Il était une fois, au château de Breteuil… #EnFranceAussi

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Dans un précédent billet sur quatre châteaux à découvrir dans la région des Yvelines, je vous ai parlé de mes conseils pour visiter le château de Breteuil en famille. Ce château, j’ai eu l’occasion de le visiter à plusieurs reprises. Avec mon amoureux d’abord, puis avec nos trois enfants au cours des dernières années. Il faut dire que l’endroit est parfait pour les petits, qui en conservent d’ailleurs de merveilleux souvenirs.

Quand j’ai appris le thème du rendez-vous mensuel « En France Aussi », j’ai immédiatement eu envie de reprendre le clavier pour vous parler de ce château.

En France aussi« En France Aussi » est un rendez-vous entre blogueurs, instauré par Sylvie du blogue « Le coin des voyageurs ». Chaque mois un blogueur différent propose un thème et coordonne ce rendez-vous. Ce mois-ci, c’est Florence Gindre qui nous propose le thème « Lieux d’écrivains ».  Ce thème m’a immédiatement inspirée et j’ai eu envie d’y apporter ma modeste contribution en replongeant avec vous dans mes souvenirs du château de Breteuil…

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Des contes habilement mis en scène

Surnommé le « château des contes de Perrault », le château de Breteuil permet à ses visiteurs, petits et grands, d’entrer dans l’imaginaire de Charles Perrault par le biais de sept histoires habilement mises en scène dans les dépendances du château. Des personnages de cire prennent alors vie pour nous faire revivre les contes du Petit Chaperon rouge, du Petit Poucet, du Chat Botté, de Cendrillon, de Barbe Bleue, de Peau d’Âne et de la Belle au bois dormant. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour que la magie débute… En voici quelques exemples en photos!

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Une scène de Barbe Bleue, dans l’ancienne salle de chasse du château de Breteuil

 

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Le Chat Botté dans les écuries du château de Breteuil

 

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Le labyrinthe aux mille buis et son pavillon central, où Cendrillon danse avec son Prince charmant
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La maison de la grand-mère du Petit Chaperon Rouge

 

Mais pourquoi mettre en scène les contes de Charles Perrault au château de Breteuil? La question m’habitait jusqu’à ce que je participe à une visite guidée des lieux. En plus d’être un auteur reconnu, Charles Perrault occupait des fonctions administratives auprès du roi Louis XIV. Entre 1657 et 1665, il collabora donc avec le ministre Louis de Breteuil, qui occupait alors la charge de contrôleur général des finances. C’est en raison de ces années de collaboration que la famille Breteuil a décidé de faire honneur au célèbre écrivain.

Au lit… avec Marcel Proust

À l’intérieur du château, Perrault n’est pas le seul écrivain à l’honneur. Tout au long de la visite guidée, on découvre cinquante personnages de cire réalisés par le musée Grévin. Dans la chambre de laque du château, on surprend Marcel Proust au lit… On apprend alors que le célèbre écrivain fut l’invité du château à plusieurs reprises. Il s’est même inspiré de son hôte Henri, le huitième marquis de Breteuil, pour créer le personnage d’Hannibal de Bréauté dans son roman « À la recherche du temps perdu ». Surnommé Babal, ce personnage très snob ne fréquente que les aristocrates bénéficiant d’une certaine renommée… Si le marquis de Breteuil avait su qu’il serait immortalisé de la sorte, il aurait peut-être été moins accueillant avec Proust!

M. de Bréauté, auteur d’une étude sur les Mormons, parue dans la Revue des Deux–Mondes, ne fréquentait que les milieux les plus aristocratiques, mais parmi eux seulement ceux qui avaient un certain renom d’intelligence. De sorte qu’à sa présence, du moins assidue, chez une femme, on reconnaissait si celle-ci avait un salon. Il prétendait détester le monde et assurait séparément à chaque duchesse que c’était à cause de son esprit et de sa beauté qu’il la recherchait.

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Marcel Proust au lit, dans la chambre de laque du château de Breteuil

 Un petit concours?

Grâce au rendez-vous #EnFranceAussi et aux partenaires Gallimard et Ouibus, vous pourriez gagner ce mois-ci deux cadeaux : le guide Gallimard Paris chic & zen et un bon d’achat Ouibus de 120€!

Pour avoir une chance de gagner, vous devez commenter un article du rendez-vous avant le 19 novembre 2016 et laisser un commentaire sur la page Facebook du rendez-vous, (en indiquant le blogue sur lequel vous avez commenté). Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici.

 

Portland en automne (+ vidéo)

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Jusqu’à tout récemment, mes souvenirs du Maine goûtaient la barbe à papa et dégageaient des effluves entremêlées de friture et de crème solaire. Ces souvenirs de ma jeunesse prenaient la forme d’une superposition d’images, où je me voyais tantôt jouer dans les vagues, tantôt construire des châteaux de sable pour ensuite regarder la mer s’en emparer tranquillement, à grands coups de vagues.

Mes vacances dans le Maine évoquaient également en moi des sensations particulières. Un sentiment de liberté, certes, car elles marquaient généralement la période des vacances scolaires, mais aussi des plaisirs simples : sentir le vent du large dans mes longs cheveux, les grains de sable entre mes orteils, la caresse du soleil et de l’eau fraîche sur ma peau… Ces goûts, ces parfums, ces sensations et ces images me revenaient à l’esprit avec, en fond sonore, du bon vieux rock et les cris qui s’échappaient des manèges installés sur la plage d’Old Orchard.

Vous l’aurez compris, le Maine me rappelait surtout la période estivale, lorsque les plages et les restaurants sont bondés, le mini-putt à l’honneur un peu partout et les boutiques pleines à craquer de souvenirs inutiles auxquels les nombreux touristes ne peuvent résister (moi la première!). Comme plusieurs Québécois, je ne m’étais jamais aventurée dans le Maine hors saison. D’ailleurs, quand j’ai évoqué l’idée de m’y rendre, plusieurs personnes de mon entourage ont été surpris par ce choix.

Portland? Mais pourquoi choisir le Maine à cette période de l’année? Êtes-vous à ce point en manque de nouveaux horizons?

Peut-être un peu (rires)… Il faut dire que nous avons fait le choix d’être plus casaniers cet automne en raison du programme scolaire chargé de notre fils aîné qui fait une année d’anglais intensif. Le congé de l’Action de grâce nous offrait donc une belle fenêtre pour partir en escapade familiale, sans pour autant nous aventurer très loin. Nous avons choisi Portland un peu par hasard, en fonction des hébergements disponibles à la dernière minute. Je dois dire que je ne regrette pas d’être revenue sur ce lieu de mon enfance pour le visiter avec mes propres enfants. Portland et ses environs proposent différentes activités pour les petits, et ce, même en dehors de la saison estivale.  En automne, on y découvre les lieux dans un contexte différent, entre couleurs, réconfort et tranquillité.

Une saison haute en couleurs

Évidemment, comme c’est le cas un peu partout en Amérique du Nord, l’automne se décline en différentes couleurs à Portland. Avant d’entrer dans la grisaille de novembre et d’être dépouillés de leurs feuilles, les arbres affichent des teintes allant du vert au rouge, en passant par le jaune et l’orangé. Au sol, les feuilles mortes forment un tapis coloré que les enfants s’empressent d’entasser ou de soulever dans les airs. La ville propose de nombreux parcs qui permettent de profiter des couleurs automnales en faisant d’agréables promenades. Nous avons particulièrement aimé nous balader le long de la Eastern Promenade et sur les rives du parc Fort Williams, où nous avons pu admirer le phare de Portland Head sous différents angles. À environ 3o minutes de Portland, dans la ville de Gray, nous avons aussi apprécié découvrir les sentiers du Maine Wildlife Park, qui permettent d’observer différents animaux de la région dans leur milieu naturel.

portland_phareportland_eastern_promenadeDes plats réconfortants… en terrasse!

Même en automne, les rues du vieux Portland demeurent animées. Flâner dans ce quartier permet de découvrir différentes boutiques de vêtements, d’art et d’artisanat. On y retrouve aussi de nombreux cafés, des pubs et des restaurants qui laissent échapper des odeurs alléchantes. Situé en face du quartier historique, le port est entouré de terrasses où les convives peuvent s’attabler afin de profiter d’une vue magnifique sur  l’eau et les bateaux de pêcheurs. Malgré les températures à la baisse en automne, ces établissements sont très populaires, surtout lors des belles journées ensoleillées. Pour notre part, nous nous sommes laissés tenter par le restaurant J’s Oyster, un établissement spécialisé dans les huîtres. Sur les quais du port, l’endroit propose un cadre convivial avec une vue splendide sur les environs. Les jours de pluie ou de grisaille deviennent, quant à eux, l’occasion de découvrir les spécialités réconfortantes du Maine, notamment le sandwich au homard (Lobster roll) et la chaudrée de palourdes (clam chowder). Rien de tel pour se réchauffer et accueillir la fraîcheur automnale avec le sourire!

img_5033portland_portportland_port2Des lieux emblématiques complètement déserts…

Bien que Portland demeure relativement animée en octobre, d’autres sites à proximité le sont beaucoup moins. C’est le cas d’Old Orchard Beach, un endroit pourtant fort populaire quelques mois plus tôt. Véritable parc d’attractions à ciel ouvert pendant l’été, cette station balnéaire perd ses allures de fête foraine à l’automne, lorsque les vacances se terminent et que les nombreux touristes la désertent peu à peu. Les manèges du Palace Playland font toujours face à la mer, mais le brouhaha qui les caractérisent habituellement fait plutôt place au silence le plus complet. C’est le moment idéal pour se balader tranquillement sur la longue plage dorée, tout en regardant les vagues qui viennent se briser sur le quai. Dans les rues à proximité, la plupart des boutiques et des restaurants sont fermés, ce qui ajoute à la magie des lieux…

old_orchard_pierold_orchard_beach2old_orchard_beach4En me baladant dans les rues désertes d’Old Orchard, les paroles de la chanson de Francis Cabrel, « Hors saison », tournaient en boucle dans ma tête. Il faut dire qu’elles traduisaient très bien ce que je ressentais à ce moment-là…

C’est le silence
Qui se remarque le plus
Les volets roulants tous descendus
De l’herbe ancienne
Dans les bacs à fleurs
Sur les balcons
On doit être hors saison

Au retour, lorsque ce fut le temps de faire un montage de nos photos et vidéos de voyage, c’est encore les paroles d’une chanson de Cabrel qui m’habitaient. Je vous laisse découvrir laquelle…

 

 

Portland, Maine : 5 activités pour les enfants

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Nous revenons tout juste d’un voyage à Portland, dans le Maine, la destination que nous avons choisie cette année pour passer le congé de l’Action de grâce en famille. Malgré la longue route à parcourir pour nous rendre à destination, les enfants ont adoré leur séjour. Voici le « top 5 » de leurs activités préférées dans cette ville et à proximité de celle-ci.

1- Le musée des enfants de Portland

Bien que notre séjour à Portland ait eu lieu au mois d’octobre, le soleil était au rendez-vous presque tous les jours. Nous avons toutefois eu une journée de pluie intense où nous avons dû nous résigner à faire des activités intérieures. Avec du recul, je réalise que ce fut plutôt une bonne chose, car nous avons ainsi eu l’opportunité de découvrir le musée des enfants de Portland. Ce fut un véritable coup de cœur pour nos trois enfants qui sont unanimes pour dire qu’il s’agit de l’activité la plus cool du voyage. Pourtant, après notre séjour à Ottawa et la visite du musée canadien des enfants, les attentes de mes garçons étaient très élevées!

Organisé sur trois principaux niveaux, le musée des enfants de Portland offre différentes activités susceptibles de plaire aux petits comme aux plus grands. En entrant, une salle colorée (Have a Ball!) propose aux petits de jouer avec des balles, de les faire rouler sur différents supports, de les lancer ou de les propulser dans des tuyaux menant au plafond. Ma fille de deux ans aurait pu y passer la journée! Quelques mètres plus loin, un petit escalier mène au premier étage du musée. On y est accueilli par une maison dans les arbres, dans laquelle les enfants peuvent grimper. Au centre de la grande pièce, un espace de jeux est réservé pour les bébés de deux ans et moins (Toddler Park). Les plus vieux peuvent, quant à eux, s’amuser dans le petit parc intérieur (The Playscape), ainsi que dans les différents espaces thématiques qui invitent aux jeux de rôles : pompier, pêcheur, épicier, fermier ou mécanicien. Ce fut l’étage préféré de mon fils de quatre ans! Au sous-sol, le théâtre permet aux enfants de se déguiser et de se mettre en scène avec de la musique et des éclairages. Au deuxième étage, on retrouve finalement plusieurs aires de jeux : une navette spatiale, une salle pour les petits artistes, un immense globe-terrestre entouré de livres, ainsi que des jeux de construction. La forêt est également à l’honneur dans deux grands espaces : Ranger Station et Discovery Woods. La première pièce permet d’observer des tortues et des grenouilles, alors que la deuxième initie les enfants à plusieurs activités de plein air comme l’escalade, le camping et la pêche. Ce fut l’espace préféré par mon aîné (10 ans) qui a particulièrement aimé construire sa propre tente et une cabane en bois.

Adresse : 4015, SW Canyon Road, Portland.

Prix : 10,75$ pour les non-membres âgés entre 1 et 54 ans.

Pour en savoir plus : http://www.portlandcm.org/

2. Le Maine Wildlife Park

Situé dans la ville de Gray, à moins de 30 minutes de Portland, le Maine Wildlife Park est un lieu très agréable à visiter avec des enfants. Plusieurs sentiers permettent d’observer les animaux de la région dans un cadre naturel et adapté aux jeunes de différents âges. Avec des enfants en bas âge, on peut facilement les emprunter avec une poussette. Le parc met d’ailleurs des charriots et des chaises roulantes à la disposition des visiteurs. Avant de se lancer dans la découverte des sentiers, mieux vaut faire le plein de 25¢ à l’accueil, car des distributeurs sont disponibles à plusieurs endroits afin d’acheter de la nourriture à donner aux animaux.

Nous avons, pour notre part, débuté notre visite par le Deer Trail, qui nous a permis d’admirer différents animaux, tels que des chevreuils, des ratons laveurs, des marmottes et des castors. Nous avons ensuite suivi le Tree Trail qui nous a menés vers les enclos des orignaux, des coyotes, des ours, des renards et des lynx. Dans le secteur des oiseaux, nous avons pu voir des aigles, des hiboux, des oies, des paons, ainsi que différents rapaces. Après un petit tour à l’étang des tortues, nous avons découvert le Wetland Trail ainsi qu’une piscine avec de nombreuses truites. L’endroit est vraiment idéal pour une promenade en pleine nature, avec des aménagements de fleurs et de plantes un peu partout.

Adresse : Route 26, Gray, Maine.

Prix : 5,50$ pour les enfants de 4 à 12 ans (gratuit pour les trois ans et moins), 7,50$ pour les visiteurs de 13 à 59 ans.

Pour en savoir plus : http://www.mainewildlifepark.com

3. La plage d’Old Orchard

À moins de 30 minutes de Portland, Old Orchard Beach évoque l’enfance dans toute son exubérance : ambiance tapageuse, chateaux de sable, jeux dans les vagues, odeurs de barbe à papa, de crème solaire et de friture… Le tout avec les manèges du Palace Playland qui s’étalent au pied de son Pier. Hors saison, la plage perd en animation, mais gagne en charme à mes yeux. Elle n’est plus prise en otage par les touristes; au contraire, l’endroit est calme et on y croise seulement quelques résidants qui y font leur jogging ou viennent y promener leur chien. On peut s’étaler de tout son long, s’y recueillir et occuper l’espace librement.

Avant de rentrer au Québec, je tenais à y faire un saut avec les enfants, pour me remémorer mes propres souvenirs d’enfance. Ils ont adoré courir dans le sable et y faire des dessins aussitôt effacés par les vagues. Pendant que mes garçons cherchaient des trésors dans l’herbe et organisaient des concours de saut en longueur dans le sable, ma fille hésitait à mettre ses pieds au sol, ne voulant pas abîmer ses belles chaussures (Non pas « saussures » sales maman!). Voyant ses frères s’amuser comme des fous, elle a finalement décidé de les rejoindre. Il n’y a rien de tel que l’air frais et revigorant de la mer pour susciter un doux et heureux mélange d’énergie et de calme. Je dois toutefois avouer que les enfants souhaitent y retourner en été pour profiter des manèges et se baigner!

Adresse : Old Orchard Street, Old Orchard Beach

Pour en savoir plus sur Old Orchard Beach : http://www.oobmaine.com

Pour en savoir plus sur Palace Playland : http://www.palaceplayland.com

4. Le phare de Portland Head

Quand j’ai proposé aux enfants d’aller visiter le phare de Portland Head, les garçons m’ont répondu à l’unisson : « Pas encore un phare! Nous en avons déjà vu plein… ». Devant ce débordement d’enthousiasme, j’ai hésité un peu à faire cette visite… Mais j’avais trop envie d’y aller et, surtout, je me rappelais que mes deux coquins avaient eu beaucoup de plaisir en découvrant les phares de la Gaspésie et de Cape Cod lors de précédents voyages. J’ai donc insisté pour que nous y passions un petit moment en début de journée.

Situé le long des rives du parc Fort Williams, Portland Head Light nous a immédiatement séduits. Dans un cadre absolument magnifique, entre océan et grands espaces verts, nous y avons fait une agréable balade au bord de l’eau. Après avoir longé la mer en empruntant la Cliff Walk, profitant ainsi des couleurs automnales qui habillaient les arbres, nous avons joué à escalader les rochers sur la plage. Malheureusement, nous sommes arrivés trop tôt pour visiter le musée du phare, mais nous avons beaucoup apprécié le fait de découvrir les lieux dans le calme, alors que nous y étions pratiquement seuls. Tout près du phare, nous avons également eu l’occasion de visiter les ruines de Battery Blair, des bunkers de béton construits en 1903 pour défendre le port de Portland. Finalement, les enfants ont adoré cette visite et ne voulaient plus quitter les lieux…!

Adresse : 1000 Shore Road, Cape Elizabeth

Pour en savoir plus sur le phare de Portland Head : https://portlandheadlight.com/

5. Le magasin de sucreries Len Libby Candies

Nous ne pouvions passer par Portland sans faire un arrêt afin de nous sucrer le bec chez Len Libby Candies. Réputé dans la région depuis de nombreuses années, l’endroit est aussi connu pour héberger un orignal de taille réelle entièrement fait de chocolat. Depuis 1997, cette sculpture composée de 1700 lbs de chocolat au lait attire et impressionne de nombreux visiteurs. Ce fut aussi, pour nous, l’occasion de faire le plein de petites douceurs, car le magasin propose de nombreuses confiseries cuisinées à l’aide d’ingrédients locaux et évoquant la vie dans la région du Maine. On y retrouve, par exemple, du thé aux bleuets, des jujubes en forme de homard, des orignaux et des ours en chocolat ainsi que du sirop d’érable du Maine. Inutile de préciser que les enfants ont adoré cette pause gourmande!
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Adresse : 419 US Route One, Scarborough

Pour en savoir plus sur Len Libby Candies : http://lenlibby.com/

Nous avons adoré notre séjour familial à Portland et nous avons bien l’intention de revenir dans la région du Maine prochainement! Et vous, quelles sont vos activités préférées à proximité de Portland?

L’effet cathartique d’un blogue de voyage (lettre à ma fille prématurée)

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Il y a exactement deux ans, tu venais au monde dans un contexte difficile. Cette journée, je ne l’oublierai jamais, car il s’agit très certainement de la plus difficile que j’ai eu à vivre jusqu’à maintenant. Je garderai toujours en mémoire l’ambivalence qui m’habitait à l’idée de te donner naissance deux mois avant terme. Beaucoup d’émotions se bousculaient en moi; de la joie, bien sûr, mais malheureusement assombrie par beaucoup de colère, de culpabilité, de peur et de tristesse. Quatre mois après ta naissance, à la suite d’une longue hospitalisation, je t’ai écrit une première lettre pour t’expliquer certaines de mes réactions et m’en excuser. À l’époque, je ne tenais pas encore de blogue, mais mon besoin d’écrire s’imposait de plus en plus…

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Ta première photo le jour de ta naissance. Tu pesais 3,4 lbs (1,5 kg)

Quelques mois plus tard, j’ai décidé de me lancer dans l’écriture de mon propre blogue en partageant avec d’autres ma passion pour les voyages. Ce blogue, je te le dois, car tu me l’as inspiré. Pendant mes nombreuses journées à te veiller à l’hôpital, je ressentais le besoin de me libérer des émotions négatives qui m’habitaient de plus en plus. Dans un premier temps, écrire m’a permis de me centrer sur des souvenirs positifs, en évitant de sombrer dans la déprime qui me guettait jour après jour. Je ressentais le besoin de demeurer cette femme forte et heureuse aux yeux des autres, tes frères et toi surtout, même si j’étais en fait profondément fragile et vulnérable. Alors que certains pourraient être tentés de le voir comme un loisir futile, ce blogue m’a permis de ne pas perdre pied et de m’accrocher à ce que la vie a de plus lumineux à offrir. Il s’agit sans doute d’un réflexe ou d’un instinct de survie. Plutôt que d’être paralysée par les émotions négatives qui m’habitaient, je les ai surmontées. En racontant mes voyages d’abord et puis, petit à petit, en parlant de toi, de moi, de notre famille, de tes frères (ici et ici) et de la prématurité. Bref, avec du recul, je réalise que l’écriture de ce blogue a eu pour moi un effet cathartique.

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À l’hôpital, alors que tu avais un mois

Quand je fais le bilan de ces deux premières années à voyager avec toi, je ne peux m’empêcher de sourire et de remercier la vie. Toi qui étais si petite et d’apparence si fragile, tu es aujourd’hui une petite fille curieuse, dynamique, affectueuse, drôle, expressive, déterminée et profondément attachante. Pour nous, ta famille, tu es un véritable rayon de soleil qui illumine chacune de nos journées. Tu sais profiter de la vie mieux que quiconque et je ne peux m’empêcher de croire que c’est sans aucun doute parce que tu as failli la perdre très tôt. Tu mords dans la vie à pleines dents, en abordant chaque nouvelle expérience avec enthousiasme et intensité. Où que tu ailles, tu suscites l’amour et la joie autour de toi, tu rayonnes par ta présence enjouée, ta candeur et l’affection que tu témoignes à tes proches.

Notre reine du #shopping prête pour #halloween #pumpkin #iledorleans #quebec #citrouille #enfamille #travelblog #travelwriter #nosracinesur4continents

A photo posted by nosracines sur 4 continents (@nosracinesur4continents) on

Pour célébrer ton deuxième anniversaire et ta grande force, j’ai donc pensé revenir sur nos voyages les plus marquants en photos. Bien que ta santé nous ait contraints à mettre en veilleuse notre besoin de voyager au cours de tes premiers mois de vie, ton expérience de globe-trotteuse a débuté alors que tu avais à peine neuf mois. Depuis, tu as pris l’avion plus d’une dizaine de fois pour aller partager tes sourires dans différentes villes comme Porto, Lisbonne, ParisLas Vegas, Chicago, Nashville et Séoul.

En ce jour spécial, je veux que tu saches à quel point je suis fière de toi et de ton parcours. Tu es une source d’inspiration pour tous les gens qui t’entourent, moi la première. Je t’aime du plus profond de mon cœur et je nous souhaite encore plein de merveilleux moments de bonheur en famille, ici comme ailleurs. Je ne ferai jamais le tour du monde, le tour de mon monde, mais j’espère en explorer le plus possible avec ton papa, tes frères et toi à mes côtés… Et ça se poursuit dès demain avec un séjour familial à Portland! À suivre…

« Best of » des randonnées familiales au Saguenay

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Le temps des journées à patauger dans la piscine est maintenant révolu, mais le besoin de bouger de mes trois enfants demeure au beau fixe. Que faire alors? À mes yeux, la meilleure façon d’évacuer leur surplus d’énergie demeure la randonnée. Dans notre famille, découvrir de nouveaux sentiers est une véritable passion. Depuis notre installation au Saguenay il y a dix ans, nous avons donc eu l’occasion de découvrir de nombreux sentiers de randonnée pédestre. Dans ce billet, nous avons décidé de vous présenter nos randonnées familiales préférées au Saguenay. Il s’agit tous de sentiers que nous avons eu du plaisir à découvrir avec nos trois enfants, âgés de dix, quatre et deux ans. En revanche, il importe de préciser que nous sommes adeptes de portage pour notre petite dernière (deux ans) qui ne marche pas encore de façon autonome lors de nos randonnées.

Le sentier de la statue, Parc national du Fjord-du-Saguenay (Secteur de la Baie-Éternité)

Il est à mes yeux impossible de parler du Saguenay sans évoquer la beauté de son fjord, le plus long du monde à une aussi basse latitude. Le Parc national du Fjord-du-Saguenay propose différentes randonnées pédestres qui offrent des points de vue incroyables sur la nature environnante. Ces randonnées prennent la forme de sentiers de distances et de niveaux variés, mais notre préféré demeure celui de la statue. Comme son nom l’indique, ce sentier permet aux randonneurs de rejoindre la statue de Notre-Dame-du-Saguenay, qui surplombe le fjord depuis 1881. De niveau intermédiaire à difficile, cette randonnée débute au Centre de découverte et de services et peut se révéler complexe pour de jeunes enfants. Sur une distance de 7,6 kilomètres (aller-retour), ce sentier implique l’ascension du cap Trinité sur un sol inégal. Il est toujours possible d’arrêter l’aventure à la halte Bellevue, qui offre un coup d’œil spectaculaire sur le fjord tout en nécessitant seulement 3,2 kilomètres de marche (aller-retour). Jusqu’à cette année, c’est ce que nous avions choisi de faire avec les enfants en raison du dénivelé important de ce sentier. Nous sommes toutefois ravis d’avoir été en mesure de le compléter en entier cette année et c’est avec un large sourire que nous avons dégusté notre lunch à quelques mètres de la statue. Quelques tables y sont disponibles pour faire un pique-nique, bien que plusieurs randonneurs  préfèrent s’installer sur les rochers au pied de la statue afin de profiter du magnifique panorama.

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Le sentier de la statue en bref :

Distance : 7,6 kilomètres aller-retour (3,2 kilomètres aller-retour pour rejoindre la halte Bellevue). Prévoir entre trois et quatre heures. À mi-parcours, des balançoires permettent aux enfants de faire une pause amusante.

Niveau de difficulté : Intermédiaire à difficile (à éviter avec des enfants qui n’ont pas l’habitude de faire des randonnées).

Prix : 8,50$ pour un accès quotidien au parc (gratuit pour les jeunes de 17 ans et moins).

Pour en savoir plus : http://www.sepaq.com/pq/sag/

Le sentier Le Pic-de-la-Hutte, Parc national des Monts-Valin

La Parc national des Mont-Valin constitue également un incontournable du Saguenay-Lac-Saint-Jean en proposant des randonnées au cœur des plus hautes montagnes de la région. Du haut de ses 984 mètres, le parc possède plusieurs sentiers qui offrent différents points de vue sur la région. À ce jour, notre sentier préféré demeure Le Pic-de-la-Hutte. On peut facilement y accéder en dehors de la saison hivernale, en se rendant en voiture au stationnement du Pic-de-la-Hutte, situé à 9 kilomètres du Centre de découverte et de services. À partir du stationnement, la randonnée implique un parcours de 3 kilomètres aller-retour, qui mène à un panorama grandiose. La randonnée est facile pour les enfants en bas âge et un refuge permet de prendre le goûter à l’intérieur. Le Pic-de-la-Hutte est aussi reconnu pour ses sentiers enneigés lorsque l’hiver s’installe. Nous avons d’ailleurs bien l’intention de nous y aventurer cet hiver en découvrant la Contrée des Momies ou encore la Vallée des Fantômes!

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Le Pic-de-la-Hutte en bref :

Distance : 3 kilomètres aller-retour à partir du stationnement du Pic-de-la-Hutte.

Niveau de difficulté : Facile.

Prix : 8,50$ pour un accès quotidien au parc (gratuit pour les jeunes de 17 ans et moins).

Pour en savoir plus : http://www.sepaq.com/pq/mva/

Le sentier Eucher, La Baie

Nous avons récemment découvert le sentier Eucher et ce fut un véritable coup de cœur pour toute notre famille. Longeant le Fjord du Saguenay, ce sentier débute à la marina de l’Anse-à-Benjamin et fut nommé ainsi en l’honneur d’Eucher Gobeil, le premier propriétaire du lot. Ce sentier monte au sommet des caps  tout en permettant une vue unique sur le fjord et la baie des Ha! Ha! Le circuit offre huit kilomètres de sentiers, mais sa section la plus connue, qui donne accès à la Croix du centenaire, nécessite environ deux kilomètres de marche. Érigée en 1938, la Croix du centenaire fut détruite en 2009, mais récemment reconstruite. En chemin, le site du patrimoine des Écorceurs-de-l’Anse-à-Benjamin comprend plusieurs vestiges, dont la façade de l’incinérateur à écorces, les fondations de la bouilloire et les ruines des quais d’expédition. On peut facilement s’installer pour un pique-nique sur les rochers, près de la Croix du centenaire, en se laissant éblouir par les paysages des environs.

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Le sentier Eucher en bref :

Distance : 8 kilomètres (mais environ 2 kilomètres pour rejoindre la Croix).

Niveau de difficulté : Intermédiaire.

Prix : Gratuit.

Le sentier du Canyon, Centre plein air Bec-Scie

Le Centre plein air Bec-Scie offre des sentiers ouverts tout au long de l’année, que ce soit pour les randonneurs ou les amateurs de vélo et de raquettes. Nous avons eu l’occasion de nous y aventurer à différentes périodes de l’année et chaque saison possède son charme particulier. Notre randonnée préférée fut toutefois celle que nous avons réalisée dans le sentier du Canyon au printemps. Le canyon de la Rivière-à-Mars était alors très impressionnant avec la fonte des neiges et nous avons pris plaisir à marcher le long de ce couloir de roc et sur les passerelles qui le surplombent. Tout au long du sentier, des panneaux d’interprétation nous ont permis de mieux comprendre les conséquences du déluge, qui a ravagé le paysage de la région en 1996. À mi-chemin, nous avons fait une pause pour le lunch dans un refuge en forme de tente amérindienne, au grand bonheur des enfants!

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Le sentier du Canyon en bref :

Distance : 2,6 kilomètres aller-retour.

Niveau de difficulté : Facile.

Prix : 8,26$ pour un accès quotidien en famille.

Pour en savoir plus : http://becscie.riviereamars.com

Le sentier pédestre de Bégin

Nous avons découvert le sentier pédestre de Bégin à la fin de l’été dernier. Bien que le sentier ait semblé peu entretenu lors de notre randonnée, nous l’avons trouvé particulièrement intéressant avec des enfants. Il s’agit d’une boucle de cinq kilomètres qui grimpe dans la montagne en direction de deux belvédères et d’un pont suspendu. Tout au long du circuit, les enfants découvrent avec plaisir 17 sculptures originales qui rappellent certains contes et fables, notamment l’histoire de Blanche-Neige et les sept nains ainsi que la fable du lièvre et de la tortue. Le circuit est ponctué de panneaux qui prennent la forme de bottines de marche afin d’indiquer aux randonneurs le nombre de kilomètres parcourus. Des tables de pique-nique sont disponibles près des belvédères afin de faire une pause et de casser la croûte. Le sentier permet aussi de visiter la grotte de l’ours.

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Le sentier pédestre de Bégin en bref :

Distance : 5 kilomètres en boucle.

Niveau de difficulté : Le sentier est classé « facile », mais il peut se révéler plus complexe à la fin de l’été lorsque les herbes sont très hautes.

Prix : Gratuit.

Les sentiers du Parc de la Rivière-du-Moulin

Je ne peux me résoudre à conclure ce billet sans vous parler des sentiers du Parc de la Rivière-du-Moulin. Situé au cœur de la ville de Saguenay, tout près de notre maison, ce parc est celui que nous fréquentons le plus souvent, et ce, peu importe la saison. Il offre plusieurs pistes, balisées ou non, qui impliquent différents degrés de difficulté.

En été, nous aimons beaucoup emprunter le Chemin de l’eau vive, qui prend la forme d’une boucle de 4,6 kilomètres. De niveau intermédiaire, ce sentier est bien dégagé et revêtu de poussière de pierre. Il traverse la rivière du Moulin et permet de faire une pause agréable le long d’un rapide, que ce soit sur le banc ou les tables de pique-nique qui y sont installés.

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En hiver, nous aimons flâner sur le Chemin des rapides (1,5 km), qui longe en partie la rivière et permet de rencontrer de nombreux oiseaux ainsi que des écureuils. Contre quelques cacahuètes, ces derniers viennent nous manger dans la main, au grand bonheur des enfants. On peut aussi facilement tirer les plus petits en traineau tout au long du sentier.

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Les sentiers de la Rivière-du-Moulin en bref :

Distances et niveaux de difficulté : variés en fonction des sentiers.

Prix : Gratuit.

Pour en savoir plus : http://rivieredumoulin.saguenay.ca/

Vous connaissez les sentiers pédestres du Saguenay? Quels sont vos préférés pour une randonnée en famille?

4 jours à Séoul, entre modernité et traditions (partie 1 : version moderne)

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Quatre jours, c’est bien peu pour découvrir une ville trépidante comme Séoul. C’est d’autant plus vrai quand on doit allier tourisme, vie familiale et boulot. C’est pourtant à travers cette ville que nous avons pris contact avec la Corée du Sud. Nous y avons forgé nos premières impressions sur le « Pays du matin calme », tout en nous familiarisant avec ses spécialités culinaires. Comme la plupart des grandes villes, Séoul a plusieurs personnalités bien distinctes. Pour apprendre à les connaître, il faut prendre le temps de découvrir ses sites incontournables, mais aussi flâner dans ses quartiers moins touristiques. J’aimerais vous dire que c’est ce que nous avons fait à Séoul, mais ce serait vous mentir. En quelques jours sur place, nous avons été contraints de faire des choix parfois déchirants sur les lieux à visiter. Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager mes découvertes de la capitale sud-coréenne en vous parlant de la double personnalité de Séoul. Bien que notre séjour ait été bref, nous avons été fascinés par les contrastes présents dans cette ville, à la fois moderne et empreinte de traditions.

Partie 1 – Séoul, version moderne


La modernité de Séoul est sans doute ce qui a attiré notre attention en premier en pénétrant dans la ville. Arrivés à l’aéroport international d’Incheon, sur l’île de Yeongjongdo, nous avons pris un taxi pour rejoindre le centre de Séoul. Long d’une cinquantaine de kilomètres, le trajet nous a permis d’admirer la métropole et ses nombreux gratte-ciel sous plusieurs angles. Nous avons rejoint notre hôtel au petit matin, dans le quartier Jung-gu. C’est principalement dans ce quartier et celui de Gangnam, où avait lieu mon congrès, que nous avons découvert le caractère moderne de Séoul.

Nos premiers pas dans le quartier Jung-gu

Nous avons découvert le quartier Jung-gu au petit matin. Notre chambre d’hôtel n’était pas encore prête, mais nous avons pu laisser nos bagages à la réception avant de découvrir tranquillement les environs à la recherche d’un petit-déjeuner. Nous avons rapidement compris que l’effervescence dont il est question dans les guides de voyage est un peu plus tardive que ce que nous espérions… Le pays du matin calme porte bien son nom! Alors que j’aurais été prête à tout (ou presque!) pour un café, les restaurants étaient tous fermés. Peu à peu, les boutiques ont commencé à ouvrir leurs portes et à étaler leurs produits : hanbok (vêtements), hanji (papier fait main), gadgets et CD de K-Pop. Pas de doute, nous étions bien à Séoul!

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Mes amours qui sont beaux malgré les 24 heures dans les avions et les aéroports…

Fatigués de notre long voyage, nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel afin de nous y installer.  Après une sieste et quelques éclats de rires à essayer de comprendre les différentes fonctionnalités de la toilette high-tech de notre chambre, nous avons décidé de découvrir  les rues animées de Myeong-dong et de Jung-gu à pied.

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Un petit aperçu des fonctionnalités de la fameuse toilette avant de poursuivre avec des photos plus esthétiques…😉

Notre balade dans les rues à proximité de l’hôtel nous a également permis de découvrir l’architecture moderne des environs. Nous avons été impressionnés par les nombreuses tours, mais plus particulièrement par l’immense vague de verre et d’acier de l’hôtel de ville. Nous en avons profité pour nous tremper les pieds dans les fontaines devant l’édifice et prendre une pause sur la pelouse de Seoul Plaza, en admirant les nombreuses fleurs. Nous avons terminé la journée par une tournée des boutiques à Insa-dong, où de nombreux artisans exposent leurs oeuvres dans une ambiance branchée.

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Samsung Jongno Tower, à deux pas de notre hôtel
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On se balade dans la ville, sans but précis
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Seoul Central Post Office
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Devant l’Hôtel de ville de Séoul
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Des fleurs devant l’Hôtel de ville de Séoul
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Notre fille est en amour à Insa-dong

Le mont Namsan : une vue panoramique sur la métropole

Après avoir déambulé dans la ville sans but précis, notre objectif fut de rejoindre le sommet du mont Namsan en empruntant le téléphérique. Une vue panoramique sur la ville nous y attendait, de même que l’emblématique N Seoul Tower, haute de 236 mètres. Très fréquenté par les touristes, l’endroit était particulièrement bondé, avec des spectacles de danse et de chant en plein air. Un peu partout, des cadenas colorés étaient attachés aux balustrades, laissés derrière par des amoureux qui y avaient préalablement inscrit leurs prénoms. Selon la légende, l’amour des couples qui viennent ensemble y attacher un cadenas serait éternel (mais je vous ai déjà affirmé que ce n’est pas trop notre truc dans mon récit de notre road-trip sur la « Côte du soleil » au Portugal). Leur superposition prenait la forme de sapins, de cœurs et de courbes stylisées… Un décor un peu surprenant après avoir longé d’anciens remparts! En effet, tout près du sommet, nous avons découvert les Bongsudae, des postes de transmission de signaux autrefois utilisés pour faire passer des informations politiques et militaires au gouvernement central.

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La vue sur la ville à partir du mont Namsan
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Au sommet du mont Namsan
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Devant la N Seoul Tower
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Les cadenas laissés par les amoureux qui viennent flâner au sommet
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L’ensemble prend des formes étonnantes
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Un spectacle traditionnel au sommet du mont Namsan

Une matinée au bord de Cheong-gye-cheon

Le lendemain, je me suis levée tôt avec ma fille pour profiter des environs avant d’aller faire ma présentation au congrès. Alors que mon mari avait des rencontres pour son boulot, nous avons flâné au bord de Cheong-gye-cheon, un cours d’eau situé en plein cœur de la ville. La construction de ce lieu unique a exigé la démolition de routes et d’une voie express surélevée… Mais l’endroit est parfait pour s’extraire de l’agitation de la ville et s’y rafraîchir en été! Nous avons pris le temps de découvrir ses promenades, ses cascades, ses passerelles et ses oeuvres d’art, dont un immense coquillage rose et bleu (Spring) installé sur Cheong-gye Plaza. Alors que nous y étions seules depuis près d’une heure, la foule a finalement envahi les lieux et ma fille (très exotique pour les Coréens) se faisait photographier sans arrêt. Heureusement, elle adore jouer les vedettes!

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Cheong-gye-cheon, avec l’immense coquillage bleu et rose au loin
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Ma princesse, heureuse de se dégourdir les jambes
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On explore les environs tranquillement
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Ma fille attire la foule avec ses cheveux blonds
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Heureusement, elle adore se faire prendre en photo!

 Un passage obligé dans le quartier Gangnam

Mon congrès avait lieu au CEOX de Séoul, un immense centre commercial situé en plein cœur de Gangnam. Ce fut donc l’occasion de découvrir ce quartier rendu célèbre par Psy dans sa chanson « Gangnam Style ». Devant l’édifice, une statue représentant deux poings qui se chevauchent trône d’ailleurs depuis décembre 2015, afin de rappeler la chorégraphie de l’artiste. Un écran diffuse le morceau en permanence, alors que les touristes se font photographier sous l’oeuvre… Je n’ai pas pu résister à l’appel! Il faut dire que des rappels du clip sont présents un peu partout dans la ville, tant dans les quartiers modernes que les sites historiques. Nous avons fait quelques balades dans Gangnam, entre deux présentations, mais je dois avouer que ce ne fut pas mon coup de cœur du voyage, loin de là… Entre cliniques de chirurgie esthétique et culture K-Pop, je ne me sentais pas particulièrement dans mon élément.

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Une affiche de Psy en plein cœur du village traditionnel de hanok de Bukchon

 

J’ai bien aimé découvrir le côté moderne de Séoul, mais ce sont ses sites traditionnels qui m’ont le plus charmée… Je vous en parle très bientôt sur le blogue dans un nouveau billet!

Ma famille, mon île…

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Autant j’aime voyager et m’ouvrir aux autres, autant je suis parfois profondément sédentaire et sauvage. Cette semaine, c’est cette deuxième version de moi qui prend le dessus. Ma fille de (bientôt) deux ans a été hospitalisée mercredi pour une laryngite qui a dégénéré rapidement. Alors qu’elle était fiévreuse et qu’elle respirait avec grande difficulté, j’ai dû me résigner à l’idée de me rendre à l’hôpital. Une fois sur place, elle a été vue très rapidement par un médecin qui a confirmé ce que je savais déjà : son état allait nécessiter une hospitalisation en pédiatrie.

J’ai immédiatement fondu en larmes.

Ça vous semble sans doute un peu extrême comme réaction et vous avez raison. Tout comme vous, j’entends parler chaque jour d’enfants malades et je lis leur histoire qui me fend le cœur. Je remercie alors la vie d’avoir trois enfants en santé. Je suis consciente que c’est une chance immense de les voir grandir et s’épanouir. Je sais que cette chance peut m’être enlevée à tout moment, sans préavis. Et si cette peur m’habite parfois, comme c’est le cas cette semaine, c’est que j’ai pensé un jour perdre mon enfant.

Née à 31 semaines de grossesse, ma fille est une grande prématurée et elle a passé ses deux premiers mois à l’hôpital. Sa vie ne tenait alors qu’à quelques fils… Voir son enfant lutter pour sa vie, jour après jour, est une expérience extrêmement déstabilisante. Sera-t-elle là demain lorsque je reviendrai à l’hôpital après quelques heures de sommeil? Aura-t-elle à vivre avec des séquelles liées à sa prématurité? Sera-t-elle un fardeau pour ses frères en vieillissant? Peut-elle aspirer à un avenir « normal »?

Vivre ce genre d’incertitudes laisse des traces dans le cœur et l’esprit d’une maman. Bien qu’à ce jour ma fille ne présente pas de séquelle de sa naissance prématurée, j’en garde des cicatrices. Elles ne sont pas visibles et j’arrive à les oublier de plus en plus souvent, mais elles demeurent présentes. Il suffit d’une journée comme mercredi pour que les plaies s’ouvrent à nouveau et que les douloureux souvenirs rejaillissent… Les inquiétudes, les nuits d’insomnie à répétition, les cauchemars peuplés de mort et de blouses blanches, les alarmes incessantes, les pleurs et les cris étouffés de ceux qui ont moins de chance et dont le regard est difficile à supporter…

Quand je sens ces souvenirs et ces peurs m’envahir, je n’ai qu’une seule envie : être avec mon mari et nos trois enfants pour m’enivrer de leur présence sans en perdre une miette. Ma famille, c’est l’île où je trouve refuge lorsqu’il fait tempête en moi et que je sens le naufrage m’envahir. C’est mon lieu de ressourcement, où le calme, l’amour et la tendresse dominent…

Ma fille a eu son congé de l’hôpital hier et je retrouve enfin mon île. Ne me cherchez pas ce week-end, je serai occupée à faire le plein d’amour et à recharger mes batteries en pyjama… Parce que voyager, ce n’est pas seulement multiplier les aventures au bout du monde; c’est aussi aller au bout de soi-même sans déserter l’essentiel…