Ma famille, mon île…

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Autant j’aime voyager et m’ouvrir aux autres, autant je suis parfois profondément sédentaire et sauvage. Cette semaine, c’est cette deuxième version de moi qui prend le dessus. Ma fille de (bientôt) deux ans a été hospitalisée mercredi pour une laryngite qui a dégénéré rapidement. Alors qu’elle était fiévreuse et qu’elle respirait avec grande difficulté, j’ai dû me résigner à l’idée de me rendre à l’hôpital. Une fois sur place, elle a été vue très rapidement par un médecin qui a confirmé ce que je savais déjà : son état allait nécessiter une hospitalisation en pédiatrie.

J’ai immédiatement fondu en larmes.

Ça vous semble sans doute un peu extrême comme réaction et vous avez raison. Tout comme vous, j’entends parler chaque jour d’enfants malades et je lis leur histoire qui me fend le cœur. Je remercie alors la vie d’avoir trois enfants en santé. Je suis consciente que c’est une chance immense de les voir grandir et s’épanouir. Je sais que cette chance peut m’être enlevée à tout moment, sans préavis. Et si cette peur m’habite parfois, comme c’est le cas cette semaine, c’est que j’ai pensé un jour perdre mon enfant.

Née à 31 semaines de grossesse, ma fille est une grande prématurée et elle a passé ses deux premiers mois à l’hôpital. Sa vie ne tenait alors qu’à quelques fils… Voir son enfant lutter pour sa vie, jour après jour, est une expérience extrêmement déstabilisante. Sera-t-elle là demain lorsque je reviendrai à l’hôpital après quelques heures de sommeil? Aura-t-elle à vivre avec des séquelles liées à sa prématurité? Sera-t-elle un fardeau pour ses frères en vieillissant? Peut-elle aspirer à un avenir « normal »?

Vivre ce genre d’incertitudes laisse des traces dans le cœur et l’esprit d’une maman. Bien qu’à ce jour ma fille ne présente pas de séquelle de sa naissance prématurée, j’en garde des cicatrices. Elles ne sont pas visibles et j’arrive à les oublier de plus en plus souvent, mais elles demeurent présentes. Il suffit d’une journée comme mercredi pour que les plaies s’ouvrent à nouveau et que les douloureux souvenirs rejaillissent… Les inquiétudes, les nuits d’insomnie à répétition, les cauchemars peuplés de mort et de blouses blanches, les alarmes incessantes, les pleurs et les cris étouffés de ceux qui ont moins de chance et dont le regard est difficile à supporter…

Quand je sens ces souvenirs et ces peurs m’envahir, je n’ai qu’une seule envie : être avec mon mari et nos trois enfants pour m’enivrer de leur présence sans en perdre une miette. Ma famille, c’est l’île où je trouve refuge lorsqu’il fait tempête en moi et que je sens le naufrage m’envahir. C’est mon lieu de ressourcement, où le calme, l’amour et la tendresse dominent…

Ma fille a eu son congé de l’hôpital hier et je retrouve enfin mon île. Ne me cherchez pas ce week-end, je serai occupée à faire le plein d’amour et à recharger mes batteries en pyjama… Parce que voyager, ce n’est pas seulement multiplier les aventures au bout du monde; c’est aussi aller au bout de soi-même sans déserter l’essentiel…

 

 

Visiter l’île de Pâques en famille

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Aujourd’hui, Alexiane est notre invitée sur le blogue. Elle vous propose de découvrir l’île de Pâques en famille en vous laissant emporter par son décor unique. L’île de Pâques est l’une des terres les plus isolées au monde. Située en plein cœur du Pacifique, c’est la plus orientale des îles de Polynésie. Ses 4 500 habitants vivent majoritairement à Hanga Rosa, un village au sud-ouest de l’île. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1995, elle appartient au Chili depuis 1888 et dépend administrativement de la région de Valparaiso. Mais pourquoi visiter ce lieu en famille? Voici quelques suggestions qui m’inspirent!

Un lieu propice aux légendes

D’abord, il faut savoir que l’île a été découverte le jour de Pâques en 1722 par un explorateur néerlandais, Jack Roggeveen. Rapa Nui, qui signifie « la lointaine » en tahitien, est son nom d’origine.

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La légende du peuplement de l’île de Pâques demeure incertaine à ce jour et pourrait faire un parfait scénario hollywoodien. Selon le musée anthropologique d’Hanga Roa, une colonisation aurait eu lieu vers 400 ap J.C. et une autre vers 900 ap J.C. La légende raconte que le roi polynésien et sa sœur (ou sa femme) seraient arrivés sur l’île à bord de deux catamarans. Ils fondèrent alors une dynastie, qui s’organisa en tribus, les matas. Pour maintenir leur suprématie, ils décidèrent de faire croire au peuple qu’ils communiquaient avec les dieux. Les moaï furent alors construits, afin de matérialiser cette communication et impressionner la population. Cependant, à la fin du XVIIe siècle, l’île rencontra certains problèmes. Les ressources végétales et agricoles ne parvenaient plus à nourrir une population devenue très nombreuse. Le culte moaï fut alors discrédité et un nouvel ordre politique accéda au pouvoir, mettant en place un nouveau culte. Il s’agit de l’Homme-Oiseau, en hommage au dieu Make Make. Cette dynastie resta en place jusqu’à l’arrivée des missionnaires catholiques, en 1864.

Par la suite, le royaume du Pérou a réussi à conquérir l’île en 1770. Le massacre des habitants et l’importation de nouvelles maladies ont décimé la population des Ranapui. En 1888, le Chili annexa le territoire et ce n’est qu’au XXe siècle que les Ranapui retrouvèrent une liberté et des droits. Avec toutes ces légendes et ce passé chargé d’histoire, la terre des géants fascine aussi bien les adultes que les enfants!

A quoi servent les statues moaï?

L’île de Pâques comporte 887 statues gigantesques en monolithe de basalte et en tuf. Celles-ci peuvent atteindre  jusqu’à 21 mètres de haut. Symbolisant au départ la communication avec les dieux, elles sont rapidement devenues un moyen de se mesurer aux autres tribus. Certains moaï portent une sorte de chapeau en tuf rouge qui pourrait représenter des cheveux. Si vous avez la chance de visiter l’île au mois de février, pendant les vacances d’hiver, vous pourrez assister avec vos enfants à des célébrations, des rituels et des pèlerinages.

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L’Île de Pâques : un terrain de jeu pour les aventuriers

L’île de Pâques possède plus de sept sites moaï qui émerveillent petits et grands.  Le site Ahu Akivi est l’une des rares plateformes cérémoniales où les moaï sont dirigés vers la mer. Il est possible de réaliser des photos de famille originales sur le site Ahu Uri a Urenga, dont le moaï possède quatre mains. La statue du site Ahu Tongariki impressionne, quant à elle, par l’immensité de son centre cérémonial, avec une plateforme de 100 mètres de large située au nord-est de l’île. Les randonnées proposées sont relativement faciles d’accès pour les enfants. Ils peuvent alors jouer aux aventuriers, se défouler, courir et s’inventer des histoires dignes d’un Indiana Jones. Avec eux, il ne faut surtout pas manquer le musée anthropologique, qui dévoile tous  les secrets de la culture rapanui.

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Sur l’île, de nombreuses activités sont également proposées aux familles, qui peuvent s’initier aux sports nautiques en pratiquant le surf ou encore faire de la plongée sous-marine pour observer des poissons multicolores, des tortues, des murènes et des poulpes. Avec son aire de jeux, la plage d’Anakena plaît aussi aux enfants, qui peuvent y jouer au foot pendant que leurs parents profitent d’une vue splendide. La petite plage d’Hanga Roa permet, pour sa part, aux enfants de se baigner et d’observer les tortues près des bateaux, tout en savourant une bonne glace. Il est aussi possible de jouer aux aventuriers en explorant  les environs des trois volcans à l’origine de la formation de l’île.

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Avec des enfants, Alexiane est d’avis qu’il faut compter environ sept jours pour visiter l’île et se laisser envahir par le mystère qui y règne…

Tentant, n’est-ce pas?

L’île Bonaventure, entre péripéties et merveilles

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Dans notre famille, l’idée de prendre un bateau fait toujours l’objet de tergiversations. Il faut dire que quatre membres de la famille (sur cinq) souffrent de mal de mer, à des degrés divers. Quand nous avons décidé de prolonger nos vacances estivales d’une semaine pour partir découvrir la pointe gaspésienne, mon idée d’explorer l’île Bonaventure a donc été accueillie avec incrédulité. Visiter une île sous-entend généralement l’idée de prendre le large en bateau et ce fait n’a pas échappé à mes amours. Les pires scénarios ont alors été évoqués pour me faire changer d’avis :

Tu te souviens le jour où nous étions partis pêcher en mer à Dubaï? Nous avions tous été malades pendant quatre heures, sans pêcher un seul poisson…

Tu le sais maman, je suis souvent malade en bateau, même sur la chaloupe de papa. Je suis obligé d’y aller? J’aimerais mieux rester au gîte…

Sérieux Eve? Même en bateau de croisière tu es la première à avoir la nausée… Tu as même été malade en kayak de mer à Cuba! Doit-on vraiment s’imposer ça?

Oui, on devait s’imposer ça. Je dirais même que c’était absolument nécessaire. Je rêvais de la Gaspésie depuis 20 ans et j’avais bien l’intention de découvrir le célèbre rocher sous tous ses angles… Mais comment aller à Percé sans visiter l’île Bonaventure? Impossible de me résigner à cette idée, mal de mer ou pas.

Non sans pester contre moi, ma petite tribu a accepté de me suivre dans mon entêtement, sachant très bien que je ne changerais pas d’avis. Seule ma fille faisait preuve d’enthousiasme, chantant inlassablement « bateau, sur l’eau » à qui voulait l’entendre… ou pas! Nous avons donc dédié notre dernière journée de vacances à cette activité. J’avais pris tous les renseignements nécessaires et je vérifiais chaque jour les prévisions météorologiques, espérant que les averses annoncées soient démenties. Le matin de notre expédition, nous avons tous été réveillés par une pluie déchaînée qui a débuté très tôt. Je me voyais déjà contrainte d’annuler l’activité, résignée devant ce mauvais présage.  Malgré tout, les prévisions pour la journée parlaient plutôt de soleil avec un faible risque de précipitations. Nous avons donc décidé de quitter Gaspé pour nous rendre à Percé. En route, nous regardions défiler les magnifiques paysages pendant que je me félicitais intérieurement d’avoir insisté pour faire cette excursion. À notre arrivée, nous avons acheté les billets pour la croisière avant de nous attabler dans un petit resto où nous avons dégusté des produits de la mer en terrasse. Tout était parfait, il y avait même un petit parc de jeux pour les enfants. Le bonheur!

Hélas, la suite fut un peu plus houleuse, au sens propre comme au figuré…

Une traversée pénible…

Une fois sur le bateau, j’ai rapidement compris que je n’étais pas la seule à rêver de cette excursion. Nous avons quitté le quai de Percé alors que j’essayais de me frayer un chemin avec mon fils aîné pour atteindre l’étage supérieur de l’embarcation. Je me disais que je serais ainsi mieux installée pour prendre des photos, en permettant à mon fils de respirer l’air salin à grandes bouffées [car avant cette journée, je pouvais dire sans me tromper que de toute notre famille, c’est lui qui avait le moins d’aptitudes pour devenir marin]. Lorsque nous avons atteint la dernière marche, j’ai été frappée par la densité de la foule. Non seulement nous n’avions pas de places assises, mais nous devions lutter pour nous accrocher à quelque chose de stable pendant que le bateau affrontait les vagues en direction du rocher Percé. À chaque fois que le capitaine faisait un arrêt, que ce soit pour nous laisser prendre une photo ou nous aviser de la présence d’un phoque, je voyais le visage de mon fils blêmir et son corps s’affaisser un peu plus vers le sol. À proximité de l’île Bonaventure, il n’en pouvait plus, me suppliant de redescendre pour pouvoir s’allonger sur un banc ou sur le sol. J’ai abdiqué. Je devais me rendre à l’évidence : mes meilleures photos seraient celles qui n’immortaliseraient pas le bras ou la tête d’un étranger par accident. Je me sentais moi-même nauséeuse et je me disais que rien de pire ne pouvait m’attendre en redescendant. Je me trompais.

En voyant la tête de mon mari, j’ai rapidement compris ce qui se passait. Ma fille avait arrêté de chanter, son enthousiasme s’étant transformé en puissants vomissements. Pendant ce temps, mon fils cadet se plaignait de maux de cœur, allongé sur un banc qui avait été rapidement déserté par les autres voyageurs en raison de l’odeur de lait périmé. Le chandail de mon mari était, quant à lui, couvert d’une substance blanche que j’arrivais trop bien à identifier… Et un membre de l’équipage le poursuivait avec une bouteille de désinfectant qu’il vaporisait sans relâche, espérant sans doute effacer toute trace de notre mésaventure.

Une randonnée sous la pluie…

Nous sommes débarqués sur l’île Bonaventure avec des mines horribles, vidés physiquement et psychologiquement. Nous ne pensions qu’à une chose : ce trajet, nous devions inévitablement le refaire quelques heures plus tard. Personne n’osait me blâmer ouvertement, mais je sentais des regards lourds de reproches peser sur moi… Une fois à l’entrée, alors que nous achetions nos billets pour le parc national, mon fils aîné a eu un regain d’énergie en voyant la publicité du concours « Expérience Famille » de la Sepaq :

Mon fils : Regarde maman, c’est super! En prenant une photo de famille avec un carton, on peut gagner un an de vacances en famille en pleine nature! Je suis certain que nous allons gagner!

Moi : Oui, bonne idée! [En m’adressant à une employée] Peut-on avoir un carton svp?

Employée : Désolée madame, nous n’avons plus de ces cartons…

Devant la mine renfrognée de mes amours, j’ai redoublé d’efforts pour voir les choses positivement. Ce n’était pas difficile, car il faisait un temps splendide et les lieux étaient merveilleux. Comme nous avions fait des randonnées difficiles les jours précédents, j’ai proposé que l’on choisisse le sentier le plus facile (le sentier des colonies) afin de rejoindre la colonie de fous de Bassan. Les enfants ont appris que nous pouvions faire un rallye-découverte tout au long de la randonnée, afin de trouver le trésor caché sur l’île par le corsaire Duval. Les sourires sont réapparus comme par magie sur leurs petits visages et nous avons commencé la balade sur un ton joyeux, en négociant le premier arrêt pour déguster une collation (un incontournable dans notre famille!).

Plus nous avancions, plus le ciel s’assombrissait, tout comme mon humeur… À la mi-parcours, une pluie diluvienne s’est abattue sur nous. Évidemment, nos vêtements n’étaient pas adaptés pour la pluie. À chaque pas, nos pieds s’enfonçaient dans l’eau et la boue. Nos jeans étaient trempés et j’essayais tant bien que mal de protéger l’appareil photo de l’eau qui s’infiltrait partout. J’en avais marre, je me disais intérieurement que le mieux à faire était de rebrousser chemin pour rentrer au bateau et en finir avec cette journée épouvantable… À ce moment précis, mon fils cadet a glissé et s’est étalé de tout son long dans la boue. Il pleurait sans relâche, pendant que ma fille réclamait son lait à grands cris et que mon fils aîné continuait d’argumenter pour avoir un chien dont il s’occuperait super-bien-c’est-promis-juré-craché. Nous croisions plusieurs adultes qui faisaient marche arrière alors qu’ils étaient beaucoup mieux équipés que nous.

Moi [au bout du rouleau et énervée] : Tant pis pour les oiseaux, on retourne à l’accueil et on attend le prochain départ. Tu avais raison, c’était une mauvaise idée ce bateau.

Mon mari [grand sourire réconfortant] : Mais non Eve, on a fait plus de la moitié du parcours. On va y aller et on va s’amuser quand même!

Nous avons donc poursuivi notre randonnée et l’ambiance est redevenue joyeuse peu à peu. Mon mari a lancé un concours de sauts pour éviter les énormes flaques d’eau, ma fille a recommencé à chanter et nous avons tous finalement rigolé de la situation…

Après la pluie, le beau temps…

Heureusement que je n’ai pas cédé au découragement et que j’ai écouté mon amoureux, car j’aurais manqué un merveilleux spectacle. Dès que nous avons rejoint la colonie, la pluie s’est arrêtée comme par magie pour faire place à un soleil radieux. Un magnifique arc-en-ciel a traversé les nuages, tandis que des milliers de fous de Bassan volaient au-dessus de nous. C’était incroyable de les voir de si près et d’entendre leur cris à l’unisson qui nous donnaient envie de nous recueillir en silence pour les admirer tranquillement. Et c’est ce que nous avons fait pendant un long moment avant de nous résigner à quitter ce lieu unique…

Sur le chemin du retour, quelques mésaventures nous attendaient encore… Mais après avoir été exposés à tant de beauté, impossible que la fatigue, la pluie, les maux de cœur ou les sandwichs détrempés puissent assombrir cette journée. Elle restera, à tout jamais, pleine de lumière dans nos souvenirs…

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Les 5 destinations de notre été

Les 5 destinationsde notre été

La rentrée est à ma porte… Alors que mes deux plus jeunes ont déjà entamé leur année scolaire à la Petite École, c’est mon tour de devoir accueillir mes étudiants cette semaine. Mon grand garçon débutera en même temps que moi, dans une école qu’il connaît bien. Les crayons sont taillés, le matériel est étiqueté et les nouveaux vêtements des enfants attendent d’être portés pour une première fois. Je suis prête à faire le grand saut, je dirais même plus : j’ai hâte d’y être! Mais avant de me lancer à fond dans cette rentrée scolaire, j’ai envie de faire un petit bilan des destinations de notre été (pour consulter les articles mentionnés, il s’agit de cliquer sur l’image).

1- Deux semaines en Corée du Sud

Nous avons débuté la période estivale avec notre destination la plus exotique de la saison : la Corée du Sud. Étant donné que ce voyage s’inscrivait dans nos activités professionnelles, nous ne pouvions pas y aller en grande famille. Nous avons laissé les garçons à leurs grands-parents (ils étaient ravis!) pour faire ce voyage avec notre petite dernière. Nous avons ADORÉ notre séjour de deux semaines dans ce pays encore méconnu. Après quatre journées à Séoul, où nous avions à travailler, nous sommes partis découvrir le sud du pays en faisant une boucle en partant vers l’ouest, pour ensuite remonter vers l’est. Depuis notre retour, nous avons seulement publié trois billets sur cette destination, mais ce n’est qu’un début! Nous vous avons rapidement livré nos premières impressions sur ce pays, à chaud, en vous racontant quelques anecdotes vécues tout au long de notre périple. Nous avons aussi dressé un portrait général de notre itinéraire, en vous parlant de nos découvertes culinaires dans chaque ville que nous avons visitée. J’ai bien l’intention de vous parler de façon détaillée de chacun de nos arrêts en Corée, comme je l’ai fait pour notre séjour à Haeinsa, un temple bouddhiste qui nous a laissé une forte impression. À suivre donc!

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2- Quelques escapades au Saguenay-Lac-Saint-Jean

De retour au Québec, nous étions heureux de retrouver les garçons et de profiter de l’été tous ensemble. Nous avions à travailler, mon mari et moi, mais nous avons profité de chaque fin de semaine pour continuer d’explorer notre région d’adoption. Nous avons fait plusieurs découvertes dont je n’ai pas encore eu le temps de vous parler sur le blogue. Deux de celles-ci nous ont plus particulièrement marqués et ont fait l’objet d’un article spécifique. La première concerne notre visite d’Anima Lumina, au Saguenay-Lac-Saint. Il s’agit d’un parcours nocturne en plein cœur du Zoo de Saint-Félicien, une expérience sensorielle unique qui implique des lumières, des jeux d’ombres et des effets sonores. Nous avons également apprécié notre visite à Uashassihtsh, un site de transmission culturelle ilnu. Situé au cœur de la communauté de Mashteuiatsh, Uashassihtsh (signifiant en nehlueun « Petite baie ») bénéficie d’un vaste emplacement en bordure du Lac Saint-Jean, où les visiteurs peuvent s’initier au mode de vie traditionnel des Pekuakamiulnuatsh au cours des années 1910-1930.

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3- La Côte Nord entre amis

Après ce retour à une pseudo-routine, les vacances ont débuté… À notre grand bonheur! Nous sommes partis tous les cinq sur la Côte Nord afin de rejoindre nos amis et leurs enfants. Installés à Longue-Rive, dans un gîte champêtre face à un marais salé, nous avons profité de nos quelques jours sur place afin de découvrir les environs. Je n’ai écrit qu’un seul billet sur cette destination en vous présentant trois endroits ayant particulièrement marqué notre séjour dans une région que j’ai rapidement qualifiée de petit paradis. Outre Longue-Rive, nous avons aimé découvrir le Centre d’interprétation et d’observation de Cap-de-Bon-Désir, qui borde le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. Tout en savourant un pique-nique sur les rochers, petits et grands ont scruté le paysage afin d’y apercevoir des mammifères et oiseaux marins. Nous avons terminé notre séjour par une visite du Centre de découverte du milieu marin aux Escoumins. Ce fut l’occasion de parcourir l’exposition intérieure, pendant laquelle les enfants ont posé de nombreuses questions aux guides (très sympathiques) qui étaient sur place. La grande terrasse nous a ensuite permis d’observer le fleuve en tentant de voir des baleines, des phoques et des oiseaux marins près de la rive. Nous planifions retourner sur la Côte Nord dans les mois à venir afin de mieux connaître cette magnifique région!

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4- Trois générations à Charlevoix

Après notre séjour sur la Côte Nord, nous avions prévu nous rendre en Estrie, mais nous étions fatigués. Nous avons eu envie de nous déconnecter de la vie moderne en partant avec mes parents et nos enfants dans un chalet du Parc national des Grands Jardins. Pas d’électricité. Pas d’Internet. Pas de cellulaire. Pas d’ordinateur portable. Pas de tablette. Pas de console de jeux pour les enfants. Rien de ce que la modernité nous offre chaque jour. Nous avons apprécié ces moments précieux en famille et nous en avons beaucoup parlé sur le blogue, en dédiant cinq articles à cette destination. Nous avons abordé les avantages de ce type de séjour, qui permet de renouer avec des plaisirs simples qui sont souvent oubliés dans la frénésie de notre vie « hyper-connectée ». Mon fils et mon mari se sont également joints à moi pour vous présenter nos randonnées préférées lors de ce séjour : le Mont-du-Lac-des-Cygnes, le sentier Le Boréal et le trail du Mont Pioui. Nous avons terminé ce séjour en allant faire quelques provisions sur la Route des Saveurs, un circuit gourmand à découvrir dans la région de Charlevoix.

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5- Un premier séjour en Gaspésie

Nous avons terminé la saison estivale de façon un peu inattendue, en prolongeant nos vacances familiales en Gaspésie. Nous sommes partis tous les cinq en road-trip vers la pointe gaspésienne qui nous attirait depuis longtemps. Nous avons eu un réel coup de cœur pour cette magnifique région et nous avons d’ailleurs récemment écrit un article (complété d’une vidéo) pour vous partager cinq raisons de visiter ce coin de pays. Il me reste encore beaucoup de choses à vous raconter sur cette destination. De beaux souvenirs illustrés par de magnifiques photos, mais aussi le récit d’une randonnée plutôt chaotique sur l’île Bonaventure. D’autres articles seront en ligne sous peu!

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Bien que notre été se soit résumé à ces cinq destinations, les vacances ont aussi été productives en écriture sur le blogue. En plus de ces cinq destinations, qui ont alimenté la plupart des articles publiés, j’ai profité de mes temps libres pour écrire des billets que j’avais en tête depuis longtemps concernant ma vie de maman (ici, ici et ), nos voyages du printemps (Chicago et Ottawa), ainsi que notre séjour au Portugal l’été dernier. Pendant cette période, le blogue a fêté son premier anniversaire et ce fut l’occasion de faire un bilan et de m’ouvrir davantage aux autres. Cette ouverture a pris différentes formes : l’implication de mon fils aîné qui a écrit de nombreuses BD pour le blogue (notamment sur nos séjours à Québec, Ottawa et Pétra), des collaborations avec d’autres auteurs (Émilie qui nous a parlé du portage en voyage et Agathe qui nous a livré quelques billets sur l’Amérique du Sud), ainsi que des participations à des rendez-vous entre blogueurs (#EnFranceAussi et Club de lectures de Tiphanya). Bref, un été plutôt bien rempli!

Et vous, quel bilan tracez-vous de votre été?

5 bonnes raisons de visiter la Pointe de la Gaspésie (+ vidéo)

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La semaine dernière, nous étions en Gaspésie, une destination dont je rêvais depuis que je suis enfant. Cette envie de fillette, je l’ai rapidement communiquée à mon amoureux à l’âge adulte. D’une année à l’autre, nous en parlions pour finalement remettre le projet à plus tard… Jusqu’à cet été, lorsque nous avons décidé de prolonger nos vacances familiales d’une semaine pour découvrir la Pointe de la Gaspésie, ce coin de pays qui nous faisait tant rêver. Malgré nos attentes élevées, nous n’avons pas été déçus par ce voyage que nous avons fait avec nos trois enfants (10, 4 et – bientôt – 2 ans). J’ai eu envie de vous partager cinq bonnes raisons de vous empresser de visiter la Pointe de la Gaspésie, car depuis notre retour, nous  ne rêvons que d’une chose : y retourner très vite!

1- Aller à la rencontre d’une faune variée

La région de la pointe gaspésienne est reconnue pour la diversité de ses écosystèmes. Dans le Parc national Forillon, plusieurs sites permettent d’observer des ours, des orignaux, des renards, ainsi que plus de 225 espèces d’oiseaux. À mi-chemin entre Grande-Grave et Cap-des-Rosiers, on trouve plusieurs canards, hiboux et rapaces, de même que des castors. Le Belvédère du Cap Bon-Ami permet, quant à lui, d’observer de nombreux oiseaux marins, tels que des petits pingouins, des cormorans à aigrettes, des goélands et des fous de Bassan. À Penouille, on emprunte une passerelle sur pilotis pour aller à la rencontre des hérons, des bernaches et des bécasseaux qui profitent du marais salé. Des croisières dans la baie de Gaspé permettent d’approcher de nombreuses espèces marines, dont des phoques, des baleines et des dauphins, mais plusieurs mammifères marins peuvent être aperçus sans même s’aventurer sur l’eau.

Notre site coup de cœur pour admirer la faune gaspésienne : L’île Bonaventure, qui abrite plus de 250 000 oiseaux marins dont 58 000 couples de fous de Bassan.

2- Faire des randonnées dans des paysages merveilleux

Partir en road-trip en Gaspésie permet, bien sûr, d’admirer les paysages côtiers du golfe du Saint-Laurent, entre mer et montagnes. Mais c’est surtout lors de nos randonnées familiales que nous avons eu l’impression de nous imprégner des merveilleux panoramas offerts par la nature gaspésienne. Le sentier des Graves nous a éblouis. Après avoir traversé des boisés et des champs surplombant la mer, nous avons atteint le phare de Cap-Gaspé près duquel un petit sentier nous a permis de rejoindre le « bout du monde » en descendant la falaise. Situé dans la flèche de sable de Penouille, le sentier Taïga nous a fait pénétrer dans une forêt dont le sol est tapissé de lichen tout en nous menant à une cache où nous avons admiré les oiseaux du marais salé. Finalement, nous avons découvert l’île Bonaventure en empruntant le sentier Les Colonies, permettant un coup d’œil différent sur le célèbre rocher Percé.

Notre randonnée coup de cœur : Le sentier pédestre du Mont Saint-Alban, au départ de Cap Bon-Ami, qui nous a conduits jusqu’à une tour d’observation située à 283 mètres d’altitude. À son sommet, nous avons bénéficié d’un magnifique point de vue sur le golfe du Saint-Laurent et la pointe de Forillon. Au loin, nous pouvions même distinguer le rocher Percé et l’île d’Anticosti.

3- Découvrir des sites historiques

Visiter la Pointe de la Gaspésie, c’est aussi découvrir les pages marquantes de son histoire. Cette histoire remonte à la prise de possession du Canada par Jacques Cartier, au nom du roi de France. Cette arrivée sur le territoire gaspésien est d’ailleurs symbolisée à l’aide de la croix de Gaspé, que l’on retrouve à la pointe O’Hara. Près du Musée de la Gaspésie, un monument regroupant six stèles en bronze permet de lire des textes relatant l’arrivée de Cartier et sa première rencontre avec les Amérindiens. Le musée présente, quant à lui, une exposition permanente sur l’histoire gaspésienne. D’autres lieux témoignent aussi d’événements plus récents qui laissent des traces dans le cœur des Gaspésiens. Dans le parc national de Forillon, plusieurs fondations de maisons démolies rappellent les nombreuses expropriations ayant conduit au déplacement de 225 familles, dont certaines ont vu leurs habitations être rasées ou brûlées devant eux après y avoir vécu pendant plusieurs générations. La maison Dolbel-Roberts offre d’ailleurs une exposition sur la vie de ces famille et l’histoire entourant le traumatisme de leur expropriation. Nous avons également apprécié notre visite de l’ancien magasin général Hyman & Sons, qui nous a permis de nous familiariser avec l’histoire de la pêche dans la région.

Notre site historique coup de cœur : le site historique maritime du Phare de Cap-des-Rosiers, le plus haut phare du pays avec ses 34 mètres. L’endroit est fréquenté par de nombreux oiseaux dans un décor absolument splendide. Bien que le phare soit classé « monument en péril », il est toujours ouvert aux visiteurs qui peuvent le découvrir lors d’une visitée guidée. Tout près, le bar laitier la Mollière permet de déguster une crème glacée ou un sundae en admirant le phare et le golfe du Saint-Laurent.

4- Se régaler de fruits de mer

La Pointe de la Gaspésie est aussi renommée pour sa table inspirée de la mer. Ici, les produits fraîchement pêchés sont à l’honneur : homard, morue, truite mouchetée, saumon de rivière, moules et pétoncles… De quoi se régaler tous les jours! Nous avons eu la chance de séjourner au Motel du Haut Phare, dont le Café Nat-Al offre un petit-déjeuner ancestral composé de nombreux produits faits maison : confitures, fèves au lard, brioches à la cannelle, galettes gaspésiennes, pouding chômeur traditionnel… Le tout pour seulement 5,00$ pour les clients du site (9,95$ pour les autres), incluant les conseils très pertinents du propriétaire des lieux afin de découvrir les environs. En soirée, ce même restaurant propose de nombreux plats à base de poissons et de fruits de mer, allant de la soupe de la mer au homard, en passant par les coquilles St-Jacques, les lasagnes et les pizzas. Les amateurs de pêche trouvent, quant à eux, facilement leur compte à Rivière-au-Renard, un port de pêche important du côté nord de la péninsule gaspésienne.

Notre expérience culinaire coup de cœur : Déguster les délicieux maquereaux fraîchement pêchés par nos garçons, sur la plage en face du Motel du Haut Phare. En seulement 30 minutes, ils ont pêché dix maquereaux, dont trois sur une même ligne… Une histoire de pêche qui restera gravée dans leur mémoire pour longtemps!

5- Se prélasser sur des plages magnifiques

La Pointe de la Gaspésie, c’est aussi la région où le golfe du Saint-Laurent devient presque la mer. Entourées de falaises abruptes, les plages sont magnifiques et variées, se composant de galets ou de sable selon les secteurs. Bien que l’eau puisse être très froide sur certaines plages, d’autres permettent de se baigner dans des eaux plus chaudes. C’est le cas de la plage de Haldimand, à 8 kilomètres du centre-ville de Gaspé. À l’extrémité est du parc Forillon, la plage de Cap-aux-Os est aussi très prisée par les touristes et les résidents de Gaspé. Elle est nommée ainsi en raison du grand nombre d’ossements que l’on retrouve sur ses berges. Malgré la fraîcheur de l’eau, nos enfants ont aussi apprécié jouer avec les galets de la plage située tout près du Belvédère du Cap Bon-Ami, dans un décor saisissant de beauté.

Notre plage coup de cœur : Celle de la presqu’île de Penouille, qui conserve un petit côté sauvage et dont les eaux basses et chaudes conviennent très bien aux plus petits.

Vous avez besoin d’autres arguments pour vous décider à découvrir la Pointe de la Gaspésie? Si c’est le cas, sachez que c’est l’endroit idéal pour un accueil chaleureux et sympathique. Partout où nous sommes allés, nous avons été accueillis par des gens souriants qui étaient heureux de nous faire découvrir leur coin de pays.

Et l’argument final : le mythique rocher Percé…!

Toujours pas convaincus? Regardez la vidéo de notre séjour qui saura très certainement vous persuader de visiter ce lieu qui possède des paysages emblématiques du Québec!

Charlevoix : 5 arrêts sur la Route des Saveurs

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De Petite-Rivière-Saint-François à la Malbaie, longeant le fleuve Saint-Laurent et se prolongeant dans l’arrière-pays ainsi qu’à l’Isle-aux-Coudres, la Route des Saveurs de Charlevoix est un incontournable pour les amateurs de gastronomie. Regroupant une vingtaine de producteurs ainsi que de nombreux restaurants, ce parcours permet de découvrir les produits du terroir de Charlevoix dans un décor enchanteur. Chaque année, nous empruntons quelques kilomètres de ce circuit épicurien en partant de Baie-Saint-Paul et en pénétrant dans les terres agricoles en direction de Saint-Urbain. Certains producteurs sont indissociables de cette tradition familiale, d’autres s’ajoutent à notre parcours au fil des années et de nos envies. Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager nos cinq coups de cœur de ce circuit agrotouristique ainsi que nos produits préférés. 

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Nos 5 arrêts préférés sur la Route des Saveurs

1- Volières Baie-Saint-Paul

Situées sur le rang Saint-Antoine Nord, avec une vue magnifique sur le fleuve Saint-Laurent, les Volières Baie-Saint-Paul abritent plus de 1000 oiseaux et animaux de ferme. La porte de la petite boutique à peine fermée derrière nous, on se sent déjà comme à la maison en lisant une inscription au mur : « Des parents épuisés et des enfants heureux vivent ici ». L’endroit respire effectivement le bonheur et la joie de vivre. Très sympathique, le propriétaire nous propose de visiter la ferme de façon ludique, avec un jeu de piste et des friandises glacées (Popsicle). Notre princesse a même droit à un traitement de faveur en découvrant les lieux à bord d’une voiturette. Ravis, nous marchons dans le petit sentier  afin d’observer les lapins, les pintades, les chèvres, les cochons et les faisans. Des panneaux d’interprétation nous permettent d’en apprendre davantage sur les différents animaux que nous croisons. Après cette agréable promenade, nous achetons quelques charcuteries et victuailles produites sur place : mousse de faisan fumée, œufs de cailles marinés et rillettes de lapin.

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Adresse : 162, rang Saint-Antoine Nord, Baie Saint-Paul.

Horaire : Du 15 juin au 1er septembre : tous les jours, de 10h00 à 17h00.  De septembre à octobre : du jeudi au dimanche, de 12h00 à 17h00. Sur demande de novembre à juin.

Site Internet : http://volierebaiestpaul.com/

2- Domaine de la Vallée du Bras

À quelques kilomètres sur le rang Saint-Antoine Nord, un deuxième arrêt s’impose afin de découvrir le Domaine de la Vallée du Bras. Ici,  les vignes laissent place aux plants de tomates et le vin traditionnel à une liqueur unique au monde : un vin apéritif de tomate. Arrivés sur les lieux, nous sommes accueillis chaleureusement par Pascal Miche, le propriétaire du domaine. Nous sommes invités à regarder un reportage qui permet d’en apprendre davantage sur Omerto, un vin né en Belgique dont la recette est secrètement gardée depuis quatre générations. Son nom rend d’ailleurs hommage à son inventeur, Omer Miche, l’arrière-grand-père de Pascal. Mieux informés, nous goûtons quatre différents vins : l’Omerto Sec, Moelleux, Barrique Acacia et Barrique Cerisier/ Châtaignier. Nous avons une préférence pour l’Omerto Sec, conseillé pour accompagner le fromage de chèvre et les sushis. Pendant que les adultes dégustent, les enfants profitent de l’immense terrain pour chasser les grenouilles de l’étang et se dégourdir les jambes.

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Adresse : 328, rang Saint-Antoine Nord, Baie Saint-Paul.

Horaire : Du 1er juin au 30 octobre : tous les jours, de 10h00 à 17h30. Sur demande de novembre à juin.

Site Internet : http://www.domainevb.ca/

3- Maison Maurice Dufour

Notre troisième arrêt nous mène dans l’arrière-pays, à quelques kilomètres de Baie-Saint-Paul, où un chemin de campagne conduit à la Maison Maurice Dufour. Depuis le début des années 1990, Maurice Dufour a fondé cette maison d’affinage, maintenant bien connue pour ses fromages fins. Je me souviens d’ailleurs très bien de la première fois où j’ai goûté le fromage Migneron, dans un restaurant de la Malbaie il y a plus de 10 ans. Depuis ce jour, je peux difficilement visiter Charlevoix sans faire quelques provisions de ce délicieux fromage. Sur place, nous dégustons la gamme entière des produits après une visite guidée du domaine, au grand bonheur des enfants qui s’amusent à jouer au berger. Outre le Migneron, nous aimons particulièrement la Tomme d’Elles et le Ciel de Charlevoix.

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Adresse : 1339, Boulevard Mgr-De Laval, Baie-Saint-Paul

Horaire : En saison : tous les jours, de 9h00 à 18h00. Hors saison : du lundi au vendredi de 8h00 à 16h00 et les fins de semaine de 9h00 à 18h00.

Site Internet : http://famillemigneron.com/

4- Centre de l’Émeu de Charlevoix

Nos dernières haltes ont lieu à Saint-Urbain, où nous visitons le Centre de l’Émeu de Charlevoix. Il s’agit de la plus grande ferme d’émeus au Canada, comptant plus de 400 bêtes de différents âges. L’endroit est parfait pour une sortie en famille et propose des visites guidées ou autoguidées afin de familiariser les visiteurs aux différentes étapes de cette production exotique. Dans la boutique, nous dégustons des petites bouchées pendant que les enfants manipulent des œufs naturels et peints. On y retrouve aussi plusieurs produits pour le corps faits à base d’huile d’émeu, tels que des savons et des crèmes. Nos produits préférés : le pâté et les rillettes d’émeu.

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Adresse : 706, rue Saint-Édouard, Saint-Urbain.

Horaire : Du 24 juin au 8 septembre : de 9h00 à 17h30. Du 20 mai au 23 juin et du 9 septembre au 20 octobre : de 9h30 à 16h30.

Site Internet : http://emeucharlevoix.com/

5- Ferme basque de Charlevoix

Notre dernier arrêt, et non le moindre, se fait à la Ferme Basque de Charlevoix.  Depuis plusieurs années, nous y faisons nos provisions de foie gras et de rillettes de canard. La ferme est tenue par Isabelle et Jean-Jacques, tous les deux originaires du Pays Basque. Préférant les méthodes artisanales à la production massive, le couple est très sympathique et prend le temps de nous accueillir chaleureusement à chacune de nos visites. Les enfants adorent se balader sur le site et regarder les canards, pendant que nous faisons quelques achats. En plus du foie gras et des rillettes, nous achetons généralement des gésiers de canards que nous dégustons en salade le soir même. Ce lieu nous rappelle nos vacances en amoureux au Pays Basque et nous donne envie d’y repartir à nouveau.

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Adresse : 813, rue Saint-Édouard, Saint-Urbain.

Horaire : De mai à octobre : tous les jours, de 10h00 à 17h00. De novembre à avril, seule la boutique est ouverte (horaire flexible et sur appel).

Site Internet : http://www.lafermebasque.ca/

Et vous, quels sont vos produits préférés sur la Route des Saveurs?

 

Et si on prolongeait les vacances?

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Et si on prolongeait les vacances?

C’est l’idée qui me tournait dans la tête le week-end dernier. Mon mari avait dû interrompre ses vacances au début de la semaine pour effectuer un voyage d’affaires au Mexique et j’étais seule avec les trois enfants à gérer la rentrée des deux plus jeunes à la Petite École. Je voulais qu’ils débutent leur année scolaire avec leurs amis, dans leur nouvelle classe, mais j’ai trouvé difficile de gérer cette transition avec ma petite de 22 mois. Bien que la première journée se soit bien déroulée, les suivantes ont été difficiles pour mon cœur de maman. Lorsque mon mari est rentré à la maison vendredi dernier, je n’avais qu’une idée en tête : passer cette dernière semaine de vacances tous les cinq, loin de la maison.

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Je me sentais un peu étrange d’avoir cette envie, alors que je voyais défiler les statuts Facebook de nombreux parents qui semblaient associer la rentrée à une certaine délivrance. De mon côté, j’avais le sentiment de ne pas être rassasiée de la présence de mes enfants : leur fraîcheur, leur candeur, leur joie de vivre… Malgré les conflits, les bagarres, les pleurs, les blessures et les petites mains collantes sur les murs, je n’avais pas hâte de les voir partir pour l’école. J’avais encore besoin de m’enivrer de leur odeur, d’entendre leurs rires espiègles, de les voir traîner en pyjama jusqu’à midi, de consoler leurs nombreux chagrins en leur chantant des berceuses. Je souhaitais m’imprégner encore du joyeux désordre de nos vacances familiales, sans avoir à gérer un emploi du temps complexe.

Je n’ai pas eu besoin d’insister pour vendre l’idée à mon mari et mes enfants, qui étaient tous ravis de partir à l’aventure. Les garçons souhaitaient voyager dans une maison qui roule (camping-car), comme ils l’avaient expérimenté lors de notre séjour en Australie. Mon mari avait envie de sorties de pêche et de randonnées. Ma fille réclamait deux choses du matin jusqu’au soir : « auto » et « bateau ». Et moi, j’avais le goût de nature et de plages. Nous avons décidé de plaire à tout le monde en partant en road-trip vers la Gaspésie, un voyage qui est dans ma Wish List depuis longtemps, mais que nous remettions toujours d’une année à l’autre. Nous avons loué une roulotte équipée au Motel du Haut Phare, à Cap-des-Rosiers, afin que les garçons puissent camper tout en nous posant dans un cadre enchanteur. Sur place, nous avons vécu plusieurs moments heureux en famille : marcher dans le Parc national de Forillon, pêcher des maquereaux dans le Golfe du Saint-Laurent, pique-niquer sur la plage, faire une croisière afin de voir de plus près le rocher Percé, observer les phoques et les fous de Bassan de l’île Bonaventure, se régaler de fruits de mer, faire cuire des guimauves en pyjama autour d’un feu de camp…

Bien sûr, rien n’est parfait et nous avons aussi rencontré des problèmes : mal de mer et vomissements sur le bateau, blessures de toutes sortes, bris de canne à pêche, pluie intense en pleine randonnée, piqûres d’insectes, conflits entre les enfants et manque de sommeil en raison de nuits interrompues… Malgré tout, je ne regrette pas une seule minute de ces vacances qui étaient parfaites dans leur imperfection.

Au moment de rentrer à la maison, mon fils cadet (mon petit cœur sensible) s’est mis en boule sur son lit superposé en déclarant de façon solennelle :

Je ne veux pas rentrer maman, je ne veux pas que les vacances se terminent. Je veux rester ici, avec vous et Fox (le chien des propriétaires du site), pour toute la vie.

Intérieurement, je me disais : « Je sais mon cœur, maman aussi ». Mais alors que ces mots allaient sortir de ma bouche, mon fils aîné lui a répondu :

Moi, j’ai hâte de rentrer. J’ai adoré nos vacances, mais j’ai hâte de retrouver la maison, mes jeux et mes amis.

Et j’ai réalisé que ce sentiment m’habitait aussi. J’étais bien parce que j’étais avec eux. Mais où que j’aille, j’ai la chance de découvrir le monde à travers leurs yeux, du moins pour quelques années encore. Et cette idée suffit à me rendre heureuse et comblée.

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Toute l’année, les enfants auront à composer avec l’école et les activités parascolaires pendant que nous, parents, nous devrons jongler avec nos différentes occupations. Mais des petites vacances et des moments de « déconnexion » en famille, nous pouvons en créer chaque fin de semaine. Nous pouvons envisager le quotidien comme une grande aventure à vivre ensemble. Cette idée a réconcilié mon fils cadet avec l’impératif de rentrer à la maison… Et elle saura très certainement me faire sourire moi aussi lorsque j’aurai terminé d’étiqueter tout le matériel scolaire de mes trois enfants!😉

Et vous, êtes-vous prêts pour la rentrée?