Quand partir en Islande?

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Quelles que soient les images que vous avez de l’Islande, vous serez pris de court face à la majesté de ses paysages…

À la limite du cercle polaire : volcans, glaciers, champs de lave, zones géothermiques, plages de sable noir, fjords, failles et sols fumants composent un paysage qui varie selon les lumières de son soleil arctique, de son soleil de minuit, ses crépuscules et aurores boréales…

Longtemps considérée comme la porte des enfers, l’Islande, deuxième plus grande île d’Europe, enchante chaque visiteur par sa diversité et sa richesse, charme par son hospitalité et la beauté de ses villages colorés, ravie par son dynamisme. Reste une question : quand partir en Islande?

Selon Marie, de Tripconnexion, il n’existe pas de meilleure période pour visiter l’Islande… L’île se vit, quelle que soit la saison. Dans ce billet, Marie a toutefois accepté de nous parler des attraits de l’île selon différentes périodes de l’année afin de nous permettre de vivre un voyage authentique en Islande!

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Voyager en Islande l’été

L’été est très agréable pour visiter l’Islande : des journées longues et douces, les recoins de l’île, inaccessibles avec la neige, qui sont à nouveau à portée de marche. La nature se réveille et est resplendissante. Les oiseaux et animaux marins regagnent les côtes pour profiter des journées ensoleillées et sont observables au plus près de leurs habitats.

Le soleil de minuit est un phénomène boréal assez incroyable : le soleil se masque en partie, la nuit n’est jamais complète. Entre minuit et trois heures du matin, seule une pénombre se répand, avant que le soleil se lève à nouveau complètement. Les lève-tôt apprécieront! Toutes les routes sont praticables, vous pouvez ainsi partir à la découverte des Hautes Terres d’Islande en toute quiétude. Avec des températures qui restent fraîches dans l’intérieur de l’île, les randonnées sont agréables. Juin est vraiment le mois idéal pour visiter l’Islande en été : des journées longues, majoritairement ensoleillées. La nature à son top, les oiseaux en pleine nidification. En juillet, les températures peuvent être plus élevées, mais il pleut fréquemment. Août est aussi un bon mois, car les journées sont encore longues, il y a peu de pluie, moins de touristes, mais les oiseaux commencent à repartir, les côtes se désertifient.

voyage-authentique-en-islande-tripconnexion-ete-interieur-terreswaterfall-889693_1920Le gros inconvénient d’un voyage en Islande l’été : le monde… Entre juin et début septembre, c’est la haute saison touristique. Si vous visitez l’Islande pour la première fois, certains lieux incontournables se transforment en véritables halles de gare à l’heure de pointe…

Voyager en Islande l’hiver

D’octobre à mars, ce sont les aurores boréales. C’est aussi l’hiver  Grâce à la présence du Gulf Stream, les températures ne sont pas extrêmes : elles ne descendent pas vraiment en dessous de -5° sur les côtes. Dans les terres elles peuvent être plus basses, jusqu’à -20°.

Saison peu touristique en Islande, l’hiver donne le privilège de découvrir une terre sauvage, aux nuances de couleurs dues à la neige et la glace sous-jacente. Le Vatnajokull se couvre de neige et le lagon à ses pieds est rempli d’icebergs. Les cascades et les lacs glacés créent un paysage spectaculaire.

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Mais surtout, les longues nuits (le soleil se couche à 16h45 pour se lever à 11h le lendemain matin!), laissent toute la place aux extraordinaires aurores boréales, phénomène naturel grandiose qui, à lui seul, vaut le voyage durant la période froide! À partir de février – mars les routes ouvrent à nouveau et les températures deviennent plus clémentes, les jours rallongent également. En revanche, cette saison s’accompagne de forts vents qui peuvent être dissuasifs.

La grosse difficulté d’un voyage en Islande l’hiver tient aux changements météorologiques brusques. Les conditions peuvent être compliquées, voire dangereuses et de nombreuses structures sont fermées. Vous devez vous faire accompagner par un guide local, particulièrement à cette période de l’année où la neige recouvre les anfractuosités du sol. Bien équipés et bien accompagnés, l’île est à vous!

Visiter l’Islande hors saison

Pour ceux qui craignent le monde ET le froid, il reste… le printemps et automne, qui sont deux belles périodes pour visiter l’île! D’autant que les couleurs printanières et automnales sont magnifiques. Le parc national de Skaftafell, notamment, est spectaculaire à ces périodes. Au printemps, la nature reprend vie et, conséquemment, la neige commence à fondre, les journées s’allongent (6h20 – 20h30 environ) et la majorité des routes sont ouvertes (sauf dans les Hautes Terres pour lesquelles il faut attendre juillet). Mai est un mois très intéressant pour visiter l’Islande.

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En septembre, très peu de touristes s’aventurent en Islande alors que les journées sont encore douces et ensoleillées… Sans compter le début des aurores boréales! S’il ne fallait choisir qu’un seul mois, ce serait peut être celui-là : tout ce que l’Islande a à offrir est là! Il manque cependant une bonne partie de sa faune, seul bémol. Il faut également se méfier des chutes soudaines dans les températures, qui peuvent avoisiner le zéro degré la nuit.

Les contraintes de visiter l’Islande au printemps ou à l’automne : les auberges, routes, lignes de bus et autres infrastructures commencent à ouvrir ou à fermer. Il faut donc bien se renseigner avant de partir, car vous pourriez trouver portes et barrières closes à certains endroits.

Quoi mettre dans sa valise pour l’Islande?

Prises en étau entre les courants polaires du Groenland et les vents du sud, le temps reste instable, quelle que soit la saison. Il vous faudra toujours prévoir un pull, un coupe-vent et un imperméable lors de vos randonnées estivales.

L’hiver, l’équipement est évidemment plus conséquent. Les côtes sont tempérées, mais l’intérieur des terres peut être très froid. Des vêtements techniques sont donc nécessaires.

Si ce n’est pas la neige, vous aurez de la pluie ! Pas de panique, un dicton islandais rassure : « si tu n’aimes pas le temps qu’il fait, attends 5 minutes ».

Finalement, quelle que soit la saison à laquelle vous voyagez en Islande : n’oubliez jamais votre maillot de bain! Les sources chaudes restent chaudes et vous accueillent, quel que soit le contexte météorologique. Dans les environs de Reykjavik, vous aurez le choix.

S’il vous faut une dernière bonne raison de visiter l’Islande, la meilleure qui soit est l’onomatopée que ses habitants utilisent pour le cri du coq ! Nous venons tout juste d’entrer dans l’année du coq d’après le calendrier chinois, et l’Islande est de loin le pays qui confère au coq la sonorité la plus dépaysante, amusante et poétique : Gaggalagaggalagó!

Il était une fois, au château de Breteuil… #EnFranceAussi

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Dans un précédent billet sur quatre châteaux à découvrir dans la région des Yvelines, je vous ai parlé de mes conseils pour visiter le château de Breteuil en famille. Ce château, j’ai eu l’occasion de le visiter à plusieurs reprises. Avec mon amoureux d’abord, puis avec nos trois enfants au cours des dernières années. Il faut dire que l’endroit est parfait pour les petits, qui en conservent d’ailleurs de merveilleux souvenirs.

Quand j’ai appris le thème du rendez-vous mensuel « En France Aussi », j’ai immédiatement eu envie de reprendre le clavier pour vous parler de ce château.

En France aussi« En France Aussi » est un rendez-vous entre blogueurs, instauré par Sylvie du blogue « Le coin des voyageurs ». Chaque mois un blogueur différent propose un thème et coordonne ce rendez-vous. Ce mois-ci, c’est Florence Gindre qui nous propose le thème « Lieux d’écrivains ».  Ce thème m’a immédiatement inspirée et j’ai eu envie d’y apporter ma modeste contribution en replongeant avec vous dans mes souvenirs du château de Breteuil…

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Des contes habilement mis en scène

Surnommé le « château des contes de Perrault », le château de Breteuil permet à ses visiteurs, petits et grands, d’entrer dans l’imaginaire de Charles Perrault par le biais de sept histoires habilement mises en scène dans les dépendances du château. Des personnages de cire prennent alors vie pour nous faire revivre les contes du Petit Chaperon rouge, du Petit Poucet, du Chat Botté, de Cendrillon, de Barbe Bleue, de Peau d’Âne et de la Belle au bois dormant. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour que la magie débute… En voici quelques exemples en photos!

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Une scène de Barbe Bleue, dans l’ancienne salle de chasse du château de Breteuil

 

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Le Chat Botté dans les écuries du château de Breteuil

 

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Le labyrinthe aux mille buis et son pavillon central, où Cendrillon danse avec son Prince charmant
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La maison de la grand-mère du Petit Chaperon Rouge

 

Mais pourquoi mettre en scène les contes de Charles Perrault au château de Breteuil? La question m’habitait jusqu’à ce que je participe à une visite guidée des lieux. En plus d’être un auteur reconnu, Charles Perrault occupait des fonctions administratives auprès du roi Louis XIV. Entre 1657 et 1665, il collabora donc avec le ministre Louis de Breteuil, qui occupait alors la charge de contrôleur général des finances. C’est en raison de ces années de collaboration que la famille Breteuil a décidé de faire honneur au célèbre écrivain.

Au lit… avec Marcel Proust

À l’intérieur du château, Perrault n’est pas le seul écrivain à l’honneur. Tout au long de la visite guidée, on découvre cinquante personnages de cire réalisés par le musée Grévin. Dans la chambre de laque du château, on surprend Marcel Proust au lit… On apprend alors que le célèbre écrivain fut l’invité du château à plusieurs reprises. Il s’est même inspiré de son hôte Henri, le huitième marquis de Breteuil, pour créer le personnage d’Hannibal de Bréauté dans son roman « À la recherche du temps perdu ». Surnommé Babal, ce personnage très snob ne fréquente que les aristocrates bénéficiant d’une certaine renommée… Si le marquis de Breteuil avait su qu’il serait immortalisé de la sorte, il aurait peut-être été moins accueillant avec Proust!

M. de Bréauté, auteur d’une étude sur les Mormons, parue dans la Revue des Deux–Mondes, ne fréquentait que les milieux les plus aristocratiques, mais parmi eux seulement ceux qui avaient un certain renom d’intelligence. De sorte qu’à sa présence, du moins assidue, chez une femme, on reconnaissait si celle-ci avait un salon. Il prétendait détester le monde et assurait séparément à chaque duchesse que c’était à cause de son esprit et de sa beauté qu’il la recherchait.

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Marcel Proust au lit, dans la chambre de laque du château de Breteuil

 Un petit concours?

Grâce au rendez-vous #EnFranceAussi et aux partenaires Gallimard et Ouibus, vous pourriez gagner ce mois-ci deux cadeaux : le guide Gallimard Paris chic & zen et un bon d’achat Ouibus de 120€!

Pour avoir une chance de gagner, vous devez commenter un article du rendez-vous avant le 19 novembre 2016 et laisser un commentaire sur la page Facebook du rendez-vous, (en indiquant le blogue sur lequel vous avez commenté). Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici.

 

Une Québécoise en Normandie… #EnFranceAussi

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La Normandie est une région que je ne me lasse jamais de découvrir, un lieu où je me sens chez moi comme nulle part ailleurs en France. En ce lieu, on ne se moque jamais de mon accent québécois, on ne me fait pas répéter trois fois ma commande au restaurant; au contraire, j’y ressens beaucoup de respect et de complicité dès que j’ouvre la bouche. En Normandie, je me sens un peu comme si je n’avais pas quitté le Québec.

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Des plages chargées de souvenirs

Bien sûr, cette impression d’être chez moi s’explique par l’histoire commune du Québec et de la Normandie. Aller en Normandie, c’est revenir vers les terres de mes ancêtres, mais aussi revisiter des lieux historiques de la Seconde Guerre mondiale. Ici, impossible de marcher sur Omaha Beach ou Juno Beach sans penser au Débarquement et aux nombreux hommes qui y ont perdu la vie à l’été 1944. La région abrite d’ailleurs plusieurs lieux de mémoire, monuments et musées qui sont liés au Débarquement et à la Bataille de Normandie.

Au-delà de la dimension historique, les plages normandes évoquent, à certains égards, leurs cousines du Québec. Les pieds dans le sable, impossible de ne pas réaliser que cette destination n’a rien à voir avec la Côte d’Azur. Il faut composer avec le climat (mais sans la foule), comme à la maison!

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Des airs de Vieux-Québec

En parcourant les villes de Normandie, mon sentiment de déjà-vu s’amplifie. Les maisons de pierre me rappellent celles de certaines rues du Vieux-Québec, d’allure à la fois sobre et raffinée. Bien que plusieurs lieux méritent que l’on s’y attarde, j’ai un véritable coup de cœur pour Honfleur. Lors de mes promenades le long du Vieux Bassin et dans les ruelles pavées du quartier Sainte-Catherine, je me sens dans mon élément. Pas étonnant de retrouver certaines similitudes architecturales avec le Québec, puisque c’est du port de cette ville que les marins honfleurais et dieppois se sont embarqués pour explorer les côtes de l’Amérique du Nord dès le début du XVIe siècle!  Parmi eux, Samuel de Champlain a laissé son empreinte un peu partout dans la ville. On retrouve une plaque souvenir de ses départs à l’extrémité du Vieux Bassin, ainsi qu’une statue à son honneur dans le jardin des personnalités.

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Un rocher percé

À l’instar de la Gaspésie, la Normandie a, elle aussi, son rocher percé, saisissant spectacle de la nature à Étretat. Au cœur de cet ancien village de pêcheurs, l’érosion marine a formé une arche naturelle et une aiguille haute de 70 mètres (la porte d’Aval), que Guy de Maupassant comparait à un éléphant plongeant sa trompe dans l’eau. Devant un tel décor, on comprend aisément pourquoi ce lieu a inspiré tant de peintres et d’écrivains…

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Vous n’êtes pas convaincus? Alors il faut partir découvrir la Normandie… ou le Québec!

Un petit concours?

Cet article s’inscrit dans le rendez-vous mensuel #EnFranceAussi organisé par Sylvie du blogue « Le coin des voyageurs ». Choisi par Camille du blogue « Stendhal Syndrome », ce rendez-vous était intitulé « Éclats d’ailleurs »… Il était donc difficile pour moi de ne pas parler des similitudes entre la France et mon propre pays, le Québec.

Dans le cadre de ce rendez-vous, vous pouvez tenter votre chance pour gagner le guide Poitou-Charentes avec notre partenaire Les éditions Gallimard. Vous retrouverez toutes les infos sur la page Facebook #EnFranceaussi.

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La plus belle ruine de France #EnFranceAussi

La France Antique

Ce mois-ci, j’ai décidé de participer pour une première fois au rendez-vous mensuel #EnFranceAussi, organisé par Sylvie du blogue Le coin des voyageurs et sous la responsabilité de Mitchka de Fish and Child. Le thème à l’honneur pour le mois de juillet est « La France Antique » et je dois dire que j’ai longuement hésité avant de choisir un lieu spécifique… À la maison, nous sommes cinq et je suis la seule à ne pas avoir la nationalité française (faudrait bien que je fasse les démarches un jour!), mais la France demeure un pays dont je me sens très proche et que je visite régulièrement. Toutefois, vivant au Québec, je peux difficilement faire une visite de dernière minute pour développer un contenu « sur mesure » en lien avec la thématique choisie. Je devais donc trouver un lieu que nous avions déjà visité… Malheureusement, mes derniers séjours en France ne me permettaient pas d’écrire un article en lien avec la période de l’Antiquité. J’ai donc décidé d’élargir le thème pour tout simplement vous parler d’un lieu très ancien… J’ai spontanément pensé aux châteaux de la Loire et à ceux de la région des Yvelines, mais ces deux thèmes ont déjà fait l’objet d’articles sur le blogue. Puis, alors que je visitais un temple en Corée du Sud la semaine dernière, j’ai eu un déclic : j’allais vous parler de l’Abbaye de Jumièges, la plus belle ruine de France.

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Contexte de ma visite à Jumièges

En 2010, nous avons visité notre famille française en région parisienne, une tradition que nous essayons de répéter chaque année. À l’époque, nous avions un seul enfant, mais c’était déjà important pour nous de voyager en couple à l’occasion, tout en permettant à notre fils de nouer des liens avec sa famille française. Après une semaine dans la maison familiale de mon mari, nous sommes donc partis à l’aventure en amoureux en mettant le cap sur la Normandie. Après Honfleur, Étretat, Fécamp et un peu de farniente sur les plages de la côte fleurie, nous avons fait un arrêt à Jumièges avant de continuer notre road-trip vers Rouen et de rentrer en région parisienne.

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Itinéraire de notre road-trip en amoureux

Notre visite de la plus belle ruine de France

C’est un peu par hasard que nous avons décidé de faire cet arrêt à Jumièges. Après une pause gourmande à l’Auberge du Bac, située en bordure de la Seine, nous sommes partis découvrir les lieux. Je n’entretenais pas d’attentes particulières à l’idée de visiter ce lieu qui m’a pourtant profondément émue dès que m’en suis approchée. Avec ses tours de près de 50 mètres de haut, soit les plus hautes de l’architecture romane normande, l’Abbaye de Jumièges était loin de faire figure de ruine à mes yeux; au contraire, elle dominait fièrement les boucles de la Seine et rivalisait de beauté avec la campagne environnante. Entourée d’un parc à l’anglaise de 15 hectares, l’abbaye nous proposait un véritable voyage dans le temps dans un cadre absolument fabuleux. Pas étonnant qu’elle soit qualifiée de « plus belle ruine de France »!

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Fondée vers 654, l’histoire de l’abbaye fut marquée de nombreuses destructions, suivies de rénovations. Dès 841, elle fut dévastée par les Vikings. Par la suite, elle fut endommagée à de nombreuses reprises, notamment lors de la révolution française au cours de laquelle les cloîtres ont été détruits et les pierres de l’abbaye utilisées pour construire d’autres bâtiments dans les environs. C’est seulement au milieu du XIXe siècle que le processus de destruction cessa. La reconstruction de Jumièges n’a pas été envisagée, bien que des travaux aient régulièrement lieu afin d’assurer la sécurité du site et de préserver ses structures.

61154_430488296518_770414_n59226_430487011518_1896577_nNous avons adoré nous promener sur le site de l’abbaye, dont le décor s’harmonise parfaitement à la nature qui l’entoure. Avoir les pieds dans l’herbe tout en se tenant à l’intérieur des vestiges d’anciens bâtiments est une expérience unique. Bien que la nature s’invite entre les pierres et les cloisons de l’abbaye, ses ruines permettent encore de distinguer certaines composantes de sa structure d’origine : ses murs, sa façade, ses tours, ainsi qu’une partie de l’église Saint-Pierre.

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Outre son abbaye qui est une activité phare de la ville, Jumièges est aussi bien connue pour ses légendes, notamment celles des énervés et du loup vert. Ma préférée demeure toutefois celle qui concerne l’église Saint-Valentin, nommée ainsi en l’honneur du saint du même nom qui aurait, selon la légende, délivré la ville d’une invasion de rats.

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Un petit concours, ça vous tente?

Les participants du rendez vous #EnFranceAussi et les éditions Gallimard vous proposent un concours pour tenter de gagner un GeoGuide sur les Pyrénées. Il vous suffit de commenter ce billet avant le 15 Juillet ET de laisser un commentaire sur la page Facebook du rendez-vous, (en indiquant le nom de mon blogue). Afin de multiplier vos chances de gagner, n’hésitez pas à commenter les articles des autres participants. Toutes les règles du jeu sont disponibles ici.

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Road-trip au Portugal, sur la « côte du soleil »

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Les vacances approchent et, tout comme moi, vous planifiez fort probablement votre prochain voyage. L’an dernier à pareille date, nous en étions à élaborer notre séjour en France et au Portugal. Je vous en ai d’ailleurs parlé à plusieurs reprises sur le blogue, en évoquant notamment le côté sombre de ces vacances. Fort heureusement, notre dernier séjour en Europe n’a pas seulement été empreint d’imprévus et de mésaventures. En France, nous avons fait de nombreuses activités avec les enfants à Paris. Nous avons également découvert des châteaux très agréables à visiter avec des petits dans les régions des Yvelines et de la Loire. En ce qui concerne le Portugal, je vous ai réservé de nombreux billets portant sur Porto, Lisbonne et Sintra. Aujourd’hui, je vous propose plutôt d’embarquer avec moi dans un road-trip sur la « côte du soleil ». Entre Lisbonne et Sintra, cet itinéraire vous suggère cinq arrêts à ne pas manquer dans les environs. Bien que chaque endroit mérite que l’on s’y attarde, nous avons fait ces différentes haltes en une seule journée avec notre puce de neuf mois.

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1- Petit-déjeuner au bord de la mer, à Estoril

Destination très prisée par les Lisboètes le temps d’un week-end, Estoril est située à 20 kilomètres à l’ouest de Lisbonne, à l’embouchure du Tage. Surnommée la « ville des deux printemps », elle bénéficie d’un microclimat particulier permettant deux floraisons par année. Jadis, cette ville était la première station balnéaire du Portugal et elle était réputée pour constituer le lieu de rendez-vous par excellence des agents secrets. C’est d’ailleurs l’un d’eux qui fut l’inspiration de Ian Fleming lorsqu’il créa le personnage de James Bond dans les années 50. Le célèbre auteur s’est alors rappelé d’un espion rencontré quelques années plus tôt, lorsqu’il séjournait à Estoril. Aujourd’hui, même si les plages de la ville demeurent populaires, cette dernière attire surtout les visiteurs en raison de son casino high-tech, son terrain de golf, son Open de tennis, son Grand Prix de moto et ses boutiques de luxe. Nous avons apprécié nous y promener tranquillement et profiter d’une terrasse au bord de la mer pour déguster notre petit-déjeuner.

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2- Lunch dans le village de pêcheurs de Cascais

Non loin d’Estoril, Cascais est un village de pêcheurs absolument charmant. Son petit port est bordé par la Ribeira Beach, une plage de sable blond souvent surnommée la « plage des pêcheurs » (Praia dos Pescadores) ou la « plage des poissons » (Praia do Peixe). Nous y avons fait une balade agréable le long de la mer afin de regarder les pêcheurs à l’oeuvre, les constructions de sable et différentes sculptures. Faisant face à la mer, d’énormes lettres formant le mot « LOVE » permettent d’accrocher un cadenas muni d’un petit cœur sur lequel les amoureux peuvent inscrire leurs prénoms (pas trop notre truc, mais mignon malgré tout!). Nous avons finalement dégusté une cataplana de fruits de mer sur une terrasse en hauteur offrant une vue magnifique sur la Praça de Camões, avant de nous perdre dans les ruelles blanches au sol orné de jolis dessins. En plus d’explorer les boutiques de luxe, nous avons pu y déguster du vin de Porto et de la ginja (ça, c’est plus notre truc!). 😉

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3- Pause ensoleillée à Boca do Inferno

À environ deux kilomètres au sud-ouest de Cascais, nous avons fait une pause sur la route côtière afin d’admirer la Boca do Inferno (Bouche de l’Enfer). Il s’agit de crevasses et de grottes creusées dans la falaise, dans lesquelles la mer s’engouffre avec fracas. On peut s’approcher du bord, qui est balisé à l’aide d’une simple corde (heureusement, la petite était en porte-bébé, car je n’aurais pas été rassurée!). Sur place, on retrouve une petite boutique de souvenirs logée dans une maisonnette blanche et flanquée d’une énorme croix. Nous n’y avons passé qu’un court moment, car le soleil frappait fort et la chaleur était suffocante. Nous avons malgré tout eu le temps d’y apercevoir de nombreux lézards.

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4- Sieste sur la plage de Guincho

En suivant la route côtière vers Sintra, nous avons été ébahis par la beauté des paysages qui défilaient sous nos yeux. La vue sur l’océan, la végétation variée ainsi que les odeurs de la côte nous ont séduits. Un peu fatigués, nous avons décidé de nous reposer sur la plage de Guincho, accessible à partir de passerelles de bois. Située à l’intérieur du Parc national de la Serra de Sintra, à 6 kilomètres au nord-ouest de Cascais, cette plage bénéficie d’un cadre naturel sauvage qui donne l’impression de découvrir une île déserte. Les brisants de l’Atlantique qui s’échouent sur la plage font en sorte que cette dernière est très prisée par les surfeurs et les véliplanchistes chevronnés. J’ai pris plaisir à regarder leurs prouesses, alors que mon mari et notre petite dernière faisaient la sieste. J’ai toutefois pris peu de photos, car j’essayais de préserver mon appareil du vent qui faisait jaillir le sable de tous les côtés.

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5- Fin de journée venteuse à la Cabo da Roca

Notre dernier arrêt nous a permis de découvrir le point le plus occidental du continent européen, soit la Cabo da Roca, à environ 20 kilomètres à l’ouest de Cascais. Sur une falaise d’environ 140 mètres de haut, on y retrouve un phare (érigé en 1772), un café, une petite boutique, ainsi qu’un monument de pierre doté d’une croix. Ce monument porte une citation de Luis Camoes, célèbre poète portugais, qui décrivait la région comme « l’endroit où se termine la terre et commence la mer ». Ces quelques mots résument très bien les lieux, qui offrent une vue spectaculaire sur les falaises et l’océan. Pendant longtemps, Cabo da Roca représentait le bout du monde et les gens venaient, paraît-il, y adorer la Lune. Aujourd’hui, des sentiers permettent d’explorer les environs, mais je dois dire que le froid et le vent m’ont rapidement dissuadée de m’y aventurer. Je n’avais pas prévu de vêtements chauds, ce qui constitue une erreur à éviter si vous allez découvrir ce coin du monde, car le vent y souffle très fort! D’ailleurs, les conditions météorologiques du site font en sorte que la végétation est surtout composée de plantes basses et très résistantes, la plus répandue étant la Griffe de Sorcière.

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Cette journée de road-trip sur la « côte du soleil » s’est terminée à Sintra, où nous avions loué une adorable maisonnette pour la suite de notre séjour. Je vous parlerai davantage de ce petit coin de paradis dans un prochain billet. En attendant, je vous partage le magnifique coucher de soleil qui nous a permis de clore cette journée en beauté, confortablement installés sur la terrasse de notre maison de vacances.

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5 raisons de continuer à sourire en pensant à Bruxelles…

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Je n’avais pas l’intention d’écrire de billet sur le blogue aujourd’hui, mais les événements des dernières heures m’y incitent. Depuis hier, dans les médias, Bruxelles rime avec attentats, terroristes, explosions, morts et blessés. Des mots difficiles à entendre, qui arrachent des larmes et sèment la haine. Des mots qui font peur et qui enferment. Alors que j’entendais les bilans meurtriers à la radio en me rendant au travail, je pensais évidemment aux victimes et aux familles endeuillées, mais aussi à toutes ces vacances heureuses que j’ai eu la chance de vivre en Belgique. Peu à peu, j’ai senti un sourire se dessiner sur mes lèvres malgré la tristesse des événements. Ce sourire, j’ai envie de vous le partager en mots et en photos, car la Belgique demeure pour moi un pays synonyme de beauté, de plaisir et de joie de vivre. Voici donc cinq raisons de continuer à sourire en pensant à Bruxelles.

1- La beauté des lieux

Visiter Bruxelles, c’est en prendre plein la vue. La capitale de l’Union européenne se distingue effectivement par ses monuments historiques, dont l’architecture témoigne du passé monarchique des lieux. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1998, la Grand-Place fut pour nous une découverte particulièrement émouvante. Alors que nous cherchions un petit restaurant pour souper en amoureux lors de notre dernier séjour, nous avons assisté par hasard à une reconstitution historique. Un moment inoubliable!

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2- L’accueil des Bruxellois

Métropole à taille humaine, Bruxelles est une ville accueillante, où plusieurs langues et cultures se rencontrent. Ce caractère multiculturel fait en sorte de créer une belle ouverture envers les étrangers qui s’y sentent rapidement comme chez eux. C’est du moins ce que nous avons ressenti lors de nos séjours dans cette ville. Dans les restaurants, au musée ou dans les bars, les Bruxellois nous ont réservé un accueil courtois et chaleureux, n’hésitant pas à venir nous parler pour échanger des idées. À l’instar du personnage de Tintin – lui-même créé par Hergé, un dessinateur belge, Bruxelles est une ville à laquelle on peut facilement s’identifier, et ce, peu importe son âge ou son pays d’origine.

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3- L’ambiance festive

Bruxelles dégage une ambiance décontractée et festive. Nous avons adoré nous promener dans les boutiques colorées de son centre historique, ainsi que déguster ses spécialités culinaires, dont l’incontournable duo moules-frites. Et pour accompagner le tout, rien de mieux que des bières brassées dans la région. À cet égard, la ville de Bruxelles ne manque pas d’estaminets, des bars traditionnels où nous avons eu l’occasion de goûter une large sélection de bières.

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4- Les plaisirs sucrés

Mondialement connue pour son chocolat, la Belgique propose plusieurs dégustations et visites pour les gourmands et les gourmets. Les vitrines des boutiques sont d’ailleurs très attirantes à cet égard. Mais au-delà du chocolat, on y retrouve aussi d’autres plaisirs sucrés tels que les gaufres et les pralines. Que du bonheur pour les yeux et les papilles gustatives!

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5- L’humour belge

Souvent malmenés dans les blagues françaises, les Belges sont capables d’autodérision. Coluche a d’ailleurs pu s’en rendre compte lors de sa première tournée en Belgique, lorsqu’il a obtenu du succès en racontant ses blagues belges… aux Belges eux-mêmes! Des pointes d’humour, on en retrouve un peu partout à Bruxelles, que ce soit à travers les slogans accrocheurs des boutiques touristiques ou encore dans la garde-robe sans cesse renouvelée du Manneken Pis.

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Aujourd’hui, Bruxelles est en deuil, mais je ne doute pas un instant de sa capacité à demeurer une ville à la fois belle, accueillante et festive. Une ville que des attaques terroristes ne pourront pas assombrir trop longtemps, car les invitations à célébrer la vie y sont nombreuses. Je suis convaincue que les sourires reviendront bientôt à Bruxelles. De mon côté, j’ai très hâte d’y retourner.

Souvenirs de Venise en 3 actes : 1982, 1999 et 2011

Venise en 3 actes

J’ai envie d’écrire ce billet sur Venise depuis un moment déjà, ne sachant jamais sous quel angle l’aborder. Mon premier contact avec la Sérénissime remonte à 1982, alors on s’entend que mes « bons plans » pour cette destination ne sont pas à jour… 😉 Et pourtant, ce préambule vénitien demeure important à mes yeux. Par la suite, je suis retournée en Italie à deux reprises, en 1999 et en 2011, et ce pays m’a profondément touchée à chacune de mes visites. C’est donc sur une note très personnelle que j’ai décidé de vous partager mes souvenirs de Venise en trois actes, qui réfèrent à des périodes très différentes de ma vie.

Venise – Acte I

Un premier amour (1982)

[Dans la peau d’une fillette de 5 ans]

Petite fille, j’ai eu l’occasion de visiter Venise avec mes parents. Ce lieu m’a laissé un souvenir impérissable, chargé de parfums, d’histoires et de saveurs. Peu importe le lieu où je me trouvais dans la ville, de la Place Saint-Marc aux petites ruelles dont on oublie vite le nom, je cherchais mon pigeon blanc. Mes parents m’avait fait croire que c’était toujours le même qui croisait notre route, un pigeon voyageur qui nous suivait dans nos aventures familiales à travers l’Europe. Nous nous déplacions alors d’un camping à l’autre dans notre roulotte que nous avions surnommée affectueusement « trottinette la suiveuse ». Je n’étais pas dupe. Je savais bien que ce pigeon était en fait une invention pour que je reste sage le temps de profiter d’un repas en terrasse… ou encore pour que j’accepte de quitter les épaules de mon papa et de reprendre la marche d’un pas énergique. Dans ma famille, on ne jouait pas à « Où est Charlie? », mais plutôt à « Où est le pigeon blanc? ». Je faisais semblant d’y croire, multipliant les fausses déclarations au sujet de cet oiseau mythique :

« Il m’a réveillée cette nuit en venant donner des petits coups à ma fenêtre »

« Je l’ai vu il y a un instant, mais il joue maintenant à cache-cache »

« Je crois qu’il veut me livrer un message important, mais il attend que je sois seule pour le faire »

Alors âgée de cinq ans, la vérité et la fiction se mélangeaient dans mon esprit et, par moments, je me plaisais à croire que ce pigeon n’était pas le fruit de notre imagination collective. Je l’avais bel et bien vu voler vers moi alors que nous passions sous le Pont des Soupirs en gondole. Il nous avait attendu plusieurs heures pendant que nous visitions les différents musées de la ville. Je lui avais fait la promesse de venir lui présenter le garçon qui me faisait craquer à l’époque, le beau Stéphane qui fréquentait mon école de Lahr, en Allemagne. Ce serait assurément « mon futur amoureux », peut-être « l’homme de ma vie »?…

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Avec mes parents et mon grand frère à Venise – 1982

 

J’ai rapidement oublié Stéphane, après être rentrée au Québec deux ans plus tard, en 1985, mais le pigeon blanc est toujours resté bien vivant dans mon esprit… Et Venise aussi!

Venise – Acte II

Un rendez-vous manqué (1999)

[16 ans plus tard…]

Lors de ma dernière année d’université, alors que je complétais un baccalauréat en droit à l’Université de Sherbrooke, j’ai rencontré l’homme avec lequel je partage ma vie depuis 17 ans déjà… Alors que nous nous fréquentions depuis trois mois, il a dû repartir en France, son pays d’origine, pour valider son diplôme d’ingénieur. Nous avons dès lors vécu une séparation pendant laquelle nous nous écrivions des lettres manuscrites pratiquement tous les jours – oui, je sais, je viens d’une autre époque! Dans ces lettres que nous avons conservées, nous parlions d’amour, certes, mais aussi de nos projets d’avenir. J’ai eu l’occasion d’en relire trois ou quatre il y a peu de temps en tombant par hasard sur la boîte à chaussures où elles gisent un peu défraîchies. Je dois avouer que j’hésitais entre le rire et les larmes. C’était à la fois naïf et beau. Dans l’une de ces lettres, j’expliquais à mon futur mari à quel point je rêvais de revoir Venise, d’y faire une balade en gondole et de me perdre dans ses petites ruelles aux fenêtres fleuries. Il était moins enthousiaste que moi à l’idée de découvrir cette destination, c’était indéniable. Pour lui, l’eau stagnante de la lagune rimait avec odeurs nauséabondes, les pigeons avec excréments volants et les gondoles constituaient l’attrape-touristes par excellence. Je l’ai rejoint en France trois mois plus tard. Avec un groupe d’amis, nous avons visité plusieurs villes de la Toscane, dont Pise, Florence et Sienne… Je garde un excellent souvenir de ce voyage. Alors que mon année de Barreau m’attendait au Québec, c’est au cours de ce périple que j’ai pris la décision de ne pas devenir avocate et de me réorienter vers la relation d’aide pour mes études de cycles supérieures. Je ne compte plus le nombre de soirées où j’ai exprimé mon dilemme intérieur à mon futur mari (il est très patient!), qui m’encourageait à faire ce que j’aime. C’est une décision que je n’ai jamais regrettée par la suite.

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Souvenir de Sienne – 1999

Malgré les retombées positives de ce voyage, tant personnellement que professionnellement, j’ai dû renoncer à l’idée de revoir Venise, faute de temps et de ressources financières suffisantes (comme quoi il y a tout de même des avantages à vieillir! ;-))… Cette destination allait me hanter encore plusieurs années…

Venise – Acte III

Des retrouvailles… à trois!  (2011)

[12 ans plus tard…]

En 2011, juste avant de repartir nous installer aux Émirats Arabes Unis pour une deuxième fois, nous avons profité d’un congrès à Genève pour visiter le nord de l’Italie. Cette fois, Venise était au programme, mais je ressentais une certaine ambivalence à l’idée d’y séjourner. Plusieurs idées se bousculaient dans ma tête.

Qu’arriverait-il, au final, si le rêve tournait au cauchemar?

Contrairement à mes souvenirs d’enfance, se pouvait-il que Venise soit sale, nauséabonde et superficielle?

Pire, mon pigeon blanc aurait peut-être quitté les lieux, désespéré de ne pas me voir revenir plus tôt?  😉

J’avais peur d’être déçue par ce lieu, dont je souhaitais conserver un souvenir positif intact…

Nous avions décidé de savourer ce voyage en amoureux, pendant que notre fils aîné profitait de sa famille française en région parisienne. Malgré les apparences, nous n’étions pas complètement seuls puisque mon fils cadet nous accompagnait… in utero! Après un séjour en Suisse, à Milan et à Vérone, nous avons posé nos valises dans un petit hôtel de Venise, situé tout près du Pont Rialto. Nous y occupions une chambre spartiate dont les tapisseries et les meubles étaient un peu poussiéreux avec, en prime, un tapis très épais au sol qui faisait en sorte que la porte fermait difficilement. C’était parfait. Je me suis immédiatement sentie rassurée par les lieux qui étaient, de toute évidence, demeurés intacts depuis mon premier séjour à Venise, en 1982. D’une certaine façon, j’avais l’impression de revenir près de 30 ans en arrière. J’ai pris le temps de revisiter les lieux marquants de mon enfance en flânant dans les ruelles et en admirant la Place Saint-Marc à différentes heures du jour… avec les pigeons bien sûr! Nous avons passé des soirées merveilleuses à manger en terrasse : jambon et melon, pâtes et poissons… avec, pour mon homme, un petit verre de grappa à la fin du repas.

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Notre arrivée à Venise, vue du Pont Rialto
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Place Saint-Marc, à la recherche du pigeon blanc

 

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Retrouver le chemin de l’hôtel est toujours un défi quand on s’enfonce dans les ruelles de Venise
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Notre restaurant « coup de cœur », avec vue magnifique sur les canaux de Venise
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Pasta au bord du Grand Canal
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Les gondoles me font de l’œil…

Mais au-delà de mes souvenirs d’enfant, nous avons aussi fait de belles découvertes en amoureux en prenant le vaporetto afin de visiter quelques îles de la lagune vénitienne. Nous avons terminé ce séjour par un tour de gondole de nuit (j’assume complètement ce cliché hors de prix qui était, à mes yeux, un incontournable!), en admirant les lumières de la ville qui s’endormait tranquillement. Entre deux chansons, le gondolier discutait avec nous en français, fier de sa ville et de son histoire, ponctuant son discours de « c’est incrédible! » (à lire avec un accent français).

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Un petit tour de gondole de nuit… C’est « incrédible »!

Bref, Venise fut un voyage extraordinaire pour nous deux, surpassant nos attentes respectives… Et devinez quoi? J’ai même pu y voir mon pigeon blanc. Je lui ai d’ailleurs promis qu’il y aurait un « Venise – Acte IV », mais avec toute la tribu cette fois! À suivre donc…