Kuranda, notre visite au coeur de la forêt vierge australienne (un mois en Australie, jour 18)

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Un mois en Australie – Jour 18

Dans notre dernier biller sur l’Australie, nous vous avons entraînés avec nous à Mission Beach et à Cairns, dans notre poursuite infructueuse des casoars australiens. Dès le lendemain, nous partions découvrir Kuranda, un petit village pittoresque situé au cœur de la forêt vierge australienne. Au départ, nous avions des projets ambitieux pour cette dix-huitième journée en sol australien. En plus du village de Kuranda, nous souhaitions visiter Tjapukai Aboriginal Cultural Park, un centre culturel aborigène situé entre Cairns et Kuranda. Nous nous sommes rendus sur le stationnement désert du site, pour finalement constater qu’il était fermé ce jour-là. Nous avons donc révisé nos plans, en décidant de dédier cette journée entière à la visite de Kuranda. Avec du recul, ce fut une excellente décision, qui nous a permis de flâner dans le village et de profiter de son ambiance décontractée, sans nous presser.

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Notre itinéraire de Cairns à Kuranda

Voler au-dessus de la forêt vierge

Pour rejoindre le village de Kuranda, situé à 25 kilomètres au nord-ouest de Cairns, plusieurs possibilités s’offrent aux visiteurs.

1- Traverser la forêt tropicale en voiture ou en bus.

2- Monter à bord d’un train panoramique, le Kuranda Scenic Railway.

3- Voler au-dessus de la forêt vierge, via le Skyrail Rainforest Cableway.

C’est cette troisième option qui a retenu notre attention. Confortablement installés dans la nacelle du Skyrail, nous avons ainsi pu admirer les forêts tropicales qui entourent le village de Kuranda, classées au patrimoine mondial. Pour nous, le trajet jusqu’à Kuranda fut une expérience en soi et notre journée aurait pu s’arrêter là tellement nous en avions pris plein les yeux. Les paysages étaient extraordinaires! Au-delà de la forêt tropicale à perte de vue, ce moyen de transport nous a permis d’admirer la baie de Cairns et la rivière Barron sous un autre angle.

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Notre visite de Kuranda

Une fois arrivés à Kuranda, nous avons emprunté le « Walkway to Village », où nous avons rapidement été séduits par la flore variée des environs. Sur la rue principale du village, nous avons flâné dans les boutiques et les galeries d’art aborigène. Kuranda est un village réputé pour son artisanat et accueille plusieurs peintres et sculpteurs qui y exposent leurs oeuvres. C’est un plaisir de les regarder travailler et de discuter avec eux. Notre fils aîné a profité de l’occasion pour se faire tirer le portrait par un caricaturiste. En flânant dans les marchés environnants, nous avons aussi acheté quelques articles conçus et fabriqués sur place, tels que des bijoux artisanaux (pour moi), un koala en peluche (pour les enfants) et un chapeau d’aventurier (pour mon mari). Nous avons ensuite fait une pause, afin de savourer des glaces aux fruits tropicaux, ainsi que des bonbons au Kuranda Candy Kitchen, un magasin proposant des confiseries uniques, cuisinées à l’aide de techniques traditionnelles à partir d’ingrédients locaux. Un délice!

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Mais notre moment préféré fut, sans contredit, notre visite du sanctuaire de papillons (Butterfly Sanctuary). Le village compte quatre différents parcs animaliers thématiques (Koala’s Garden, Birdworld, Venom Zoo et Butterfly Sanctuary), mais le temps limité dont nous disposions ne nous permettait pas d’en faire une visite exhaustive. Étant donné que nous avions déjà eu des occasions de fraterniser avec les koalas, les oiseaux et les serpents australiens (voir à ce sujet nos billets sur le Taronga Zoo, le Lone Pine Koala Sanctuary et le Bungalow Bay Koala Village), nous avons fait le choix d’aller à la rencontre des papillons de Kuranda. Nous avons adoré notre visite du Butterfly Sanctuary, qui abrite les principales espèces de papillons du Nord du Queensland, dont le fameux Ulysse. Les papillons volaient devant nous, déployant leurs ailes colorées, et se posaient volontiers sur nos mains, nos épaules et nos têtes. Des moments magiques!

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Notre dernier arrêt de la journée : Barron Falls

Après une petite pause dans un parc, où les enfants ont pu se dégourdir les jambes, nous avons repris le Skyrail pour rentrer. Cette fois, nous avons fait un arrêt en route afin d’admirer les Barron Falls, en empruntant un petit sentier. Ce fut une chouette balade, bien que les chutes d’eau soient moins impressionnantes en été. Des panneaux indiquaient d’ailleurs aux visiteurs que la période idéale pour les admirer  dans toute leur splendeur est de décembre à mars, pendant la saison des pluies.

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De retour sur la terre ferme, nous avons repris la route en direction de notre camping, situé un peu plus au nord. En route, de magnifiques paysages nous attendaient encore…

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Sur les traces des casoars australiens (un mois en Australie, Jours 16 & 17)

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Préambule : Depuis ses deux ans, mon fils cadet fréquente la Petite École Vision Saguenay, un milieu scolaire dynamique qui contribue à ouvrir les enfants sur le monde. Aujourd’hui âgé de quatre ans, il évolue dans ce milieu comme un poisson dans l’eau, alternant entre le français, l’anglais et l’espagnol dans ses échanges. C’est vraiment beau et émouvant de le voir progresser dans ses apprentissages. Cette semaine, à l’école, la thématique portait sur les différents continents. Il était évidemment très intéressé par les discussions et fier de dire à ses amis qu’il avait déjà visité plusieurs continents. Une journée a été consacrée à l’Australie, à son grand bonheur. Pour l’occasion, nous lui avons permis d’aller à l’école avec ses peluches australiennes ainsi qu’un livre qu’il adore et qui raconte l’histoire d’un casoar. Il était bien fier de partager ses découvertes avec ses amis. De mon côté, cette semaine thématique m’a donné envie de replonger dans mes aventures australiennes avec vous… D’autant plus que nous en étions, dans notre récit, à vous partager notre poursuite des casoars australiens!

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Des souvenirs typiquement australiens

Un mois en Australie : Jours 16 & 17

Après un petit-déjeuner avec des koalas, des serpents et des crocodiles au Bungalow Bay Koala Village, nous avons quitté Magnetic Island afin de reprendre la route vers Mission Beach et Cairns.

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Notre itinéraire entre Magnetic Island et Cairns

Jusqu’à maintenant, nos expériences australiennes nous avaient permis de tenir des koalas dans nos bras, de se faire chatouiller par des serpents, de caresser des crocodiles et de nourrir des kangourous. Pas mal quand même! Nous n’avions toutefois pas encore eu l’occasion de croiser un casoar. Un arrêt à Mission Beach s’imposait donc, l’endroit étant réputé pour abriter la plus grande population de casoars d’Australie.

Mais qu’est-ce qu’un casoar exactement? Vous connaissez? Je dois avouer bien candidement que je n’avais jamais entendu parler de cet animal avant de mettre les pieds en Australie. Alors qu’il peut donner l’impression d’être de la taille d’un canard dans la littérature jeunesse, le casoar est plutôt imposant dans la réalité. À l’âge adulte, on parle effectivement d’un très grand oiseau, avec des allures d’autruche, mesurant jusqu’à 1,80 mètres et pesant jusqu’à 75 kilos. Bref, un oiseau qui passe difficilement inaperçu!

Mission Beach, l’endroit parfait pour se lancer à la poursuite des casoars…

Lors de nos trois heures de route pour rejoindre Mission Beach, l’excitation était à son comble. Nous scrutions les environs en roulant doucement, tout en espérant croiser le célèbre animal. Le nez collé à la fenêtre, les garçons regardaient attentivement les paysages qui défilaient sous leurs yeux, chacun espérant identifier l’oiseau en premier. Malheureusement, malgré nos recherches, les seuls casoars que nous avons croisés sur la route figuraient sur des panneaux de signalisation. Meilleure chance la prochaine fois!

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Une fois arrivés à Mission Beach, nous étions malgré tout très heureux de nous poser dans un camping après plusieurs heures de route. Une fois installés, nous sommes partis découvrir les environs en famille. Mission Beach est une petite station balnéaire qui possède une longue et magnifique plage, où nous avons pris le temps de relaxer en famille. À notre grand étonnement, l’endroit était désert… ou presque! Ici et là, nous croisions des cocotiers qui jonchaient le sol après avoir été déracinés par le cyclone Yasi en février 2011. Un an plus tard, l’endroit conservait encore les traces de cette catastrophe naturelle et dégageait quelque chose de particulièrement émouvant.

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Balade sur la plage déserte de Mission Beach

 

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Notre fils aîné s’improvise aventurier
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Notre fils cadet apprend à marcher

Après avoir profité de la plage, nous avons décidé de partir en randonnée, bien déterminés à croiser un casoar en route. Je dois avouer que mes sentiments étaient partagés à l’idée de me retrouver à proximité de cet énorme oiseau. Non pas que je sois spécialement froussarde (bon, d’accord, un peu!), mais il faut quand même préciser que cet oiseau a la réputation d’être le plus dangereux au monde. En effet, le livre des records Guiness lui décernait, en 2004, le titre de l’oiseau le plus meurtrier à l’échelle mondiale, ce dernier pouvant éventrer un homme avec un seul coup de patte. Alors fasciné par les animaux dangereux, mon fils aîné nous répétait en boucle les informations de son livre « Le top 100 des créatures effrayantes ». Dans ce livre, on décernait au casoar un degré de frayeur de 4/5, tout en documentant ses armes fatales et ses habiletés effrayantes. Parmi ses armes fatales, il était question de son gros doigt intérieur « aussi aiguisé qu’un poignard ». Ses habiletés effrayantes faisaient mention de ses « coups de pattes assez forts pour ouvrir un animal en deux ou pour déchirer une portière de voiture ». Vous conviendrez avec moi que ces informations ne sont pas spécialement rassurantes! Pourtant, mon fils n’était nullement impressionné. Véritable encyclopédie vivante, il nous répétait, du haut de ses cinq ans, qu’il suffisait de maintenir une distance avec l’oiseau, tout en faisant en sorte que des obstacles se retrouvent en lui et nous. Plus nous avancions, plus mon fils répétait son monologue, et moins j’avais envie de faire cette rencontre. Au final, nous n’avons croisé aucun casoar. Il faut dire que nous étions plutôt bruyants avec nos deux garçons très volubiles.

Une pause pour découvrir Cairns

Après une bonne nuit de sommeil et un pique-nique à l’extérieur en pyjama en guise de petit-déjeuner, nous avons quitté Mission Beach en direction de Cairns. Deux heures plus tard, une fois arrivés au camping, les enfants étaient ravis de découvrir les installations : parc, trampoline, glissades d’eau. Tout était parfait pour eux. À un point tel que nous avons dû user de ruse parentale pour les convaincre de quitter les lieux afin de découvrir les environs. Nous avions entendu parler d’un petit marché extérieur près de la lagune, nous leur avons donc vendu l’idée qu’ils y trouveraient peut-être des articles intéressants. Et ce fut le cas, car nous y avons acheté des petits jouets en bois avec lesquels les garçons ont joué pendant le reste de notre séjour en Australie. Nous avons ensuite fait une balade sur l’esplanade, en mangeant une glace tout en admirant les nombreuses espèces d’oiseaux qui fréquentaient les lieux. Contrairement à Mission Beach, Cairns ne possède pas de plage, ses rives étant plutôt faites de mangrove. On retrouve toutefois une splendide piscine à ciel ouvert qui semble se prolonger dans la mer. L’illusion est parfaite. Nous avons pris le temps de nous y rafraîchir et de partager un pique-nique dans l’herbe avant de rentrer à notre camping-car.

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Un petit-déjeuner avant de partir en direction de Cairns
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Au camping de Cairns que les enfants ne voulaient plus quitter
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L’esplanade de Cairns
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Nous nous baladons pour découvrir les environs
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Nous admirons les nombreux oiseaux sur les lieux

Notre course aux casoars n’était pas terminée, loin de là… Nos aventures australiennes allaient nous mener dans d’autres lieux susceptibles d’héberger le célèbre oiseau. Malgré nos efforts, ce n’est pas en Australie, mais plutôt aux États-Unis, que nous avons eu l’occasion de voir des casoars de plus près, lors de notre récente visite du zoo de Nashville… Malheureusement, nos garçons n’étaient pas présents pour immortaliser l’événement avec leur appareil photo. Un autre voyage au pays des kangourous s’impose donc! 😉

10 constats tirés sur les routes du Queensland (1 mois en Australie, Jours 12 & 13)

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Séjour en Australie : Jours 12 & 13


En voyage, certaines périodes sont plus propices que d’autres afin de faire des bilans. Au cours de notre périple australien, ce fut lors de notre road-trip dans le Queensland, entre Rainbow Beach et Airlie Beach, que l’heure du bilan a sonné. Enchaînant les heures sur la route, tous les quatre ensemble dans notre camping-car, nous n’avions pas vraiment le choix de prendre un temps d’arrêt. Voici un bref récit de ces deux journées sur la route, suivi des 10 constats que nous avons tirés de notre road-trip dans le Queensland.

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Notre itinéraire entre Rainbow Beach et Airlie Beach

Sur la route en famille… en camping-car!

Nous avons quitté Rainbow Beach (1), après une journée d’adrénaline en famille sur Fraser Island. Nous avions prévu nous rendre à Seventeen Seventy (1770) pour y passer la nuit. Dans notre grande naïveté, nous pensions alors en avoir pour quelques heures de route seulement. Nous avons fait une halte à Gin Gin (2), pour pique-niquer près d’une aire de jeux, en permettant aux enfants de se dégourdir les jambes. Notre fils aîné a eu le temps de se nouer d’amitié avec une petite fille, dont la mamie parlait un français impeccable. Après cette pause, nous sommes remontés dans le camping-car au grand regret des garçons qui auraient bien continué à jouer tranquillement. Nous sommes enfin arrivés à destination, après près de six heures de route. Seventeen Seventy  (3) est une petite station balnéaire séparée en deux par une réserve naturelle. Nous avons fait un petit tour de la ville, pour finalement nous arrêter au bord de la mer afin d’admirer le soleil qui se couchait. Les enfants ont joué dans le petit parc et nous avons fait une jolie balade au bord de l’eau, en admirant les nombreux voiliers et les perroquets multicolores qui chantaient dans les arbres. Le lendemain, c’est une journée entière sur la route qui nous attendait. Après avoir roulé plus de neuf heures, nous sommes arrivés à Airlie Beach (4) où nous nous sommes installés pour la nuit… Complètement crevés!

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En route vers Seventeen Seventy
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En route vers Seventeen Seventy
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Notre arrivée à Seventeen Seventy
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Une petite pause bien méritée à Seventeen Seventy
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Le soleil se couche sur Seventeen Seventy
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Enfin à Airlie Beach, après une longue route

 

Les 10 constats tirés de notre road-trip dans le Queensland

Ces deux journées sur la route nous ont permis de tirer plusieurs constats. On vous en offre ici une petite synthèse… à prendre avec humour!

  1. Il ne faut pas sous-estimer les nombreux travaux sur les routes du Queensland, qui peuvent augmenter considérablement le temps initialement prévu pour parcourir une distance.
  2. On ne développe pas des réflexes pour conduire à gauche en deux semaines… En revanche, un accident en début de parcours permet ensuite de mieux évaluer la hauteur d’un véhicule (si vous ne comprenez pas, c’est que vous n’avez pas lu notre billet sur Brisbane, notre pire souvenir de l’Australie!). 😉
  3. C’est toujours une mauvaise idée d’acheter un seul jouet pour deux enfants (en l’occurrence un serpent en plastique acheté au Lone Pine Koala Sanctuary), car ils se chamailleront sans relâche pour l’avoir pendant TOUT le trajet.
  4. Donner des purées dans un véhicule en mouvement est un art qui se développe TRÈS lentement…
  5. Le nombre de kangourous morts endormis sur la route augmente de façon dramatique plus on s’aventure vers le nord.
  6. Il est préférable de s’armer de patience avant d’essayer de dépasser un « road train », un véhicule immense et prioritaire en sol australien.
  7. Il ne faut jamais croire un enfant qui affirme ne pas avoir besoin de se soulager la vessie avant de se lancer dans un road-trip. Il réclamera assurément une « pause pipi » dans moins de 20 kilomètres.
  8. On peut se lasser de beaucoup de choses sur la route, mais pas des paysages qui sont à la fois magnifiques et variés. De nombreux « Lookout », aménagés avec un stationnement, permettent d’en profiter pleinement et de prendre de belles photos… Mais c’est une habitude qui augmente aussi la durée d’un trajet…
  9. On se sent beaucoup moins coupable de manger un steak de kangourou en sachant le nombre d’accidents de la route qui sont causés par ces animaux en sol australien. D’ailleurs, mieux vaut éviter de faire de la route lorsque le soleil est couché.
  10. Plus il y a de personnes dans un véhicule, plus c’est difficile de s’entendre sur la musique à écouter… Ce qui nous mène souvent à des classiques pour enfants qui mettent la santé mentale des parents à rude épreuve.

Des constats préliminaires, car ce road-trip dans le Queensland nous réservait encore des surprises que nous vous partagerons bientôt sur le blogue… 🙂

De Moreton Bay à Rainbow Beach : 5 arrêts à découvrir (1 mois en Australie, Jours 9 & 10)

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Séjour en Australie : Jours 9 & 10


Dans notre dernier billet sur nos aventures australiennes, nous vous avons parlé de cinq rencontres animales mémorables que nous avons eu l’occasion de faire au Lone Pine Koala Sanctuary. Après cette journée avec les koalas et les kangourous, nous nous sommes installés pour la nuit à Bribie Island. Voici le récit des deux jours suivants, où nous avons fait la route entre Moreton Bay et Rainbow Beach en cinq principaux arrêts.

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Notre itinéraire en cinq étapes entre Moreton Bay et Rainbow Beach

1- Moreton Bay

Nous avons quitté Bribie Island très tôt, car nous avions plusieurs kilomètres à parcourir avant d’atteindre Tin Can Bay, où nous avions prévu passer la nuit. Nous avons tout de même fait une halte à Moreton Bay pour prendre notre petit-déjeuner au bord de l’eau. Nous en avons profité pour admirer les voiliers qui voguaient tranquillement sur l’eau.

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Au loin, le pont reliant Bribie Island à Moreton Bay
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Nous prenons le petit-déjeuner en admirant les voiliers

2- Glass House Mountains National Park

Nous avons fait un deuxième arrêt au Glass House Mountains National Park, après environ une heure de route. Situés dans l’arrière-pays de la Sunshine Coast, les Glass House Mountains forment un massif montagneux composé de onze monts abrupts issus d’éruptions volcaniques. Ils sont d’ailleurs inscrits au patrimoine de l’Australie et du Queensland comme « trésor naturel national ». Plusieurs sentiers clairsemés d’eucalyptus s’offraient alors à nous. Nous avions d’abord l’intention de faire une randonnée d’environ trois kilomètres (le Tibrogargan Circuit) afin de profiter des paysages montagneux tout en admirant les fleurs abritées par la forêt. Malheureusement, notre fils aîné a fait une chute et il s’est blessé à la jambe. Nous avons donc été contraints de revoir notre plan de la journée (un classique avec des enfants!). Nous avons alors choisi la randonnée Mountain View Lookout, qui est facile et très courte (340 mètres), mais qui offre tout de même un beau point de vue sur les montagnes environnantes. Des panneaux nous ont alors appris que les Glass House Mountains étaient autrefois un lieu de rassemblement important pour les populations aborigènes. Selon la légende, les monts représenteraient les membres d’une famille, le Tibrogargan étant le père. Mais du promontoire où nous étions, ce sont surtout les monts Beerwah et Coonowrin qui étaient à l’honneur. D’une hauteur de 556 mètres, le mont Beerwah est le plus haut sommet des Glass House Mountains et il représente la mère. Le mont Coonowrin culmine, quant à lui, à 377 mètres de hauteur et représente l’aîné de la fratrie.

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Tibrogargan Circuit, avant le petit accident
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Le mont Beerwah, à gauche, et le mont Coonowrin, à droite

3- Noosa

Une heure de route plus tard, nous sommes arrivés à Noosa, une station balnéaire qui possède de belles plages ainsi que de nombreux cafés et petites boutiques. Nous avons mangé dans un club de surf, avec une vue magnifique sur la mer. Après le repas, nous avons fait une longue balade sur la Sunshine Beach. Les garçons étaient heureux de s’exciter dans le sable après une longue route.

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Les garçons s’amusent sur la Sunshine Beach

4- Tin Can Bay

Nous avons repris la route vers Tin Can Bay, en passant par des plantations de pins et des champs où nous avons pu apercevoir des chevaux sauvages. Une fois arrivés à Tin Can Bay, nous avons été immédiatement séduits par ce petit port de pêche authentique. Après avoir garé notre camping-car, nous avons fait une balade sur le Kate Kelly Walkway, bordé d’une mangrove, avant d’admirer le coucher du soleil sur la marina. De retour au camping, nous avons discuté longuement avec des gens du coin qui nous ont indiqué l’endroit où aller le lendemain matin afin de nourrir des dauphins sauvages.

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Le soleil se couche sur la marina de Tin Can Bay

Le lendemain matin, nous nous sommes levés très tôt pour aller à la rencontre des dauphins sauvages. Nous avons marché au bord de la mer, tout en observant les différents oiseaux qui semblaient habiter les lieux.

 

Arrivés à destination, au Tin Can Bay Dolphin Center, les bénévoles ont expliqué aux visiteurs que les dauphins étaient en retard sur leur itinéraire habituel, probablement en raison du froid. Nous avons acheté des poissons pour pouvoir les nourrir à leur arrivée… Et ce moment magique arriva enfin. Mon fils aîné y est allé en premier et ce fut ensuite mon tour. Une expérience extraordinaire qui restera dans nos mémoires pour longtemps. Nous avons mangé un copieux petit-déjeuner dans le café voisin, à base d’œufs et de bacon, avant d’aller plier bagages et de reprendre la route vers Rainbow Beach.

5- Rainbow Beach

Après une quarantaine de minutes de route, nous sommes arrivés à Rainbow Beach, un village balnéaire entouré de sable blanc. Après notre installation au camping et quelques courses, nous sommes allés découvrir  Carlo Sandblow, une dune de 120 mètres qui offre une vue incroyable sur la mer. Pour y accéder, nous avons fait une belle balade, la Cooloola Great Walk, entourés de différents oiseaux. Après dix jours loin de Dubaï, notre fils aîné était heureux de courir dans les dunes de sable.

Nous avons terminé cette journée en faisant un pique-nique sur la plage, tout en admirant les falaises de sable arc-en-ciel. Après deux années à Dubaï, les enfants trouvaient l’eau froide et s’y trempaient à peine les pieds. En revanche, ils se sont bien amusés dans le sable. Nous sommes rentrés au coucher du soleil, afin de préparer notre excursion du lendemain sur Fraser Island…

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À suivre…

5 rencontres animales marquantes au Lone Pine Koala Sanctuary (1 mois en Australie, Jour 8)

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Séjour en Australie : Jour 8


Après notre magnifique journée à Byron Bay, nous avions prévu dormir dans un camping situé à Moreton Bay. Toutefois, étant donné que nous avions plusieurs heures de route à faire pour nous y rendre, nous avons décidé de faire une pause avec les enfants en chemin pour visiter le Lone Pine Koala Sanctuary. Nous avions initialement prévu faire cette visite lors de notre séjour à Brisbane quelques jours plus tôt, mais vous vous rappelez sans doute nos mésaventures qui nous ont contraints à revoir notre itinéraire. Les enfants étaient ravis à l’idée d’aller à la rencontre des animaux australiens. Leur visite du zoo de Sydney les avait séduits, mais celle du Lone Pine Koala Sanctuary fut encore plus excitante pour eux en raison des multiples interactions possibles avec les animaux du parc. Nous vous proposons un résumé de cette journée en vous parlant de nos cinq rencontres animales préférées.

1- Prendre un koala

Le Lone Pine est le plus ancien et le plus grand sanctuaire de koalas en Australie, regroupant plus de 130 spécimens de cet animal emblématique du pays. Nous avons tout d’abord visité les trois enclos qui leur sont destinés, afin de les regarder faire la sieste ou brouter quelques feuilles d’eucalyptus. Nous y avons vu des bébés (entre 1 et 2 ans), bien collés à leur maman, ainsi que des koalas « retraités », âgés entre dix et douze ans.

Depuis 1997, il est interdit de caresser un koala dans le New South Wales, mais c’est autorisé dans le Queensland. C’est une opportunité offerte par le Lone Pine, qui prend grand soin des animaux qu’il héberge. Les koalas ne peuvent être caressés que pour une durée maximale de trente minutes par jour, afin de bénéficier de calme et de tranquillité. Ce fut donc un immense bonheur pour notre fils aîné de vivre cette expérience pour une première fois. Les gardiens lui ont demandé de s’asseoir sur un banc et de suivre quelques consignes : placer ses mains l’une sur l’autre, les paumes vers le ciel, au niveau de la taille et, surtout, rester droit et immobile. Ainsi, le koala a eu l’impression d’être blotti dans un arbre, ce qui diminue les risques de blessures. Fiston était ravi!

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2- Nourrir les kangourous

Le Lone Pine héberge aussi plus de 130 kangourous et wallabies de différentes espèces, qui se baladent en liberté dans un grand espace de verdure qu’ils partagent avec quelques émeus. On peut s’asseoir dans l’herbe avec eux et les caresser tranquillement. Le parc offre également la possibilité d’acheter de la nourriture destinée à ces animaux, ce qui augmente les chances d’interagir avec eux. Une chouette expérience!

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3- Admirer les dingos

Les dingos sont des chiens sauvages d’Australie. Redoutables prédateurs, ces derniers ont été à l’origine de certaines attaques mortelles sur des enfants par le passé, notamment à Fraser Island et à Uluru. Des panneaux mettent d’ailleurs les touristes en garde dans certains lieux afin d’éviter des attaques potentielles. Avec nos enfants, nous étions heureux de les rencontrer pour la première fois dans un lieu sécurisé. Nous avons pris le temps de bien les observer sans nous exposer à des dangers.

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4- Écouter le chant d’oiseaux

De nombreuses espèces d’oiseaux visitent le parc et nous permettent de profiter de leurs magnifiques chants. Les visiteurs du Lone Pine peuvent d’ailleurs nourrir les perroquets sauvages qui vivent dans les alentours en distribuant une mixture spéciale disponible sur place. Les enfants ont été particulièrement charmés par le perroquet arc-en-ciel et ses couleurs vives, un mélange de rouge, de vert, de bleu et de jaune.

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5- Observer les crocodiles

Le Lone Pine abrite finalement quelques crocodiles de Johnson d’eau douce, dont les dents pointues ont suscité l’intérêt de nos deux garçons. Ils ont passé un long moment à les observer, à la fois fascinés et craintifs. De vrais aventuriers… bien à l’abris derrière une clôture!

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Ce petit palmarès n’est pas exhaustif de tous les animaux que nous avons eu l’occasion de croiser au Lone Pine, mais ce sont ceux qui nous ont davantage marqués, que ce soit en raison de leur pelage, leur chant, leurs couleurs ou encore leurs dents pointues. À la suite de notre visite, nous n’avons pas été étonnés d’apprendre que ce lieu est classé parmi les 10 plus beaux zoos du monde. Pour nous, ce fut un véritable coup de cœur! C’est donc la tête pleine de joyeux souvenirs que nous avons quitté Brisbane pour nous rendre à Moreton Bay. De là, nous avons rejoint Bribie Island en empruntant un petit pont qui nous a menés à notre camping… Mais nous vous réservons la suite de nos aventures dans un prochain billet!

 

 

Une randonnée magique à Byron Bay (1 mois en Australie, Jour 7)

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Notre séjour en Australie : Jour 7


Après deux journées plus difficiles à Brisbane, nous avons laissé tomber l’idée de nous rendre sur la Gold Coast. Nous étions déjà passablement étourdis par les derniers événements de notre voyage sans avoir à passer une journée dans les manèges du Dreamworld. Nous avons donc pris la route pour nous rendre à Byron  Bay afin d’y passer la journée en famille. Voici un bref récit de cette randonnée qui nous a réconciliés avec l’Australie.

Byron Bay, une pause rafraîchissante

Située à la frontière du New South Wales et du Queensland, la ville de Byron Bay doit son nom à James Cook, qui baptisa l’endroit ainsi, en 1770, en l’honneur du grand-père navigateur du poète Lord Byron. Un siècle plus tard, les colons qui s’y installèrent ont donné des noms de poètes aux rues de la ville, comme Keats et Shelley, croyant que la ville avait été nommée ainsi en hommage au célèbre écrivain. Mais Byron Bay n’a pas qu’un nom teinté de poésie, elle dégage une atmosphère bohème, avec ses plages magnifiques et son phare qui offre des vues panoramiques sur l’océan. Dès qu’on y met les pieds, on a envie se s’y poser et de la découvrir tranquillement, sans se presser. Et c’est exactement ce que nous avons fait, en partant en randonnée vers le sommet du Cap Byron.

Nous avons stationné le camping-car près de la plage principale,  appelée Main Beach. Après notre mésaventure des jours précédents, nous n’avions pas vraiment envie de nous stationner en ville. Nous avons longé la plage à l’est vers Clarkes Beach, où nous avons emprunté un chemin qui montait jusqu’au phare. Notre fils aîné était heureux de courir sur la plage et de partir à la recherche de coquillages. En chemin, nous avons fait une pause pour pique-niquer avec les enfants, tout en profitant des magnifiques paysages qui s’offraient à nous.

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Main Beach, prêts à partir en randonnée
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Fiston, à la recherche de coquillages, Main Beach
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Main Beach, fiston en a marre des photos
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Clarkes Beach, entre mer et rochers
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Clarkes Beach, une plage paisible
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Vue sur Clarkes Beach
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Nous empruntons un petit sentier vers le Cap Byron
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Nous faisons quelques haltes pour admirer la beauté des lieux
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Pique-nique en chemin
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Notre fils cadet est ravi de jouer dans l’herbe

Le phare du Cap Byron et sa vue panoramique

Construit en 1901, le phare du Cap Byron occupe le point le plus à l’est du continent australien et offre une vue spectaculaire sur les environs. Nous avons eu la chance d’y observer des baleines à bosse et des dauphins, sans toutefois être assez rapides pour les photographier. Une fois arrivés au sommet, nous avons relaxé dans l’herbe avant de visiter le musée du phare. Nous nous sommes ensuite dirigés vers la mer, en profitant des magnifiques vues sur la nature environnante. Nous avons finalement fait une halte à Wategos Beach, une plage réputée pour le surf. Nous y avons acheté des glaces à déguster tout en admirant les prouesses des surfeurs. 

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Petite pause au sommet
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Nous visitons le musée du phare
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La vue est magnifique
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Nous repartons à l’aventure
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Nous descendons tranquillement vers la mer
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Les paysages sont, encore une fois, d’une beauté renversante
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Une pause pour déguster une glace
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Nous regardons les prouesses des surfeurs

En chemin vers notre camping-car, nous avons croisé une inscription inspirante de la communauté aborigène Bundjalung, qui participe à la cogestion des ressources naturelles à Byron Bay :

We belong this country

We look after this country

Don’t do wrong around here this country

We don’t harm this country here

We belong to it this country…

Brisbane, notre pire souvenir de l’Australie (un mois en Australie, Jours 5 & 6)

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Séjour en Australie, Jours 5 & 6


En voyage comme dans la vie quotidienne, certaines journées sont à oublier très vite…  Il y a quelques mois, je vous ai parlé des mésaventures qui se cachaient derrière les photos idylliques de notre dernier voyage en EuropeParce que les voyages ne sont pas uniquement une somme de moments parfaits, je vous partage aujourd’hui notre pire souvenir de l’Australie : nos deux journées passées à Brisbane.

Une attente interminable…

Tout a débuté à Sydney, très tôt le matin, alors que nous avions pris un vol intérieur vers Brisbane, point de départ de notre périple sur la côte est australienne. Une fois arrivés, un taxi nous a conduits à la compagnie de location, où un camping-car devait nous attendre. Les bureaux étaient encore fermés et  une quinzaine de familles attendaient déjà devant nous. Je me disais intérieurement que tout serait très rapide puisque nous avions réglé la location via Internet avant notre départ de Dubaï. J’étais zen. Une trentaine de minutes plus tard, nous étions à l’intérieur et nos fistons jouaient dans la petite salle de jeux aménagée pour les enfants. Je trouvais que c’était drôlement bien organisé et je me félicitais d’avoir choisi cette compagnie de location.

Une heure a passé… Puis deux, trois… Et quatre! J’étais définitivement moins zen, pour ne pas dire carrément énervée. L’heure du lunch est arrivée et rien n’indiquait que ce serait bientôt notre tour de recevoir la petite formation obligatoire avant de nous lancer sur les routes en camping-car. Les enfants avaient fait le tour des quelques jouets disponibles dans la salle de jeux (qui me semblait alors beaucoup moins géniale qu’à mon arrivée) et leurs plaintes étaient de plus en plus difficiles à ignorer : « J’ai faim », « J’ai soif », « J’ai envie de pipi », « Je veux partir d’ici », « Je m’ennuie », « J’ai mal au ventre », « mon frère m’a regardé / touché / pincé »…  Bref, vous voyez le genre? Après six heures d’attente, alors que nos provisions de biscuits et de lait étaient terminées et que mon fils cadet avait vomi sur ses derniers vêtements de rechange, nous avons enfin quitté les lieux.

Une parenthèse de moments heureux

C’est avec bonheur que nous avons déposé nos valises dans notre  véhicule. Notre fils aîné a choisi son lit et y a installé ses jouets et ses peluches afin de recréer l’atmosphère de sa chambre. Nous avions prévu plusieurs activités afin de découvrir Brisbane, dont une visite du Lone Pine Koala Sanctuary et une balade à pied pour découvrir le centre-ville, mais nous avons évidemment été contraints de revoir à la baisse nos objectifs de la journée. Décidés à profiter au maximum des quelques heures dont nous disposions afin d’explorer la ville, nous sommes partis en direction de South Bank Parklands, un ensemble de jardins et d’espaces verts situés sur la rive sud du fleuve. Réalisé peu après l’exposition universelle de 1988, il s’étend sur 17 hectares et comprend différents restaurants, des cafés et des boutiques. Nous y avons pris un lunch tardif près d’une aire de jeux pour enfants. Nous relaxions enfin en regardant les enfants s’amuser, pendant que plusieurs ibis tentaient de venir voler nos frites. Il faisait beau et nous étions heureux d’être là, déjà prêts à rire de nos mésaventures de la journée. Nous n’étions pas au bout de nos peines, mais nous ne le savions pas encore…

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South Bank Parklands
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Les enfants jouent au parc pendant que les ibis tentent de voler nos frites

Après une brève balade sur Streets Beach, une plage entourant un lagon artificiel qui attire les visiteurs les jours de beau temps, nous avons fait un tour dans la Wheel of Brisbane, une grande roue de 60 mètres de haut, permettant une vue panoramique sur le centre-ville.

Une fin de journée déroutante

Nous avions initialement prévu de partir tôt le lendemain matin afin de nous rendre sur la Gold Coast, où nous souhaitions visiter le parc d’attractions Dreamworld avec les enfants. Fatigués de notre grande journée, nous avons donc décidé de faire quelques courses avant de nous installer à notre camping pour la nuit. Alors que nous cherchions à nous garer près d’une épicerie, mon mari a mal calculé la hauteur de notre camping-car et nous sommes entrés en collision avec la structure en acier d’un stationnement couvert. Oups… Nous avons immédiatement pris contact avec la compagnie de location que nous avions quittée seulement quelques heures plus tôt.

Mon mari : « Nous avons eu un accident avec votre véhicule dans un stationnement ».

La compagnie de location : « Pas de problème. Continuez votre périple et nous pourrons évaluer l’ampleur des dommages à votre retour ».

Mon mari : « Je crois que ce ne sera pas possible, car le toit est complètement défoncé »…

La compagnie de location : « Venez immédiatement, nous fermons dans 20 minutes ».

En route, nous tentions de nous rappeler quelle option nous avions finalement choisie pour les assurances du véhicule, tout en rassurant les enfants qui étaient un peu ébranlés par l’accident. Mon fils aîné a fondu en larmes, car le plafond défoncé était celui de « sa chambre » (il a le sens de la propriété bien développé!)… Arrivés au bureau de location, le directeur nous attendait. Après vérification, nous avions pris une couverture totale pour le camping-car, nous n’avions donc rien à débourser (Ouf! La facture aurait probablement été salée!). Là, c’est le moment où j’ai été vraiment contente de ne pas avoir piqué de crise lors de l’attente de six heures un peu plus tôt, ce qui aurait probablement rendu le directeur moins patient et courtois devant notre mésaventure. Aucun véhicule de rechange n’était disponible avant le lendemain, mais le gentil directeur nous a tout de même prêté un camping-car pour la nuit.

Le jour de la marmotte…

Vous devinez ce que nous avons fait le lendemain? Nous avons passé la journée à attendre le deuxième camping-car plutôt que de nous amuser dans les manèges du Dreamworld… Une fois installés dans le véhicule, prêts à nous rendre à Byron Bay, mon fils aîné a déclaré d’un air solennel :

« J’espère que vous n’allez pas briser ma nouvelle chambre! »

Impossible de ne pas éclater de rire.

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Prêts pour de nouvelles aventures!