Quand partir en Islande?

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Quelles que soient les images que vous avez de l’Islande, vous serez pris de court face à la majesté de ses paysages…

À la limite du cercle polaire : volcans, glaciers, champs de lave, zones géothermiques, plages de sable noir, fjords, failles et sols fumants composent un paysage qui varie selon les lumières de son soleil arctique, de son soleil de minuit, ses crépuscules et aurores boréales…

Longtemps considérée comme la porte des enfers, l’Islande, deuxième plus grande île d’Europe, enchante chaque visiteur par sa diversité et sa richesse, charme par son hospitalité et la beauté de ses villages colorés, ravie par son dynamisme. Reste une question : quand partir en Islande?

Selon Marie, de Tripconnexion, il n’existe pas de meilleure période pour visiter l’Islande… L’île se vit, quelle que soit la saison. Dans ce billet, Marie a toutefois accepté de nous parler des attraits de l’île selon différentes périodes de l’année afin de nous permettre de vivre un voyage authentique en Islande!

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Voyager en Islande l’été

L’été est très agréable pour visiter l’Islande : des journées longues et douces, les recoins de l’île, inaccessibles avec la neige, qui sont à nouveau à portée de marche. La nature se réveille et est resplendissante. Les oiseaux et animaux marins regagnent les côtes pour profiter des journées ensoleillées et sont observables au plus près de leurs habitats.

Le soleil de minuit est un phénomène boréal assez incroyable : le soleil se masque en partie, la nuit n’est jamais complète. Entre minuit et trois heures du matin, seule une pénombre se répand, avant que le soleil se lève à nouveau complètement. Les lève-tôt apprécieront! Toutes les routes sont praticables, vous pouvez ainsi partir à la découverte des Hautes Terres d’Islande en toute quiétude. Avec des températures qui restent fraîches dans l’intérieur de l’île, les randonnées sont agréables. Juin est vraiment le mois idéal pour visiter l’Islande en été : des journées longues, majoritairement ensoleillées. La nature à son top, les oiseaux en pleine nidification. En juillet, les températures peuvent être plus élevées, mais il pleut fréquemment. Août est aussi un bon mois, car les journées sont encore longues, il y a peu de pluie, moins de touristes, mais les oiseaux commencent à repartir, les côtes se désertifient.

voyage-authentique-en-islande-tripconnexion-ete-interieur-terreswaterfall-889693_1920Le gros inconvénient d’un voyage en Islande l’été : le monde… Entre juin et début septembre, c’est la haute saison touristique. Si vous visitez l’Islande pour la première fois, certains lieux incontournables se transforment en véritables halles de gare à l’heure de pointe…

Voyager en Islande l’hiver

D’octobre à mars, ce sont les aurores boréales. C’est aussi l’hiver  Grâce à la présence du Gulf Stream, les températures ne sont pas extrêmes : elles ne descendent pas vraiment en dessous de -5° sur les côtes. Dans les terres elles peuvent être plus basses, jusqu’à -20°.

Saison peu touristique en Islande, l’hiver donne le privilège de découvrir une terre sauvage, aux nuances de couleurs dues à la neige et la glace sous-jacente. Le Vatnajokull se couvre de neige et le lagon à ses pieds est rempli d’icebergs. Les cascades et les lacs glacés créent un paysage spectaculaire.

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Mais surtout, les longues nuits (le soleil se couche à 16h45 pour se lever à 11h le lendemain matin!), laissent toute la place aux extraordinaires aurores boréales, phénomène naturel grandiose qui, à lui seul, vaut le voyage durant la période froide! À partir de février – mars les routes ouvrent à nouveau et les températures deviennent plus clémentes, les jours rallongent également. En revanche, cette saison s’accompagne de forts vents qui peuvent être dissuasifs.

La grosse difficulté d’un voyage en Islande l’hiver tient aux changements météorologiques brusques. Les conditions peuvent être compliquées, voire dangereuses et de nombreuses structures sont fermées. Vous devez vous faire accompagner par un guide local, particulièrement à cette période de l’année où la neige recouvre les anfractuosités du sol. Bien équipés et bien accompagnés, l’île est à vous!

Visiter l’Islande hors saison

Pour ceux qui craignent le monde ET le froid, il reste… le printemps et automne, qui sont deux belles périodes pour visiter l’île! D’autant que les couleurs printanières et automnales sont magnifiques. Le parc national de Skaftafell, notamment, est spectaculaire à ces périodes. Au printemps, la nature reprend vie et, conséquemment, la neige commence à fondre, les journées s’allongent (6h20 – 20h30 environ) et la majorité des routes sont ouvertes (sauf dans les Hautes Terres pour lesquelles il faut attendre juillet). Mai est un mois très intéressant pour visiter l’Islande.

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En septembre, très peu de touristes s’aventurent en Islande alors que les journées sont encore douces et ensoleillées… Sans compter le début des aurores boréales! S’il ne fallait choisir qu’un seul mois, ce serait peut être celui-là : tout ce que l’Islande a à offrir est là! Il manque cependant une bonne partie de sa faune, seul bémol. Il faut également se méfier des chutes soudaines dans les températures, qui peuvent avoisiner le zéro degré la nuit.

Les contraintes de visiter l’Islande au printemps ou à l’automne : les auberges, routes, lignes de bus et autres infrastructures commencent à ouvrir ou à fermer. Il faut donc bien se renseigner avant de partir, car vous pourriez trouver portes et barrières closes à certains endroits.

Quoi mettre dans sa valise pour l’Islande?

Prises en étau entre les courants polaires du Groenland et les vents du sud, le temps reste instable, quelle que soit la saison. Il vous faudra toujours prévoir un pull, un coupe-vent et un imperméable lors de vos randonnées estivales.

L’hiver, l’équipement est évidemment plus conséquent. Les côtes sont tempérées, mais l’intérieur des terres peut être très froid. Des vêtements techniques sont donc nécessaires.

Si ce n’est pas la neige, vous aurez de la pluie ! Pas de panique, un dicton islandais rassure : « si tu n’aimes pas le temps qu’il fait, attends 5 minutes ».

Finalement, quelle que soit la saison à laquelle vous voyagez en Islande : n’oubliez jamais votre maillot de bain! Les sources chaudes restent chaudes et vous accueillent, quel que soit le contexte météorologique. Dans les environs de Reykjavik, vous aurez le choix.

S’il vous faut une dernière bonne raison de visiter l’Islande, la meilleure qui soit est l’onomatopée que ses habitants utilisent pour le cri du coq ! Nous venons tout juste d’entrer dans l’année du coq d’après le calendrier chinois, et l’Islande est de loin le pays qui confère au coq la sonorité la plus dépaysante, amusante et poétique : Gaggalagaggalagó!

Une soirée dans la forêt enchantée

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À mes yeux, les fêtes de Noël sont synonymes d’enchantement. Décorer le sapin avec les souvenirs qui s’ajoutent d’une année à l’autre, découvrir les bêtises des lutins les matins qui précèdent le grand jour, cuisiner des petits sablés ou une maison en pain d’épices pour le Père Noël, faire des bricolages à offrir en cadeaux, regarder les enfants déballer leurs cadeaux le matin du 25 décembre… Toutes ces activités sont des moments particulièrement magiques pour moi.

Cette année, j’ai eu envie de pousser la magie un peu plus loin, histoire de voir les étoiles se multiplier dans les yeux de mes trois enfants. Après une journée féérique dans le Vieux-Québec, nous avons donc passé une soirée dans la forêt enchantée du Saguenay. Les enfants ont adoré cette petite sortie improvisée, à un point tel que j’ai eu envie de vous partager cette expérience sur le blogue.

La forêt enchantée de Saguenay est l’endroit parfait pour prolonger la magie de Noël. Nous sommes arrivés sur les lieux vers 17h30, alors que la nuit était tombée. Dès notre arrivée dans le stationnement, les enfants ont été émerveillés par les lumières colorées qui transformaient complètement le site de Saguenay Paintball Karting. Nous avons été accueillis chaleureusement, avec des explications claires sur le fonctionnement du site et les différentes attractions. Les enfants se sont précipités vers la grotte aux lutins, qu’ils ont traversée à plusieurs reprises en profitant des jeux de lumières. Après ce parcours parsemé d’obstacles, ils étaient heureux de profiter de la glissade qui terminait le circuit. Nous avons ensuite pénétré à l’intérieur de la forêt enchantée, en empruntant un sentier balisé par de nombreuses lumières. À l’abris du vent, nous avons profité de cette balade pour admirer les arbres illuminés de différentes couleurs.

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En sortant de la forêt, nous avons visité le village féérique. Composé de plusieurs maisonnettes décorées, le village dégageait une ambiance festive. Les lumières scintillantes et la musique rythmée ajoutaient à la magie des lieux. Nous avons pris le temps de découvrir chaque maisonnette, sans nous presser. Les enfants devaient y résoudre des énigmes et trouver le lutin et l’ours polaire qui se cachaient dans les peintures… Il faut être bien attentifs, car ils sont généralement assez difficiles à trouver! Chaque maison est construite en lien avec une thématique différente, avec de jolies décorations. Entre deux visites, les petits étaient heureux de rencontrer les mascottes, Tigrou, Nounours et Lulu, qui se promènent sur le site. Ils ont aussi profité des glissades aménagées sur place pour dépenser leur surplus d’énergie. Nous avons terminé notre visite en tentant de retrouver notre chemin dans le labyrinthe.

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Vous avez envie de découvrir la forêt enchantée à votre tour cette année? Si c’est le cas, faites vite car le site fermera ses portes demain soir! Pour notre part, ce sera un rendez-vous que nous ne manquerons pas l’an prochain.

Pour en savoir plus…

  • Adresse : 2175 Boul. St-Paul, Chicoutimi.
  • Horaire : du 16 décembre 2016 au 8 janvier 2017, de 17h30 à 21h30.
  • Prix : 8$ par personne (taxes incluses), Gratuit pour les moins de deux ans.
  • Site Internet : http://www.laforetenchantee.ca

Pour profiter pleinement de votre visite, nous vous conseillons d’arriver tôt et de vous habiller chaudement. 

 

 

Le Vieux-Québec, une balade féérique pour débuter 2017

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Je ne parle pas souvent de la ville de Québec sur le blogue, bien qu’elle soit pourtant très importante dans notre histoire familiale. C’est dans cette ville que mon mari a trouvé son premier emploi après avoir quitté la France pour immigrer au Québec. C’est aussi dans cette ville que nous avons acheté notre première maison et que nous sommes devenus parents. Québec a été pour nous la ville des premières fois, des premiers pas dans la vie adulte. C’est toujours avec un brin de nostalgie que nous y retournons, le cœur gonflé d’amour et la tête pleine de souvenirs…

Même si nous vivons à 200 kilomètres de Québec depuis 10 ans, nous avons conservé un certain nombre de traditions dans cette ville. Chaque automne, nous faisons un circuit familial pour aller cueillir des pommes sur l’île d’Orléans. Dès que l’occasion se présente, nous aimons aussi partir en escapade dans le Vieux-Québec en famille. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait en ce début d’année, en passant la journée du 1er janvier dans les rues enneigées du Vieux-Québec avec nos trois enfants, mes parents, mon frère et ma belle-sœur. Aujourd’hui, nous vous proposons de suivre nos traces de pas dans la neige pour découvrir quelques plaisirs d’hiver.

Le château Frontenac et la terrasse Dufferin

Le premier objectif de la journée fut de rejoindre le château Frontenac. Véritable icône du Vieux-Québec, ce château fascine nos enfants à chacune de leurs visites. Alors que notre aîné est intrigué par la dimension historique des lieux, nos deux plus jeunes y voient plutôt l’occasion d’évoquer des contes impliquant des princesses et des chevaliers. Nous avons pris le temps d’admirer le château sous différents angles, tout en nous baladant sur la terrasse Dufferin.

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Longue de 671 mètres et surplombant le fleuve Saint-Laurent, la terrasse Dufferin est animée tout au long de l’année, car elle permet une vue imprenable sur les environs. À nos yeux, l’atmosphère y est particulièrement magique pendant la saison hivernale, alors que le fleuve est partiellement gelé et que la Basse-Ville de Québec et l’Île d’Orléans sont enveloppées de neige. Un peu partout, l’ambiance est à la fête, avec des allures d’antan. Les ceintures fléchées, les peaux d’animaux et les cabanes à sucre improvisées sont légion et font le bonheur des touristes. Les enfants se régalent de tire sur la neige et de queues de castor, alors que leurs parents sirotent un café ou un vin chaud.

fleuve_saint_laurent1fleuve_saint_laurent2terrasse_dufferin4Les familles sont nombreuses à se laisser tenter par les longues glissades installées à quelques pas du château Frontenac. Pour la première fois cette année, nous avons profité de ces installations qui existent pourtant depuis plus de 100 ans. Armés de traînes sauvages disponibles sur place, nous sommes montés au sommet pour ensuite dévaler la pente abrupte. Nos garçons étaient euphoriques après avoir fait l’expérience de ces sensations fortes. Il faut dire que la vitesse peut atteindre jusqu’à 70 kilomètres à l’heure!

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Bien qu’un funiculaire permette de faire une liaison rapide entre la terrasse Dufferin et la Basse-Ville de Québec, tout en bénéficiant d’une vue panoramique sur le fleuve Saint-Laurent, nous avons préféré arpenter la ville à pied, en empruntant ses nombreux escaliers et en faisant des pauses dans les petites boutiques qui ponctuaient notre chemin.

vieux_quebecLa place Royale et le Petit-Champlain

Près de la place Royale, nous avons pris le temps de flâner dans les rues et les ruelles pour nous imprégner de l’architecture des lieux. Nous étions émerveillés devant les maisons recouvertes de crépi, avec leurs lucarnes saillantes, qui évoquaient la France. Entourée de sapins enneigés, la gigantesque Fresque des Québécois a tout de suite attiré le regard des enfants, qui se sont empressés de faire connaissance avec quelques figures marquantes de l’histoire de notre pays.

vieux_quebec3vieux_quebec2vieux_quebec4vieux_quebec5Ce décor féérique a culminé lorsque nous avons atteint la place Royale, le premier établissement français en Amérique. Nous avons pris le temps d’admirer les lieux, ainsi que l’église Notre-Dame-des-Victoires, la plus vieille église en pierre d’Amérique du Nord. Après quelques photos pour immortaliser ces moments magiques devant le sapin géant, les enfants ont profité d’une pause pour escalader les montagnes de neige et se faire de nouveaux amis.

place_royale3place_royale1place_royale2Nous avons terminé notre petit circuit en nous promenant dans les rues décorées du Petit-Champlain. Complètement par hasard, nous avons eu la chance d’assister à la prestation d’une chorale, qui ajoutait à la magie des lieux avec des chants de Noël joyeux. C’est avec regret que nous avons quitté le Vieux-Québec, en nous faisant la promesse d’y revenir plus souvent en 2017.

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2016 et ses quatre saisons

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L’année 2017 sera bientôt à notre porte et j’ai envie de dresser un petit bilan avec vous de ces douze derniers mois. Voici donc à quoi ressemble notre année 2016 en chiffres…

  • 3 continents : l’Amérique, l’Europe & l’Asie.
  • 8 pays : le Québec (oui, il s’agit bien d’un pays dans mon cœur!), le Canada, les Etats-Unis, le Mexique, le Brésil, l’Allemagne, la France et la Corée du Sud.
  • 10 voyages en famille, avec un, deux ou trois enfants.
  • 3 voyages en solo (pour mon homme).
  • 1 voyage intergénérationnel (avec mes parents).
  • 1 voyage avec un groupe d’amis (avec enfants).
  • city-trip (Nashville, Chicago, Québec, Ottawa, Séoul & Portland).
  • road-trip (Corée du Sud & Gaspésie).

Plus spécifiquement, voici quelques statistiques concernant le blogue en 2016 :

  • 80 nouveaux articles publiés (incluant celui-ci).
  • 4 vidéos créées et publiées.
  • Plus de 53 000 visites en provenance de 144 pays.
  • 8 collaborations à des articles diffusés sur d’autres blogues, journaux et magazines (Expedia, Acadie Nouvelle, MayMag, Voyage Family).
  • 2 interviews publiées sur d’autres blogues (Entre 2 Escales, Blog Expatriation).
  • 1 entrevue à la radio française (Allo la Planète).
  • 2790 abonnés sur Facebook.
  • 1024 abonnés sur Instagram.
  • 633 abonnés sur Twitter.

Notre blogue a fêté son premier anniversaire cette année. Ce fut l’occasion de prendre du recul pour réfléchir à la suite à donner à cette aventure qui était à l’origine menée à des fins thérapeutiques. Mais au-delà des chiffres et des longues introspections, voici les faits saillants de notre année 2016, au rythme des quatre saisons que nous avons traversées.

– HIVER 2016 –

Flocons de neige et musique

Je le répète souvent dans mes billets, j’adore passer le temps des fêtes au Québec. Toutes les fois où j’ai célébré Noël au loin, que ce soit en France, aux Émirats Arabes Unis ou à Cuba, je me suis sentie profondément nostalgique. À mes yeux, le temps des fêtes rime avec flocons de neige, odeurs de sapin (pas artificiel surtout!), éclats de rires en luge ou en raquettes et rassemblements en famille et entre amis. J’ai donc débuté l’année 2016 comme j’aime le faire : en mode cocooning familial dans ma région d’adoption, le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Je réalise avec le recul que cette période de calme et de ressourcement n’a pas fait l’objet d’articles sur le blogue… Mais j’ai tout de même publié quelques photos de ces moments sous la neige sur notre compte Instagram.

Nous avons poursuivi la saison hivernale en séjournant une semaine à Nashville avec notre fille, au mois de février. C’était notre premier séjour dans cette ville du Tennessee souvent qualifiée de « music city » ou de « berceau de la musique country ». Nous ne débordions pas d’enthousiasme à l’idée de découvrir cette destination et notre arrivée catastrophique sur les lieux a fait en sorte que nos premières impressions de Nashville ont été plutôt mitigées. Après une bonne nuit de sommeil, nous avons adoré l’ambiance et l’énergie que cette ville dégage, que ce soit dans la rue ou dans les pubs qui jalonnent Broadway Street. Nous avons profité du week-end pour faire des activités en couple et souligner la Saint-Valentin de façon plutôt inattendue. À partir du lundi suivant, mon mari avait plusieurs engagements professionnels. J’ai donc passé la semaine à explorer la ville, seule avec ma fille alors âgée de 16 mois. J’ai rapidement compris que Nashville est une ville où les enfants sont bienvenus. Après notre séjour, nous avons d’ailleurs publié notre top 5 des activités hivernales à faire à Nashville avec des enfantsoù nous parlons de plusieurs sites intéressants pour les petits passionnés d’histoire, de musique, de sciences, d’arts ou d’animaux.

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– PRINTEMPS 2016 –

Tulipes et city-trip

Au début du mois de mai, nous sommes partis en city-trip à Chicago, une ville absolument parfaite pour accueillir le printemps en famille. Nous avons adoré nous balader au milieu de la forêt de gratte-ciel du Magnificent Mile, entourée de tulipes colorées. Notre circuit de quatre jours nous a permis d’expérimenter plusieurs activités familiales : partir en croisière sur la Chicago River pour découvrir l’histoire architecturale de la ville, faire la tournée des boutiques sur Magnificent Mile, s’amuser au centre culturel et récréatif de Navy Pier en bordure du lac Michigan, se promener au Millenium Park, au Grant Park et le long de Lakefront Trail, interagir avec les oeuvres d’art public dans le quartier The Loop, visiter l’Art Institute of Chicago et le John G. Shedd Aquarium et grimper au sommet de la Willis Tower pour observer la ville dans les cages de verre du 103e étage (pendant que mon mari assistait à un match des Cubs au Wrigley Field!). Au retour de ce city-trip, nous avons publié une vidéo pour faire la synthèse de notre séjour. Nous avons aussi partagé avec vous nos sites préférés pour admirer les gratte-ciel de la ville ainsi que nos adresses pour vivre des expériences culinaires inoubliables avec des enfants.

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À la fin du mois de mai, mon mari participait à son premier marathon à Ottawa (je vous ai déjà parlé de sa passion pour la course à pied). J’ai donc décidé de l’accompagner avec nos deux garçons en profitant de l’occasion pour leur faire découvrir la capitale canadienne et les fameuses tulipes du Parc des commissaires. Quand j’ai annoncé la nouvelle aux enfants, mon fils aîné (alors âgé de neuf ans) a tout de suite démontré un vif intérêt pour cette destination. J’ai compris par la suite que le troisième tome de la série Bine, dont il est un grand fan, prenait place dans la capitale. Nous nous sommes donc inspirés de ce roman, intitulé « Cavale et bobettes brunes » pour planifier notre voyage à Ottawa. Le trajet entre Saguenay et Ottawa (environ 600 km) fut coloré par différentes émotions, vécues de façon particulièrement intense par notre fils de quatre ans. J’ai eu l’impression que les petits personnages du film « Sans dessus dessous » (version française du film Inside Out) prenaient tour à tour possession de son corps, se bousculant dans le centre de contrôle de ses émotions. Une fois sur place, les enfants ont eu beaucoup de plaisir entre les musées et les balades dans les différents quartiers de la ville. Ce fut un choix déchirant pour eux d’élaborer le top 10 de leurs activités préférées, mais leur coup de cœur du séjour fut pour le Musée canadien des enfants. Au retour, fiston s’est empressé de créer sa propre BD pour vous raconter son voyage sur les traces de Bine.

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Au début du mois de juin, mon mari s’est envolé une semaine au Brésil pour affaires, ce qui m’a replongée dans les souvenirs de nos mésaventures brésiliennes et mon hésitation à retourner en Amérique du Sud. Cette fois, je l’aurais accompagné avec plaisir (je chemine…), mais j’ai manqué de temps pour faire mon visa. Note à moi-même pour l’année 2017 : faire les démarches pour devenir Française et avoir un passeport européen comme le reste de la famille! Au retour de mon homme, nous avons profité d’un week-end pour redécouvrir la ville de Québec. Ce city-trip en famille n’a pas fait l’objet d’articles sur le blogue, mais j’ai publié quelques photos sur notre compte Instagram et fiston en a fait une BD.

– Été 2016 –

Dépaysement total et tourisme local

Nous avons débuté la période estivale avec notre destination la plus exotique de l’année : la Corée du Sud. Nous avons adoré notre séjour de deux semaines dans ce pays encore méconnu. Après quatre journées à Séoul, où nous avions à travailler, nous sommes partis découvrir le sud du pays en faisant une boucle en partant vers l’ouest, pour ensuite remonter vers l’est. Depuis notre retour, nous avons publié quelques billets sur cette destination, mais il me reste encore beaucoup de choses à vous dire sur la Corée du Sud.  Nous vous avons rapidement livré nos premières impressions sur ce pays, à chaud, en vous racontant quelques anecdotes vécues tout au long de notre périple. Nous avons aussi dressé un portrait général de notre itinéraire, en vous parlant de nos découvertes culinaires dans chaque ville que nous avons visitée. J’ai bien l’intention de vous parler de façon détaillée de chacun de nos arrêts en Corée, comme je l’ai fait pour notre séjour à Haeinsa, un temple bouddhiste qui nous a laissé une forte impression. Ce sera donc à suivre en 2017 sur le blogue!

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De retour au Québec, nous étions heureux de retrouver les garçons et de profiter de l’été tous ensemble. Nous avions à travailler, mon mari et moi, mais nous avons profité de chaque fin de semaine pour continuer d’explorer notre région d’adoption. Nous avons fait plusieurs découvertes, dont deux qui nous ont plus particulièrement marqués et ont fait l’objet d’un article spécifique sur le blogue. La première concerne notre visite d’Anima Lumina, au Saguenay-Lac-Saint. Il s’agit d’un parcours nocturne en plein cœur du Zoo de Saint-Félicien, une expérience sensorielle unique qui implique des lumières, des jeux d’ombres et des effets sonores. Nous avons également apprécié notre visite à Uashassihtsh, un site de transmission culturelle ilnu. Situé au cœur de la communauté de Mashteuiatsh, Uashassihtsh (signifiant en nehlueun « Petite baie ») bénéficie d’un vaste emplacement en bordure du Lac Saint-Jean, où les visiteurs peuvent s’initier au mode de vie traditionnel des Pekuakamiulnuatsh au cours des années 1910-1930.

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Après ce retour à une pseudo-routine, les vacances ont débuté… À notre grand bonheur! Nous sommes partis tous les cinq sur la Côte Nord afin de rejoindre nos amis et leurs enfants. Installés à Longue-Rive, dans un gîte champêtre face à un marais salé, nous avons profité de nos quelques jours sur place afin de découvrir les environs. Je n’ai écrit qu’un seul billet sur cette destination en vous présentant trois endroits ayant particulièrement marqué notre séjour : Longue-Rive, Cap-de-Bon-Désir et les Escoumins. Nous avons eu un véritable coup de cœur pour la Côte Nord, une région que j’ai rapidement qualifiée de petit paradis.

72 heures au paradis

Après notre séjour sur la Côte Nord, nous avions prévu nous rendre en Estrie, mais nous étions fatigués. Nous avons eu envie de nous déconnecter de la vie moderne en partant avec mes parents et nos enfants dans un chalet du Parc national des Grands Jardins. Pas d’électricité. Pas d’Internet. Pas de cellulaire. Pas d’ordinateur portable. Pas de tablette. Pas de console de jeux pour les enfants. Rien de ce que la modernité nous offre chaque jour. Nous avons apprécié ces moments précieux en famille et nous en avons beaucoup parlé sur le blogue, en dédiant plusieurs articles à cette destination. Nous avons abordé les avantages de ce type de séjour, qui permet de renouer avec des plaisirs simples qui sont souvent oubliés dans la frénésie de notre vie « hyper-connectée ». Mon fils et mon mari se sont également joints à moi pour vous présenter nos randonnées préférées lors de ce séjour : le Mont-du-Lac-des-Cygnes, le sentier Le Boréal et le trail du Mont Pioui. Nous avons terminé ce séjour en allant faire quelques provisions sur la Route des Saveurs, un circuit gourmand à découvrir dans la région de Charlevoix.

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De retour à la civilisation, mon mari a dû interrompre ses vacances pour se rendre une semaine au Mexique pour le boulot. À son retour, nous avons décidé de prolonger nos vacances d’une semaine en partant en road-trip vers la Gaspésie. Nous sommes partis tous les cinq vers la pointe gaspésienne qui nous attirait depuis longtemps. Nous avons eu un réel coup de cœur pour cette magnifique région et nous avons écrit un article (complété d’une vidéo) pour vous partager cinq raisons de visiter ce coin de pays. Mais tout ne fut pas rose lors de ce séjour, c’est pourquoi nous vous avons aussi raconté avec humour le récit de notre randonnée plutôt chaotique sur l’île Bonaventure.

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– AUTOMNE 2016 –

Randonnées et couleurs

Avec la reprise de l’année scolaire, nous avons été un peu plus sédentaires. Cette année, mon fils aîné est en anglais intensif et il doit faire ses matières principales en condensé, soit de septembre à fin janvier. Dans ce contexte, nous voulions limiter ses absences à l’école, ce qui nous a amenés à ralentir le rythme de nos déplacements. Nous avons accueilli l’automne et ses paysages colorés en faisant de nombreuses randonnées familiales au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Nous vous avons d’ailleurs présenté nos cinq randonnées préférées dans un billet spécifique sur le blogue, avec de jolies photos qui vous donneront sûrement envie de venir nous visiter! Nous avons également profité du congé de l’Action de grâce pour faire une petite virée dans le Maine en visitant Portland en famille. J’ai adoré revenir vers ce lieu de mon enfance pendant la période de l’automne, alors que les rues sont calmes et les plages désertes.

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Voici donc où nous en sommes en cette fin d’année. Avec l’arrivée de l’hiver, nous avons été plutôt casaniers… Sauf mon mari qui a dû passer deux semaines en Europe (Allemagne & France) en novembre. En faisant ce bilan, je réalise que les souhaits inclus dans ma « Wish List » se sont matérialisés cette année, sauf pour le séjour en Équateur que nous avions initialement planifié pour les fêtes de fin d’année. Plusieurs destinations imprévues se sont aussi ajoutées à notre emploi du temps, à mon grand bonheur. Cette année, je me sens davantage en mode improvisation. Hormis un voyage de prévu pour février (dont je vous parlerai bientôt!), tout reste à planifier pour la suite… Vive la spontanéité!

Sur ce, je tiens à vous remercier d’être là et d’être aussi nombreux à suivre nos aventures. C’est toujours un immense bonheur de lire vos commentaires et d’échanger avec vous.

Je vous souhaite une excellente année 2017, pleine d’amour, de bonheur et de voyages à partager avec ceux que vous aimez.

Pour nous, l’année 2017 débutera à Québec, une ville que nous aimons tout particulièrement.

Pas facile de faire in #selfie familial en #raquettes #enfamille #family #familytime #quebec #sague #saglac #snow #neige #nosracinesur4continents

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Le dernier voyage…

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Je n’ai pas écrit sur le blogue depuis plus d’un mois, ce qui n’est pas dans mes habitudes. D’abord, j’ai été submergée de travail. Pas une simple petite vague de boulot, mais un véritable tsunami. Puis, nous avons été victimes des aléas de la vie. Un rhume intense qui n’a épargné personne à la maison, un accident banal qui a transformé le sourire de mon fils cadet en lui faisant perdre une dent de façon précoce et, finalement, un dégât d’eau majeur qui implique la rénovation complète de notre sous-sol. J’avais l’impression de ne pas voir le bout des problèmes qui s’imposaient à moi et je me sentais épuisée… Jusqu’à ce week-end, lorsque j’ai appris le décès d’un ami et que mon regard sur ces petits irritants s’est complètement transformé.

Cet ami avait quitté son pays d’origine pour débuter une nouvelle vie au Québec, avec sa femme et ses trois enfants. À notre retour de Dubaï, en 2013, alors que j’accompagnais fébrilement mon fils à sa nouvelle école, j’ai rencontré sa femme pour la première fois. Tout comme moi, elle était un peu perdue dans la cour d’école alors qu’elle arrivait tout juste du Mexique. Je l’ai aimée tout de suite, un vrai coup de foudre d’amitié! Avec son visage d’ange et ses immenses yeux, elle m’a immédiatement inspiré confiance. Je me retrouvais beaucoup en elle et je voyais plusieurs similitudes dans nos parcours de vie. Nous avons passé de beaux moments ensemble, pour des anniversaires et des fêtes familiales. Nos familles s’entendaient bien et, rapidement, je les ai inclus dans notre petit cercle d’amis qui demeure habituellement assez hermétique. Tout comme elle, ses fils et son mari nous ont tous charmés. Malheureusement, ses fils ont changé d’école cette année et les occasions de nous voir ont été plus rares, mais je pensais souvent à eux. Je voyais parfois des photos de leur charmante famille défiler sur Facebook et je les trouvais inspirants.

Bref, ce fut un véritable choc d’apprendre la mort de cet homme charismatique, qui laisse dans le deuil une femme extraordinaire et trois magnifiques enfants. Alors qu’il avait fait le choix de quitter le Mexique pour assurer la sécurité de sa famille, c’est ici, au Québec, que ce père de famille a perdu la vie dans un accident de motoneige. À mes yeux, c’était complètement insensé. En allant adresser mes sympathies à la famille hier, j’ai eu la chance de rencontrer la mère du défunt. J’avais du mal à contenir les émotions qui m’habitaient, alors qu’elle dégageait calme et sérénité. Plutôt que de pleurer son fils mort trop tôt, elle remerciait la vie de lui avoir donné cet homme merveilleux à aimer pendant 44 années.

J’ai beaucoup pensé à la force de cette femme aujourd’hui. Quand une telle tragédie nous touche de plus près, les petits problèmes de la vie deviennent complètement dérisoires et le besoin de se recentrer sur l’essentiel s’impose. Il faut profiter de chaque instant de cette vie à la fois belle, folle et pleine de surprises. C’est cette pensée qui m’habite aujourd’hui, avant d’entamer les vacances de Noël. Le bonheur se trouve dans les choses les plus simples et puisqu’on ne sait jamais quand notre dernier voyage aura lieu, mieux vaut en savourer chaque instant.

L., je te souhaite un beau voyage.

Et toi, ma chère C., si tu lis ces quelques lignes, n’oublie pas que je suis là pour toi.

 

 

Il était une fois, au château de Breteuil… #EnFranceAussi

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Dans un précédent billet sur quatre châteaux à découvrir dans la région des Yvelines, je vous ai parlé de mes conseils pour visiter le château de Breteuil en famille. Ce château, j’ai eu l’occasion de le visiter à plusieurs reprises. Avec mon amoureux d’abord, puis avec nos trois enfants au cours des dernières années. Il faut dire que l’endroit est parfait pour les petits, qui en conservent d’ailleurs de merveilleux souvenirs.

Quand j’ai appris le thème du rendez-vous mensuel « En France Aussi », j’ai immédiatement eu envie de reprendre le clavier pour vous parler de ce château.

En France aussi« En France Aussi » est un rendez-vous entre blogueurs, instauré par Sylvie du blogue « Le coin des voyageurs ». Chaque mois un blogueur différent propose un thème et coordonne ce rendez-vous. Ce mois-ci, c’est Florence Gindre qui nous propose le thème « Lieux d’écrivains ».  Ce thème m’a immédiatement inspirée et j’ai eu envie d’y apporter ma modeste contribution en replongeant avec vous dans mes souvenirs du château de Breteuil…

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Des contes habilement mis en scène

Surnommé le « château des contes de Perrault », le château de Breteuil permet à ses visiteurs, petits et grands, d’entrer dans l’imaginaire de Charles Perrault par le biais de sept histoires habilement mises en scène dans les dépendances du château. Des personnages de cire prennent alors vie pour nous faire revivre les contes du Petit Chaperon rouge, du Petit Poucet, du Chat Botté, de Cendrillon, de Barbe Bleue, de Peau d’Âne et de la Belle au bois dormant. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour que la magie débute… En voici quelques exemples en photos!

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Une scène de Barbe Bleue, dans l’ancienne salle de chasse du château de Breteuil

 

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Le Chat Botté dans les écuries du château de Breteuil

 

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Le labyrinthe aux mille buis et son pavillon central, où Cendrillon danse avec son Prince charmant
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La maison de la grand-mère du Petit Chaperon Rouge

 

Mais pourquoi mettre en scène les contes de Charles Perrault au château de Breteuil? La question m’habitait jusqu’à ce que je participe à une visite guidée des lieux. En plus d’être un auteur reconnu, Charles Perrault occupait des fonctions administratives auprès du roi Louis XIV. Entre 1657 et 1665, il collabora donc avec le ministre Louis de Breteuil, qui occupait alors la charge de contrôleur général des finances. C’est en raison de ces années de collaboration que la famille Breteuil a décidé de faire honneur au célèbre écrivain.

Au lit… avec Marcel Proust

À l’intérieur du château, Perrault n’est pas le seul écrivain à l’honneur. Tout au long de la visite guidée, on découvre cinquante personnages de cire réalisés par le musée Grévin. Dans la chambre de laque du château, on surprend Marcel Proust au lit… On apprend alors que le célèbre écrivain fut l’invité du château à plusieurs reprises. Il s’est même inspiré de son hôte Henri, le huitième marquis de Breteuil, pour créer le personnage d’Hannibal de Bréauté dans son roman « À la recherche du temps perdu ». Surnommé Babal, ce personnage très snob ne fréquente que les aristocrates bénéficiant d’une certaine renommée… Si le marquis de Breteuil avait su qu’il serait immortalisé de la sorte, il aurait peut-être été moins accueillant avec Proust!

M. de Bréauté, auteur d’une étude sur les Mormons, parue dans la Revue des Deux–Mondes, ne fréquentait que les milieux les plus aristocratiques, mais parmi eux seulement ceux qui avaient un certain renom d’intelligence. De sorte qu’à sa présence, du moins assidue, chez une femme, on reconnaissait si celle-ci avait un salon. Il prétendait détester le monde et assurait séparément à chaque duchesse que c’était à cause de son esprit et de sa beauté qu’il la recherchait.

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Marcel Proust au lit, dans la chambre de laque du château de Breteuil

 Un petit concours?

Grâce au rendez-vous #EnFranceAussi et aux partenaires Gallimard et Ouibus, vous pourriez gagner ce mois-ci deux cadeaux : le guide Gallimard Paris chic & zen et un bon d’achat Ouibus de 120€!

Pour avoir une chance de gagner, vous devez commenter un article du rendez-vous avant le 19 novembre 2016 et laisser un commentaire sur la page Facebook du rendez-vous, (en indiquant le blogue sur lequel vous avez commenté). Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici.

 

Portland en automne (+ vidéo)

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Jusqu’à tout récemment, mes souvenirs du Maine goûtaient la barbe à papa et dégageaient des effluves entremêlées de friture et de crème solaire. Ces souvenirs de ma jeunesse prenaient la forme d’une superposition d’images, où je me voyais tantôt jouer dans les vagues, tantôt construire des châteaux de sable pour ensuite regarder la mer s’en emparer tranquillement, à grands coups de vagues.

Mes vacances dans le Maine évoquaient également en moi des sensations particulières. Un sentiment de liberté, certes, car elles marquaient généralement la période des vacances scolaires, mais aussi des plaisirs simples : sentir le vent du large dans mes longs cheveux, les grains de sable entre mes orteils, la caresse du soleil et de l’eau fraîche sur ma peau… Ces goûts, ces parfums, ces sensations et ces images me revenaient à l’esprit avec, en fond sonore, du bon vieux rock et les cris qui s’échappaient des manèges installés sur la plage d’Old Orchard.

Vous l’aurez compris, le Maine me rappelait surtout la période estivale, lorsque les plages et les restaurants sont bondés, le mini-putt à l’honneur un peu partout et les boutiques pleines à craquer de souvenirs inutiles auxquels les nombreux touristes ne peuvent résister (moi la première!). Comme plusieurs Québécois, je ne m’étais jamais aventurée dans le Maine hors saison. D’ailleurs, quand j’ai évoqué l’idée de m’y rendre, plusieurs personnes de mon entourage ont été surpris par ce choix.

Portland? Mais pourquoi choisir le Maine à cette période de l’année? Êtes-vous à ce point en manque de nouveaux horizons?

Peut-être un peu (rires)… Il faut dire que nous avons fait le choix d’être plus casaniers cet automne en raison du programme scolaire chargé de notre fils aîné qui fait une année d’anglais intensif. Le congé de l’Action de grâce nous offrait donc une belle fenêtre pour partir en escapade familiale, sans pour autant nous aventurer très loin. Nous avons choisi Portland un peu par hasard, en fonction des hébergements disponibles à la dernière minute. Je dois dire que je ne regrette pas d’être revenue sur ce lieu de mon enfance pour le visiter avec mes propres enfants. Portland et ses environs proposent différentes activités pour les petits, et ce, même en dehors de la saison estivale.  En automne, on y découvre les lieux dans un contexte différent, entre couleurs, réconfort et tranquillité.

Une saison haute en couleurs

Évidemment, comme c’est le cas un peu partout en Amérique du Nord, l’automne se décline en différentes couleurs à Portland. Avant d’entrer dans la grisaille de novembre et d’être dépouillés de leurs feuilles, les arbres affichent des teintes allant du vert au rouge, en passant par le jaune et l’orangé. Au sol, les feuilles mortes forment un tapis coloré que les enfants s’empressent d’entasser ou de soulever dans les airs. La ville propose de nombreux parcs qui permettent de profiter des couleurs automnales en faisant d’agréables promenades. Nous avons particulièrement aimé nous balader le long de la Eastern Promenade et sur les rives du parc Fort Williams, où nous avons pu admirer le phare de Portland Head sous différents angles. À environ 3o minutes de Portland, dans la ville de Gray, nous avons aussi apprécié découvrir les sentiers du Maine Wildlife Park, qui permettent d’observer différents animaux de la région dans leur milieu naturel.

portland_phareportland_eastern_promenadeDes plats réconfortants… en terrasse!

Même en automne, les rues du vieux Portland demeurent animées. Flâner dans ce quartier permet de découvrir différentes boutiques de vêtements, d’art et d’artisanat. On y retrouve aussi de nombreux cafés, des pubs et des restaurants qui laissent échapper des odeurs alléchantes. Situé en face du quartier historique, le port est entouré de terrasses où les convives peuvent s’attabler afin de profiter d’une vue magnifique sur  l’eau et les bateaux de pêcheurs. Malgré les températures à la baisse en automne, ces établissements sont très populaires, surtout lors des belles journées ensoleillées. Pour notre part, nous nous sommes laissés tenter par le restaurant J’s Oyster, un établissement spécialisé dans les huîtres. Sur les quais du port, l’endroit propose un cadre convivial avec une vue splendide sur les environs. Les jours de pluie ou de grisaille deviennent, quant à eux, l’occasion de découvrir les spécialités réconfortantes du Maine, notamment le sandwich au homard (Lobster roll) et la chaudrée de palourdes (clam chowder). Rien de tel pour se réchauffer et accueillir la fraîcheur automnale avec le sourire!

img_5033portland_portportland_port2Des lieux emblématiques complètement déserts…

Bien que Portland demeure relativement animée en octobre, d’autres sites à proximité le sont beaucoup moins. C’est le cas d’Old Orchard Beach, un endroit pourtant fort populaire quelques mois plus tôt. Véritable parc d’attractions à ciel ouvert pendant l’été, cette station balnéaire perd ses allures de fête foraine à l’automne, lorsque les vacances se terminent et que les nombreux touristes la désertent peu à peu. Les manèges du Palace Playland font toujours face à la mer, mais le brouhaha qui les caractérisent habituellement fait plutôt place au silence le plus complet. C’est le moment idéal pour se balader tranquillement sur la longue plage dorée, tout en regardant les vagues qui viennent se briser sur le quai. Dans les rues à proximité, la plupart des boutiques et des restaurants sont fermés, ce qui ajoute à la magie des lieux…

old_orchard_pierold_orchard_beach2old_orchard_beach4En me baladant dans les rues désertes d’Old Orchard, les paroles de la chanson de Francis Cabrel, « Hors saison », tournaient en boucle dans ma tête. Il faut dire qu’elles traduisaient très bien ce que je ressentais à ce moment-là…

C’est le silence
Qui se remarque le plus
Les volets roulants tous descendus
De l’herbe ancienne
Dans les bacs à fleurs
Sur les balcons
On doit être hors saison

Au retour, lorsque ce fut le temps de faire un montage de nos photos et vidéos de voyage, c’est encore les paroles d’une chanson de Cabrel qui m’habitaient. Je vous laisse découvrir laquelle…