Plongez avec moi dans le sanctuaire marin de l’île de Bonaire…

Bonaire
Oh, island in the sun
Willed to me by my father’s hand
All my days I will sing in praise
Of your forest, waters,
Your shining sand
La chanson de Belafonte, Island in the Sun, a été écrite en l’honneur de l’île vierge de Klein Bonaire. C’est de cette île, véritable paradis pour les adeptes de plongée sous-marine, dont il sera question dans mon billet d’aujourd’hui.

Une île inhabitée, accessible par bateau

Territoire des Pays-Bas, Bonaire forme un groupe surnommé les îles ABC, avec Aruba et Curaçao. Situé dans les Petites Antilles, l’archipel se compose de deux îles : la principale (Bonaire) et sa petite sœur, Klein Bonaire (qui signifie Petit Bonaire). D’environ six kilomètres carrés, cette dernière est accessible par bateau, à partir de Kralendijk. Pour notre part, nous avons franchi les 800 mètres qui séparent l’île de la côte en voilier, avec la compagnie Woodwind Snorkel and Sailing (que nous recommandons vivement!).
 
itinéraire-bonaire
De Kralendijk à Klein Bonaire

Depuis 1999, Klein Bonaire fait partie du Parc national marin de Bonaire. Réserve naturelle protégée, l’île séduit rapidement ses visiteurs, avec ses plages de sable blanc qui se fondent dans le bleu azur de la Mer des Caraïbes. Bien qu’elle ne soit pas habitée par l’homme, l’île héberge des espèces rares de tortues (tortues imbriquées et tortues-luth) qui viennent y pondre leurs œufs, de même que des flamands roses, attirés par les trois lacs salés. On y retrouve également les traces d’anciens habitants, avec quelques maisons d’esclaves, un petit phare et les vestiges d’un poste médical qui servait, au XIXe siècle, de poste de quarantaine pour les navires qui accostaient sur l’île.

La beauté sauvage de Klein Bonaire - 2011
La beauté sauvage de Klein Bonaire

Une vie marine colorée et diversifiée

La beauté spectaculaire de Klein Bonaire réside, en grande partie, dans ses profondeurs marines. Ce lieu est d’ailleurs connu des plongeurs, qui sont nombreux à débarquer sur l’île pour découvrir sa barrière de corail, ses poissons colorés, ses hippocampes et ses tortues. Après avoir été initiée à la plongée en apnée dans les îles d’Hawaii (Oahu et Big Island), je ne pensais pas être aussi impressionnée par mon expérience dans les Caraïbes. Ce fut extraordinaire de nager avec les tortues et les poissons aux couleurs vives. Nous avons également apprécié les services de la photographe qui plongeait avec nous, afin d’immortaliser ces merveilleux moments. En voici quelques exemples…

Les fonds marins colorés de Klein Bonaire - 2011 (crédit photo : Woodwing Bonaire)
Les fonds marins colorés de Klein Bonaire (crédits photos : Woodwind Snorkel and Sailing)
À la rencontre des tortues, Klein Bonaire - 2011 (Crédits photos : Woodwind Snorkel and Sailing)
À la rencontre des tortues, Klein Bonaire (Crédits photos : Woodwind Snorkel and Sailing)

Malheureusement, toute bonne chose a une fin et nous avons été contraints de quitter ce coin de paradis… Je termine ce billet avec une photo de Bonaire en fin de journée, qui reflète bien le calme et la sérénité qui se dégage de l’île. Selon certains, le nom de l’île signifierait « bon air ». Après une journée sur l’île, à profiter du grand air, nous sommes bien tentés de les croire!

Fin de journée à Bonaire - 2011
Fin de journée à Bonaire

À la découverte du passé colonial de Porto Rico

Porto Rico

Ile préférée de Christophe Colomb, Porto Rico (ou Puerto Rico) est située dans les Antilles, baignée à la fois par l’Océan Atlantique et la Mer des Caraïbes. Destination touristique très populaire chez les Américains, l’île a beaucoup à offrir à ses visiteurs : des plages de sable fin bordées de récifs de corail, des forêts tropicales humides qui donnent accès à une flore aussi magnifique que diversifiée, ainsi que des lagunes, des mangroves et des grottes. Aujourd’hui, c’est le passé colonial de San Juan, sa capitale, que je souhaite vous faire découvrir, à travers son vieux quartier et ses célèbres forts.

Le Vieux San Juan, une balade haute en couleurs

Fondée en 1521, San Juan est la ville la plus ancienne des Amériques après Saint-Domingue, en République dominicaine. Se balader dans le vieux San Juan, c’est se perdre dans les rues et les ruelles qui témoignent de l’héritage espagnol de l’île. Véritable pont entre le Fort San Cristobal et le Fort San Felipe del Morro, la rue Norzagaray est bordée d’une succession de maisons aux façades colorées, dont les balcons en fer forgé regorgent de plantes et de fleurs. Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel y sont représentées, du rouge au violet, en passant par le jaune, le vert et le bleu.

Les maisons colorées de la rue Norzagaray
Toro Salao, quartier SoFo
Toro Salao, quartier SoFo

Au sud de la rue Fortaleza, le quartier de SoFo offre, quant à lui, de multiples terrasses, où des bistros tendances proposent des mets et des cocktails variés dans une ambiance animée. On se retrouve alors à la rencontre de diverses traditions culinaires, où se mêlent des influences africaines, amérindiennes, espagnoles et américaines. À essayer sur le pouce : les alcapurrias, de la viande (parfois du crabe), entourée de pâte de banane verte et de racine de taro. Surprenant!

Les habitations modestes de San Juan, Porto Rico -
Les habitations modestes de San Juan

Non loin de là, des habitations beaucoup plus modestes révèlent toutefois que l’île ne se résume pas à un petit paradis coloré… Depuis 2008, le chômage et la pauvreté ne cessent d’augmenter sur l’île, si bien que les statistiques de recensement national indiquaient, en 2011, que 45,6 % des habitants vivaient sous le seul de pauvreté. Triste constat. Malheureusement, l’île n’est pas la seule dans cette situation, puisque ses indices économiques et sociaux se retrouvent dans la moyenne caribéenne.

Le quartier historique de San Juan et ses forts

Inscrit depuis 1983 au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Site historique de San Juan se compose de plusieurs bâtiments, dont le Fort San Felipe del Morro et le Fort San Cristobal, qui demeurent les attractions touristiques principales de la ville. Il est d’ailleurs possible de prendre un billet combiné pour visiter ces deux sites.

La visite du fort San Felipe del Morro est incontournable pour les amateurs d’histoire. Une fois sur les lieux, c’est d’abord l’esplanade (Campo del Morro) qui attire les nombreux touristes venus admirer la citadelle. Les gens s’y rassemblent pour relaxer dans l’herbe, admirer les paysages et faire voler des cerfs-volants dans le ciel. La construction de ce fort a débuté en 1539, pour se poursuivre sur plus de 200 ans. À l’intérieur, on comprend mieux l’importance du fort afin de repousser les attaques des Britanniques et des Néerlandais, avant la conquête de l’île de Porto Rico par les Américains, en 1898. On y retrouve des reconstitutions de dortoirs et des canons. Une fois au sommet, on peut apprécier une vue magnifique sur le Vieux San Juan, l’île de Cabras et une chapelle circulaire qui surplombe l’océan.

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Porto Rico2À la point Nord-Est de l’île, le Fort San Cristobal permet de magnifiques vues sur la vieille ville de San Juan. La construction de ce fort a débuté en 1634 et s’est prolongée pendant plus d’un siècle. Nous avons particulièrement apprécié la reconstitution d’une caserne espagnole, avec des figurants  et un décor qui nous ont littéralement fait voyager dans le temps.

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Ces longues visites ont eu raison de mes sandales (qui ont rendu l’âme!) et nous avons dû quitter les lieux pour que je puisse trouver de nouvelles chaussures me permettant de poursuivre nos aventures portoricaines. Heureusement, les petites boutiques du Vieux San Juan n’étaient pas très loin. Après une journée chaude et humide, nous avons été ravis d’étaler nos serviettes sur une plage de sable doré… San Juan est définitivement une île aux multiples atouts : des monuments historiques aux plages paradisiaques. Pas étonnant que le slogan de l’île soit : « ¡ Puerto Rico lo hace mejor ! », c’est-à-dire  « Ici, on le fait mieux qu’ailleurs ! » Notre soif d’« ailleurs » étant trop grande, nous avons malgré tout quitté les lieux pour en découvrir d’autres… 😉

 

 

L’île vierge de St-Thomas, entre légendes anciennes et attraits touristiques actuels

St-Thomas1

En 2011, après plus de dix années de mariage, nous avons décidé de nous offrir les Caraïbes en voyage de noces (mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas?). Nous avions évidemment voyagé entre temps, mais nous retardions toujours cette destination pour en privilégier une autre. Après un séjour à Porto Rico (dont je vous parlerai bientôt), nous avons découvert St-Thomas qui forme, avec Sainte-Croix et Saint-Jean, les îles vierges américaines. De nos jours, St-Thomas est une destination « soleil » fort populaire, en raison de ses nombreux attraits touristiques. Mais cette île paradisiaque demeure aussi une terre fertile en légendes, où d’infâmes pirates et de pauvres vierges sont à l’honneur. C’est cette double personnalité de l’île que je souhaite vous faire découvrir dans mon billet d’aujourd’hui, entre légendes anciennes et attraits touristiques actuels.

Saint-Thomas : lieux de légendes et attraits touristiques
Saint-Thomas : lieux de légendes et attraits touristiques

Un paradis construit sur d’anciennes légendes

Lors de son second voyage vers le Nouveau Monde, en 1493, Christophe Colomb découvrit les îles vierges qu’il nomma ainsi en souvenir de la légende de Sainte Ursule et des 11 000 vierges. Cette légende raconte l’histoire d’une jeune princesse, prénommée Ursule, qui aurait été demandée en mariage par un prince païen d’origine germanique au début du IVe siècle. Fille d’un roi breton, Ursule voulait demeurer vierge et chrétienne. Avec ses amies également vierges, elle décida de s’enfuir à bord d’un navire sur le Rhin. Elles furent toutefois capturées à Cologne, par un peuple nomade venu d’Asie (les Huns), qui les martyrisèrent pour finalement les tuer. Les versions de la légende diffèrent lorsqu’il s’agit de préciser le nombre de jeunes vierges massacrées. La plus répandue souligne toutefois qu’il s’agissait de 11 jeunes filles, mais qu’une mauvaise interprétation de la numérotation romaine (XIMV) trouvée près des ossements des vierges martyres aurait laissé croire qu’elles étaient 11 000 (l’inscription « XI Martyres et Vierges » aurait été interprétée comme « XI Mille Vierges »).

Statue de l'église Sainte-Ursule, à Cologne, en Allemagne : « Köln st ursula schutzmantelheilige ». Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons
Statue dans l’église Sainte-Ursule, à Cologne, en Allemagne : « Köln st ursula schutzmantelheilige ». Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

Christophe Colomb ne s’attarda pas sur l’île de St-Thomas, qu’il quitta rapidement afin de partir à la recherche de Porto Rico. L’île est alors devenue un refuge de pirates, dont l’infâme Barbe Noire (Blackbeard). Dans la ville de Charlotte Amalie, capitale des îles vierges américaines, les légendes de pirates sont d’ailleurs très populaires. Le château de Barbe Noire (Blackbeard’s Castle), parfois appelé château de Barbe Bleue (Bluebeard’s Castle), alimente d’ailleurs les histoires de capes, d’épées, de trésors et de piraterie. La similitude des noms de Barbe Bleue et de Barbe Noire entraîne une certaine confusion dans les légendes associées à l’île, si bien que l’on s’éloigne parfois de l’histoire du pirate (Barbe Noire) pour aller vers celle du monstre décrit dans le conte de Charles Perreault (Barbe Bleue), qui assassinait ses femmes et les cachait dans une pièce fermée de son château. Blackbeard’s Castle est aujourd’hui une destination touristique très populaire, qui comprend un hôtel et un restaurant. Datant du XVIIe siècle, il s’agit de l’un des plus anciens bâtiments historiques des îles vierges américaines. Bien qu’il soit qualifié de château, il s’agit plutôt d’une tour que le célèbre pirate Barbe Noire utilisait pour surveiller le port contre les intrus. Pour l’atteindre, les visiteurs doivent franchir les 99 marches (99 steps) qui le relient au port.

Blackbeard's Castle - Photo de Moresheth — Flickr: Blackbeard's Castle. Sous licence CC BY 2.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Blackbeard%27s_Castle.jpg#/media/File:Blackbeard%27s_Castle.jpg
Blackbeard’s Castle – Photo de Moresheth — Flickr: Blackbeard’s Castle. Sous licence CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Les traces des pirates des Caraïbes peuvent aussi être suivies jusqu’au Fort Christian, le plus ancien bâtiment des îles vierges américaines. Construite en 1672 pour protéger l’île des pirates, cette forteresse abrite aujourd’hui le Virgin Islands Museum, un petit musée qui retrace l’histoire de l’île.

Une destination touristique aux multiples attraits

Aujourd’hui, l’île de St-Thomas vit essentiellement du tourisme et constitue un port d’escale fort populaire auprès des croisiéristes. En plus des légendes et des bâtiments anciens, les touristes sont nombreux à profiter des produits sans taxes des boutiques de Charlotte Amalie, qui se succèdent le long de Main Street ainsi que dans le Havensight Mall. St-Thomas a d’ailleurs la réputation d’être la « Mecque du shopping dans les Caraïbes ».

Pour un regard différent sur l’île, il est possible de la survoler en téléphérique jusqu’à Paradise Point. Une fois en haut, la vue est spectaculaire et permet d’admirer les toits de tuiles rouges des maisons de Charlotte Amalie, ainsi que les nombreux voiliers et bateaux de croisière qui sillonnent la mer. Nous avons profité de ce petit coin de paradis pour nous balader afin de découvrir la faune et la flore locales.

Paradise Point, St-Thomas
Paradise Point, St-Thomas

St-Thomas, îles vierges américaines

ParadisePoint-flore ParadisePoint-fauneMais pour mieux découvrir le charme sauvage de St-Thomas, il est préférable de mettre le cap sur la côte Nord. Réputée internationalement comme l’une des plus belles plages des Caraïbes, Magens Bay est la plage incontournable de l’île. Le National Geographic l’a d’ailleurs classée parmi les « 10 plus belles plages du monde ». On peut s’y installer tranquillement, pour profiter de la beauté des lieux et admirer les différents oiseaux qui les fréquentent. Entourée de rochers et de palmiers,  la mer est d’un bleu turquoise à couper le souffle. Un peu plus haut, on peut admirer de magnifiques villas, perchées dans les montagnes de verdure. Si la vue de la plage ne vous suffit pas, vous pouvez vous aventurer dans la mer pour faire du kayak ou de la plongée.

Plage de Magens Bay, St-Thomas
Plage de Magens Bay, St-Thomas

Pour découvrir la vie marine de l’île de façon plus détaillée, c’est au Coral World Ocean Park que vous devez vous rendre (surtout si vous êtes accompagnés d’enfants!). Situé sur la Côte Nord-Est de St-Thomas, à Coki Point, on peut y voir évoluer les poissons et les prédateurs (dans des bassins séparés) dans leur milieu naturel. C’est également possible d’y faire du Sea Trek, c’est-à-dire une plongée guidée pour découvrir la faune et la flore de l’île.

Bref, que vous soyez amateurs de lèche-vitrine, de monuments historiques, de légendes anciennes, de plongée ou de plages sublimes, vous serez sans aucun doute charmés par l’île de St-Thomas.

Pour en savoir plus sur cette destination des Caraïbes :

http://www.visitusvi.com/

http://www.st-thomas.com/