Portrait de Caro, expat à Dubaï

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Ce billet s’inscrit dans une série d’articles dressant le portrait de femmes vivant aux Émirats Arabes Unis. Provenant de différents pays, ces femmes ont des trajectoires de vie différentes : certaines travaillent, d’autres sont femmes au foyer; certaines sont musulmanes, d’autres catholiques ou athées. Mais au-delà de leurs traits distinctifs, ces femmes ont une caractéristique commune : ce sont des mamans qui vivent ou ont vécu une expatriation en famille dans l’un des sept émirats.

Après les portraits de Lina et de Geneviève, expatriées respectivement à Sharjah et à Ras al Khaïmah, je vous propose celui de Caro. À la suite d’une expatriation à Dubaï, Caro vit aux États-Unis depuis un mois et elle tient aussi l’excellent blogue I’m not here, dans lequel elle parle de ses voyages et de ses expatriations. Elle a gentiment accepté de me parler de son expérience à Dubaï.

Bonjour Caro, peux-tu te présenter brièvement (âge, pays d’origine, profession, nombre et âge de tes enfants)?

Bonjour, j’ai 34 ans et je suis Française originaire de la jolie région d’Alsace. Webdesigner, j’ai quitté mon travail pour vivre à Dubaï avec mon conjoint. Deux semaines après ma démission, j’ai appris que j’étais enceinte. Depuis, je suis maman d’une petite fille de 17 mois, née au pays des mille et une nuits.

Pourquoi avoir choisi de t’expatrier aux Émirats Arabes Unis et, plus spécifiquement, à Dubaï? Est-ce que c’était ta première expérience d’expatriation?

Nous habitions à Paris depuis cinq ans et nous avions envie de changements. Sur ce plan là, nous avons été gâtés : une expatriation et un bébé dans la foulée. De plus, nous adorons voyager depuis très longtemps et lorsque mon mari a eu l’opportunité de partir à Dubaï pour son travail, nous avons saisi l’occasion. Nous avions déjà visité Oman, juste à côté de Dubaï, et nous avions beaucoup aimé l’ambiance et ses paysages entre sable et mer.

Dans un premier temps, nous avons choisi de nous installer à Dubaï, car l’entreprise de mon mari se trouve là-bas. La question d’aller dans un autre émirat ne s’est donc pas vraiment posée. De toute façon, nous n’étions pas vraiment attirés par Sharjah et Abu Dhabi (où pas mal d’autres français sont expatriés), qui sont beaucoup plus conservateurs. Et nous ne recherchions pas vraiment un endroit où il était possible de visiter des musées et de faire des sorties culturelles. Nous voulions juste quelque chose de moderne et de confortable pour notre petite famille.

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Le quartier de la Marina, où Caro vivait à Dubaï – Crédit photo I’m not here

Tu as vécu à Dubaï combien de temps?

Nous y sommes restés deux ans. Quand nous sommes partis, nous savions que ce serait temporaire. Nous n’avions pas de durée précise en tête et nous serions bien restés encore, mais une nouvelle opportunité (celle que nous attendions depuis très longtemps) s’est rapidement présentée. Dubaï était pour nous une plateforme pour nous aider dans l’expatriation suivante, que nous vivons actuellement aux États-Unis.

Comment s’est passée ton installation?

Comme tout déménagement, ça n’a pas été de tout repos. Nous avons pris la décision d’emmener que le strict minimum avec nous et d’acheter de nouveaux meubles à Dubaï. Une partie des affaires est arrivée sur un container plusieurs mois après notre départ de Paris, le reste est dans un box de stockage pour notre retour en France. À Dubaï, le loyer se paie à l’année, difficile après les frais de déménagement et la location du box. Nous avons dû demander un peu d’aide autour de nous. Toutes nos économies y sont passées.

Nous avons fait un premier aller-retour pour chercher un nouveau logement, aidés par une agence de relocation sur place. En trois jours et une dizaine de visites, c’était quasiment réglé. J’ai la chance d’avoir un mari adorable qui s’est occupé de tout régler avant mon arrivée, pour que je puisse tranquillement me reposer pendant le premier trimestre de ma grossesse. J’aurais dû repartir avec lui, mais ce petit “contre-temps” m’a permis de profiter un peu plus de ma famille.

Peux-tu me décrire une journée typique de ta vie à Dubaï?

Mes journées étaient principalement rythmées par la petite. Le matin, nous sortions généralement sur la terrasse de notre immeuble au quatrième étage, qui donnait directement sur la marina et les bateaux. Il y avait un petit peu d’herbe, ce qui permettait à la petite de marcher pieds nus sur une texture différente. Sinon, nous faisions quelques courses à la supérette du coin sur Marina Walk. Après le repas de midi et la sieste, nous prenions le goûter à l’extérieur en allant parfois au Marina Mall avec le Water Bus ou à pied (quand il ne faisait pas trop chaud ou humide) le long de la promenade et de l’eau. En fin de journée, nous allions à la piscine de notre immeuble, mais le plus souvent nous nous dirigions vers les aires de jeux pour les enfants, aménagées sous les ponts de la promenade.

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Le Water bus menant au Marina Mall – Crédit photo I’m not here
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Une aire de jeu, le long de Marina Walk – Crédit photo I’m not here

Qu’est-ce que tu aimais le plus de ta vie à Dubaï?

J’adorais me lever le matin sans avoir à me préoccuper de comment j’allais m’habiller, la météo était quasiment tout le temps la même. Un t-shirt et un short et c’était fini. Même chose pour la petite, parfois elle sortait uniquement en body. Ne porter que des tongs, c’était vraiment le pied! Nous avions un superbe appartement (autre chose que les 50 m2 horriblement cher de Paris) avec tout le confort moderne, qui offrait une superbe vue sur la mer, l’Atlantis et le Burj Al Arab. Tous les jours, en regardant par la fenêtre, on se sentait comme en vacances.

Vue de notre appart
La magnifique vue de l’ancien appartement de Caro – Crédit photo I’m not here

Pouvoir voir la mer et le sable en un seul endroit, c’était vraiment super aussi. J’ai beaucoup aimé partir à Oman, à Zighy Bay, ou bien encore au Qasr Al Sarah, dans le désert d’Abu Dhabi. A Dubaï, il y a environ 90 % d’étrangers et 10 % d’émiratis. Pouvoir côtoyer tant de cultures juste en sortant de chez moi et goûter un peu aux traditions de chacun dans les magasins à l’approche des fêtes ou dans les restaurants étaient des expériences extrêmement enrichissantes. Et bien sûr, au risque d’en faire bondir plus d’un, la livraison du Mac Do à domicile est très sympa!

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En famille, dans le désert d’Abu Dhabi – Crédit photo I’m not here

Quels chocs culturels (ou difficultés) as-tu rencontrés pendant ton expatriation?

La principale difficulté que j’ai rencontrée a été au moment de mon accouchement. A Dubaï, plus on met le prix, plus on a l’impression d’accoucher à l’hôtel dans une chambre 5 étoiles. Le futur papa peut être présent à chaque moment et les chambres sont parfaitement aménagées en conséquence. Ce qui est vraiment génial. Sauf quand on accouche en urgences, ce qui fut mon cas. Concernant les prix toujours, plus on a une bonne assurance, plus les médecins en profitent pour vous faire passer des tests à n’en plus finir et non justifiés. Et quand on ne maîtrise pas toujours la langue, on a encore plus de mal à comprendre.

Je ne dirais pas que j’ai été choquée, mais plutôt étonnée par le nombre impressionnant de “nanny” à Dubaï. Les appartements sont même équipés d’une pièce supplémentaire pour la maid.  Il faut dire que l’enfant est roi, on croise même des enfants à 22h00 le soir sur la promenade. Certains courent devant leurs parents à des kilomètres sans qu’ils s’en inquiètent. Tous les services : ménage, pressing et livraison de nourriture sont très peu cher. A Dubaï, tout est une question d’argent

En tant que femme dans un pays musulman, as-tu été contrainte de faire des changements dans tes habitudes de vie? Si oui, lesquels?

Au plan culturel, rien n’a été contraignant pour nous. Il suffit d’un peu de logique et de respect, tout comme Dubaï le fait pour ses expatriés, et au final tout se passe bien. Par exemple, ne pas porter de tenue trop dénudée, bien que plusieurs touristes persistent à le faire. Je trouve que c’est triste de voir une femme en tenue traditionnelle et, à côté, une autre en mini-short, le ventre à l’air. Mais le plus important, c’est que ça ne semble gêner personne. Personnellement j’ai toujours préféré porter un t-shirt plutôt qu’un débardeur en allant au centre commercial. Surtout qu’avec la climatisation, il ne fait pas très chaud.

Juste à côté de notre immeuble, il y avait une tour en construction où de nombreux Pakistanais et Indiens travaillaient. Lors de nos promenades quotidiennes en fin de journée en poussette, ils attendaient que leurs bus viennent les chercher pour retourner chez eux, à l’extérieur de la ville. Du coup, quand je passais, je sentais souvent leur regard insistant sur moi. Au bout d’un moment, on n’y fait plus vraiment attention, mais la sensation était très désagréable.

Quels sont tes trois lieux préférés à Dubaï?

Le restaurant français Pascal Pepper : Il s’agit d’un restaurant à la Marina, où il est possible de manger un steak tartare avec des frites, de la quiche, du bon pain à la française et, surtout, de vrais croissants. Tout est délicieux et les serveurs parlent même français!

Le parc de Média City : Situé à la Marina, c’est un véritable oasis dans le désert pour moi, avec un lac où on trouve des tortues, des canards ou des carpes koï. J’adorais m’y promener quand j’étais enceinte. Pendant les températures extrêmement chaudes, le lac fait office de climatisation naturelle.

L’Aquarium de l’Atlantis : Un des hôtels les plus connus de Dubaï! À l’intérieur, on peut visiter les Lost Chambers. Même si l’hôtel en lui-même est hyper super mega kitch, l’aquarium est vraiment joli. L’entrée n’est pas donnée, mais il existe plusieurs formules combinées qui permettent d’économiser un peu.

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Une tortue, au parc de Media City – Crédit photo I’m not here

Qu’est-ce qui te manque le plus de ton pays d’origine lors de tes expatriations?

Les membres de ma famille, mais au final, tout le monde est content, car c’est une occasion pour eux de venir nous rendre visite et pour nous d’aller passer des vacances en France. Le plus gênant est très certainement le décalage horaire qui n’est fort heureusement pas trop grand. Autrement, je pense que le bacon, le jambon et les vrais croissants me manquaient aussi à Dubaï. Mais malgré tous les produits halal, je trouve que Dubaï fait un sacré effort pour contenter les expats, car il est possible d’en trouver dans les pork shop.

Pour finir, quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux femmes qui souhaitent vivre une expatriation familiale à Dubaï?

Se renseigner sur les quartiers où habiter avant de commencer à chercher. Avant de partir, on ne se rend pas bien compte de la taille de Dubaï et, forcément, comme partout, il y a des quartiers plus sympas que d’autres. S’inscrire dans les groupes d’accueil (comme Dubaï accueil par exemple, l’adhésion est payante mais il y a pas mal d’activités) permet de rencontrer du monde. Ce que je n’ai pas fait et que je regrette, car on se sent très vite seule, surtout avec un mari qui travaille. Avec un enfant, il existe aussi des groupes “maman-enfant”. Je trouve aussi important de se renseigner sur les moeurs et coutumes du pays, car Dubaï est une ville extrêmement ouverte d’esprit. Beaucoup de personnes ont des “a priori”, qui ne sont pas du tout fondés. Dubaï est une très belle ville où vivre, surtout pour une maman au foyer.

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Une vue sur Dubaï, du Burj Khalifa – Crédit photo I’m not here

Merci Caro d’avoir accepté de nous partager ton expérience d’expatriation à Dubaï. C’est un émirat dans lequel j’ai adoré vivre. Nous avons d’ailleurs plusieurs expériences en commun : des souvenirs d’enfance en Alsace, une expatriation familiale à Dubaï, un accouchement aux Émirats, ainsi que la naissance d’une petite fille prématurée.

Pour en savoir plus sur notre propre expérience d’expatriation à Dubaï, n’hésitez pas à consulter les articles suivants :

Vivre sur le Palm Jumeirah : entre quotidien, glamour et inégalités sociales (sur notre blogue).

Eve, expat en famille à Dubaï (sur Blog Expatriation).

 

 

 

Femme, mère et artiste à Dubaï

@citystreets

Lorsque j’ai lancé ma série d’articles sur les femmes aux Émirats, j’ai fait une rencontre intéressante qui m’a donné envie d’écrire un billet en parallèle. Dubaï est bien connue pour son architecture démesurée, ses centres commerciaux délirants, ses balades à dos de dromadaire dans le désert, ses plages magnifiques et ses différents souks. Mais qu’en est-il de la vie artistique? J’ai décidé de vous en parler brièvement aujourd’hui, à travers l’expérience de Meriem Ben.

Algérienne, Meriem Ben est une artiste peintre. Âgée de 35 ans et maman de deux enfants, elle habite Dubaï depuis que son mari y a été recruté comme web designer il y a cinq ans. De son côté, elle y enseigne le français et les arts plastiques.

J’adore ma vie ici. Les plages, les espaces verts, les galeries d’art… Je me sens épanouie dans cette ville multiculturelle. Ma vie à Dubaï m’a même inspirée à compléter une collection de peintures.

Dubaï fut un « déclic » pour la dernière collection de Meriem Ben, mais sa passion pour les arts remonte à l’enfance.

Quand je me rappelle mon enfance, le premier souvenir qui me vient en tête c’est dessiner avec mes parents, mon frère et ma sœur. De nature plutôt timide, j’ai appris à exprimer mes sentiments à travers mes peintures.

Depuis 2005, Meriem Ben a participé à de nombreuses expositions. Sa passion d’enfance est devenue un élément central de sa vie de femme, une forme de thérapie. D’ailleurs, la femme est au centre de sa récente exposition, qui a lieu en ce moment même à Dubaï, au Capital Club du Centre financier international de Dubaï (DIFC).

Mais la vie d’artiste est-elle intéressante à Dubaï? Je lui ai posé la question et voilà ce qu’elle m’a répondu :

Je dirais que oui, c’est intéressant. Cela dit, c’est ma première expérience ici. Je verrai par la suite comment les choses se dérouleront. L’expo a débuté le 24 mai, il est encore tôt pour s’exprimer.

Au-delà de l’exposition de ses propres oeuvres, Meriem Ben a pu découvrir, depuis son installation à Dubaï, de nombreux endroits intéressants pour les amateurs d’arts. Elle ne rate jamais l’événement annuel Art Dubai, un festival artistique qui a lieu en mars à la Madinat Jumeirah. Elle aime aussi flâner dans les galeries haut de gamme du Centre financier international de Dubaï (DIFC), de même que découvrir les expositions temporaires organisées par la galerie Alserkal Cultural Foundation.

J’aurais beaucoup aimé rencontrer Meriem Ben en personne et avoir la chance de découvrir son exposition, mais je demeure malheureusement trop loin… Si vous avez l’occasion d’y aller, n’hésitez surtout pas et revenez partager vos impressions sur le blogue!

Je termine ce billet en vous présentant le texte associé à l’exposition ainsi que quelques oeuvres de Meriem Ben.

Femme, épouse ou maman, très souvent elle cache ses sentiments derrière ses larmes. Quand elle est blessée ou perdue, elle trouve le courage d’endurer mais parfois, elle est tentée d’abandonner. Malgré les faces sombres de sa vie, elle sait construire sa force en puisant au fond d’elle-même. Elle lutte pour protéger ses enfants. Les élever est un rude combat, mais elle résiste. Son visage est le miroir de son âme. Son existence est pleine de peine et de tristesse. Seule une femme est capable d’assumer autant de souffrance en restant debout face aux aléas de la vie.

Vie d’expat, tu me manques!

Vie d'expat

J’ai vécu une partie significative de mon existence en tant qu’expat. Pendant mon enfance, j’ai été expatriée quatre années en Allemagne avec ma famille. À l’âge adulte, j’ai eu envie de répéter l’expérience et j’ai saisi l’occasion qui s’offrait à moi en vivant une expatriation familiale de trois années aux Émirats Arabes Unis. C’est le travail de mon mari qui nous offrait cette opportunité et nous n’avons pas hésité un seul instant à la saisir… à deux reprises! Nous avons toutefois fait le choix de mettre fin à cette aventure, pour des raisons professionnelles qui m’appartiennent entièrement. Après de longues années d’études universitaires, je ne voulais pas mettre ma vie professionnelle entre parenthèses trop longtemps. J’avais obtenu le poste dont je rêvais et je ne pouvais me résoudre à devenir une femme au foyer ou à accepter un emploi que je jugeais inférieur à mes compétences. Nous sommes donc rentrés au Québec.

À ce moment-là, mon entourage me parlait en long et en large du choc du retour, mais je ne me sentais pas concernée. Je vivais parfaitement bien avec ma décision de rentrer dans mon pays qui me manquait à plusieurs égards (j’en ai d’ailleurs déjà parlé ici et ici). J’avais hâte de retrouver ma famille, mes amis, mon milieu de travail. Je débordais de projets et j’étais loin d’être déprimée à l’idée de rentrer, ce qui ne m’empêchait pas d’avoir un pincement au cœur à la pensée de quitter Dubaï, notre appartement au bord de la mer et nos amis expatriés. Ce fut évidemment une série de deuils pour nous : le dernier brunch avec nos amis, la dernière journée d’école au lycée que fréquentait notre fils aîné, les adieux avec la nounou de notre fils cadet, notre dernier souper dans notre appartement… Des adieux déchirants, mais prévus depuis longtemps. Nous vivions alors la suite logique de notre  aventure  en sol dubaïote. J’ai versé plusieurs larmes dans le taxi qui nous menait à l’aéroport. Pas parce que je faisais le mauvais choix, mais plutôt car j’avais la certitude de tourner une page importante de ma vie. C’était le cas.

Depuis notre retour, ma vie a été pimentée par différents projets, tant sur le plan personnel, familial que professionnel. Nous avons acheté une nouvelle maison, fait de nombreux voyages, relevé de multiples défis professionnels, donné naissance à un troisième enfant (une petite fille après deux garçons!). Je n’ai pas  eu le temps de m’ennuyer dans ce tourbillon d’événements et d’opportunités. Je n’ai pas véritablement vécu de choc à mon retour. J’ai repris mes activités avec enthousiasme, heureuse d’être là. Je dois dire que j’ai l’habitude de voir les choses du bon côté et d’être positive face aux aléas de l’existence. Je me sens choyée par la vie et j’essaie d’en savourer chaque instant.

Pourtant, récemment, ma vie d’expat me manque. Chaque jour.

Je n’ai pas de regret. Si c’était à refaire, je prendrais les mêmes décisions, je suivrais le même chemin. Mais parfois, lorsque je me sens débordée, comme ce fut le cas cet hiver, j’aurais envie de me retrouver sur la plage privée de notre ancien immeuble pour faire le point. Je souhaiterais avoir plus de temps à accorder à mes enfants, à mon mari, à mes parents et mes amis. Je rêve de me retrouver au quotidien dans des lieux exotiques et mystérieux… En même temps, je sais qu’il n’en tient qu’à moi de transformer mon quotidien, de créer les occasions d’aventures et de découvertes, de changer mon regard sur les trésors qui m’entourent et qui sont souvent éclipsés dans mon esprit en raison de leur aspect trop familier.

N’empêche que si j’avais le choix, en ce moment même, je passerais la journée entière sur la plage du Palm Jumeirah, à regarder le soleil qui décline sur la mer tout en écoutant le rire de mes enfants qui jouent dans les vagues.

Vie d’expat, tu me manques!

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Femmes aux Émirats : portrait d’expatriées de différents horizons

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Depuis un moment déjà, je souhaite vous parler du vécu des femmes expatriées aux Émirats Arabes Unis. Après avoir vécu trois années à Dubaï, on me pose souvent les mêmes questions :

Devais-tu porter le voile?

 

Pouvais-tu conduire?

 

L’alcool est complètement interdit, n’est-ce pas?

 

Pouvais-tu fêter Noël?

 

Une femme peut-elle travailler aux Émirats?

 

Tu n’as pas mangé de porc pendant trois ans?

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Le voile, oui, mais seulement pour visiter les mosquées ouvertes au public

Bref, bien que les médias parlent de plus en plus de Dubaï et que les Occidentaux se laissent davantage tenter par cette destination pour des vacances, plusieurs mythes entourent encore cet émirat. Faisant ce constat depuis un moment déjà, j’ai eu envie de démystifier le vécu des femmes qui séjournent aux Émirats Arabes Unis en vous racontant le vécu d’expatriées qui y sont installées. J’ai déjà abordé mon expatriation à Dubaï à quelques reprises sur le blogue, en vous parlant de mon quotidien sur le Palm Jumeirah , des activités insolites à y faire en famille,de mes restaurants et bars préférés, ainsi que des 25 signes que tu habites à Dubaï depuis longtemps.

 

Mais le vécu d’une expatriation à Dubaï est-il similaire à celui des femmes qui sont expatriées dans les six autres émirats?

Afin de répondre à cette question, j’ai décidé de faire une série d’articles pour vous présenter le portrait d’une femme vivant dans chaque émirat. Provenant de différents pays, ces femmes ont des trajectoires de vie différentes : certaines travaillent, d’autres sont mères au foyer; certaines sont musulmanes, d’autres catholiques ou athées. Mais au-delà de leurs traits distinctifs, ces femmes ont une caractéristique commune : elles vivent ou ont vécu une expatriation en famille dans l’un des sept émirats.

À bientôt pour la suite…!

5 restaurants où manger en amoureux à Dubaï

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Les journées avant Noël sont souvent très occupées, pour ne pas dire carrément infernales. Pourquoi ne pas prendre une pause dans la frénésie des préparatifs pour profiter d’un moment à deux? C’est exactement ce que je vous propose dans ce billet, avec cinq restaurants qui offrent des ambiances différentes pour manger en amoureux à Dubaï.

Le Pierchic, pour un événement spécial

Avant de nous offrir une soirée au Pierchic, nous avions essayé de nombreux restaurants dubaïotes reconnus pour leur cadre romantique. Je ne pensais donc pas qu’un lieu pourrait encore me surprendre à ce point… Et pourtant, c’est le restaurant de Dubaï dont je garde les plus beaux souvenirs avec mon amoureux. Essentiellement à base de poissons et de fruits de mer, la cuisine y est divine. Mais c’est surtout le cadre de ce restaurant qui le rend unique. En effet, ce dernier bénéficie d’un emplacement extraordinaire, sur des pilotis en pleine mer, au large de la côte. Pour y accéder, il faut emprunter un quai en bois, qui offre une vue magnifique sur l’océan à perte de vue, le Burj al Arab et les tours à vent éclairées de la Madinat Jumeirah. Un endroit parfait pour célébrer un événement spécial en amoureux (à mentionner lors de la réservation pour avoir un accueil personnalisé).

Adresse : Al Sufouh Road, Al Qasr Hotel, Madinat Jumeirah.

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La Veranda, pour un souper en famille

Plusieurs restaurants de Dubaï sont installés au bord de la mer et offrent une vue magnifique sur le Burj al Arab, mais tous ne sont pas appropriés avec des enfants (dans certains cas, comme pour le Pierchic, leur présence n’est carrément pas autorisée avant l’âge de 12 ans!). Or, nous aimons beaucoup faire des sorties avec nos enfants, sans nécessairement avoir l’impression de manger dans une cantine géante. La Veranda est le compromis idéal pour ce genre de soirée. On y mange sur une terrasse extérieure, qui permet une vue splendide sur le Burj al Arab et les luxueux yachts de la marina du Jumeirah Beach Hotel. Les repas sont parfaits pour petits et grands, avec des spécialités italiennes servies dans une ambiance décontractée et fort sympathique. Pendant que les adultes terminent leur repas tranquillement, les enfants peuvent jouer sur la plage et dépenser leur surplus d’énergie. Les prix sont aussi très intéressants, surtout quand on connaît ceux du Villa Beach situé à quelques mètres et qui offre une vue similaire (dans une ambiance beaucoup plus chic). Si vous y allez entre adultes, plusieurs endroits sont absolument parfaits pour prendre un apéro ou un digestif à proximité.

Adresse : Jumeirah Road, Marina Beachfront, Jumeirah Beach Hotel

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Bateaux Dubaï, pour un souper-croisière

Pour une soirée romantique sur l’eau, rien ne vaut une croisière sur la Creek avec Bateaux Dubai. Ce restaurant offre un menu gastronomique à déguster à bord d’un bateau-mouche de luxe. Pendant plus de deux heures, on déguste un bon repas en écoutant la musique jouée par un pianiste et un violoniste, tout en regardant défiler lentement les bâtiments contemporains et anciens le long de la Creek. Une expérience qui mettra tous vos sens en éveil!

Adresse : L’embarquement se fait à proximité de l’Ambassade britannique, sur Al Seef Road.

Le Bastakiya Nights, pour un repas traditionnel

Pour un repas plus traditionnel, le quartier Bastakiya est tout indiqué. Avant le repas, on peut s’y balader dans les petites ruelles afin d’admirer les tours à vent traditionnelles qui s’illuminent en soirée. Situé en bordure de la Creek, dans une ancienne maison locale faite de gypse, le Bastakiya Nights offre un menu où les influences libanaise, arabe et iranienne sont à l’honneur. Le restaurant possède une magnifique terrasse à ciel ouvert, qui permet de se régaler tout en profitant d’une vue magnifique sur les tours à vent et la mosquée voisine. Un décor traditionnel qui se distingue des restaurants modernes et sophistiqués de Dubaï!

Adresse : Building # 2, Al Fahidi Street, 12th Street, Historical Bathakiya.

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Le Seville’s, pour une soirée de cinéma en plein air

Chaque dimanche soir (sauf en été), une soirée « Movies Under the Stars » est organisée sur la terrasse du Rooftop Gardens du Wafi Mall. Au sommet de l’immeuble entouré de pyramides, un espace est aménagé de coussins colorés devant un écran géant. Mais pour une soirée en amoureux, l’idéal est encore de réserver une table à la terrasse du Seville’s,  un restaurant qui offre des spécialités espagnoles. On peut y regarder les films du jour, tout en mangeant des tapas. Une soirée parfaite pour les cinéphiles et les gourmets!

Adresse : Wafi Pyramids, 1er étage, Oud Metha District

Hatta : nos découvertes sur la route des visas

Les panneaux nous signalent la présence de dromadaires, qui sont effectivement nombreux sur la route

Lors de notre première expatriation à Dubaï, en 2009-2010, seul mon conjoint avait un visa de travail. Mon fils aîné (alors enfant unique) et moi étions plutôt entrés au pays en tant que touristes, ce qui nous permettait officiellement d’y rester 30 jours. Afin de prolonger notre séjour aux Émirats Arabes Unis, nous devions donc sortir du pays tous les mois pour y revenir avec un nouveau visa. Ce fut l’occasion, pour nous, de vivre quelques excursions au Sultanat d’Oman, que ce soit pour faire une croisière en boutre dans les fjords de Musandam, découvrir Mascate et la route des forts, dormir dans le désert de Wahiba ou encore partir en « Road Trip » vers Salalah. Le plus souvent, c’est toutefois à Hatta que nous avons passé la frontière, ce qui nous permettait de faire l’aller-retour dans la journée. Située dans les montagnes Hajar, à une centaine de kilomètres de la ville de Dubaï, Hatta offre une parenthèse fort agréable pour profiter de la nature, loin de l’agitation urbaine dubaïote.

Des paysages à couper le souffle…

Conduire vers Hatta, c’est plonger dans des paysages diversifiés. Je me souviens de notre premier trajet comme si c’était hier. Après avoir quitté la ville de Dubaï et ses hautes tours, nous avons été surpris par le désert que nous avons longé pendant plusieurs kilomètres. Les dunes de sable brillaient sous le soleil et changeaient de couleur sous nos yeux émerveillés, variant entre le beige clair et l’orangé. Et puis, les dunes joliment sculptées par le vent ont cédé la place aux montagnes et aux wadis… Nous étions étonnés de découvrir les panneaux de signalisation locale, qui nous invitaient à la prudence. Nous n’étions pas seuls en ces lieux, nous devions parfois partager la route avec des dromadaires. On s’amusait à les chercher dans les paysages, à les compter, à les prendre en photo… Bientôt, ces bêtes allaient perdre leur effet attractif et fiston serait beaucoup plus impressionné à la vue d’une vache. Mais nous ne le savions pas encore. Tout était exotique et différent des paysages que nous avions l’habitude de côtoyer, en Amérique du Nord comme en Europe. Nous étions fascinés.

Les paysages désertiques, en route vers Hatta
Les paysages désertiques, en route vers Hatta
Les dunes de sable passent du beige au rouge...
Les dunes de sable passent du beige au rouge…
Les panneaux nous signalent la présence de dromadaires, qui sont effectivement nombreux sur la route
Les panneaux nous signalent la présence de dromadaires, qui sont effectivement nombreux sur la route
Et le paysage change, pour laisser place aux montagnes et aux wadis
Et le paysage change, pour laisser place aux montagnes et aux wadis
Hatta
En hiver, on peut même y voir un peu de verdure…
Hatta
Au printemps, les paysages sont beaucoup plus désertiques.

De l’eau en plein désert…

Avant ou après le passage de la frontière, qui consiste en une succession d’étapes d’une durée variable, nous avions pris l’habitude de faire une pause au Hill Park pour pique-niquer. Une fois rassasiés, nous partions généralement faire une excursion pour découvrir la nature environnante, à pied ou en 4X4. Nous avons ainsi découvert Hatta Dam, un barrage qui contrôle le flux d’eau en provenance des montagnes. Le lieu est particulièrement magique en hiver, de décembre à mars, alors que les pluies saisonnières forment une piscine naturelle d’eau claire, créant ainsi un magnifique contraste avec les montagnes grisâtres qui l’entourent. Mais le site le plus marquant reste, à mes yeux, Hatta Pools. Ce site, nous l’avons cherché plus d’une fois avant de pouvoir l’atteindre. Il faut dire que nous n’avons jamais fait de visite guidée à Hatta, préférant découvrir les lieux seuls et à notre rythme. Il s’agit de profonds bassins d’eau creusant leur voie dans la roche, s’infiltrant dans les failles des montagnes. Ce lieu est très prisé par les locaux, qui s’élancent des rochers pour plonger tête première dans les bassins.

Une petite pause au Hill Park, Hatta
Une petite pause au Hill Park, Hatta
Hatta Dam, un barrage magnifique
Hatta Dam, un barrage magnifique
À la recherche des Hatta Pools... Mais sans succès. Le paysage est toutefois magnifique!
À la recherche des Hatta Pools… Mais sans succès. Le paysage est toutefois magnifique!
Ce jour où nous avons trouvé les Hatta Pools... Tout près du site!
Ce jour où nous avons trouvé les Hatta Pools… Tout près du site!
Nous découvrons les Hatta Pools
Nous découvrons les Hatta Pools
Les bassins d'eau s'immiscent dans la roche, Hatta Pools
Les bassins d’eau s’immiscent dans la roche, Hatta Pools
La force de la nature, Hatta Pools
La force de la nature, Hatta Pools
Les locaux n'hésitent pas à sauter dans les bassins d'eau, Hatta Pools
Les locaux n’hésitent pas à sauter dans les bassins d’eau, Hatta Pools
J'essaie de retenir mon fils qui veut aller sauter avec les messieurs!
J’essaie de retenir mon fils qui veut aller sauter avec les messieurs!

Un saut dans le passé…

La nature est impressionnante à Hatta, mais ce n’est pas le seul attrait des lieux. « Hatta Heritage Village » est un ancien village restauré qui permet de retracer la vie d’antan, au XVIe siècle. On y retrouve une mosquée et des maisons construites à partir de palmiers, de terre,  de pierres et de roseaux. J’ai bien aimé m’y balader et imaginer la vie des gens à l’époque où le village fut construit. Deux tours de guet et le Fort Hatta surplombent le village et permettent d’admirer la vue sur les montagnes environnantes. Lors de notre première visite, nous étions seuls sur les lieux et nous avons traversé le village tranquillement, sans nous presser.

L'entrée du Hatta Heritage Village
L’entrée du Hatta Heritage Village
Hatta Herritage Village
Une tour de guet, à l’entrée du village
Notre fils découvre les lieux tranquillement, Hatta Heritage Village
Notre fils découvre les lieux tranquillement, Hatta Heritage Village
Hatta Heritage Village
Les vieilles habitations, Hatta Heritage Village
À l'intérieur, on peut s'imaginer la vie à l'époque...
À l’intérieur, on peut s’imaginer la vie à l’époque…
Le soleil se couche sur les montagnes Hajar, Hatta Heritage Village
Le soleil se couche sur les montagnes Hajar, Hatta Heritage Village
La vue sur le village en hauteur, Hatta Heritage Village
La vue sur le village en hauteur, Hatta Heritage Village

La route des visas peut parfois être pénible, surtout le week-end et les jours fériés où l’attente est toujours plus longue à chaque arrêt. Il est difficile de prévoir le temps nécessaire pour passer tous les contrôles et la patience n’est pas toujours au rendez-vous. Malgré tout, je garde d’excellents souvenirs de mes visites à Hatta et j’y retournerais avec grand plaisir!

Un magnifique coucher de soleil sur le chemin du retour vers Dubaï
Un magnifique coucher de soleil sur le chemin du retour vers Dubaï

« Back to the Future Day » : 5 villes qui laisseraient Marty McFly sans voix en 2015

Back to the future

Si vous êtes de ma génération, vous vous rappelez très certainement avoir regardé la trilogie « Retour vers le futur », dans laquelle Michael J. Fox incarnait Marty McFly. Le deuxième film de cette trilogie, « Retour vers le futur II » est sorti dans les salles de cinéma en 1989, alors que j’étais âgée d’à peine 12 ans. Ce film m’a profondément marquée. J’y ai rêvé mon futur, imaginé ce que serait ma vie  vingt-six ans plus tard, quand je serais « vieille »… Et ce futur que je pensais très éloigné à l’époque, je le vis aujourd’hui, en ce 21 octobre 2015, jour où Marty McFly arrive du passé pour découvrir des voitures volantes, des serveurs robots, des chaussures qui se lacent seules et l’hoverboard. Je n’ai toujours pas eu l’occasion de monter à bord d’une voiture volante ni d’enfiler des chaussures « auto-laçantes », mais je suis certaine que Marty McFly aurait été très surpris de découvrir cinq villes aux allures futuristes que j’ai eu l’occasion de visiter au cours des dernières années.

1- Dubaï

Les habitués du blogue ne seront pas surpris de retrouver Dubaï dans notre palmarès, puisque nous parlons souvent de notre expatriation familiale de trois années dans cette ville. Nous avons d’ailleurs publié des articles qui proposent des activités insolites à faire en famille dans ce coin du monde. Située en plein désert, Dubaï est une ville ultramoderne qui abrite, notamment, le plus grand jardin floral au monde, une station de ski intérieure où l’on peut interagir avec des pingouins, une île artificielle en forme de palmier, la plus haute structure humaine jamais construite (le Burj Khalifa), ainsi qu’un hôtel en forme de voile autoproclamé sept étoiles (le Burj al Arab). Rien n’est trop grand ou trop luxueux pour Dubaï, où l’architecture verse plus souvent qu’autrement dans la démesure. 

Burj al Arab, Dubaï - crédit photo : Isabelle Cyr
Burj al Arab, Dubaï – crédit photo : Isabelle Cyr

2- Abu Dhabi

Capitale des Émirats Arabes Unis, la ville d’Abu Dhabi compte aussi de nombreux bâtiments et projets aux allures futuristes, tels que le Yas Hotel (situé sur l’île de Yas), la tour la plus penchée au monde (Capital Gate), ainsi qu’une tour en forme de lentille. D’ici 2018, le célèbre Émirat prévoit développer l’île de Saadiyat, un district culturel qui comprendra plusieurs musées, tels que le Louvre de Jean Nouvel et le Guggenheim de Frank Gehry. Le projet Al Masdar prévoit aussi le développement d’une cité dotée d’une centrale photovoltaïque, qui permettra à la ville d’être totalement autonome en matière énergétique et de ne pas émettre de CO2 en bannissant les voitures actuelles. Un projet un peu paradoxal compte tenu que l’Émirat d’Abu Dhabi est un des plus gros producteurs de pétrole du Golfe persique…

Par Aziz J.Hayat (Flickr: Ferrari World Abu Dhabi) [CC BY 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/2.0)], via Wikimedia Commons
Ferrari World Abu Dhabi, situé sur Yas Island. Crédit photo : Aziz J.Hayat, via Wikimedia Commons

3- Doha

Pour les amateurs d’architecture futuriste, la capitale du Qatar est riche en découvertes. Dans le quartier Westbay, de nombreuses tours en verre attirent les regards, avec des hauteurs et des coûts de plus en plus élevés. On y retrouve, notamment, l’Al Bidda Tower et ses 215 mètres de verre incurvé, le Burj Qatar et ses 45 étages d’aspect texturé, de même que la Tornado Tower et son éclairage extérieur spectaculaire. Au nord de la ville, on retrouve également The Pearl, un archipel d’îles artificielles de plus de 400 hectares qui émerge de la lagune. Vu du ciel, l’archipel a la forme de plusieurs huîtres juxtaposées avec une perle en leur centre. En ces lieux, on ne peut que constater la croissance économique du Qatar, l’un des pays les plus riches du monde.

Corniche de Doha
La Corniche de Doha et ses tours spectaculaires

4- Singapour

Nous n’avons passé que quelques heures à Singapour lors d’une escale, mais ce fut suffisant pour être impressionnés par cette ville aussi futuriste que glamour. Capitale de l’insolite, Singapour offre l’une des skylines les plus époustouflantes de la planète, avec des buildings ultramodernes, contrastant habilement avec des espaces verts qui valent à la ville le surnom de « ville-jardin ». Le célèbre Marina Bay Sands Hotel est reconnu dans le monde entier pour son immense terrasse perchée à plus de 200 mètres de hauteur, de même que sa longue piscine à débordement. Depuis 2012, Gardens by the Bay est un espace vert qui abrite des jardins tropicaux composés de 18 arbres géants reliés par des passerelles. Un décor à la fois surprenant et enchanteur!

Flower Dome, Gardens by the Bay. Crédit photo : Shiny Things sur Flickr
Flower Dome, Gardens by the Bay. Crédit photo : Shiny Things sur Flickr

5- Las Vegas

Notre plus récent voyage nous a permis de découvrir Las Vegas, une ville à l’architecture extravagante. Située en plein désert, cette ville nous a fascinés par son mélange de styles architecturaux, mariant le classique et l’ultramoderne, l’originalité et l’imitation. Le Strip est, très certainement, la partie la plus futuriste de la ville. Il s’agit d’une portion de Las Vegas Boulevard qui s’étend sur six kilomètres, entre la tour Stratosphere au nord et l’hôtel Mandalay Bay au sud. On y retrouve les immeubles les plus récents et tape-à-l’œil de la ville, ainsi que de nombreuses répliques architecturales : fausse Tour Eiffel, fausse statue de la Liberté, faux canaux où voguent des gondoles, fausse pyramide, etc. Un tour du monde artificiel pour les touristes pressés!

Vue sur Las Vegas, du haut de la stratosphere
Vue sur Las Vegas, du haut de la stratosphere

Après avoir visité toutes ces villes futuristes, je me demande si la réalité n’a pas dépassé la fiction proposée dans le film réalisé par Robert Zemeckis… Mais encore faudrait-il pouvoir les visiter en voiture volante! Peut-être pour le 21 octobre 2041, qui sait?