Une soirée dans la forêt enchantée

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À mes yeux, les fêtes de Noël sont synonymes d’enchantement. Décorer le sapin avec les souvenirs qui s’ajoutent d’une année à l’autre, découvrir les bêtises des lutins les matins qui précèdent le grand jour, cuisiner des petits sablés ou une maison en pain d’épices pour le Père Noël, faire des bricolages à offrir en cadeaux, regarder les enfants déballer leurs cadeaux le matin du 25 décembre… Toutes ces activités sont des moments particulièrement magiques pour moi.

Cette année, j’ai eu envie de pousser la magie un peu plus loin, histoire de voir les étoiles se multiplier dans les yeux de mes trois enfants. Après une journée féérique dans le Vieux-Québec, nous avons donc passé une soirée dans la forêt enchantée du Saguenay. Les enfants ont adoré cette petite sortie improvisée, à un point tel que j’ai eu envie de vous partager cette expérience sur le blogue.

La forêt enchantée de Saguenay est l’endroit parfait pour prolonger la magie de Noël. Nous sommes arrivés sur les lieux vers 17h30, alors que la nuit était tombée. Dès notre arrivée dans le stationnement, les enfants ont été émerveillés par les lumières colorées qui transformaient complètement le site de Saguenay Paintball Karting. Nous avons été accueillis chaleureusement, avec des explications claires sur le fonctionnement du site et les différentes attractions. Les enfants se sont précipités vers la grotte aux lutins, qu’ils ont traversée à plusieurs reprises en profitant des jeux de lumières. Après ce parcours parsemé d’obstacles, ils étaient heureux de profiter de la glissade qui terminait le circuit. Nous avons ensuite pénétré à l’intérieur de la forêt enchantée, en empruntant un sentier balisé par de nombreuses lumières. À l’abris du vent, nous avons profité de cette balade pour admirer les arbres illuminés de différentes couleurs.

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En sortant de la forêt, nous avons visité le village féérique. Composé de plusieurs maisonnettes décorées, le village dégageait une ambiance festive. Les lumières scintillantes et la musique rythmée ajoutaient à la magie des lieux. Nous avons pris le temps de découvrir chaque maisonnette, sans nous presser. Les enfants devaient y résoudre des énigmes et trouver le lutin et l’ours polaire qui se cachaient dans les peintures… Il faut être bien attentifs, car ils sont généralement assez difficiles à trouver! Chaque maison est construite en lien avec une thématique différente, avec de jolies décorations. Entre deux visites, les petits étaient heureux de rencontrer les mascottes, Tigrou, Nounours et Lulu, qui se promènent sur le site. Ils ont aussi profité des glissades aménagées sur place pour dépenser leur surplus d’énergie. Nous avons terminé notre visite en tentant de retrouver notre chemin dans le labyrinthe.

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Vous avez envie de découvrir la forêt enchantée à votre tour cette année? Si c’est le cas, faites vite car le site fermera ses portes demain soir! Pour notre part, ce sera un rendez-vous que nous ne manquerons pas l’an prochain.

Pour en savoir plus…

  • Adresse : 2175 Boul. St-Paul, Chicoutimi.
  • Horaire : du 16 décembre 2016 au 8 janvier 2017, de 17h30 à 21h30.
  • Prix : 8$ par personne (taxes incluses), Gratuit pour les moins de deux ans.
  • Site Internet : http://www.laforetenchantee.ca

Pour profiter pleinement de votre visite, nous vous conseillons d’arriver tôt et de vous habiller chaudement. 

 

 

Le Vieux-Québec, une balade féérique pour débuter 2017

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Je ne parle pas souvent de la ville de Québec sur le blogue, bien qu’elle soit pourtant très importante dans notre histoire familiale. C’est dans cette ville que mon mari a trouvé son premier emploi après avoir quitté la France pour immigrer au Québec. C’est aussi dans cette ville que nous avons acheté notre première maison et que nous sommes devenus parents. Québec a été pour nous la ville des premières fois, des premiers pas dans la vie adulte. C’est toujours avec un brin de nostalgie que nous y retournons, le cœur gonflé d’amour et la tête pleine de souvenirs…

Même si nous vivons à 200 kilomètres de Québec depuis 10 ans, nous avons conservé un certain nombre de traditions dans cette ville. Chaque automne, nous faisons un circuit familial pour aller cueillir des pommes sur l’île d’Orléans. Dès que l’occasion se présente, nous aimons aussi partir en escapade dans le Vieux-Québec en famille. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait en ce début d’année, en passant la journée du 1er janvier dans les rues enneigées du Vieux-Québec avec nos trois enfants, mes parents, mon frère et ma belle-sœur. Aujourd’hui, nous vous proposons de suivre nos traces de pas dans la neige pour découvrir quelques plaisirs d’hiver.

Le château Frontenac et la terrasse Dufferin

Le premier objectif de la journée fut de rejoindre le château Frontenac. Véritable icône du Vieux-Québec, ce château fascine nos enfants à chacune de leurs visites. Alors que notre aîné est intrigué par la dimension historique des lieux, nos deux plus jeunes y voient plutôt l’occasion d’évoquer des contes impliquant des princesses et des chevaliers. Nous avons pris le temps d’admirer le château sous différents angles, tout en nous baladant sur la terrasse Dufferin.

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Longue de 671 mètres et surplombant le fleuve Saint-Laurent, la terrasse Dufferin est animée tout au long de l’année, car elle permet une vue imprenable sur les environs. À nos yeux, l’atmosphère y est particulièrement magique pendant la saison hivernale, alors que le fleuve est partiellement gelé et que la Basse-Ville de Québec et l’Île d’Orléans sont enveloppées de neige. Un peu partout, l’ambiance est à la fête, avec des allures d’antan. Les ceintures fléchées, les peaux d’animaux et les cabanes à sucre improvisées sont légion et font le bonheur des touristes. Les enfants se régalent de tire sur la neige et de queues de castor, alors que leurs parents sirotent un café ou un vin chaud.

fleuve_saint_laurent1fleuve_saint_laurent2terrasse_dufferin4Les familles sont nombreuses à se laisser tenter par les longues glissades installées à quelques pas du château Frontenac. Pour la première fois cette année, nous avons profité de ces installations qui existent pourtant depuis plus de 100 ans. Armés de traînes sauvages disponibles sur place, nous sommes montés au sommet pour ensuite dévaler la pente abrupte. Nos garçons étaient euphoriques après avoir fait l’expérience de ces sensations fortes. Il faut dire que la vitesse peut atteindre jusqu’à 70 kilomètres à l’heure!

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Bien qu’un funiculaire permette de faire une liaison rapide entre la terrasse Dufferin et la Basse-Ville de Québec, tout en bénéficiant d’une vue panoramique sur le fleuve Saint-Laurent, nous avons préféré arpenter la ville à pied, en empruntant ses nombreux escaliers et en faisant des pauses dans les petites boutiques qui ponctuaient notre chemin.

vieux_quebecLa place Royale et le Petit-Champlain

Près de la place Royale, nous avons pris le temps de flâner dans les rues et les ruelles pour nous imprégner de l’architecture des lieux. Nous étions émerveillés devant les maisons recouvertes de crépi, avec leurs lucarnes saillantes, qui évoquaient la France. Entourée de sapins enneigés, la gigantesque Fresque des Québécois a tout de suite attiré le regard des enfants, qui se sont empressés de faire connaissance avec quelques figures marquantes de l’histoire de notre pays.

vieux_quebec3vieux_quebec2vieux_quebec4vieux_quebec5Ce décor féérique a culminé lorsque nous avons atteint la place Royale, le premier établissement français en Amérique. Nous avons pris le temps d’admirer les lieux, ainsi que l’église Notre-Dame-des-Victoires, la plus vieille église en pierre d’Amérique du Nord. Après quelques photos pour immortaliser ces moments magiques devant le sapin géant, les enfants ont profité d’une pause pour escalader les montagnes de neige et se faire de nouveaux amis.

place_royale3place_royale1place_royale2Nous avons terminé notre petit circuit en nous promenant dans les rues décorées du Petit-Champlain. Complètement par hasard, nous avons eu la chance d’assister à la prestation d’une chorale, qui ajoutait à la magie des lieux avec des chants de Noël joyeux. C’est avec regret que nous avons quitté le Vieux-Québec, en nous faisant la promesse d’y revenir plus souvent en 2017.

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Portland, Maine : 5 activités pour les enfants

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Nous revenons tout juste d’un voyage à Portland, dans le Maine, la destination que nous avons choisie cette année pour passer le congé de l’Action de grâce en famille. Malgré la longue route à parcourir pour nous rendre à destination, les enfants ont adoré leur séjour. Voici le « top 5 » de leurs activités préférées dans cette ville et à proximité de celle-ci.

1- Le musée des enfants de Portland

Bien que notre séjour à Portland ait eu lieu au mois d’octobre, le soleil était au rendez-vous presque tous les jours. Nous avons toutefois eu une journée de pluie intense où nous avons dû nous résigner à faire des activités intérieures. Avec du recul, je réalise que ce fut plutôt une bonne chose, car nous avons ainsi eu l’opportunité de découvrir le musée des enfants de Portland. Ce fut un véritable coup de cœur pour nos trois enfants qui sont unanimes pour dire qu’il s’agit de l’activité la plus cool du voyage. Pourtant, après notre séjour à Ottawa et la visite du musée canadien des enfants, les attentes de mes garçons étaient très élevées!

Organisé sur trois principaux niveaux, le musée des enfants de Portland offre différentes activités susceptibles de plaire aux petits comme aux plus grands. En entrant, une salle colorée (Have a Ball!) propose aux petits de jouer avec des balles, de les faire rouler sur différents supports, de les lancer ou de les propulser dans des tuyaux menant au plafond. Ma fille de deux ans aurait pu y passer la journée! Quelques mètres plus loin, un petit escalier mène au premier étage du musée. On y est accueilli par une maison dans les arbres, dans laquelle les enfants peuvent grimper. Au centre de la grande pièce, un espace de jeux est réservé pour les bébés de deux ans et moins (Toddler Park). Les plus vieux peuvent, quant à eux, s’amuser dans le petit parc intérieur (The Playscape), ainsi que dans les différents espaces thématiques qui invitent aux jeux de rôles : pompier, pêcheur, épicier, fermier ou mécanicien. Ce fut l’étage préféré de mon fils de quatre ans! Au sous-sol, le théâtre permet aux enfants de se déguiser et de se mettre en scène avec de la musique et des éclairages. Au deuxième étage, on retrouve finalement plusieurs aires de jeux : une navette spatiale, une salle pour les petits artistes, un immense globe-terrestre entouré de livres, ainsi que des jeux de construction. La forêt est également à l’honneur dans deux grands espaces : Ranger Station et Discovery Woods. La première pièce permet d’observer des tortues et des grenouilles, alors que la deuxième initie les enfants à plusieurs activités de plein air comme l’escalade, le camping et la pêche. Ce fut l’espace préféré par mon aîné (10 ans) qui a particulièrement aimé construire sa propre tente et une cabane en bois.

Adresse : 4015, SW Canyon Road, Portland.

Prix : 10,75$ pour les non-membres âgés entre 1 et 54 ans.

Pour en savoir plus : http://www.portlandcm.org/

2. Le Maine Wildlife Park

Situé dans la ville de Gray, à moins de 30 minutes de Portland, le Maine Wildlife Park est un lieu très agréable à visiter avec des enfants. Plusieurs sentiers permettent d’observer les animaux de la région dans un cadre naturel et adapté aux jeunes de différents âges. Avec des enfants en bas âge, on peut facilement les emprunter avec une poussette. Le parc met d’ailleurs des charriots et des chaises roulantes à la disposition des visiteurs. Avant de se lancer dans la découverte des sentiers, mieux vaut faire le plein de 25¢ à l’accueil, car des distributeurs sont disponibles à plusieurs endroits afin d’acheter de la nourriture à donner aux animaux.

Nous avons, pour notre part, débuté notre visite par le Deer Trail, qui nous a permis d’admirer différents animaux, tels que des chevreuils, des ratons laveurs, des marmottes et des castors. Nous avons ensuite suivi le Tree Trail qui nous a menés vers les enclos des orignaux, des coyotes, des ours, des renards et des lynx. Dans le secteur des oiseaux, nous avons pu voir des aigles, des hiboux, des oies, des paons, ainsi que différents rapaces. Après un petit tour à l’étang des tortues, nous avons découvert le Wetland Trail ainsi qu’une piscine avec de nombreuses truites. L’endroit est vraiment idéal pour une promenade en pleine nature, avec des aménagements de fleurs et de plantes un peu partout.

Adresse : Route 26, Gray, Maine.

Prix : 5,50$ pour les enfants de 4 à 12 ans (gratuit pour les trois ans et moins), 7,50$ pour les visiteurs de 13 à 59 ans.

Pour en savoir plus : http://www.mainewildlifepark.com

3. La plage d’Old Orchard

À moins de 30 minutes de Portland, Old Orchard Beach évoque l’enfance dans toute son exubérance : ambiance tapageuse, chateaux de sable, jeux dans les vagues, odeurs de barbe à papa, de crème solaire et de friture… Le tout avec les manèges du Palace Playland qui s’étalent au pied de son Pier. Hors saison, la plage perd en animation, mais gagne en charme à mes yeux. Elle n’est plus prise en otage par les touristes; au contraire, l’endroit est calme et on y croise seulement quelques résidants qui y font leur jogging ou viennent y promener leur chien. On peut s’étaler de tout son long, s’y recueillir et occuper l’espace librement.

Avant de rentrer au Québec, je tenais à y faire un saut avec les enfants, pour me remémorer mes propres souvenirs d’enfance. Ils ont adoré courir dans le sable et y faire des dessins aussitôt effacés par les vagues. Pendant que mes garçons cherchaient des trésors dans l’herbe et organisaient des concours de saut en longueur dans le sable, ma fille hésitait à mettre ses pieds au sol, ne voulant pas abîmer ses belles chaussures (Non pas « saussures » sales maman!). Voyant ses frères s’amuser comme des fous, elle a finalement décidé de les rejoindre. Il n’y a rien de tel que l’air frais et revigorant de la mer pour susciter un doux et heureux mélange d’énergie et de calme. Je dois toutefois avouer que les enfants souhaitent y retourner en été pour profiter des manèges et se baigner!

Adresse : Old Orchard Street, Old Orchard Beach

Pour en savoir plus sur Old Orchard Beach : http://www.oobmaine.com

Pour en savoir plus sur Palace Playland : http://www.palaceplayland.com

4. Le phare de Portland Head

Quand j’ai proposé aux enfants d’aller visiter le phare de Portland Head, les garçons m’ont répondu à l’unisson : « Pas encore un phare! Nous en avons déjà vu plein… ». Devant ce débordement d’enthousiasme, j’ai hésité un peu à faire cette visite… Mais j’avais trop envie d’y aller et, surtout, je me rappelais que mes deux coquins avaient eu beaucoup de plaisir en découvrant les phares de la Gaspésie et de Cape Cod lors de précédents voyages. J’ai donc insisté pour que nous y passions un petit moment en début de journée.

Situé le long des rives du parc Fort Williams, Portland Head Light nous a immédiatement séduits. Dans un cadre absolument magnifique, entre océan et grands espaces verts, nous y avons fait une agréable balade au bord de l’eau. Après avoir longé la mer en empruntant la Cliff Walk, profitant ainsi des couleurs automnales qui habillaient les arbres, nous avons joué à escalader les rochers sur la plage. Malheureusement, nous sommes arrivés trop tôt pour visiter le musée du phare, mais nous avons beaucoup apprécié le fait de découvrir les lieux dans le calme, alors que nous y étions pratiquement seuls. Tout près du phare, nous avons également eu l’occasion de visiter les ruines de Battery Blair, des bunkers de béton construits en 1903 pour défendre le port de Portland. Finalement, les enfants ont adoré cette visite et ne voulaient plus quitter les lieux…!

Adresse : 1000 Shore Road, Cape Elizabeth

Pour en savoir plus sur le phare de Portland Head : https://portlandheadlight.com/

5. Le magasin de sucreries Len Libby Candies

Nous ne pouvions passer par Portland sans faire un arrêt afin de nous sucrer le bec chez Len Libby Candies. Réputé dans la région depuis de nombreuses années, l’endroit est aussi connu pour héberger un orignal de taille réelle entièrement fait de chocolat. Depuis 1997, cette sculpture composée de 1700 lbs de chocolat au lait attire et impressionne de nombreux visiteurs. Ce fut aussi, pour nous, l’occasion de faire le plein de petites douceurs, car le magasin propose de nombreuses confiseries cuisinées à l’aide d’ingrédients locaux et évoquant la vie dans la région du Maine. On y retrouve, par exemple, du thé aux bleuets, des jujubes en forme de homard, des orignaux et des ours en chocolat ainsi que du sirop d’érable du Maine. Inutile de préciser que les enfants ont adoré cette pause gourmande!
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Adresse : 419 US Route One, Scarborough

Pour en savoir plus sur Len Libby Candies : http://lenlibby.com/

Nous avons adoré notre séjour familial à Portland et nous avons bien l’intention de revenir dans la région du Maine prochainement! Et vous, quelles sont vos activités préférées à proximité de Portland?

L’île Bonaventure, entre péripéties et merveilles

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Dans notre famille, l’idée de prendre un bateau fait toujours l’objet de tergiversations. Il faut dire que quatre membres de la famille (sur cinq) souffrent de mal de mer, à des degrés divers. Quand nous avons décidé de prolonger nos vacances estivales d’une semaine pour partir découvrir la pointe gaspésienne, mon idée d’explorer l’île Bonaventure a donc été accueillie avec incrédulité. Visiter une île sous-entend généralement l’idée de prendre le large en bateau et ce fait n’a pas échappé à mes amours. Les pires scénarios ont alors été évoqués pour me faire changer d’avis :

Tu te souviens le jour où nous étions partis pêcher en mer à Dubaï? Nous avions tous été malades pendant quatre heures, sans pêcher un seul poisson…

Tu le sais maman, je suis souvent malade en bateau, même sur la chaloupe de papa. Je suis obligé d’y aller? J’aimerais mieux rester au gîte…

Sérieux Eve? Même en bateau de croisière tu es la première à avoir la nausée… Tu as même été malade en kayak de mer à Cuba! Doit-on vraiment s’imposer ça?

Oui, on devait s’imposer ça. Je dirais même que c’était absolument nécessaire. Je rêvais de la Gaspésie depuis 20 ans et j’avais bien l’intention de découvrir le célèbre rocher sous tous ses angles… Mais comment aller à Percé sans visiter l’île Bonaventure? Impossible de me résigner à cette idée, mal de mer ou pas.

Non sans pester contre moi, ma petite tribu a accepté de me suivre dans mon entêtement, sachant très bien que je ne changerais pas d’avis. Seule ma fille faisait preuve d’enthousiasme, chantant inlassablement « bateau, sur l’eau » à qui voulait l’entendre… ou pas! Nous avons donc dédié notre dernière journée de vacances à cette activité. J’avais pris tous les renseignements nécessaires et je vérifiais chaque jour les prévisions météorologiques, espérant que les averses annoncées soient démenties. Le matin de notre expédition, nous avons tous été réveillés par une pluie déchaînée qui a débuté très tôt. Je me voyais déjà contrainte d’annuler l’activité, résignée devant ce mauvais présage.  Malgré tout, les prévisions pour la journée parlaient plutôt de soleil avec un faible risque de précipitations. Nous avons donc décidé de quitter Gaspé pour nous rendre à Percé. En route, nous regardions défiler les magnifiques paysages pendant que je me félicitais intérieurement d’avoir insisté pour faire cette excursion. À notre arrivée, nous avons acheté les billets pour la croisière avant de nous attabler dans un petit resto où nous avons dégusté des produits de la mer en terrasse. Tout était parfait, il y avait même un petit parc de jeux pour les enfants. Le bonheur!

Hélas, la suite fut un peu plus houleuse, au sens propre comme au figuré…

Une traversée pénible…

Une fois sur le bateau, j’ai rapidement compris que je n’étais pas la seule à rêver de cette excursion. Nous avons quitté le quai de Percé alors que j’essayais de me frayer un chemin avec mon fils aîné pour atteindre l’étage supérieur de l’embarcation. Je me disais que je serais ainsi mieux installée pour prendre des photos, en permettant à mon fils de respirer l’air salin à grandes bouffées [car avant cette journée, je pouvais dire sans me tromper que de toute notre famille, c’est lui qui avait le moins d’aptitudes pour devenir marin]. Lorsque nous avons atteint la dernière marche, j’ai été frappée par la densité de la foule. Non seulement nous n’avions pas de places assises, mais nous devions lutter pour nous accrocher à quelque chose de stable pendant que le bateau affrontait les vagues en direction du rocher Percé. À chaque fois que le capitaine faisait un arrêt, que ce soit pour nous laisser prendre une photo ou nous aviser de la présence d’un phoque, je voyais le visage de mon fils blêmir et son corps s’affaisser un peu plus vers le sol. À proximité de l’île Bonaventure, il n’en pouvait plus, me suppliant de redescendre pour pouvoir s’allonger sur un banc ou sur le sol. J’ai abdiqué. Je devais me rendre à l’évidence : mes meilleures photos seraient celles qui n’immortaliseraient pas le bras ou la tête d’un étranger par accident. Je me sentais moi-même nauséeuse et je me disais que rien de pire ne pouvait m’attendre en redescendant. Je me trompais.

En voyant la tête de mon mari, j’ai rapidement compris ce qui se passait. Ma fille avait arrêté de chanter, son enthousiasme s’étant transformé en puissants vomissements. Pendant ce temps, mon fils cadet se plaignait de maux de cœur, allongé sur un banc qui avait été rapidement déserté par les autres voyageurs en raison de l’odeur de lait périmé. Le chandail de mon mari était, quant à lui, couvert d’une substance blanche que j’arrivais trop bien à identifier… Et un membre de l’équipage le poursuivait avec une bouteille de désinfectant qu’il vaporisait sans relâche, espérant sans doute effacer toute trace de notre mésaventure.

Une randonnée sous la pluie…

Nous sommes débarqués sur l’île Bonaventure avec des mines horribles, vidés physiquement et psychologiquement. Nous ne pensions qu’à une chose : ce trajet, nous devions inévitablement le refaire quelques heures plus tard. Personne n’osait me blâmer ouvertement, mais je sentais des regards lourds de reproches peser sur moi… Une fois à l’entrée, alors que nous achetions nos billets pour le parc national, mon fils aîné a eu un regain d’énergie en voyant la publicité du concours « Expérience Famille » de la Sepaq :

Mon fils : Regarde maman, c’est super! En prenant une photo de famille avec un carton, on peut gagner un an de vacances en famille en pleine nature! Je suis certain que nous allons gagner!

Moi : Oui, bonne idée! [En m’adressant à une employée] Peut-on avoir un carton svp?

Employée : Désolée madame, nous n’avons plus de ces cartons…

Devant la mine renfrognée de mes amours, j’ai redoublé d’efforts pour voir les choses positivement. Ce n’était pas difficile, car il faisait un temps splendide et les lieux étaient merveilleux. Comme nous avions fait des randonnées difficiles les jours précédents, j’ai proposé que l’on choisisse le sentier le plus facile (le sentier des colonies) afin de rejoindre la colonie de fous de Bassan. Les enfants ont appris que nous pouvions faire un rallye-découverte tout au long de la randonnée, afin de trouver le trésor caché sur l’île par le corsaire Duval. Les sourires sont réapparus comme par magie sur leurs petits visages et nous avons commencé la balade sur un ton joyeux, en négociant le premier arrêt pour déguster une collation (un incontournable dans notre famille!).

Plus nous avancions, plus le ciel s’assombrissait, tout comme mon humeur… À la mi-parcours, une pluie diluvienne s’est abattue sur nous. Évidemment, nos vêtements n’étaient pas adaptés pour la pluie. À chaque pas, nos pieds s’enfonçaient dans l’eau et la boue. Nos jeans étaient trempés et j’essayais tant bien que mal de protéger l’appareil photo de l’eau qui s’infiltrait partout. J’en avais marre, je me disais intérieurement que le mieux à faire était de rebrousser chemin pour rentrer au bateau et en finir avec cette journée épouvantable… À ce moment précis, mon fils cadet a glissé et s’est étalé de tout son long dans la boue. Il pleurait sans relâche, pendant que ma fille réclamait son lait à grands cris et que mon fils aîné continuait d’argumenter pour avoir un chien dont il s’occuperait super-bien-c’est-promis-juré-craché. Nous croisions plusieurs adultes qui faisaient marche arrière alors qu’ils étaient beaucoup mieux équipés que nous.

Moi [au bout du rouleau et énervée] : Tant pis pour les oiseaux, on retourne à l’accueil et on attend le prochain départ. Tu avais raison, c’était une mauvaise idée ce bateau.

Mon mari [grand sourire réconfortant] : Mais non Eve, on a fait plus de la moitié du parcours. On va y aller et on va s’amuser quand même!

Nous avons donc poursuivi notre randonnée et l’ambiance est redevenue joyeuse peu à peu. Mon mari a lancé un concours de sauts pour éviter les énormes flaques d’eau, ma fille a recommencé à chanter et nous avons tous finalement rigolé de la situation…

Après la pluie, le beau temps…

Heureusement que je n’ai pas cédé au découragement et que j’ai écouté mon amoureux, car j’aurais manqué un merveilleux spectacle. Dès que nous avons rejoint la colonie, la pluie s’est arrêtée comme par magie pour faire place à un soleil radieux. Un magnifique arc-en-ciel a traversé les nuages, tandis que des milliers de fous de Bassan volaient au-dessus de nous. C’était incroyable de les voir de si près et d’entendre leur cris à l’unisson qui nous donnaient envie de nous recueillir en silence pour les admirer tranquillement. Et c’est ce que nous avons fait pendant un long moment avant de nous résigner à quitter ce lieu unique…

Sur le chemin du retour, quelques mésaventures nous attendaient encore… Mais après avoir été exposés à tant de beauté, impossible que la fatigue, la pluie, les maux de cœur ou les sandwichs détrempés puissent assombrir cette journée. Elle restera, à tout jamais, pleine de lumière dans nos souvenirs…

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Les 5 destinations de notre été

Les 5 destinationsde notre été

La rentrée est à ma porte… Alors que mes deux plus jeunes ont déjà entamé leur année scolaire à la Petite École, c’est mon tour de devoir accueillir mes étudiants cette semaine. Mon grand garçon débutera en même temps que moi, dans une école qu’il connaît bien. Les crayons sont taillés, le matériel est étiqueté et les nouveaux vêtements des enfants attendent d’être portés pour une première fois. Je suis prête à faire le grand saut, je dirais même plus : j’ai hâte d’y être! Mais avant de me lancer à fond dans cette rentrée scolaire, j’ai envie de faire un petit bilan des destinations de notre été (pour consulter les articles mentionnés, il s’agit de cliquer sur l’image).

1- Deux semaines en Corée du Sud

Nous avons débuté la période estivale avec notre destination la plus exotique de la saison : la Corée du Sud. Étant donné que ce voyage s’inscrivait dans nos activités professionnelles, nous ne pouvions pas y aller en grande famille. Nous avons laissé les garçons à leurs grands-parents (ils étaient ravis!) pour faire ce voyage avec notre petite dernière. Nous avons ADORÉ notre séjour de deux semaines dans ce pays encore méconnu. Après quatre journées à Séoul, où nous avions à travailler, nous sommes partis découvrir le sud du pays en faisant une boucle en partant vers l’ouest, pour ensuite remonter vers l’est. Depuis notre retour, nous avons seulement publié trois billets sur cette destination, mais ce n’est qu’un début! Nous vous avons rapidement livré nos premières impressions sur ce pays, à chaud, en vous racontant quelques anecdotes vécues tout au long de notre périple. Nous avons aussi dressé un portrait général de notre itinéraire, en vous parlant de nos découvertes culinaires dans chaque ville que nous avons visitée. J’ai bien l’intention de vous parler de façon détaillée de chacun de nos arrêts en Corée, comme je l’ai fait pour notre séjour à Haeinsa, un temple bouddhiste qui nous a laissé une forte impression. À suivre donc!

Corée du sud

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2- Quelques escapades au Saguenay-Lac-Saint-Jean

De retour au Québec, nous étions heureux de retrouver les garçons et de profiter de l’été tous ensemble. Nous avions à travailler, mon mari et moi, mais nous avons profité de chaque fin de semaine pour continuer d’explorer notre région d’adoption. Nous avons fait plusieurs découvertes dont je n’ai pas encore eu le temps de vous parler sur le blogue. Deux de celles-ci nous ont plus particulièrement marqués et ont fait l’objet d’un article spécifique. La première concerne notre visite d’Anima Lumina, au Saguenay-Lac-Saint. Il s’agit d’un parcours nocturne en plein cœur du Zoo de Saint-Félicien, une expérience sensorielle unique qui implique des lumières, des jeux d’ombres et des effets sonores. Nous avons également apprécié notre visite à Uashassihtsh, un site de transmission culturelle ilnu. Situé au cœur de la communauté de Mashteuiatsh, Uashassihtsh (signifiant en nehlueun « Petite baie ») bénéficie d’un vaste emplacement en bordure du Lac Saint-Jean, où les visiteurs peuvent s’initier au mode de vie traditionnel des Pekuakamiulnuatsh au cours des années 1910-1930.

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3- La Côte Nord entre amis

Après ce retour à une pseudo-routine, les vacances ont débuté… À notre grand bonheur! Nous sommes partis tous les cinq sur la Côte Nord afin de rejoindre nos amis et leurs enfants. Installés à Longue-Rive, dans un gîte champêtre face à un marais salé, nous avons profité de nos quelques jours sur place afin de découvrir les environs. Je n’ai écrit qu’un seul billet sur cette destination en vous présentant trois endroits ayant particulièrement marqué notre séjour dans une région que j’ai rapidement qualifiée de petit paradis. Outre Longue-Rive, nous avons aimé découvrir le Centre d’interprétation et d’observation de Cap-de-Bon-Désir, qui borde le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. Tout en savourant un pique-nique sur les rochers, petits et grands ont scruté le paysage afin d’y apercevoir des mammifères et oiseaux marins. Nous avons terminé notre séjour par une visite du Centre de découverte du milieu marin aux Escoumins. Ce fut l’occasion de parcourir l’exposition intérieure, pendant laquelle les enfants ont posé de nombreuses questions aux guides (très sympathiques) qui étaient sur place. La grande terrasse nous a ensuite permis d’observer le fleuve en tentant de voir des baleines, des phoques et des oiseaux marins près de la rive. Nous planifions retourner sur la Côte Nord dans les mois à venir afin de mieux connaître cette magnifique région!

72 heures au paradis

4- Trois générations à Charlevoix

Après notre séjour sur la Côte Nord, nous avions prévu nous rendre en Estrie, mais nous étions fatigués. Nous avons eu envie de nous déconnecter de la vie moderne en partant avec mes parents et nos enfants dans un chalet du Parc national des Grands Jardins. Pas d’électricité. Pas d’Internet. Pas de cellulaire. Pas d’ordinateur portable. Pas de tablette. Pas de console de jeux pour les enfants. Rien de ce que la modernité nous offre chaque jour. Nous avons apprécié ces moments précieux en famille et nous en avons beaucoup parlé sur le blogue, en dédiant cinq articles à cette destination. Nous avons abordé les avantages de ce type de séjour, qui permet de renouer avec des plaisirs simples qui sont souvent oubliés dans la frénésie de notre vie « hyper-connectée ». Mon fils et mon mari se sont également joints à moi pour vous présenter nos randonnées préférées lors de ce séjour : le Mont-du-Lac-des-Cygnes, le sentier Le Boréal et le trail du Mont Pioui. Nous avons terminé ce séjour en allant faire quelques provisions sur la Route des Saveurs, un circuit gourmand à découvrir dans la région de Charlevoix.

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5- Un premier séjour en Gaspésie

Nous avons terminé la saison estivale de façon un peu inattendue, en prolongeant nos vacances familiales en Gaspésie. Nous sommes partis tous les cinq en road-trip vers la pointe gaspésienne qui nous attirait depuis longtemps. Nous avons eu un réel coup de cœur pour cette magnifique région et nous avons d’ailleurs récemment écrit un article (complété d’une vidéo) pour vous partager cinq raisons de visiter ce coin de pays. Il me reste encore beaucoup de choses à vous raconter sur cette destination. De beaux souvenirs illustrés par de magnifiques photos, mais aussi le récit d’une randonnée plutôt chaotique sur l’île Bonaventure. D’autres articles seront en ligne sous peu!

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Bien que notre été se soit résumé à ces cinq destinations, les vacances ont aussi été productives en écriture sur le blogue. En plus de ces cinq destinations, qui ont alimenté la plupart des articles publiés, j’ai profité de mes temps libres pour écrire des billets que j’avais en tête depuis longtemps concernant ma vie de maman (ici, ici et ), nos voyages du printemps (Chicago et Ottawa), ainsi que notre séjour au Portugal l’été dernier. Pendant cette période, le blogue a fêté son premier anniversaire et ce fut l’occasion de faire un bilan et de m’ouvrir davantage aux autres. Cette ouverture a pris différentes formes : l’implication de mon fils aîné qui a écrit de nombreuses BD pour le blogue (notamment sur nos séjours à Québec, Ottawa et Pétra), des collaborations avec d’autres auteurs (Émilie qui nous a parlé du portage en voyage et Agathe qui nous a livré quelques billets sur l’Amérique du Sud), ainsi que des participations à des rendez-vous entre blogueurs (#EnFranceAussi et Club de lectures de Tiphanya). Bref, un été plutôt bien rempli!

Et vous, quel bilan tracez-vous de votre été?

5 bonnes raisons de visiter la Pointe de la Gaspésie (+ vidéo)

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La semaine dernière, nous étions en Gaspésie, une destination dont je rêvais depuis que je suis enfant. Cette envie de fillette, je l’ai rapidement communiquée à mon amoureux à l’âge adulte. D’une année à l’autre, nous en parlions pour finalement remettre le projet à plus tard… Jusqu’à cet été, lorsque nous avons décidé de prolonger nos vacances familiales d’une semaine pour découvrir la Pointe de la Gaspésie, ce coin de pays qui nous faisait tant rêver. Malgré nos attentes élevées, nous n’avons pas été déçus par ce voyage que nous avons fait avec nos trois enfants (10, 4 et – bientôt – 2 ans). J’ai eu envie de vous partager cinq bonnes raisons de vous empresser de visiter la Pointe de la Gaspésie, car depuis notre retour, nous  ne rêvons que d’une chose : y retourner très vite!

1- Aller à la rencontre d’une faune variée

La région de la pointe gaspésienne est reconnue pour la diversité de ses écosystèmes. Dans le Parc national Forillon, plusieurs sites permettent d’observer des ours, des orignaux, des renards, ainsi que plus de 225 espèces d’oiseaux. À mi-chemin entre Grande-Grave et Cap-des-Rosiers, on trouve plusieurs canards, hiboux et rapaces, de même que des castors. Le Belvédère du Cap Bon-Ami permet, quant à lui, d’observer de nombreux oiseaux marins, tels que des petits pingouins, des cormorans à aigrettes, des goélands et des fous de Bassan. À Penouille, on emprunte une passerelle sur pilotis pour aller à la rencontre des hérons, des bernaches et des bécasseaux qui profitent du marais salé. Des croisières dans la baie de Gaspé permettent d’approcher de nombreuses espèces marines, dont des phoques, des baleines et des dauphins, mais plusieurs mammifères marins peuvent être aperçus sans même s’aventurer sur l’eau.

Notre site coup de cœur pour admirer la faune gaspésienne : L’île Bonaventure, qui abrite plus de 250 000 oiseaux marins dont 58 000 couples de fous de Bassan.

2- Faire des randonnées dans des paysages merveilleux

Partir en road-trip en Gaspésie permet, bien sûr, d’admirer les paysages côtiers du golfe du Saint-Laurent, entre mer et montagnes. Mais c’est surtout lors de nos randonnées familiales que nous avons eu l’impression de nous imprégner des merveilleux panoramas offerts par la nature gaspésienne. Le sentier des Graves nous a éblouis. Après avoir traversé des boisés et des champs surplombant la mer, nous avons atteint le phare de Cap-Gaspé près duquel un petit sentier nous a permis de rejoindre le « bout du monde » en descendant la falaise. Situé dans la flèche de sable de Penouille, le sentier Taïga nous a fait pénétrer dans une forêt dont le sol est tapissé de lichen tout en nous menant à une cache où nous avons admiré les oiseaux du marais salé. Finalement, nous avons découvert l’île Bonaventure en empruntant le sentier Les Colonies, permettant un coup d’œil différent sur le célèbre rocher Percé.

Notre randonnée coup de cœur : Le sentier pédestre du Mont Saint-Alban, au départ de Cap Bon-Ami, qui nous a conduits jusqu’à une tour d’observation située à 283 mètres d’altitude. À son sommet, nous avons bénéficié d’un magnifique point de vue sur le golfe du Saint-Laurent et la pointe de Forillon. Au loin, nous pouvions même distinguer le rocher Percé et l’île d’Anticosti.

3- Découvrir des sites historiques

Visiter la Pointe de la Gaspésie, c’est aussi découvrir les pages marquantes de son histoire. Cette histoire remonte à la prise de possession du Canada par Jacques Cartier, au nom du roi de France. Cette arrivée sur le territoire gaspésien est d’ailleurs symbolisée à l’aide de la croix de Gaspé, que l’on retrouve à la pointe O’Hara. Près du Musée de la Gaspésie, un monument regroupant six stèles en bronze permet de lire des textes relatant l’arrivée de Cartier et sa première rencontre avec les Amérindiens. Le musée présente, quant à lui, une exposition permanente sur l’histoire gaspésienne. D’autres lieux témoignent aussi d’événements plus récents qui laissent des traces dans le cœur des Gaspésiens. Dans le parc national de Forillon, plusieurs fondations de maisons démolies rappellent les nombreuses expropriations ayant conduit au déplacement de 225 familles, dont certaines ont vu leurs habitations être rasées ou brûlées devant eux après y avoir vécu pendant plusieurs générations. La maison Dolbel-Roberts offre d’ailleurs une exposition sur la vie de ces famille et l’histoire entourant le traumatisme de leur expropriation. Nous avons également apprécié notre visite de l’ancien magasin général Hyman & Sons, qui nous a permis de nous familiariser avec l’histoire de la pêche dans la région.

Notre site historique coup de cœur : le site historique maritime du Phare de Cap-des-Rosiers, le plus haut phare du pays avec ses 34 mètres. L’endroit est fréquenté par de nombreux oiseaux dans un décor absolument splendide. Bien que le phare soit classé « monument en péril », il est toujours ouvert aux visiteurs qui peuvent le découvrir lors d’une visitée guidée. Tout près, le bar laitier la Mollière permet de déguster une crème glacée ou un sundae en admirant le phare et le golfe du Saint-Laurent.

4- Se régaler de fruits de mer

La Pointe de la Gaspésie est aussi renommée pour sa table inspirée de la mer. Ici, les produits fraîchement pêchés sont à l’honneur : homard, morue, truite mouchetée, saumon de rivière, moules et pétoncles… De quoi se régaler tous les jours! Nous avons eu la chance de séjourner au Motel du Haut Phare, dont le Café Nat-Al offre un petit-déjeuner ancestral composé de nombreux produits faits maison : confitures, fèves au lard, brioches à la cannelle, galettes gaspésiennes, pouding chômeur traditionnel… Le tout pour seulement 5,00$ pour les clients du site (9,95$ pour les autres), incluant les conseils très pertinents du propriétaire des lieux afin de découvrir les environs. En soirée, ce même restaurant propose de nombreux plats à base de poissons et de fruits de mer, allant de la soupe de la mer au homard, en passant par les coquilles St-Jacques, les lasagnes et les pizzas. Les amateurs de pêche trouvent, quant à eux, facilement leur compte à Rivière-au-Renard, un port de pêche important du côté nord de la péninsule gaspésienne.

Notre expérience culinaire coup de cœur : Déguster les délicieux maquereaux fraîchement pêchés par nos garçons, sur la plage en face du Motel du Haut Phare. En seulement 30 minutes, ils ont pêché dix maquereaux, dont trois sur une même ligne… Une histoire de pêche qui restera gravée dans leur mémoire pour longtemps!

5- Se prélasser sur des plages magnifiques

La Pointe de la Gaspésie, c’est aussi la région où le golfe du Saint-Laurent devient presque la mer. Entourées de falaises abruptes, les plages sont magnifiques et variées, se composant de galets ou de sable selon les secteurs. Bien que l’eau puisse être très froide sur certaines plages, d’autres permettent de se baigner dans des eaux plus chaudes. C’est le cas de la plage de Haldimand, à 8 kilomètres du centre-ville de Gaspé. À l’extrémité est du parc Forillon, la plage de Cap-aux-Os est aussi très prisée par les touristes et les résidents de Gaspé. Elle est nommée ainsi en raison du grand nombre d’ossements que l’on retrouve sur ses berges. Malgré la fraîcheur de l’eau, nos enfants ont aussi apprécié jouer avec les galets de la plage située tout près du Belvédère du Cap Bon-Ami, dans un décor saisissant de beauté.

Notre plage coup de cœur : Celle de la presqu’île de Penouille, qui conserve un petit côté sauvage et dont les eaux basses et chaudes conviennent très bien aux plus petits.

Vous avez besoin d’autres arguments pour vous décider à découvrir la Pointe de la Gaspésie? Si c’est le cas, sachez que c’est l’endroit idéal pour un accueil chaleureux et sympathique. Partout où nous sommes allés, nous avons été accueillis par des gens souriants qui étaient heureux de nous faire découvrir leur coin de pays.

Et l’argument final : le mythique rocher Percé…!

Toujours pas convaincus? Regardez la vidéo de notre séjour qui saura très certainement vous persuader de visiter ce lieu qui possède des paysages emblématiques du Québec!

Charlevoix : 5 arrêts sur la Route des Saveurs

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De Petite-Rivière-Saint-François à la Malbaie, longeant le fleuve Saint-Laurent et se prolongeant dans l’arrière-pays ainsi qu’à l’Isle-aux-Coudres, la Route des Saveurs de Charlevoix est un incontournable pour les amateurs de gastronomie. Regroupant une vingtaine de producteurs ainsi que de nombreux restaurants, ce parcours permet de découvrir les produits du terroir de Charlevoix dans un décor enchanteur. Chaque année, nous empruntons quelques kilomètres de ce circuit épicurien en partant de Baie-Saint-Paul et en pénétrant dans les terres agricoles en direction de Saint-Urbain. Certains producteurs sont indissociables de cette tradition familiale, d’autres s’ajoutent à notre parcours au fil des années et de nos envies. Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager nos cinq coups de cœur de ce circuit agrotouristique ainsi que nos produits préférés. 

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Nos 5 arrêts préférés sur la Route des Saveurs

1- Volières Baie-Saint-Paul

Situées sur le rang Saint-Antoine Nord, avec une vue magnifique sur le fleuve Saint-Laurent, les Volières Baie-Saint-Paul abritent plus de 1000 oiseaux et animaux de ferme. La porte de la petite boutique à peine fermée derrière nous, on se sent déjà comme à la maison en lisant une inscription au mur : « Des parents épuisés et des enfants heureux vivent ici ». L’endroit respire effectivement le bonheur et la joie de vivre. Très sympathique, le propriétaire nous propose de visiter la ferme de façon ludique, avec un jeu de piste et des friandises glacées (Popsicle). Notre princesse a même droit à un traitement de faveur en découvrant les lieux à bord d’une voiturette. Ravis, nous marchons dans le petit sentier  afin d’observer les lapins, les pintades, les chèvres, les cochons et les faisans. Des panneaux d’interprétation nous permettent d’en apprendre davantage sur les différents animaux que nous croisons. Après cette agréable promenade, nous achetons quelques charcuteries et victuailles produites sur place : mousse de faisan fumée, œufs de cailles marinés et rillettes de lapin.

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Adresse : 162, rang Saint-Antoine Nord, Baie Saint-Paul.

Horaire : Du 15 juin au 1er septembre : tous les jours, de 10h00 à 17h00.  De septembre à octobre : du jeudi au dimanche, de 12h00 à 17h00. Sur demande de novembre à juin.

Site Internet : http://volierebaiestpaul.com/

2- Domaine de la Vallée du Bras

À quelques kilomètres sur le rang Saint-Antoine Nord, un deuxième arrêt s’impose afin de découvrir le Domaine de la Vallée du Bras. Ici,  les vignes laissent place aux plants de tomates et le vin traditionnel à une liqueur unique au monde : un vin apéritif de tomate. Arrivés sur les lieux, nous sommes accueillis chaleureusement par Pascal Miche, le propriétaire du domaine. Nous sommes invités à regarder un reportage qui permet d’en apprendre davantage sur Omerto, un vin né en Belgique dont la recette est secrètement gardée depuis quatre générations. Son nom rend d’ailleurs hommage à son inventeur, Omer Miche, l’arrière-grand-père de Pascal. Mieux informés, nous goûtons quatre différents vins : l’Omerto Sec, Moelleux, Barrique Acacia et Barrique Cerisier/ Châtaignier. Nous avons une préférence pour l’Omerto Sec, conseillé pour accompagner le fromage de chèvre et les sushis. Pendant que les adultes dégustent, les enfants profitent de l’immense terrain pour chasser les grenouilles de l’étang et se dégourdir les jambes.

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Adresse : 328, rang Saint-Antoine Nord, Baie Saint-Paul.

Horaire : Du 1er juin au 30 octobre : tous les jours, de 10h00 à 17h30. Sur demande de novembre à juin.

Site Internet : http://www.domainevb.ca/

3- Maison Maurice Dufour

Notre troisième arrêt nous mène dans l’arrière-pays, à quelques kilomètres de Baie-Saint-Paul, où un chemin de campagne conduit à la Maison Maurice Dufour. Depuis le début des années 1990, Maurice Dufour a fondé cette maison d’affinage, maintenant bien connue pour ses fromages fins. Je me souviens d’ailleurs très bien de la première fois où j’ai goûté le fromage Migneron, dans un restaurant de la Malbaie il y a plus de 10 ans. Depuis ce jour, je peux difficilement visiter Charlevoix sans faire quelques provisions de ce délicieux fromage. Sur place, nous dégustons la gamme entière des produits après une visite guidée du domaine, au grand bonheur des enfants qui s’amusent à jouer au berger. Outre le Migneron, nous aimons particulièrement la Tomme d’Elles et le Ciel de Charlevoix.

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Adresse : 1339, Boulevard Mgr-De Laval, Baie-Saint-Paul

Horaire : En saison : tous les jours, de 9h00 à 18h00. Hors saison : du lundi au vendredi de 8h00 à 16h00 et les fins de semaine de 9h00 à 18h00.

Site Internet : http://famillemigneron.com/

4- Centre de l’Émeu de Charlevoix

Nos dernières haltes ont lieu à Saint-Urbain, où nous visitons le Centre de l’Émeu de Charlevoix. Il s’agit de la plus grande ferme d’émeus au Canada, comptant plus de 400 bêtes de différents âges. L’endroit est parfait pour une sortie en famille et propose des visites guidées ou autoguidées afin de familiariser les visiteurs aux différentes étapes de cette production exotique. Dans la boutique, nous dégustons des petites bouchées pendant que les enfants manipulent des œufs naturels et peints. On y retrouve aussi plusieurs produits pour le corps faits à base d’huile d’émeu, tels que des savons et des crèmes. Nos produits préférés : le pâté et les rillettes d’émeu.

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Adresse : 706, rue Saint-Édouard, Saint-Urbain.

Horaire : Du 24 juin au 8 septembre : de 9h00 à 17h30. Du 20 mai au 23 juin et du 9 septembre au 20 octobre : de 9h30 à 16h30.

Site Internet : http://emeucharlevoix.com/

5- Ferme basque de Charlevoix

Notre dernier arrêt, et non le moindre, se fait à la Ferme Basque de Charlevoix.  Depuis plusieurs années, nous y faisons nos provisions de foie gras et de rillettes de canard. La ferme est tenue par Isabelle et Jean-Jacques, tous les deux originaires du Pays Basque. Préférant les méthodes artisanales à la production massive, le couple est très sympathique et prend le temps de nous accueillir chaleureusement à chacune de nos visites. Les enfants adorent se balader sur le site et regarder les canards, pendant que nous faisons quelques achats. En plus du foie gras et des rillettes, nous achetons généralement des gésiers de canards que nous dégustons en salade le soir même. Ce lieu nous rappelle nos vacances en amoureux au Pays Basque et nous donne envie d’y repartir à nouveau.

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Adresse : 813, rue Saint-Édouard, Saint-Urbain.

Horaire : De mai à octobre : tous les jours, de 10h00 à 17h00. De novembre à avril, seule la boutique est ouverte (horaire flexible et sur appel).

Site Internet : http://www.lafermebasque.ca/

Et vous, quels sont vos produits préférés sur la Route des Saveurs?