Ottawa : le top 10 des enfants

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Notre récent séjour à Ottawa nous a permis d’expérimenter plusieurs activités en famille, avec nos garçons de quatre et neuf ans. Après un road-trip de plus de 600 kilomètres entre la ville de Saguenay et celle d’Ottawa, au rythme des émotions de notre fils cadet, nous avons rejoint la capitale canadienne. Il importe de contextualiser ce voyage, qui était principalement motivé par la participation de mon mari à son premier marathon. Étant donné les 42 kilomètres de course à pied à parcourir au milieu du séjour, nous avons d’emblée écarté les activités nécessitant un effort physique important (pourtant nombreuses à Ottawa). Il faut dire aussi que nous y étions en pleine canicule et que, par le fait même, ces activités étaient beaucoup moins attirantes. C’était d’ailleurs un sacré défi de faire sortir les garçons de la piscine de l’hôtel! Mais une fois sortis de l’eau, je peux vous assurer qu’ils ont eu beaucoup de plaisir à découvrir la ville d’Ottawa. Hier, nous avons fait un souper-causerie familial afin de dresser un bilan de ce séjour et d’identifier leurs activités préférées. Ce sont les garçons eux-mêmes qui ont choisi les activités à inclure dans la liste et qui ont ensuite établi leur ordre de préférence. Je vous livre donc le fruit de leurs réflexions dans ce billet.

1- Faire un tour du monde au Musée canadien de l’histoire

Alors que le Musée canadien de l’histoire ne figurait pas initialement dans l’itinéraire que nous avions prévu lors de notre séjour à Ottawa, ce fut la visite qui a suscité le plus grand engouement chez nos enfants. Situé à Gatineau, il s’agit du musée le plus visité au Canada, dans lequel on retrouve une impressionnante collection de mâts totémiques amérindiens. La Grande Galerie du musée offre également une vue magnifique sur la rivière des Outaouais, le pont Alexandra, les édifices du Parlement, ainsi que le château Laurier. Mais c’est surtout le Musée canadien des enfants qui suscite l’intérêt des plus jeunes. À l’intérieur du Musée canadien de l’histoire, cet espace destiné aux enfants propose de nombreux jeux de rôles, l’expérimentation de différents métiers, de même qu’un voyage autour du monde permettant aux jeunes de se familiariser avec les coutumes de différents pays. Pour en savoir plus sur cette visite, nous vous invitons à consulter notre billet détaillé sur cet endroit magique pour lequel nous avons eu un véritable coup de cœur.

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2- Découvrir les dinosaures du Musée canadien de la nature

Alors que mon mari participait à son premier marathon, j’ai décidé d’entraîner les enfants au Musée canadien de la nature, situé non loin de la ligne de départ de la course. Avec ses squelettes de dinosaures imposants, la Galerie des fossiles fut l’exposition préférée des garçons qui se sont bien amusés à prendre des photos rigolotes avec ces animaux préhistoriques. J’ai pu constater que mes garçons en connaissent un rayon sur les dinosaures depuis leur visite du Musée d’histoire naturelle à New York… et que le sujet continue de les passionner! Bien organisée, l’exposition met à la disposition des visiteurs des écrans tactiles avec lesquels ils peuvent s’informer de façon interactive, en créant même des dinosaures de différentes couleurs et textures (mon fils de quatre ans était carrément hypnotisé par cette activité!). Nous avons aussi regardé un film fort intéressant afin de mieux comprendre la vie et la disparition de ces bêtes. D’autres expositions peuvent être explorées, notamment sur les insectes, mais nous avons malheureusement manqué de temps pour le faire (c’est qu’il est très rapide mon marathonien! ;-)). Si vous y allez, ne manquez surtout pas l’impressionnant squelette d’une baleine bleue dans la Galerie Eau Bleue!

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3- Se balader dans Chinatown et Little Italy

Le petit quartier chinois d’Ottawa fut une belle découverte pour nos deux garçons. Sur Somerset Street, à l’angle de Cambridge Street, un joli portail accueille les visiteurs et donne le ton à la visite. C’est l’endroit par excellence pour manger des plats asiatiques. Un peu partout, les bâtiments rappellent la Chine avec des peintures et des graffitis colorés. Au sol, les enfants étaient ravis de découvrir les 12 animaux de l’horoscope chinois : le rat, le buffle, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon. IMG_1938IMG_1954IMG_1935IMG_1945IMG_1952IMG_1950

Little Italy, le quartier italien d’Ottawa, présente aussi des murales intéressantes. La plus surprenante est sans doute celle que l’on retrouve sous le viaduc de l’autoroute 417, qui relate l’histoire de la communauté italienne de la ville. Elle est composée de différentes oeuvres, réalisées par des artistes locaux. Le quartier abrite aussi plusieurs oeuvres d’art public, notamment Bambini, à l’angle de Preston Street et Gladstone Avenue. Tout au long de la rue Preston, les restaurants et les boutiques du quartier s’alignent. C’est l’occasion de faire une pause et de casser la croûte. Surtout que les pâtes sont un plat parfait avant de courir un marathon!

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4- Explorer la colline parlementaire et la Haute-Ville

Difficile de visiter Ottawa sans faire un saut sur la colline parlementaire. C’est l’occasion d’admirer les trois édifices de style néogothique qui symbolisent la démocratie et qui dominent le paysage de la ville. Nous avons toutefois zappé la visite guidée des bâtiments, car selon Bine, personnage de la série de romans jeunesse du même nom, il semblerait que l’endroit soit plutôt ennuyant… Du moins, c’est ce que soutenait mon fils aîné, grand fan de la série. Nous aurions facilement pu le faire changer d’idée, mais l’envie de visiter les lieux était loin de nous habiter mon mari et moi (comme plusieurs Québécois, mon identité canadienne est peu développée!). 😉 Nous avons toutefois apprécié écouter les carillons en provenance des 53 cloches de la Tour de la paix, en recherchant sans succès des tulipes encore en vie sur la pelouse devant l’édifice du centre.

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A proximité, plusieurs monuments rendent hommage à des personnalités canadiennes ou à des événements historiques. Nous avons surtout aimé prendre le thé de la victoire avec les cinq pionnières canadiennes qui ont uni leurs efforts afin de faire reconnaître le statut de « personnes » aux femmes en 1929. Mes garçons n’en revenaient tout simplement pas! En face du kiosque d’information de la capitale, les enfants ont aussi été émus par la statue de Terry Fox et, surtout, par l’histoire de son marathon de l’espoir. Un arrêt de circonstance!

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5- Faire différentes expériences culinaires

Je parle souvent de l’estomac sans fond de mes enfants et je suis d’ailleurs très étonnée que ce point arrive seulement en cinquième position de leur palmarès… Toujours est-il qu’à Ottawa, ils ont été ravis d’essayer de nouveaux plats. La grande question existentielle du séjour fut de trancher à savoir si les gaufres sont meilleures que les pancakes… Au final, ce sont les gaufres qui ont gagné, mais de justesse! 😉 Au-delà des délices du petit-déjeuner, les enfants ont adoré se régaler de pâtes dans le quartier italien, manger mexicain en terrasse au bord du lac Dow, goûter les plats simples et savoureux des Food truck et retrouver le poulet épicé du Nando’s, dont nous étions friands à Dubaï. En raison de la chaleur écrasante, nous avons préféré les jus frais et les glaces aux célèbres queues de castor de la chaîne de pâtisserie canadienne BeaverTails. Ce sera pour une prochaine fois! Exception faite d’un restaurant un peu plus chic dans Little Italy, tous les établissements où nous avons mangé à Ottawa ont accueilli les enfants avec un menu adapté ainsi que des crayons et des cahiers d’activités. Pendant le repas, ils pouvaient donc dessiner, créer des masques colorés ou jouer à tic-tac-toe. Mention spéciale pour le Nando’s où les enfants ont pu se servir du yogourt glacé eux-mêmes et à volonté.

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6- Flâner au bord du Canal Rideau

Après le marathon, alors que les enfants avaient visité deux musées dans la même journée, nous avons décidé de faire une pause en flânant au bord du Canal Rideau. Site du patrimoine mondial de l’UNESCO, l’endroit est chargé d’histoire… Mais les garçons ont surtout aimé s’y promener tranquillement. Ils ont cueilli des fleurs, fait des vœux avant de souffler sur les boules vaporeuses des pissenlits, poursuivi des papillons et des écureuils et fait tourbillonner les graines d’érable, surnommées hélicoptères. Un moment de bonheur fort simple, mais si ressourçant!

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7- Apprendre au musée de l’aviation et de l’espace

Après sa course, nous avons décidé de faire l’activité que mon mari convoitait depuis le début de notre séjour à Ottawa : le Musée de l’aviation et de l’espace. Les garçons ont rapidement été gagnés par l’enthousiasme de leur papa une fois à l’intérieur. Il faut avouer que le musée possède une collection impressionnante d’avions, dont on peut constater l’évolution fulgurante depuis une centaine d’années. Pour les enfants, tout est mis en place pour rendre la visite ludique avec des postes de pilotage et des simulateurs de vol. Nous avons aussi beaucoup apprécié la démonstration de siège éjectable. Très drôle, l’animatrice en charge de l’activité a invité nos deux garçons à faire différentes démonstrations. Ils ont adoré! Mais ce n’est pas tout, car le musée est aussi composé d’une section plus spécifiquement dédiée à l’aérospatiale!

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8- Jouer au Musée de l’agriculture et de l’alimentation

Visiter le Musée de l’agriculture et de l’alimentation, c’est avoir l’impression de pénétrer dans une ferme. Vaches, cochons, chèvres, moutons, canards et lapins attendent les visiteurs dans un décor authentique. Le musée s’étend sur plusieurs bâtiments, des enclos extérieurs ainsi que le Parc énergie. Dans l’étable, les enfants s’approchent des vaches laitières et ils peuvent caresser différentes espèces dans le Bâtiment des petits animaux (l’enclos des moutons et des chèvres était toutefois fermé lors de notre visite). Le musée possède des expositions interactives, comme celle sur la conservation des aliments : « De la science, on en mange! », qui est située dans le Centre d’apprentissage.  D’autres expositions, à l’intérieur comme à l’extérieur, proposent de développer les connaissances des visiteurs sur les tracteurs et les abeilles ou encore d’apprendre à faire de l’énergie propre avec de la crotte (!). Chaque jour, le musée propose différentes démonstrations, notamment la traite des vaches, des ateliers de cuisine et les soins aux lapins. Le mieux est de consulter l’horaire quotidien des événements prévus sur Internet afin de mieux articuler la visite et de voir le maximum de choses. Malgré toutes ces activités intéressantes, je dois avouer que les enfants ont surtout aimé jouer dans les différentes aires de jeux de ce musée, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

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9- Découvrir les artisans du ByWard Market

Nous avons visité le ByWard Market relativement tôt, ce qui explique sans doute qu’il était beaucoup moins animé que ce que nous avions lu à son sujet. Plusieurs boutiques étaient fermées à l’intérieur et les artisans s’installaient tranquillement à l’extérieur. Ce marché couvert est effectivement prolongé par de nombreux kiosques en plein air qui l’entourent. On y retrouve des vendeurs de fruits et légumes, des restaurants et des artisans locaux. Les rues entourant le marché regorgent aussi de boutiques, de cafés, de bars et de restaurants. Les garçons ont bien apprécié cette visite, pratiquant du même coup leur anglais en discutant avec les vendeurs. Et pour les maris fatigués de suivre leur amoureuse dans une tournée des boutiques, le Highlander Pub propose le Husband Day Care Centre… Un argument de vente de taille! 😉

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10- Admirer les tulipes du Parc des commissaires

Cette activité n’aurait probablement jamais eu lieu si je n’avais pas insisté auprès des garçons. Au final, même si elle se retrouve en fin de liste, elle demeure une halte qui fut appréciée de tous. Étant donné que notre séjour à Ottawa suivait de peu le Festival canadien des tulipes, j’espérais avoir l’occasion d’en voir comme ce fut le cas lors de notre récent séjour à Chicago. Or, les endroits que nous avions visités étaient un peu décevants à cet égard, car en raison de la canicule, les pauvres fleurs étaient majoritairement mortes. Malgré tout, le Parc des commissaires permettait encore d’admirer des centaines de tulipes, à mon grand bonheur. Pour les enfants, ce fut l’occasion de jouer dans les aires de verdure, tout en admirant certaines oeuvres d’art public, dont l’Homme aux deux chapeaux. Il s’agit d’un monument en l’honneur de la libération des Pays-Bas par le Canada lors de la Seconde Guerre mondiale. Tout près, nous avons aussi passé des moments agréables au bord du lac Dow, ainsi qu’à l’Arboretum.

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Malgré toutes ces activités captivantes, le moment familial le plus fort demeure l’arrivée de mon mari après avoir complété son premier marathon. Ce fut très émouvant comme expérience, d’autant plus que la course à pied demeure liée à notre vécu en tant que parents d’une petite fille prématurée. Ce voyage nous aura donc permis de vivre une triple passion, en alliant le voyage et la course, de même que le blogging.

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 Et vous, quelles sont vos activités familiales préférées à Ottawa?

 

 

Coup de coeur pour le Musée canadien des enfants

Le Musée des enfants

Avant de vous parler de notre voyage à Ottawa de façon plus générale, je dois absolument dédier un billet à notre coup de cœur familial du séjour : le Musée canadien des enfants. Situé à Gatineau, dans le Musée canadien de l’histoire (anciennement connu sous le nom de Musée des civilisations), ce musée est l’endroit parfait pour des petits globe-trotteurs. D’entrée de jeu, ce n’était pas l’activité au sommet de notre to-do list. Les enfants (4 et 9 ans) lui préféraient les musées de la nature et de l’agriculture (pour ce dernier, mon fils était bien inspiré par le troisième tome de la série Bine, dont je parle ici), mon mari souhaitait visiter le Musée de l’aviation et de l’espace, alors que j’avais personnellement envie de me balader parmi les tulipes du Parc des Commissaires. Bref, malgré des divergences dans nos choix, nous nous entendions tous sur un point : ce musée n’était pas une priorité! Nous aurions même pu passer à côté de cette belle découverte si nous n’avions pas décidé de prolonger notre séjour d’une journée à la dernière minute. Une fois sur place, nous avons réalisé qu’une demi-journée n’est clairement pas suffisante afin d’explorer ce musée. Sur le chemin du retour, alors que nous roulions vers notre maison, nous étions tous d’accord pour dire que le Musée canadien des enfants était la plus belle visite de notre séjour. En voici un bref résumé.

Un passeport pour une aventure autour du monde…

Dès l’entrée du musée franchie, nous avons été transportés dans un autre monde. Nos garçons avaient tous les deux reçu un passeport qu’ils devaient tamponner eux-mêmes à chaque point de contrôle indiqué à l’aide d’un symbole. Un premier arrêt s’est d’abord imposé pour monter à bord de l’autobus du Pakistan, orné de couleurs vives et de décorations flamboyantes. Les enfants devaient alors choisir une destination parmi sept grandes villes du monde où ils souhaiteraient aller. Le résultat fut unanime (ce qui est plutôt rare) : Dubaï! Comme quoi je ne suis pas la seule à être nostalgique de notre vie d’expat! Les enfants se sont ensuite pressés afin de monter sur le pousse-pousse à trois roues de la Thaïlande, en se rappelant de beaux souvenirs de notre séjour à Phuket en famille.

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Des arrêts créatifs, centrés sur le jeu

Plusieurs arrêts permettent ensuite aux enfants de parcourir le musée tout en s’amusant. Au théâtre, ils se déguisent et improvisent un petit numéro. Au studio,  les arts plastiques sont à l’honneur. Dans le Bulding Works, ils s’amusent à rénover une maison et à construire des murs avec des outils et des habits permettant d’imiter le travail des menuisiers, des peintres en bâtiment et des plombiers. À la manufacture de vêtements, ils prennent les commandes, se déguisent et s’amusent à confectionner des costumes. Au petit café, ils cuisinent des pizzas, des sushis et des croissants qu’ils servent ensuite aux clients… Sans oublier de les faire payer! À la librairie Lucie, on peut se reposer en lisant des livres tranquillement. Finalement, la maison des jouets abrite de nombreux jeux pour différents âges, dont une maison de poupée datant de 1868 ayant appartenu à la famille Forster, des immigrants venus d’Irlande. Pendant 100 ans, les membres de cette famille ont enrichi la collection de nombreux objets miniatures, en ajoutant du papier peint ainsi que l’électricité.

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La découverte de nombreux pays

En plus de ces jeux de rôles et de l’expérimentation de différents métiers, le Musée canadien des enfants propose un voyage autour du monde, en permettant aux jeunes de se familiariser avec les coutumes de différents pays. Au Nigéria, ils utilisent un tambour pour envoyer des messages. Au Mexique, ils fabriquent des fleurs avec du papier de soie. Au Japon, ils sont initiés à l’origami. En Inde, ils jouent à des jeux de société sur la véranda. En Indonésie, ils fabriquent des marionnettes sur tige qu’ils peuvent ensuite mettre en scène au théâtre d’ombres. Dans le désert, ils voyagent à dos de dromadaire. Le long du Nil, ils découvrent les passages secrets d’une pyramide. Dans les marchés, ils vendent des produits des Pays-Bas, de la France et du Moyen-Orient. Chacun de ces pays propose des habits traditionnels que les enfants peuvent enfiler, tout en manipulant différents objets typiques issus de chaque culture. La tente des communications permet, pour sa part, de s’initier à différents alphabets, dont l’arabe et le russe. Ce fut l’occasion pour notre fils aîné de se replonger dans ses cours d’arabe!

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Et ce n’est pas tout!

Comme je le mentionnais précédemment, le Musée des enfants se situe dans le Musée canadien de l’histoire. C’est donc l’occasion de découvrir ce musée qui est le plus visité au Canada! On y retrouve une impressionnante collection de mâts totémiques amérindiens, qui ne laissent pas les petits visiteurs indifférents. La Grande Galerie du musée offre également une vue magnifique sur la rivière des Outaouais, les édifices du Parlement, ainsi que le château Laurier. Nous n’avons pas eu le temps de visiter toutes les salles du musée, qui renferment une collection permanente et des expositions spéciales, mais nous avons bien aimé y flâner avant de reprendre la route vers la maison.

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Quelques informations utiles

  • Le prix d’entrée au Musée canadien de l’histoire est de 15$ pour les adultes et de 9$ pour les enfants âgés de trois à 12 ans (les enfants de moins de trois ans peuvent y entrer gratuitement). Ce prix d’entrée inclut la visite du Musée des enfants. Des forfaits pour les familles existent également.
  • Un enfant doit être âgé de 12 ans et plus pour acheter un billet d’admission et être seul dans le Musée.
  • Après 16h00, le jeudi, l’entrée est gratuite pour tous les visiteurs.
  • Si vous avez l’intention de visiter plusieurs musées d’Ottawa, n’hésitez pas à vous procurer le Passeport des musées permettant de visiter huit musées en sept jours. Pour notre part, nous l’avons facilement rentabilisé en trois jours. Vous pouvez vous le procurer dans les musées participants ou encore au Kiosque d’information de la capitale (sur la rue Wellington). Le prix est de 45$ (taxes incluses) par personne, ou de 99$ (taxes incluses) par famille comprenant un maximum de deux adultes et de trois enfants de 17 ans ou moins.
  • Les heures d’ouverture du musée sont les suivantes : De septembre à juin : 9h30 à 17h00 du lundi au mercredi, 9h30 à 20h00 le jeudi, 9h30 à 17h00 du vendredi au dimanche. De juillet à septembre : 9h30 à 18h00 du lundi au mercredi, 9h30 à 20h00 le jeudi, 9h30 à 18h00 du vendredi au dimanche.
  • Plusieurs options s’offrent à vous si vous souhaitez manger sur place : café, bistro et cafétéria.
  • Ne sous-estimez pas le temps à accorder à ce musée. Dans chaque maison, des activités sont proposées aux enfants et ils peuvent facilement y passer 30, voire 45 minutes. Afin qu’ils puissent en profiter pleinement, mieux vaut donc arriver tôt et prévoir un lunch sur place.

En espérant que vous aimerez ce musée autant que nous!

En route vers Ottawa : les émotions d’un enfant de 4 ans

En route vers Ottawa _ différentes émotions

Il y a un moment que nous n’étions pas partis en road-trip avec nos deux garçons. Nos récentes vacances au loin avec eux impliquaient plutôt de prendre l’avion, avec de courts trajets en voiture. Quand nous leur avons parlé de ce road-trip vers Ottawa, qui coïncidait avec l’achat d’une nouvelle voiture et le premier marathon de leur papa, ils ont été ravis. C’était, de plus, l’occasion de manquer une journée d’école, ce qui sonnait encore plus festif à leurs oreilles. Pour couronner le tout, nous avons décrété qu’il ne s’agissait pas d’un voyage classé G (général), mais plutôt 4+ (pour les quatre ans et plus), ce qui excluait la petite sœur de moins de deux ans de l’équation. Ils adorent leur sœur, mais la perspective d’un voyage « entre grands », sans sieste quotidienne nécessaire, était particulièrement excitante pour eux.

Étant donné que mon fils aîné (9 ans) avait un examen du ministère en matinée, nous sommes partis sur l’heure du midi en faisant un dernier arrêt pour récupérer notre fils cadet (4 ans) à son école. Il était ravi de nous voir tous débarquer dans sa classe. C’est avec enthousiasme que nous avons rejoint la voiture pour débuter le « grand voyage ». Le trajet entre Saguenay et Ottawa fut coloré par différentes émotions, vécues de façon particulièrement intense par notre fils de quatre ans. J’ai eu l’impression que les petits personnages du film « Sans dessus dessous » (version française du film Inside Out) prenaient tour à tour possession de son corps, se bousculant dans le centre de contrôle de ses émotions. Si vous n’avez pas vu le film, vous pouvez cliquer sur l’image ci-dessous pour voir sa bande annonce :

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Bien que le voyage se soit déroulé positivement dans l’ensemble, notre petit bonhomme a vécu un tourbillon d’émotions à l’idée de se rendre à Ottawa, une ville qu’il ne connaissait pas encore. Dégoût, Colère, Tristesse, Peur et Joie sont donc venus nous visiter tout au long du trajet, en s’exprimant à travers notre petit homme. En voici quelques exemples.

Dégoût… 0u la phrase qui tue

Alors que nous avions à peine tourné le coin de la rue de son école, mon fils cadet a prononcé la phrase qui tue l’enthousiasme de tout parent :

C’est trop long!

D’un air catégorique et tranchant.

Dix minutes plus tard, alors que nous étions toujours à Chicoutimi, il enchaînait :

Ça y est, on arrive à Ottawa?

Pourtant, fiston a l’habitude de faire de longs trajets en voiture et nous lui avions expliqué que ce voyage serait long. Cette phase de dégoût fut toutefois de courte durée. En découvrant ses figurines et les jeux préparés en prévision du trajet, son enthousiasme est revenu comme par magie.

Colère… ou l’erreur de débutante 

Mes fils ont un appétit insatiable, si bien qu’une visite au coin de la rue nécessite la préparation d’une collation. Ils sont affamés en permanence. Pour vous donner une idée de l’ampleur de leur appétit, j’ai appris récemment que mon fils cadet avale  souvent deux repas du traiteur le midi, en plus de ses nombreuses collations… C’est, disons-le, assez impressionnant, surtout qu’il est mince comme un fil. Mais je m’éloigne un peu du sujet…

Pour faire une histoire courte, nous avions prévu faire un arrêt à Québec, après deux heures de route, pour que les enfants puissent prendre un deuxième (voire troisième) lunch du midi. Je voulais en profiter pour acheter un guide de voyage sur Ottawa, nous avons donc décidé de faire cette pause dans un centre commercial. Pour que ce soit plus rapide, les Galeries de la Capitale nous ont semblé l’endroit idéal. Jusqu’à ce que je commette l’erreur de débutante qu’une maman de trois enfants normalement constituée devrait avoir appris à éviter : j’ai parlé des MANÈGES! Comme ça, spontanément, l’air de rien, j’ai pointé les manèges du centre commercial avec un large sourire en disant à mon fiston :

Tu te rappelles, nous étions venus nous amuser dans ces manèges l’an dernier? Et nous pourrons revenir pendant l’été. Ce serait chouette, tu ne trouves pas?

Pas fort, je sais… Par la suite, pendant tout le voyage, il nous demandait quand on ferait le fameux tour de manège. Lorsque je lui expliquais que ce ne serait pas le jour même, monsieur Colère faisait son apparition..

Tristesse… ou la nostalgie de l’éducatrice

Fiston est très intense dans tout ce qu’il fait, si bien que ses chagrins sont dignes des plus grandes tragédies. Alors que nous roulions entre Québec et Montréal, je l’ai entendu renifler. Je me suis retournée et j’ai vu de grosses larmes rouler sur ses joues.

Moi : Qu’est-ce qui se passe mon petit chat? Tu as mal au cœur?

Fiston (air grave et solennel) : Non.

Tout en fouillant dans la poche de son short, il pleurait de plus en plus bruyamment… Pour finalement en sortir un petit papier qu’il a déplié délicatement, comme si c’était un trésor. J’attendais, perplexe, qu’il m’explique sa grande peine. Il m’a alors tendu le bout de papier, sur lequel son éducatrice lui avait écrit un gentil message pour lui souhaiter bon voyage. Tristesse était avec nous, mais pourquoi? Alors que je lisais le billet à voix haute, il s’est exclamé, entre deux sanglots :

Je m’ennuie de miss Marie-Eve!

Ce qui est assez étonnant. Non pas qu’il n’aime pas son éducatrice, bien au contraire, il l’adore. Mais il n’a pas l’habitude de la voir la fin de semaine et son absence ne semble pas le perturber. Le week-end, il me parle plutôt de sa mamie et son papou qu’il adore visiter le samedi après-midi. Mais pendant ce voyage, c’est miss Marie-Eve qu’il avait l’impression de croiser sur la route, nous suppliant de faire marche arrière parce qu’elle était dans la voiture que nous venions tout juste de doubler…

Peur… ou quand les loups arrivent en ville

Nous avons fait une pause à Gatineau pour souper, avant de reprendre la route vers Ottawa. Pendant que nous mangions, le soleil a eu le temps de se coucher. Nous avons donc découvert Ottawa alors que la ville se drapait de noir. L’imagination débordante de mon fils s’est alors manifestée en faisant place à Peur.

J’ai peur. Je suis certain qu’il y a des loups ici. Ils vont vouloir me manger.

Alors qu’il semble toujours confiant en avion, mon fils développe de nombreuses peurs qui impliquent des animaux lorsque nous roulons vers une destination qu’il ne connaît pas. Il nous avait fait la même chose lors de notre road-trip vers Cape Cod (où il avait peur des ours polaires!) et New York (qui alimentait aussi sa peur des loups). Il a toutefois été rassuré rapidement une fois à l’hôtel. Ouf! 

Joie… toujours omniprésente

Malgré toutes les émotions qui se sont succédées au cours de ce road-trip entre Saguenay et Ottawa, c’est la présence de Joie qui fut dominante. Les garçons étaient heureux de jouer avec leurs nouvelles figurines, de se raconter des histoires et de partir à l’aventure en famille. Joie fut aussi avec nous pendant le séjour et lors du trajet pour rentrer à la maison. Nous avons adoré ce voyage en famille, dont nous vous parlerons en détails lors de prochains billets.

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Les émotions du voyage

 

Planifier un voyage à Ottawa avec Bine

Ottawa

À la fin du mois de mai, mon mari participera à son premier marathon à Ottawa. Si vous suivez le blogue assidument, vous ne serez pas surpris d’apprendre que nous avons décidé de profiter de l’occasion pour découvrir la capitale canadienne. Quand j’ai annoncé la nouvelle aux enfants, mon fils aîné (9 ans) a tout de suite été intéressé par cette destination. J’étais un peu surprise par son engouement, alors qu’il  voyage beaucoup depuis son jeune âge et qu’il a plutôt l’habitude de me parler du Japon, de la Chine et de son désir de retourner en Jordanie et en Australie.

Mon fils [super enthousiaste] : Chouette, on va découvrir la capitale canadienne : le pont Alexandra, le Parlement et tous les musées… Le Musée des civilisations, de l’agriculture, de la monnaie, de l’aviation, de la guerre…

Moi [très surprise] : Je ne savais pas que tu étais aussi renseigné sur Ottawa. Vous en avez discuté à l’école? [Depuis quand Ottawa est-elle une ville aussi attirante?]

Mon fils : Ben non maman, c’est dans mon livre de Bine! Le troisième tome, « Cavale et bobettes brunes ».

L’an passé, nous avons découvert Bine au Salon du Livre de Saguenay. Mon fils a immédiatement été attiré par la couverture du premier tome, « l’affaire est pet shop ». Il l’a fièrement fait dédicacer par l’auteur, Daniel Brouillette, qui lui a remis une affiche (elle aussi dédicacée) qui trône fièrement dans sa chambre. Depuis, il a lu tous les livres de cette collection à de nombreuses reprises, si bien qu’il en connaît de grands extraits par cœur.

Moi [amusée] : Super alors! Pourquoi on ne planifierait pas notre itinéraire en s’inspirant de ton livre?

Mon fils [mort de rire] : Super! Je vais te le chercher tout de suite.

Le lendemain matin, mon fils s’est précipité pour me demander si j’avais lu son livre et si je voulais toujours faire la même chose que Bine et ses amis en allant à Ottawa. Il était hilare, incapable de s’arrêter de rire. Je lui ai répondu que je n’avais pas encore eu le temps, mais que je le ferais bientôt. Il m’en a parlé toute la semaine, si bien que j’ai décidé d’en faire une priorité ce week-end.

J’ai terminé la lecture de « Cavale et bobettes brunes » aujourd’hui et je comprends enfin pourquoi mon fils trouvait mon idée aussi drôle.

  • Au Musée de l’agriculture, un défi lancé par Bine a donné lieu à l’évasion des vaches de leur enclos.
  • La visite ennuyante du Parlement a fait en sorte que Bine et ses deux amis (Maxim et Tristan) ont été oubliés dans le célèbre lieu.
  • En voulant rejoindre leur groupe, les trois amis ont pris un taxi pour se rendre au Musée de l’aviation, mais en raison de leur anglais approximatif, ils ont été conduits à l’aéroport.
  • Un inconnu a alors proposé de les déposer au Musée de l’aviation. Mais en chemin, ils ont eu peur que ce dernier soit un maniaque et ils ont pris la fuite dans le bois après avoir fracassé une vitre de sa Mercedes et volé son téléphone cellulaire.
  • Après des vomissements simulés, un saignement de nez et la perte d’une chaussure, les trois amis se sont rendus au Musée de l’aviation… Pour apprendre que leur groupe était au Musée des civilisations. Ils ont donc demandé de l’aide pour aller le rejoindre.
  • Une fois sur le pont Alexandra, ils ont aperçu l’autobus de leur groupe rouler en sens inverse et se sont improvisés Superman pour les rejoindre de l’autre côté, au péril de leur vie. 
  • Finalement, l’histoire se termine en « food fight » dans un McDonald’s.

Nous avons vécu plusieurs mésaventures lors de nos voyages, dont certaines seraient probablement dignes d’un roman :

  • Notre dernier séjour en France et au Portugal a été pimenté par différents problèmes : canicule, gastro, cafards et cie!
  • Nous avons défoncé le toit de notre camping-car après moins de quelques heures de location à Brisbane, en Australie.
  • Nous avons été attaqués à main armée sur une plage de Salvador de Bahia, au Brésil.
  • Notre voyage vers Nashville s’est transformé en cauchemar… dans une marre de vomi à l’entrée d’un luxueux hôtel.
  • Nous avons passé des soirées de Saint-Valentin plutôt inattendues à San Diego et à Nashville.
  • Nous avons été coincés dans un barrage routier, le coffre plein d’alcool, aux Émirats Arabes Unis.
  • Nous avons vécu la menace d’un tsunami en Thaïlande.

Alors, qu’est-ce que la ville d’Ottawa peut nous réserver de pire? Chose certaine, je vais bien surveiller mon fils afin d’éviter qu’il tente de se transformer en Bine, son personnage préféré, le temps d’un week-end!

P.S.: Merci à Daniel Brouillette d’inciter les garçons à la lecture avec ses ouvrages humoristiques, dans lesquels les enfants apprennent beaucoup de choses… malgré eux! 😉

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