanais. Editions Page à page.

Quatre châteaux à découvrir avec des enfants dans les Yvelines

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Chaque année (ou presque!), nous allons visiter notre famille française dans les Yvelines. Nous cherchons alors à faire de nouvelles découvertes, tout en amusant les enfants. Au fil des ans, nous avons eu l’occasion de visiter plusieurs châteaux de la région. Nos deux garçons sont de grands amateurs d’histoires de capes, d’épées et de chevaliers, ce qui facilite ce genre d’excursion. Aujourd’hui, nous vous proposons donc un billet sur quatre châteaux à découvrir avec des enfants dans la région des Yvelines : le château de Versailles, le château de Breteuil, le château de Sauvage et le château de la Madeleine. Chacun à leur façon, ces châteaux nous ont séduits par leurs traits distinctifs.

1. Le château de Versailles, un incontournable

Depuis que mon fils aîné avait entendu parler du Roi-Soleil à l’école, il rêvait de découvrir le château de Versailles. Il faut dire que ce château a une place spéciale dans l’histoire de notre famille. Alors qu’il était enfant, mon mari croyait y être né… C’est dire à quel point une naissance dans un hôpital non loin d’un château peut être romancée! 😉 Il y a quelques semaines, nous avons donc redécouvert ce château, mon mari et moi, avec nos deux garçons (âgés de neuf et trois ans). J’ai beaucoup de choses à vous raconter sur Versailles, je vous réserve d’ailleurs un article plus complet sur le célèbre château. Dans mon billet d’aujourd’hui, je souhaite surtout aborder brièvement les activités qui, à mes yeux, sont particulièrement intéressantes à y explorer avec des enfants…

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Notre arrivée sur le site du château de Versailles

Sachez, d’abord et avant tout, que les enfants ont accès gratuitement aux principales attractions du château (Grands Appartements, Galeries des Glaces, Châteaux de Trianon, Domaine de Marie-Antoinette, Expositions temporaires, Jardins, etc.). À partir de huit ans, ils ont également la chance de visiter les lieux de façon ludique avec un audioguide (gratuit également!). Pour éviter la foule, n’oubliez pas d’acheter vos billets à l’avance sur Internet.

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Notre fils cadet, devant le célèbre château… et qui en a marre des photos!

N’hésitez pas à faire une balade pour découvrir les jardins du château. À cette fin, le château de Versailles offre, sur son site Internet, un espace pédagogique avec des contenus très intéressants afin de découvrir les jardins du château. Certains contenus peuvent être téléchargés et imprimés à l’avance, tels que des  parcours-jeux et des livrets-jeux, destinés aux enfants de six à 12 ans. Pour certains documents, il est même possible de télécharger le livret de réponses si vous souhaitez passer pour une encyclopédie vivante aux yeux de vos enfants! 😉 Jouer à ces jeux d’enquêtes et d’énigmes en famille permet de découvrir le château sous un angle totalement différent et qui plaira assurément à vos enfants… Et même aux plus grands! En recherchant des indices, vous vous attarderez à des petits détails qui auraient probablement échappé à votre attention autrement. Vos enfants pourront, pour leur part, découvrir les caractéristiques d’un jardin à la française et s’initier aux légendes mythologiques, tout en s’amusant.

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Nous découvrons les jardins du château de Versailles

Visitez l’intérieur du château en fin de journée, afin d’éviter la foule. C’est ce que nous avons fait et, dans certaines pièces, nous étions seuls. Pour les enfants, les Grands Appartements et la Galerie des Glaces sont des lieux particulièrement magiques. Pour susciter leur intérêt tout au long de la visite, gardez quelques anecdotes en réserve. Par exemple, mes fils ont trouvé très drôles certains faits entourant la vie de Louis XIV, notamment que l’eau chaude avait mauvaise réputation à l’époque, car on prétendait alors que les microbes pénétraient avec elle dans la peau. Même chose pour la cérémonie du petit lever, où le roi s’installait sur une chaise percée, contenant un pot de chambre, pour s’entretenir avec quelques privilégiés qui étaient heureux d’être témoins de son intimité. Si vous avez envie d’approfondir ces thèmes avant ou après la visite du château, je vous conseille la BD humoristique « Le petit Louis XIV », de Cazenove. À travers celle-ci, les jeunes sont invités à suivre les aventures du monarque alors qu’il avait dix ans. La BD est complétée par un dossier pédagogique fort intéressant, permettant aux jeunes d’apprendre avec humour.

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La Galerie des Glaces, château de Versailles

Ne sous-estimez pas l’intérêt du Petit Trianon et du domaine de Marie-Antoinette pour les enfants. Les jardins à l’anglaise, le théâtre de la Reine, la petite grotte, le Hameau et la Ferme sont des lieux qui plaisent énormément aux petits. Plutôt que de visiter l’intérieur du Petit Trianon, nous avons passé beaucoup de temps à flâner à l’extérieur, au grand bonheur des enfants. Ce fut aussi l’occasion de leur parler de cette reine jugée frivole et de son destin tragique. Nos garçons ont été très intéressés par l’affaire du collier de la reine qui, selon Goethe fut « la préface immédiate de la Révolution ».

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Nous explorons le Hameau de la Reine, château de Versailles

Franchissez les distances entre les sites en petit train ou à vélo. Dans un précédent billet, je vous ai parlé du côté sombre de nos dernières vacances, où il a notamment été question de notre attente interminable afin de prendre le train menant au Petit Trianon en pleine canicule. Avec des enfants, le petit train est une façon très agréable de franchir les distances importantes qui séparent certains sites du château. Toutefois, ne sous-estimez pas le temps d’attente que cette activité peut nécessiter, surtout si les conditions climatiques ne sont pas favorables. Le vélo (et même la marche) peuvent être des options plus intéressantes lorsque le site est bondé.

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Le petit train faisant la navette entre les différents sites du château de Versailles

Prévoyez des petites pauses pour permettre aux enfants de manger une collation ou de jouer. Mieux vaut vous résigner, vous pourrez difficilement tout voir sur le site tout en rendant la sortie ludique pour vos enfants. Mieux vaut cibler les activités qui sont incontournables pour vous, tout en vous gardant des petits moments pour vous détendre entre deux visites. Plusieurs endroits se prêtent bien pour faire un pique-nique, déguster un jus frais ou encore savourer une crème glacée. À la boutique du château, on peut aussi trouver des cahiers à colorier et des gommettes sur le thème du château de Versailles, des articles qui peuvent distraire vos enfants si vous souhaitez faire une pause au restaurant… Et ce sont aussi des souvenirs qui leur permettent de se remémorer ces instants en famille une fois de retour à la maison.

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Des coloriages thématiques pour les enfants
  • Pour en savoir plus sur le château de Versailles et les événements qui y ont lieu tout au long de l’année, n’hésitez pas à consulter son site Internet détaillé.

2. « Il était une fois… », le château de Breteuil

Surnommé le « château des contes de Perreault », le château de Breteuil a tout pour plaire aux petits et grands. Pour la première fois cette année, nous y sommes allés tous ensemble, avec nos deux garçons (neuf et trois ans) et notre fille de neuf mois. Contrairement au château de Versailles où les jeunes de 18 ans et moins peuvent entrer gratuitement, l’entrée du château de Breteuil est payante pour les enfants de six ans et plus. Mais c’est bien le seul inconvénient de ce château qui présente de nombreux atouts pour les jeunes et qui est susceptible de plaire aux enfants d’âges variés.

Notre arrivée sur le site du château de Breteuil
Notre arrivée sur le site du château de Breteuil

Le château de Breteuil ne se visite qu’avec un guide et à heure fixe. Nous sommes arrivés à l’ouverture du parc, vers 10h00, mais nous devions attendre un peu avant de visiter l’intérieur du château. Ce fut l’occasion de découvrir l’extérieur du château, en nous baladant dans ses parcs, son labyrinthe et ses scènes de contes. Car à notre avis, une visite du château de Breteuil n’est pas complète sans prendre le temps de flâner dans ses aménagements extérieurs. Voici donc nos conseils pour profiter au maximum des atouts de ce château lors d’une visite en famille.

Arrivez dès l’ouverture du parc afin de profiter tranquillement des jardins du château. Les jardins du château de Breteuil sont situés au cœur du Parc naturel de la vallée de Chevreuse et s’étendent sur 75 hectares. Très bien entretenus, ses jardins à la française et à l’anglaise sont classés « jardins remarquables » et il est aisé de comprendre pourquoi lorsqu’on s’y promène. Le jardin à la française est magnifique, avec ses boules et ses broderies de buis, de même que son miroir d’eau et son colombier médiéval. Le jardin à l’anglaise, aussi appelé jardin des Princes, est également digne d’intérêt, avec ses nombreuses plantes, ses arbres fruitiers et sa pergola de roses. Mais avec des enfants, c’est le labyrinthe aux mille buis qui remporte le plus vif succès. Situé en contrebas du jardin des Princes, on retrouve en son centre un petit pavillon où Cendrillon danse avec son prince charmant. Nos garçons ont passé beaucoup de temps à se perdre et se retrouver dans le labyrinthe, alors que nous profitions du calme des lieux (à 10h00, nous étions les seuls visiteurs sur le site extérieur).

Le labyrinthe aux mille buis
Le labyrinthe aux mille buis, château de Breteuil

Entrez dans l’imaginaire de Charles Perrault, en visitant les scènes de contes du château. En tout, sept histoires sont mises en scènes avec des personnages de cire dans les dépendances du château. On y retrouve le Petit Chaperon rouge, le Petit Poucet, le Chat Botté, Cendrillon, Barbe Bleue, Peau d’Âne et la Belle au bois dormant. Il s’agit d’appuyer sur un bouton pour que la magie débute. Pour découvrir davantage l’univers de Charles Perreault, des conteuses costumées racontent aux enfants les histoires du célèbre écrivain. Cette activité est disponible à 16h30 tous les dimanches, les jours fériés, de même que pendant les vacances scolaires.

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La maison du Petit Chaperon rouge

 

Découvrez l’intérieur du château lors d’une visite guidée. D’une durée d’environ une heure, cette visite permet de faire la connaissance de la famille Breteuil et de ses ancêtres, tout en admirant l’architecture du XVIIe siècle, des tableaux royaux et un mobilier du XVIIIe siècle. Tout au long de la visite, on retrouve près de cinquante personnages de cire, réalisés par le Musée Grévin, qui sont habilement mis en scène pour nous faire revivre des faits marquants de l’histoire. Louis XVI, Marie-Antoinette, Marcel Proust et bien d’autres personnages historiques sont ainsi rendus accessibles aux enfants. Étant donné que nous avions visité le château de Versailles la veille, nos garçons ont été particulièrement intéressés par la reconstitution de l’affaire du collier de la reine. Le château de Breteuil possède d’ailleurs une réplique du célèbre collier, ce qui rend l’histoire encore plus vivante. Tout au long de la visite, les enfants découvrent également des passages secrets, de même qu’une quinzaine de chats bottés automates.

Une reconstitution de l'affaire du collier, château de Breteuil
Une reconstitution de l’affaire du collier, château de Breteuil

 Profitez des aménagements du parc romantique pour vous dégourdir les jambes et faire un pique-nique. Après la visite du château, les enfants peuvent jouer dans le parc qui possède une aire de jeux où ils pourront dépenser leur surplus d’énergie. Afin de découvrir la biodiversité du domaine de Breteuil, il est également possible de faire un jeu de piste intitulé « La promenade du Petit Chaperon rouge » (donné gratuitement à l’accueil). Plusieurs tables sont aussi disponibles dans le parc si vous souhaitez manger sur place avant de rentrer à la maison.

Notre fils cadet, qui s'amuse dans les jeux du parc du château de Breteuil
Notre fils cadet, qui s’amuse dans les jeux du parc du château de Breteuil
  • Pour en savoir plus sur le château de Breteuil et les activités saisonnières qu’il propose, n’hésitez pas à consulter son site Internet très complet.

3. Le château de Sauvage, à la découverte d’une réserve zoologique

Peu connu du grand public, le château de Sauvage est pourtant classé monument historique et il figure dans les 100 jardins de France. À l’origine, ce château aurait été donné par Louis XIV à l’une de ses filles, Louise de Maison Blanche. Aujourd’hui, le château est la propriété du Fonds International pour la préservation de la Nature. On ne peut pas en visiter l’intérieur, mais depuis 1974, son parc abrite une réserve zoologique qui mérite que l’on s’y attarde. Et c’est ce que nous avons fait à deux reprises : une première fois en 2010, avec notre fils aîné, et une deuxième fois pendant nos dernières vacances en France, avec nos deux garçons. Nous vous proposons ici des suggestions afin de profiter pleinement des principaux atouts de ce château en famille.

Le château de Sauvage
Le château de Sauvage, vu du sentier de la réserve zoologique

À votre arrivée sur les lieux, prenez le temps de profiter des animaux qui vous accueillent avant de vous diriger vers le sentier. En plus des nombreuses espèces animales en liberté, vous pourrez admirer des pélicans, des perroquets, des paons, des grues, des ibis et des cigognes d’Afrique sous leurs volières. On doit d’ailleurs ce lieu unique à un ornithologue, René Jamous, qui a défendu de nombreux animaux en voie de disparition. Dès vos premiers pas dans le parc, vous serez également accueillis par des émeus, qui  se promènent en liberté dans les sentiers. Dans le petit étang, peu de temps après avoir franchi l’entrée de la réserve, le spectacle d’une colonie de 200 flamants roses saura sans doute retenir votre attention et celle de vos enfants.

Notre fils aîné, bien surpris par la proximité des émeus
Notre fils aîné, bien surpris par la proximité des émeus
La colonie de flamants roses dans leur étang
La colonie de flamants roses dans leur étang
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Une cigogne d’Afrique (jabirus)

Découvrez plusieurs espèces animales en liberté en marchant dans les 40 hectares du parc. En suivant le petit sentier en bordure de la Drouette, petite rivière paisible, vous tomberez nez à nez avec des antilopes, des cerfs et des kangourous. Issus à l’origine du zoo de Berlin, ces kangourous sont aujourd’hui nombreux à l’intérieur du parc et ils se laissent facilement approcher. Lors de notre première visite, nous avions vu des kangourous albinos. Il y a quelques semaines, ce sont des bébés kangourous, bien au chaud dans la poche de leur maman, que nous avons pu admirer. Les enfants étaient ravis!

Des cerfs et des antilopes en liberté, réserve zoologique de Sauvage
Plusieurs animaux en liberté, réserve zoologique de Sauvage
Le premier kangourou que nous avons aperçu, au grand bonheur des enfants!
Le premier kangourou que nous avons aperçu, au grand bonheur des enfants!
Un kangourou albinos... Surprenant!
Un kangourou albinos… Surprenant!
Notre fils cadet s'approche d'un bébé kangourou, dans la poche de sa maman
Notre fils cadet s’approche d’un bébé kangourou, dans la poche de sa maman

Savourez le caractère « sauvage » de ce lieu enchanteur, en prenant soin de bien planifier votre visite. En effet, on doit bien admettre que le château porte bien son nom. Non seulement il abrite plusieurs espèces animales en liberté, mais il est aussi quasi désert… Nous y sommes allés à deux reprises, en plein mois de juillet, sans croiser âme qui vive. Lors de notre dernière visite, il n’y avait personne à l’accueil, ni à notre arrivée ni à notre départ, si bien que nous n’avons pas été en mesure de payer les frais d’entrée (pourtant en vigueur pour les adultes et les enfants dès l’âge de trois ans). Un beau problème, me direz-vous, mais c’est tout de même moins pratique si les enfants ont besoin d’aller aux toilettes (inexistantes?) ou si vous avez des questions à poser au personnel (introuvable). C’est donc un élément à prendre en considération dans la planification de la visite, car le lieu manque un peu d’organisation : aucune affiche ou indication dans le parc, que ce soit au sujet de la faune ou de la flore (mieux vaut faire quelques recherches à l’avance ou il y aller sans avoir en tête d’augmenter ses connaissances), pas de possibilité d’acheter à boire ou à manger sur place (donc, prévoir un pique-nique), pas de poubelles (prévoir un sac à cet effet), etc.

Mes trois hommes dans le sentier désert de la réserve zoologique de Sauvage
Mes trois hommes dans le sentier désert de la réserve zoologique de Sauvage

4. Le château de la Madeleine, une forteresse médiévale

Situé sur les hauteurs de Chevreuse, le château de la Madeleine est l’un des rares châteaux médiévaux des Yvelines. Construit entre le XIe et le XIVe siècles, ce château fort fut l’enjeu de luttes sévères au cours de la guerre de 100 ans. Il appartient aujourd’hui au Conseil général des Yvelines et il héberge le siège du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse. Nous l’avons visité en 2012, avec notre fils aîné qui était alors âgé de six ans. L’accès au château est gratuit, tant pour les enfants que pour les adultes, ce qui est de plus en plus rare de nos jours. À la lumière de notre visite, voici nos suggestions pour rendre agréable cette excursion familiale.

Notre arrivée au château de la Madeleine, forteresse médiévale
Notre arrivée au château de la Madeleine, forteresse médiévale

Dans le châtelet d’entrée, prenez le temps de découvrir la documentation touristique mise à votre disposition. Pour les enfants, n’oubliez pas de prendre un livret découverte-jeu (gratuit), qui leur permettra de visiter le château tout en s’amusant à résoudre une énigme. Sur les traces de Guy le rouge, ils se transformeront en chevaliers le temps d’une visite et découvriront les fonctions défensives d’une forteresse médiévale, de même que la vie quotidienne de ses habitants.

Notre fils ainé se prend déjà pour un chevalier, château de la Madeleine
Notre fils aîné se prend déjà pour un chevalier, château de la Madeleine

Découvrez librement la cour intérieure du château, ses remparts et la Tour des Gardes. Plusieurs scènes extérieures de la série Kaamelott y ont été tournées, ce qui ne manquera pas d’impressionner vos enfants. Bien que les tours et une grande partie de la muraille du château se soient effondrées au fil des ans, le lieu conserve un charme historique qui nous transporte au Moyen Âge. N’oubliez pas de visiter les caves du château, restaurées depuis peu, où vous trouverez une exposition permanente sur son histoire. 

L'entrée Sud du château de la Madeleine
L’entrée Sud du château de la Madeleine
Dans les caves du château de la Madeleine, qui abritent une exposition permanente
Dans les caves du château de la Madeleine, qui abritent une exposition permanente

Depuis les remparts, admirez le splendide panorama sur Chevreuse et la vallée de l’Yvette. En pleine nature, le site du château est entouré de verdure, où les enfants peuvent s’amuser à cueillir des coquelicots ou encore s’installer pour un pique-nique. N’hésitez pas à prendre le chemin de Jean Racine pour vous balader tout en profitant du grand air. Ce dernier relie le site de Port Royal au château de la Madeleine, où le poète séjourna plusieurs mois en 1661. Sur le site, on retrouve d’ailleurs une citation de Jean Racine, qui résume bien l’ambiance qui règne en ces lieux.

Que je me plais sur ces montagnes

Qui s’élevant jusqu’aux cieux

D’un diadème gracieux

Couronnent ces belles campagnes

– Jean Racine, 1661

Vue magnifique sur la vallée de l'Yvette
Vue magnifique sur la vallée de l’Yvette
On se promène sur le chemin de Jean Racine
On se promène sur le chemin de Jean Racine

En espérant que ce billet vous donnera envie de sortir un peu de Paris, lors de votre prochain voyage en France, afin de découvrir les châteaux des Yvelines. Notre sélection n’est absolument pas exhaustive, mais elle permet de mettre en relief les atouts différents de ces quatre châteaux qui ont été de véritables coups de cœur pour nous.

Et vous, quel est votre château préféré dans la région des Yvelines?