Les 5 destinations de notre été

Les 5 destinationsde notre été

La rentrée est à ma porte… Alors que mes deux plus jeunes ont déjà entamé leur année scolaire à la Petite École, c’est mon tour de devoir accueillir mes étudiants cette semaine. Mon grand garçon débutera en même temps que moi, dans une école qu’il connaît bien. Les crayons sont taillés, le matériel est étiqueté et les nouveaux vêtements des enfants attendent d’être portés pour une première fois. Je suis prête à faire le grand saut, je dirais même plus : j’ai hâte d’y être! Mais avant de me lancer à fond dans cette rentrée scolaire, j’ai envie de faire un petit bilan des destinations de notre été (pour consulter les articles mentionnés, il s’agit de cliquer sur l’image).

1- Deux semaines en Corée du Sud

Nous avons débuté la période estivale avec notre destination la plus exotique de la saison : la Corée du Sud. Étant donné que ce voyage s’inscrivait dans nos activités professionnelles, nous ne pouvions pas y aller en grande famille. Nous avons laissé les garçons à leurs grands-parents (ils étaient ravis!) pour faire ce voyage avec notre petite dernière. Nous avons ADORÉ notre séjour de deux semaines dans ce pays encore méconnu. Après quatre journées à Séoul, où nous avions à travailler, nous sommes partis découvrir le sud du pays en faisant une boucle en partant vers l’ouest, pour ensuite remonter vers l’est. Depuis notre retour, nous avons seulement publié trois billets sur cette destination, mais ce n’est qu’un début! Nous vous avons rapidement livré nos premières impressions sur ce pays, à chaud, en vous racontant quelques anecdotes vécues tout au long de notre périple. Nous avons aussi dressé un portrait général de notre itinéraire, en vous parlant de nos découvertes culinaires dans chaque ville que nous avons visitée. J’ai bien l’intention de vous parler de façon détaillée de chacun de nos arrêts en Corée, comme je l’ai fait pour notre séjour à Haeinsa, un temple bouddhiste qui nous a laissé une forte impression. À suivre donc!

Corée du sud

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2- Quelques escapades au Saguenay-Lac-Saint-Jean

De retour au Québec, nous étions heureux de retrouver les garçons et de profiter de l’été tous ensemble. Nous avions à travailler, mon mari et moi, mais nous avons profité de chaque fin de semaine pour continuer d’explorer notre région d’adoption. Nous avons fait plusieurs découvertes dont je n’ai pas encore eu le temps de vous parler sur le blogue. Deux de celles-ci nous ont plus particulièrement marqués et ont fait l’objet d’un article spécifique. La première concerne notre visite d’Anima Lumina, au Saguenay-Lac-Saint. Il s’agit d’un parcours nocturne en plein cœur du Zoo de Saint-Félicien, une expérience sensorielle unique qui implique des lumières, des jeux d’ombres et des effets sonores. Nous avons également apprécié notre visite à Uashassihtsh, un site de transmission culturelle ilnu. Situé au cœur de la communauté de Mashteuiatsh, Uashassihtsh (signifiant en nehlueun « Petite baie ») bénéficie d’un vaste emplacement en bordure du Lac Saint-Jean, où les visiteurs peuvent s’initier au mode de vie traditionnel des Pekuakamiulnuatsh au cours des années 1910-1930.

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3- La Côte Nord entre amis

Après ce retour à une pseudo-routine, les vacances ont débuté… À notre grand bonheur! Nous sommes partis tous les cinq sur la Côte Nord afin de rejoindre nos amis et leurs enfants. Installés à Longue-Rive, dans un gîte champêtre face à un marais salé, nous avons profité de nos quelques jours sur place afin de découvrir les environs. Je n’ai écrit qu’un seul billet sur cette destination en vous présentant trois endroits ayant particulièrement marqué notre séjour dans une région que j’ai rapidement qualifiée de petit paradis. Outre Longue-Rive, nous avons aimé découvrir le Centre d’interprétation et d’observation de Cap-de-Bon-Désir, qui borde le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. Tout en savourant un pique-nique sur les rochers, petits et grands ont scruté le paysage afin d’y apercevoir des mammifères et oiseaux marins. Nous avons terminé notre séjour par une visite du Centre de découverte du milieu marin aux Escoumins. Ce fut l’occasion de parcourir l’exposition intérieure, pendant laquelle les enfants ont posé de nombreuses questions aux guides (très sympathiques) qui étaient sur place. La grande terrasse nous a ensuite permis d’observer le fleuve en tentant de voir des baleines, des phoques et des oiseaux marins près de la rive. Nous planifions retourner sur la Côte Nord dans les mois à venir afin de mieux connaître cette magnifique région!

72 heures au paradis

4- Trois générations à Charlevoix

Après notre séjour sur la Côte Nord, nous avions prévu nous rendre en Estrie, mais nous étions fatigués. Nous avons eu envie de nous déconnecter de la vie moderne en partant avec mes parents et nos enfants dans un chalet du Parc national des Grands Jardins. Pas d’électricité. Pas d’Internet. Pas de cellulaire. Pas d’ordinateur portable. Pas de tablette. Pas de console de jeux pour les enfants. Rien de ce que la modernité nous offre chaque jour. Nous avons apprécié ces moments précieux en famille et nous en avons beaucoup parlé sur le blogue, en dédiant cinq articles à cette destination. Nous avons abordé les avantages de ce type de séjour, qui permet de renouer avec des plaisirs simples qui sont souvent oubliés dans la frénésie de notre vie « hyper-connectée ». Mon fils et mon mari se sont également joints à moi pour vous présenter nos randonnées préférées lors de ce séjour : le Mont-du-Lac-des-Cygnes, le sentier Le Boréal et le trail du Mont Pioui. Nous avons terminé ce séjour en allant faire quelques provisions sur la Route des Saveurs, un circuit gourmand à découvrir dans la région de Charlevoix.

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5- Un premier séjour en Gaspésie

Nous avons terminé la saison estivale de façon un peu inattendue, en prolongeant nos vacances familiales en Gaspésie. Nous sommes partis tous les cinq en road-trip vers la pointe gaspésienne qui nous attirait depuis longtemps. Nous avons eu un réel coup de cœur pour cette magnifique région et nous avons d’ailleurs récemment écrit un article (complété d’une vidéo) pour vous partager cinq raisons de visiter ce coin de pays. Il me reste encore beaucoup de choses à vous raconter sur cette destination. De beaux souvenirs illustrés par de magnifiques photos, mais aussi le récit d’une randonnée plutôt chaotique sur l’île Bonaventure. D’autres articles seront en ligne sous peu!

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Bien que notre été se soit résumé à ces cinq destinations, les vacances ont aussi été productives en écriture sur le blogue. En plus de ces cinq destinations, qui ont alimenté la plupart des articles publiés, j’ai profité de mes temps libres pour écrire des billets que j’avais en tête depuis longtemps concernant ma vie de maman (ici, ici et ), nos voyages du printemps (Chicago et Ottawa), ainsi que notre séjour au Portugal l’été dernier. Pendant cette période, le blogue a fêté son premier anniversaire et ce fut l’occasion de faire un bilan et de m’ouvrir davantage aux autres. Cette ouverture a pris différentes formes : l’implication de mon fils aîné qui a écrit de nombreuses BD pour le blogue (notamment sur nos séjours à Québec, Ottawa et Pétra), des collaborations avec d’autres auteurs (Émilie qui nous a parlé du portage en voyage et Agathe qui nous a livré quelques billets sur l’Amérique du Sud), ainsi que des participations à des rendez-vous entre blogueurs (#EnFranceAussi et Club de lectures de Tiphanya). Bref, un été plutôt bien rempli!

Et vous, quel bilan tracez-vous de votre été?

5 bonnes raisons de visiter la Pointe de la Gaspésie (+ vidéo)

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La semaine dernière, nous étions en Gaspésie, une destination dont je rêvais depuis que je suis enfant. Cette envie de fillette, je l’ai rapidement communiquée à mon amoureux à l’âge adulte. D’une année à l’autre, nous en parlions pour finalement remettre le projet à plus tard… Jusqu’à cet été, lorsque nous avons décidé de prolonger nos vacances familiales d’une semaine pour découvrir la Pointe de la Gaspésie, ce coin de pays qui nous faisait tant rêver. Malgré nos attentes élevées, nous n’avons pas été déçus par ce voyage que nous avons fait avec nos trois enfants (10, 4 et – bientôt – 2 ans). J’ai eu envie de vous partager cinq bonnes raisons de vous empresser de visiter la Pointe de la Gaspésie, car depuis notre retour, nous  ne rêvons que d’une chose : y retourner très vite!

1- Aller à la rencontre d’une faune variée

La région de la pointe gaspésienne est reconnue pour la diversité de ses écosystèmes. Dans le Parc national Forillon, plusieurs sites permettent d’observer des ours, des orignaux, des renards, ainsi que plus de 225 espèces d’oiseaux. À mi-chemin entre Grande-Grave et Cap-des-Rosiers, on trouve plusieurs canards, hiboux et rapaces, de même que des castors. Le Belvédère du Cap Bon-Ami permet, quant à lui, d’observer de nombreux oiseaux marins, tels que des petits pingouins, des cormorans à aigrettes, des goélands et des fous de Bassan. À Penouille, on emprunte une passerelle sur pilotis pour aller à la rencontre des hérons, des bernaches et des bécasseaux qui profitent du marais salé. Des croisières dans la baie de Gaspé permettent d’approcher de nombreuses espèces marines, dont des phoques, des baleines et des dauphins, mais plusieurs mammifères marins peuvent être aperçus sans même s’aventurer sur l’eau.

Notre site coup de cœur pour admirer la faune gaspésienne : L’île Bonaventure, qui abrite plus de 250 000 oiseaux marins dont 58 000 couples de fous de Bassan.

2- Faire des randonnées dans des paysages merveilleux

Partir en road-trip en Gaspésie permet, bien sûr, d’admirer les paysages côtiers du golfe du Saint-Laurent, entre mer et montagnes. Mais c’est surtout lors de nos randonnées familiales que nous avons eu l’impression de nous imprégner des merveilleux panoramas offerts par la nature gaspésienne. Le sentier des Graves nous a éblouis. Après avoir traversé des boisés et des champs surplombant la mer, nous avons atteint le phare de Cap-Gaspé près duquel un petit sentier nous a permis de rejoindre le « bout du monde » en descendant la falaise. Situé dans la flèche de sable de Penouille, le sentier Taïga nous a fait pénétrer dans une forêt dont le sol est tapissé de lichen tout en nous menant à une cache où nous avons admiré les oiseaux du marais salé. Finalement, nous avons découvert l’île Bonaventure en empruntant le sentier Les Colonies, permettant un coup d’œil différent sur le célèbre rocher Percé.

Notre randonnée coup de cœur : Le sentier pédestre du Mont Saint-Alban, au départ de Cap Bon-Ami, qui nous a conduits jusqu’à une tour d’observation située à 283 mètres d’altitude. À son sommet, nous avons bénéficié d’un magnifique point de vue sur le golfe du Saint-Laurent et la pointe de Forillon. Au loin, nous pouvions même distinguer le rocher Percé et l’île d’Anticosti.

3- Découvrir des sites historiques

Visiter la Pointe de la Gaspésie, c’est aussi découvrir les pages marquantes de son histoire. Cette histoire remonte à la prise de possession du Canada par Jacques Cartier, au nom du roi de France. Cette arrivée sur le territoire gaspésien est d’ailleurs symbolisée à l’aide de la croix de Gaspé, que l’on retrouve à la pointe O’Hara. Près du Musée de la Gaspésie, un monument regroupant six stèles en bronze permet de lire des textes relatant l’arrivée de Cartier et sa première rencontre avec les Amérindiens. Le musée présente, quant à lui, une exposition permanente sur l’histoire gaspésienne. D’autres lieux témoignent aussi d’événements plus récents qui laissent des traces dans le cœur des Gaspésiens. Dans le parc national de Forillon, plusieurs fondations de maisons démolies rappellent les nombreuses expropriations ayant conduit au déplacement de 225 familles, dont certaines ont vu leurs habitations être rasées ou brûlées devant eux après y avoir vécu pendant plusieurs générations. La maison Dolbel-Roberts offre d’ailleurs une exposition sur la vie de ces famille et l’histoire entourant le traumatisme de leur expropriation. Nous avons également apprécié notre visite de l’ancien magasin général Hyman & Sons, qui nous a permis de nous familiariser avec l’histoire de la pêche dans la région.

Notre site historique coup de cœur : le site historique maritime du Phare de Cap-des-Rosiers, le plus haut phare du pays avec ses 34 mètres. L’endroit est fréquenté par de nombreux oiseaux dans un décor absolument splendide. Bien que le phare soit classé « monument en péril », il est toujours ouvert aux visiteurs qui peuvent le découvrir lors d’une visitée guidée. Tout près, le bar laitier la Mollière permet de déguster une crème glacée ou un sundae en admirant le phare et le golfe du Saint-Laurent.

4- Se régaler de fruits de mer

La Pointe de la Gaspésie est aussi renommée pour sa table inspirée de la mer. Ici, les produits fraîchement pêchés sont à l’honneur : homard, morue, truite mouchetée, saumon de rivière, moules et pétoncles… De quoi se régaler tous les jours! Nous avons eu la chance de séjourner au Motel du Haut Phare, dont le Café Nat-Al offre un petit-déjeuner ancestral composé de nombreux produits faits maison : confitures, fèves au lard, brioches à la cannelle, galettes gaspésiennes, pouding chômeur traditionnel… Le tout pour seulement 5,00$ pour les clients du site (9,95$ pour les autres), incluant les conseils très pertinents du propriétaire des lieux afin de découvrir les environs. En soirée, ce même restaurant propose de nombreux plats à base de poissons et de fruits de mer, allant de la soupe de la mer au homard, en passant par les coquilles St-Jacques, les lasagnes et les pizzas. Les amateurs de pêche trouvent, quant à eux, facilement leur compte à Rivière-au-Renard, un port de pêche important du côté nord de la péninsule gaspésienne.

Notre expérience culinaire coup de cœur : Déguster les délicieux maquereaux fraîchement pêchés par nos garçons, sur la plage en face du Motel du Haut Phare. En seulement 30 minutes, ils ont pêché dix maquereaux, dont trois sur une même ligne… Une histoire de pêche qui restera gravée dans leur mémoire pour longtemps!

5- Se prélasser sur des plages magnifiques

La Pointe de la Gaspésie, c’est aussi la région où le golfe du Saint-Laurent devient presque la mer. Entourées de falaises abruptes, les plages sont magnifiques et variées, se composant de galets ou de sable selon les secteurs. Bien que l’eau puisse être très froide sur certaines plages, d’autres permettent de se baigner dans des eaux plus chaudes. C’est le cas de la plage de Haldimand, à 8 kilomètres du centre-ville de Gaspé. À l’extrémité est du parc Forillon, la plage de Cap-aux-Os est aussi très prisée par les touristes et les résidents de Gaspé. Elle est nommée ainsi en raison du grand nombre d’ossements que l’on retrouve sur ses berges. Malgré la fraîcheur de l’eau, nos enfants ont aussi apprécié jouer avec les galets de la plage située tout près du Belvédère du Cap Bon-Ami, dans un décor saisissant de beauté.

Notre plage coup de cœur : Celle de la presqu’île de Penouille, qui conserve un petit côté sauvage et dont les eaux basses et chaudes conviennent très bien aux plus petits.

Vous avez besoin d’autres arguments pour vous décider à découvrir la Pointe de la Gaspésie? Si c’est le cas, sachez que c’est l’endroit idéal pour un accueil chaleureux et sympathique. Partout où nous sommes allés, nous avons été accueillis par des gens souriants qui étaient heureux de nous faire découvrir leur coin de pays.

Et l’argument final : le mythique rocher Percé…!

Toujours pas convaincus? Regardez la vidéo de notre séjour qui saura très certainement vous persuader de visiter ce lieu qui possède des paysages emblématiques du Québec!

Charlevoix : 5 arrêts sur la Route des Saveurs

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De Petite-Rivière-Saint-François à la Malbaie, longeant le fleuve Saint-Laurent et se prolongeant dans l’arrière-pays ainsi qu’à l’Isle-aux-Coudres, la Route des Saveurs de Charlevoix est un incontournable pour les amateurs de gastronomie. Regroupant une vingtaine de producteurs ainsi que de nombreux restaurants, ce parcours permet de découvrir les produits du terroir de Charlevoix dans un décor enchanteur. Chaque année, nous empruntons quelques kilomètres de ce circuit épicurien en partant de Baie-Saint-Paul et en pénétrant dans les terres agricoles en direction de Saint-Urbain. Certains producteurs sont indissociables de cette tradition familiale, d’autres s’ajoutent à notre parcours au fil des années et de nos envies. Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager nos cinq coups de cœur de ce circuit agrotouristique ainsi que nos produits préférés. 

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Nos 5 arrêts préférés sur la Route des Saveurs

1- Volières Baie-Saint-Paul

Situées sur le rang Saint-Antoine Nord, avec une vue magnifique sur le fleuve Saint-Laurent, les Volières Baie-Saint-Paul abritent plus de 1000 oiseaux et animaux de ferme. La porte de la petite boutique à peine fermée derrière nous, on se sent déjà comme à la maison en lisant une inscription au mur : « Des parents épuisés et des enfants heureux vivent ici ». L’endroit respire effectivement le bonheur et la joie de vivre. Très sympathique, le propriétaire nous propose de visiter la ferme de façon ludique, avec un jeu de piste et des friandises glacées (Popsicle). Notre princesse a même droit à un traitement de faveur en découvrant les lieux à bord d’une voiturette. Ravis, nous marchons dans le petit sentier  afin d’observer les lapins, les pintades, les chèvres, les cochons et les faisans. Des panneaux d’interprétation nous permettent d’en apprendre davantage sur les différents animaux que nous croisons. Après cette agréable promenade, nous achetons quelques charcuteries et victuailles produites sur place : mousse de faisan fumée, œufs de cailles marinés et rillettes de lapin.

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Adresse : 162, rang Saint-Antoine Nord, Baie Saint-Paul.

Horaire : Du 15 juin au 1er septembre : tous les jours, de 10h00 à 17h00.  De septembre à octobre : du jeudi au dimanche, de 12h00 à 17h00. Sur demande de novembre à juin.

Site Internet : http://volierebaiestpaul.com/

2- Domaine de la Vallée du Bras

À quelques kilomètres sur le rang Saint-Antoine Nord, un deuxième arrêt s’impose afin de découvrir le Domaine de la Vallée du Bras. Ici,  les vignes laissent place aux plants de tomates et le vin traditionnel à une liqueur unique au monde : un vin apéritif de tomate. Arrivés sur les lieux, nous sommes accueillis chaleureusement par Pascal Miche, le propriétaire du domaine. Nous sommes invités à regarder un reportage qui permet d’en apprendre davantage sur Omerto, un vin né en Belgique dont la recette est secrètement gardée depuis quatre générations. Son nom rend d’ailleurs hommage à son inventeur, Omer Miche, l’arrière-grand-père de Pascal. Mieux informés, nous goûtons quatre différents vins : l’Omerto Sec, Moelleux, Barrique Acacia et Barrique Cerisier/ Châtaignier. Nous avons une préférence pour l’Omerto Sec, conseillé pour accompagner le fromage de chèvre et les sushis. Pendant que les adultes dégustent, les enfants profitent de l’immense terrain pour chasser les grenouilles de l’étang et se dégourdir les jambes.

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Adresse : 328, rang Saint-Antoine Nord, Baie Saint-Paul.

Horaire : Du 1er juin au 30 octobre : tous les jours, de 10h00 à 17h30. Sur demande de novembre à juin.

Site Internet : http://www.domainevb.ca/

3- Maison Maurice Dufour

Notre troisième arrêt nous mène dans l’arrière-pays, à quelques kilomètres de Baie-Saint-Paul, où un chemin de campagne conduit à la Maison Maurice Dufour. Depuis le début des années 1990, Maurice Dufour a fondé cette maison d’affinage, maintenant bien connue pour ses fromages fins. Je me souviens d’ailleurs très bien de la première fois où j’ai goûté le fromage Migneron, dans un restaurant de la Malbaie il y a plus de 10 ans. Depuis ce jour, je peux difficilement visiter Charlevoix sans faire quelques provisions de ce délicieux fromage. Sur place, nous dégustons la gamme entière des produits après une visite guidée du domaine, au grand bonheur des enfants qui s’amusent à jouer au berger. Outre le Migneron, nous aimons particulièrement la Tomme d’Elles et le Ciel de Charlevoix.

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Adresse : 1339, Boulevard Mgr-De Laval, Baie-Saint-Paul

Horaire : En saison : tous les jours, de 9h00 à 18h00. Hors saison : du lundi au vendredi de 8h00 à 16h00 et les fins de semaine de 9h00 à 18h00.

Site Internet : http://famillemigneron.com/

4- Centre de l’Émeu de Charlevoix

Nos dernières haltes ont lieu à Saint-Urbain, où nous visitons le Centre de l’Émeu de Charlevoix. Il s’agit de la plus grande ferme d’émeus au Canada, comptant plus de 400 bêtes de différents âges. L’endroit est parfait pour une sortie en famille et propose des visites guidées ou autoguidées afin de familiariser les visiteurs aux différentes étapes de cette production exotique. Dans la boutique, nous dégustons des petites bouchées pendant que les enfants manipulent des œufs naturels et peints. On y retrouve aussi plusieurs produits pour le corps faits à base d’huile d’émeu, tels que des savons et des crèmes. Nos produits préférés : le pâté et les rillettes d’émeu.

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Adresse : 706, rue Saint-Édouard, Saint-Urbain.

Horaire : Du 24 juin au 8 septembre : de 9h00 à 17h30. Du 20 mai au 23 juin et du 9 septembre au 20 octobre : de 9h30 à 16h30.

Site Internet : http://emeucharlevoix.com/

5- Ferme basque de Charlevoix

Notre dernier arrêt, et non le moindre, se fait à la Ferme Basque de Charlevoix.  Depuis plusieurs années, nous y faisons nos provisions de foie gras et de rillettes de canard. La ferme est tenue par Isabelle et Jean-Jacques, tous les deux originaires du Pays Basque. Préférant les méthodes artisanales à la production massive, le couple est très sympathique et prend le temps de nous accueillir chaleureusement à chacune de nos visites. Les enfants adorent se balader sur le site et regarder les canards, pendant que nous faisons quelques achats. En plus du foie gras et des rillettes, nous achetons généralement des gésiers de canards que nous dégustons en salade le soir même. Ce lieu nous rappelle nos vacances en amoureux au Pays Basque et nous donne envie d’y repartir à nouveau.

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Adresse : 813, rue Saint-Édouard, Saint-Urbain.

Horaire : De mai à octobre : tous les jours, de 10h00 à 17h00. De novembre à avril, seule la boutique est ouverte (horaire flexible et sur appel).

Site Internet : http://www.lafermebasque.ca/

Et vous, quels sont vos produits préférés sur la Route des Saveurs?

 

Et si on prolongeait les vacances?

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Et si on prolongeait les vacances?

C’est l’idée qui me tournait dans la tête le week-end dernier. Mon mari avait dû interrompre ses vacances au début de la semaine pour effectuer un voyage d’affaires au Mexique et j’étais seule avec les trois enfants à gérer la rentrée des deux plus jeunes à la Petite École. Je voulais qu’ils débutent leur année scolaire avec leurs amis, dans leur nouvelle classe, mais j’ai trouvé difficile de gérer cette transition avec ma petite de 22 mois. Bien que la première journée se soit bien déroulée, les suivantes ont été difficiles pour mon cœur de maman. Lorsque mon mari est rentré à la maison vendredi dernier, je n’avais qu’une idée en tête : passer cette dernière semaine de vacances tous les cinq, loin de la maison.

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Je me sentais un peu étrange d’avoir cette envie, alors que je voyais défiler les statuts Facebook de nombreux parents qui semblaient associer la rentrée à une certaine délivrance. De mon côté, j’avais le sentiment de ne pas être rassasiée de la présence de mes enfants : leur fraîcheur, leur candeur, leur joie de vivre… Malgré les conflits, les bagarres, les pleurs, les blessures et les petites mains collantes sur les murs, je n’avais pas hâte de les voir partir pour l’école. J’avais encore besoin de m’enivrer de leur odeur, d’entendre leurs rires espiègles, de les voir traîner en pyjama jusqu’à midi, de consoler leurs nombreux chagrins en leur chantant des berceuses. Je souhaitais m’imprégner encore du joyeux désordre de nos vacances familiales, sans avoir à gérer un emploi du temps complexe.

Je n’ai pas eu besoin d’insister pour vendre l’idée à mon mari et mes enfants, qui étaient tous ravis de partir à l’aventure. Les garçons souhaitaient voyager dans une maison qui roule (camping-car), comme ils l’avaient expérimenté lors de notre séjour en Australie. Mon mari avait envie de sorties de pêche et de randonnées. Ma fille réclamait deux choses du matin jusqu’au soir : « auto » et « bateau ». Et moi, j’avais le goût de nature et de plages. Nous avons décidé de plaire à tout le monde en partant en road-trip vers la Gaspésie, un voyage qui est dans ma Wish List depuis longtemps, mais que nous remettions toujours d’une année à l’autre. Nous avons loué une roulotte équipée au Motel du Haut Phare, à Cap-des-Rosiers, afin que les garçons puissent camper tout en nous posant dans un cadre enchanteur. Sur place, nous avons vécu plusieurs moments heureux en famille : marcher dans le Parc national de Forillon, pêcher des maquereaux dans le Golfe du Saint-Laurent, pique-niquer sur la plage, faire une croisière afin de voir de plus près le rocher Percé, observer les phoques et les fous de Bassan de l’île Bonaventure, se régaler de fruits de mer, faire cuire des guimauves en pyjama autour d’un feu de camp…

Bien sûr, rien n’est parfait et nous avons aussi rencontré des problèmes : mal de mer et vomissements sur le bateau, blessures de toutes sortes, bris de canne à pêche, pluie intense en pleine randonnée, piqûres d’insectes, conflits entre les enfants et manque de sommeil en raison de nuits interrompues… Malgré tout, je ne regrette pas une seule minute de ces vacances qui étaient parfaites dans leur imperfection.

Au moment de rentrer à la maison, mon fils cadet (mon petit cœur sensible) s’est mis en boule sur son lit superposé en déclarant de façon solennelle :

Je ne veux pas rentrer maman, je ne veux pas que les vacances se terminent. Je veux rester ici, avec vous et Fox (le chien des propriétaires du site), pour toute la vie.

Intérieurement, je me disais : « Je sais mon cœur, maman aussi ». Mais alors que ces mots allaient sortir de ma bouche, mon fils aîné lui a répondu :

Moi, j’ai hâte de rentrer. J’ai adoré nos vacances, mais j’ai hâte de retrouver la maison, mes jeux et mes amis.

Et j’ai réalisé que ce sentiment m’habitait aussi. J’étais bien parce que j’étais avec eux. Mais où que j’aille, j’ai la chance de découvrir le monde à travers leurs yeux, du moins pour quelques années encore. Et cette idée suffit à me rendre heureuse et comblée.

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Toute l’année, les enfants auront à composer avec l’école et les activités parascolaires pendant que nous, parents, nous devrons jongler avec nos différentes occupations. Mais des petites vacances et des moments de « déconnexion » en famille, nous pouvons en créer chaque fin de semaine. Nous pouvons envisager le quotidien comme une grande aventure à vivre ensemble. Cette idée a réconcilié mon fils cadet avec l’impératif de rentrer à la maison… Et elle saura très certainement me faire sourire moi aussi lorsque j’aurai terminé d’étiqueter tout le matériel scolaire de mes trois enfants!😉

Et vous, êtes-vous prêts pour la rentrée?

Pioui, un trail en solo

PIOUI, un trail en solo

Lors de notre récent séjour dans la région de Charlevoix, nous avons eu l’occasion d’expérimenter plusieurs sentiers du Parc national des Grands-Jardins, dont le Mont-du-Lac-des-Cygnes et le Boréal. Aujourd’hui, c’est mon homme qui est derrière le clavier pour vous partager le récit de son trail matinal dans le sentier Pioui. Je vous ai souvent parlé de lui, de sa passion pour la course et de ses talents de photographe, mais c’est sa première contribution en tant qu’auteur sur le blogue. Je compte sur vous pour l’accueillir chaleureusement!😉

Mais d’abord, voici quelques données techniques sur la course en elle-même :

  • Distance : 10,6 km
  • Temps : 1h40 (2h avec les pauses)
  • Dénivelé positif : 556 m

4h30 – Le réveil sonne. Le chalet est calme dans l’obscurité. Tout le monde dort encore et récupère de la belle journée passée dehors la veille. Deux raisons me poussent à me lever à cette heure. Éviter les chaudes heures de la journée et ne pas hypothéquer celle-ci afin de profiter des activités en famille. Je m’habille rapidement, j’engloutis un bagel et une banane et je quitte en auto.

5h00 – Le parc est dans la pénombre, de grands manteaux de brume s’élèvent au-dessus des lacs et des tourbières. Au détour d’un virage, une silhouette d’orignal émerge de la brume. L’image est surréaliste, le moment est magique. Je veux à la fois profiter de ce moment et le capturer en photo. Malgré sa taille, l’animal s’enfonce avec grâce dans les buissons, son panache encore visible. Il rejoint un autre orignal et les deux géants disparaissent dans les bois. La table est mise pour ma matinée. Tant pis pour la photo, je sais que je vais me rappeler longtemps ce moment.

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5h30 – À l’accueil du sentier, il n’y a qu’une autre auto dans le stationnement, une camionnette de la Sepaq. Les sentiers seront tranquilles ce matin. La température continue d’augmenter en passant de 5 à 8 degrés Celsius. Le soleil se lève tranquillement, il n’y a presque plus de brume déjà. Je remplis mes deux gourdes; 1 litre d’eau au total, j’espère que ce sera assez. Je m’engage dans le sentier du Pioui, c’est la première fois que je l’emprunte. Ce sentier de cinq ou six kilomètres devrait me mener au Mont-du-Lac-des-Cygnes. Pour le retour, je vais emprunter le chemin parcouru hier en famille, un beau sentier de gravier.

6h00 (à peu près) – Je n’ai pas une idée précise de l’heure. La batterie de ma montre GPS est vide. Mon cellulaire va enregistrer ma course grace a l’application Strava, mais ce n’est pas aussi facile de consulter mes données de vitesse et de temps en courant. Le début de la course est pénible. Mon corps est encore raide et le sentier est difficile. Il monte assez sec à travers la forêt, avec de nombreuses roches et racines comme obstacles. Il est clair que je n’avance pas vite, c’est presqu’impossible de courir. Ma blonde m’a demandé de prendre des photos du sentier, ça me donne des excuses pour prendre des pauses et immortaliser toutes les roches. Après ce qui me semble une interminable montée, j’arrive au lac du Pioui. Je ne m’attarde pas et je continue.

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Vers 6h15 – Après une autre série de montées raides dans la semi-pénombre de la forêt, j’arrive au sommet du Mont Pioui – je ne sais pas si c’est son nom officiel, mais j’aime bien cette appellation. Je me trouve à environ 900 mètres d’altitude après cinq kilomètres de course. Le paysage est à couper le souffle. D’abord, il n’y a plus de végétation autour de moi, juste quelques broussailles et du lichen. Il fait soudainement beaucoup plus clair même si le soleil n’est pas encore officiellement levé. Évidemment, la vue est époustouflante et offre une vision à 360 degrés sur les monts des Hauts-Jardins et le fleuve Saint-Laurent. Pas très loin, j’aperçois très nettement le Mont-du-Lac-des-Cygnes vers lequel je vais me diriger. Je suis doublement parcouru de frissons, à la fois par l’effet du vent assez fort sur ma peau humide et la beauté saisissante du moment. C’est pour vivre de tels instants que j’adore le trail. Après les quelques photos réglementaires, je me replonge dans la forêt.

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Vers 6h45 – C’est plein d’énergie que je repars en courant, je me sens léger et j’ai l’impression de faire partie intégrante de la nature. Après une descente assez abrupte, c’est reparti pour une longue série de montées qui semblent plus faciles, je me permets donc de les courir. En quittant la forêt, près du sommet du Mont-du-Lac-des-Cygnes, un bruit de feuilles qui bougent me surprend à ma droite. Il provient du bosquet qui est à mes pieds, sur le côté du sentier. Je m’arrête immédiatement, pendant qu’une chouette blanche (ou hibou blanc, comment voulez-vous que je sache?) prend son envol devant moi, me coupant le chemin. Je n’en crois pas mes yeux. Mais ce qui me surprend encore plus, c’est le bruit que fait l’oiseau en volant. Ou plutôt l’absence de bruit, car son vol est absolument silencieux, même s’il bat fort des ailes pour s’envoler. Dans le calme qui m’entoure, ce silence est fascinant. Il va se poser plus loin, sur une branche d’arbre. Je fais un seul pas dans sa direction pour tenter de le photographier, mais c’est trop pour lui; il me quitte définitivement dans le même silence. Quelques mètres plus loin, c’est une famille de perdrix qui m’attend. Le mâle ne semble pas inquiet de me voir et continue de faire la cour à sa femelle. Le petit perdreau s’est, lui, envolé dès qu’il m’a vu. J’arrive enfin au sommet et je retrouve la vue que j’avais la veille lors de notre randonnée familiale, mais avec deux différences. Cette fois, je suis seul au sommet, sans aucun autre randonneur, et j’assiste au lever du soleil sur la région. C’est tout simplement magnifique. Je suis très heureux de vivre ce moment en toute quiétude, je me sens privilégié.

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Vers 7h30 – Après avoir avalé une barre de fruit pour éviter l’éventuel « coup de mou », c’est le cœur léger que je repars. En effet, je connais le reste du parcours qui descend pendant quatre kilomètres, un peu technique au début, puis du beau gravier le reste du temps. Je fais attention à ne pas me blesser, soit par un mauvais mouvement lié à la fatigue, mais aussi parce que je sollicite plus les muscles de mes jambes en freinant dans la descente. Je me permets quand même d’accélérer vers la fin, ce qui me rassure toujours, car ça veut dire que j’en ai encore sous le pied. Près de l’arrivée, je croise un couple qui amorce le début du sentier et qui semble surpris de me voir. Je suis content de les croiser alors que je force l’allure, c’est toujours bon pour l’égo.😉 Arrivé au poste d’accueil, je m’asperge d’eau, je bois abondamment, et je reprends la route pour aller retrouver la famille au chalet.

Vers 8h00 – Arrivé au chalet, je retrouve tout le monde debout. On commence la préparation du petit-déjeuner traditionnel en vacances : œufs et bacon. Ce sera parfait pour refaire le plein! Je raconte mes rencontres matinales en préparant le café…

Une autre magnifique journée s’amorce!

Le Boréal : récit humoristique d’une randonnée familiale

Justin More

La semaine dernière, nous avons fait un séjour familial au Parc National des Grands-Jardins, loin de la modernité et des écrans. Pendant ce séjour, nous avons eu l’occasion de faire des randonnées, dont celle du Mont-du-Lac-des-Cygnes. Mon fils aîné, Alban, souhaite aujourd’hui vous parler à sa manière d’une autre randonnée qu’il a bien appréciée lors de notre séjour, soit celle du sentier Le Boréal. Voici donc son récit.

Préambule

Moi, ma mère, mon grand-père, ma sœur, ainsi que mon père et ses folies (j’y reviendrai!), sommes partis nous aventurer sur le sentier Le Boréal. Comme il faisait très chaud, nous avons choisi ce sentier. Deux kilomètres comme longueur, c’est mieux que…

  • 4,5 km (Le Pionnier)
  • 6,4 km (La Chute)
  • 6,7 km (La Pinède)
  • 9,9 km (Le Pioui)

 

Boreal4Une chance que j’ai une carte avec toutes les informations devant moi. Mémoriser ça, ça vous sera sûrement utile! 😉

Le Boréal est un sentier en boucle qui dure environ une heure. Il est très facile comme sentier et c’est tant mieux, car la veille nous avions fait une randonnée difficile (pas pour moi hein, mais les autres ont dit ça!). Essayez-le, vous m’en donnerez des nouvelles.

C’est bon, vous l’avez fait?

Cessez tout de suite de lire et rendez-vous à ce sentier!

Je peux prendre toute ma journée, libre à vous…

Bon, c’est fait?

Ok. Continuons…

Ma randonnée dans le sentier Le Boréal

Au début du sentier, il y avait beaucoup de fleurs. Je m’y attendais, ma mère aime beaucoup les fleurs. Mais il y avait aussi du lichen un peu partout, un genre de texture étrange (cherchez dans le dico si vous ne comprenez toujours pas!). C’était joli à regarder et j’ai demandé à ma mère de prendre des photos.

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Et puis, nous sommes arrivés dans une section du sentier où la forêt était clairsemée à la suite du feu de 1991. C’est ma mère qui m’a dit d’observer ça pour vous en parler, mais moi, j’ai trouvé que la forêt était normale. Une forêt, c’est une forêt. Il y a des arbres, petits, moyens, grands, touffus ou pas, mais ça reste des arbres.

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Ce que j’ai le plus aimé, c’est suivre les pistes des animaux. J’en ai vu une vraiment cool et j’ai avisé les autres (sauf mon père, le marathonien, qui marche toujours super vite!) et nous avons aperçu un animal sortir en vitesse d’un buisson. Je n’ai pas eu le temp de bien le voir, mais il était petit (parce qu’un orignal qui sort d’un buisson, ça se remarque, n’est-ce pas?).

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Quelques anecdotes liées à cette randonnée

Mon père aime beaucoup faire des blagues. Elles ne sont pas toujours drôles, mais cette fois, il m’a bien fait rire. Alors que nous faisions une pause près d’un étang, il a fait semblant de pousser ma mère dans l’eau et elle a crié super fort.

IMG_4312Boreal2IMG_4309Boreal7Au début du sentier, nous avons aussi vu des pêcheurs au bout du lac et mon père a fait une super imitation d’orignal. Les pêcheurs cherchaient l’animal pendant que nous étions morts de rire.

Boreal13Mais la meilleure blague, elle vient de ma mère (malgré elle!). Mon père et moi, nous avons décidé de faire la course pour rentrer au chalet. Ma mère, mon grand-père et ma sœur sont donc rentrés seuls en auto. Ils étaient à peine à deux kilomètres du chalet et ils ont réussi à se tromper de chemin… Nous sommes arrivés avant eux, alors que nous faisions la course en forêt, c’est dire! Je savais bien que j’allais gagner cette course!

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À bientôt pour d’autres aventures pleines d’humour! Soyez patients, j’ai d’autres choses à faire en ce moment : flâner en pyjama, lire des romans, manger des nouilles au thon (faites par ma mère, ce sont les meilleures du monde!), nager dans la piscine avec mon frère, inviter des amis, chasser les Pokémons, jouer à Minecraft… Bien quoi? Ce sont les vacances après tout!

Avec tout mon humour,

Alban

Une visite à Uashassihtsh

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Lorsque le blogue a fêté son premier anniversaire en juin dernier, j’ai pris l’engagement de vous parler un peu plus de ma région d’adoption, le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cet article s’inscrit dans cette perspective en vous présentant notre récente visite à Uashassihtsh, site de transmission culturelle ilnu. Bien que je réside au Saguenay depuis 10 ans, je ne connaissais pas encore ce site avant que mon amie Émilie me le recommande avec enthousiasme. Deux semaines plus tard, j’ai décidé de m’y rendre avec mon mari et nos deux garçons, âgés de quatre et 10 ans.

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Uashassihtsh, un lieu authentique

Situé au cœur de la communauté de Mashteuiatsh, Uashassihtsh (signifiant en nehlueun « Petite baie ») bénéficie d’un vaste emplacement en bordure du Lac Saint-Jean. Lieu de ralliement et de rencontre depuis toujours, le site offre aujourd’hui à ses visiteurs de s’initier au mode de vie traditionnel des Pekuakamiulnuatsh au cours des années 1910-1930. Plus communément appelés Montagnais, les Pekuakamiulnuatsh forment la plus grande famille des Algonquins de l’Est du Canada. À l’origine, cette Première Nation du Pekuakami (Lac Saint-Jean) était un peuple nomade, dont les ancêtres vivaient principalement de chasse, de pêche et de cueillette de fruits sauvages.

Ouvert depuis 2012, Uashassihtsh permet d’entrer en contact avec ce peuple millénaire à travers sept plateaux d’animation extérieure. C’est une façon de valoriser la culture et les traditions autochtones, tout en préservant l’héritage culturel de la communauté. Ici, pas de tipis colorés, de maquillages extravagants, de couronnes de plumes ou de mises en scène folkloriques. Rien de tape-à-l’oeil, d’artificiel ou de faux comme on peut parfois le voir dans certains sites gérés par des non-autochtones. En ce lieu, il ne faut pas s’attendre à un  bref arrêt dans une réserve afin d’acheter rapidement un objet artisanal pour se donner bonne conscience. Il ne s’agit pas non plus d’une vitrine pour voir « des Indiens » comme si on se baladait dans un zoo. Non, ici, on prend son temps, on découvre tranquillement, on échange, on s’instruit et on se laisse émouvoir, dans le respect d’un peuple fier de ses traditions.

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Une visite interactive

Arrivés sur place en début d’après-midi, nous avons décidé de choisir la visite guidée (qui est fortement recommandée à l’accueil et que je vous conseille vivement moi aussi!). Les départs pour les visites guidées ont lieu toutes les trente minutes et un petit film est alors proposé afin de rendre l’attente agréable, tout en se familiarisant avec la seule communauté innue du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Notre parcours a débuté à l’intérieur, avec un guide dynamique qui nous a permis de bien situer Nitassinan, terme utilisé en nehlueun pour signifier « notre terre, notre territoire ». Nous étions un groupe composé d’une quinzaine de personnes, dont plusieurs Européens. Le guide arrivait bien à adapter son discours à tout le monde et à le rendre vivant et concret pour les enfants qui étaient nombreux sur place.

Une fois à l’extérieur, plusieurs découvertes nous attendaient : la tente montagnaise (tente prospecteur – qui n’est pas un tipi), le canot, l’arbre mort, ainsi que les outils de chasse et de pêche (dont le célèbre couteau croche) permettant de fabriquer des objets en bois et en os. À travers les explications de notre guide, nous avons compris à quel point le tannage de peau d’orignal constitue une tâche longue et complexe. Chaque arrêt était ponctué d’anecdotes et donnait l’occasion aux enfants de voir, de toucher et parfois de manipuler des objets traditionnels. Nous avons ensuite été initiés aux activités traditionnelles des hommes et des femmes, avec des artisans qui nous expliquaient leurs coutumes tout en nous présentant différents produits. Ce fut l’occasion de déguster la bannique, d’admirer les sacs et les mocassins de cuir créés par les femmes de la communauté et d’assister aux différentes étapes de la fabrication d’objets de bois.

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La visite guidée a pris fin au magasin général, où nous avons eu la possibilité de choisir une activité de confection à réaliser avec un aîné de la communauté. Plusieurs options s’offraient à nous, notamment la fabrication de bannique ou la décoration d’objets de cuir. Nous aurions pu en expérimenter plusieurs, car chaque billet d’entrée donne accès à une activité, mais nous avons préféré demeurer ensemble. Les garçons ont fait un choix rapide et unanime : ils souhaitaient peindre et décorer des petites rames de bois, qui ont ensuite fait l’objet d’un montage avec un bout de cuir, quelques perles et des plumes. Leurs réalisations sont depuis fièrement exposées sur les murs de leurs chambres.

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Nous avons beaucoup apprécié cette visite, au cours de laquelle les enfants ont été captivés par les explications des guides et des artisans. Je m’attendais à ce genre de réaction de la part de mon aîné, qui adore ses cours d’histoire et qui pouvait faire de nombreux liens avec la matière qu’il a étudiée en classe ces deux dernières années. Mais je dois dire que j’ai été stupéfaite de constater le grand intérêt de mon fils cadet envers cette activité. Deux semaines plus tard, les garçons en parlent encore beaucoup et semblent en avoir retiré de nombreux apprentissages. Par exemple, lors de notre randonnée au Mont-du-Lac-des-Cygnes la semaine dernière, ils cherchaient à classer différents objets selon leur caractère animé ou non. En nehlueun, ce ne sont pas les verbes être et avoir qui prédominent dans le discours, mais le verbe voir, qui se conjugue différemment selon que nos yeux se posent sur une chose animée (Nuapamau) ou inanimée (Nuapaten). Personnellement, je ne me rappelais pas les termes qui avaient été mentionnés lors de la visite, mais eux oui…!

Bref, si vous passez par notre belle région, je vous conseille vivement cette visite. Au-delà du parcours guidé et des nombreuses démonstrations, nous avons beaucoup apprécié discuter avec les membres de la communauté qui étaient présents sur place, heureux de nous partager leurs connaissances et leur culture.

Quelques informations pratiques

Horaire : Du 6 au 26 août, le site est ouvert tous les jours de 10h00 à 18h00. Du 29 août au 30 septembre, le site est ouvert sur réservation de groupe. 

Prix d’entrée : Adulte: 12$, aîné : 11$, étudiant: 10$, enfant (6-12): 7$, enfant (5 ou moins): gratuit, famille (2 adultes + 2 enfants): 32$ (+3$ par enfant additionnel). Forfait disponible pour visiter le Musée Amérindien de Mashteuiatsh.

Pour en savoir plus : http://www.cultureilnu.ca/