4 jours à Séoul, entre modernité et traditions (partie 1 : version moderne)

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Quatre jours, c’est bien peu pour découvrir une ville trépidante comme Séoul. C’est d’autant plus vrai quand on doit allier tourisme, vie familiale et boulot. C’est pourtant à travers cette ville que nous avons pris contact avec la Corée du Sud. Nous y avons forgé nos premières impressions sur le « Pays du matin calme », tout en nous familiarisant avec ses spécialités culinaires. Comme la plupart des grandes villes, Séoul a plusieurs personnalités bien distinctes. Pour apprendre à les connaître, il faut prendre le temps de découvrir ses sites incontournables, mais aussi flâner dans ses quartiers moins touristiques. J’aimerais vous dire que c’est ce que nous avons fait à Séoul, mais ce serait vous mentir. En quelques jours sur place, nous avons été contraints de faire des choix parfois déchirants sur les lieux à visiter. Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager mes découvertes de la capitale sud-coréenne en vous parlant de la double personnalité de Séoul. Bien que notre séjour ait été bref, nous avons été fascinés par les contrastes présents dans cette ville, à la fois moderne et empreinte de traditions.

Partie 1 – Séoul, version moderne


La modernité de Séoul est sans doute ce qui a attiré notre attention en premier en pénétrant dans la ville. Arrivés à l’aéroport international d’Incheon, sur l’île de Yeongjongdo, nous avons pris un taxi pour rejoindre le centre de Séoul. Long d’une cinquantaine de kilomètres, le trajet nous a permis d’admirer la métropole et ses nombreux gratte-ciel sous plusieurs angles. Nous avons rejoint notre hôtel au petit matin, dans le quartier Jung-gu. C’est principalement dans ce quartier et celui de Gangnam, où avait lieu mon congrès, que nous avons découvert le caractère moderne de Séoul.

Nos premiers pas dans le quartier Jung-gu

Nous avons découvert le quartier Jung-gu au petit matin. Notre chambre d’hôtel n’était pas encore prête, mais nous avons pu laisser nos bagages à la réception avant de découvrir tranquillement les environs à la recherche d’un petit-déjeuner. Nous avons rapidement compris que l’effervescence dont il est question dans les guides de voyage est un peu plus tardive que ce que nous espérions… Le pays du matin calme porte bien son nom! Alors que j’aurais été prête à tout (ou presque!) pour un café, les restaurants étaient tous fermés. Peu à peu, les boutiques ont commencé à ouvrir leurs portes et à étaler leurs produits : hanbok (vêtements), hanji (papier fait main), gadgets et CD de K-Pop. Pas de doute, nous étions bien à Séoul!

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Mes amours qui sont beaux malgré les 24 heures dans les avions et les aéroports…

Fatigués de notre long voyage, nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel afin de nous y installer.  Après une sieste et quelques éclats de rires à essayer de comprendre les différentes fonctionnalités de la toilette high-tech de notre chambre, nous avons décidé de découvrir  les rues animées de Myeong-dong et de Jung-gu à pied.

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Un petit aperçu des fonctionnalités de la fameuse toilette avant de poursuivre avec des photos plus esthétiques… 😉

Notre balade dans les rues à proximité de l’hôtel nous a également permis de découvrir l’architecture moderne des environs. Nous avons été impressionnés par les nombreuses tours, mais plus particulièrement par l’immense vague de verre et d’acier de l’hôtel de ville. Nous en avons profité pour nous tremper les pieds dans les fontaines devant l’édifice et prendre une pause sur la pelouse de Seoul Plaza, en admirant les nombreuses fleurs. Nous avons terminé la journée par une tournée des boutiques à Insa-dong, où de nombreux artisans exposent leurs oeuvres dans une ambiance branchée.

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Samsung Jongno Tower, à deux pas de notre hôtel
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On se balade dans la ville, sans but précis
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Seoul Central Post Office
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Devant l’Hôtel de ville de Séoul
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Des fleurs devant l’Hôtel de ville de Séoul
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Notre fille est en amour à Insa-dong

Le mont Namsan : une vue panoramique sur la métropole

Après avoir déambulé dans la ville sans but précis, notre objectif fut de rejoindre le sommet du mont Namsan en empruntant le téléphérique. Une vue panoramique sur la ville nous y attendait, de même que l’emblématique N Seoul Tower, haute de 236 mètres. Très fréquenté par les touristes, l’endroit était particulièrement bondé, avec des spectacles de danse et de chant en plein air. Un peu partout, des cadenas colorés étaient attachés aux balustrades, laissés derrière par des amoureux qui y avaient préalablement inscrit leurs prénoms. Selon la légende, l’amour des couples qui viennent ensemble y attacher un cadenas serait éternel (mais je vous ai déjà affirmé que ce n’est pas trop notre truc dans mon récit de notre road-trip sur la « Côte du soleil » au Portugal). Leur superposition prenait la forme de sapins, de cœurs et de courbes stylisées… Un décor un peu surprenant après avoir longé d’anciens remparts! En effet, tout près du sommet, nous avons découvert les Bongsudae, des postes de transmission de signaux autrefois utilisés pour faire passer des informations politiques et militaires au gouvernement central.

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La vue sur la ville à partir du mont Namsan
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Au sommet du mont Namsan
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Devant la N Seoul Tower
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Les cadenas laissés par les amoureux qui viennent flâner au sommet
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L’ensemble prend des formes étonnantes
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Un spectacle traditionnel au sommet du mont Namsan

Une matinée au bord de Cheong-gye-cheon

Le lendemain, je me suis levée tôt avec ma fille pour profiter des environs avant d’aller faire ma présentation au congrès. Alors que mon mari avait des rencontres pour son boulot, nous avons flâné au bord de Cheong-gye-cheon, un cours d’eau situé en plein cœur de la ville. La construction de ce lieu unique a exigé la démolition de routes et d’une voie express surélevée… Mais l’endroit est parfait pour s’extraire de l’agitation de la ville et s’y rafraîchir en été! Nous avons pris le temps de découvrir ses promenades, ses cascades, ses passerelles et ses oeuvres d’art, dont un immense coquillage rose et bleu (Spring) installé sur Cheong-gye Plaza. Alors que nous y étions seules depuis près d’une heure, la foule a finalement envahi les lieux et ma fille (très exotique pour les Coréens) se faisait photographier sans arrêt. Heureusement, elle adore jouer les vedettes!

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Cheong-gye-cheon, avec l’immense coquillage bleu et rose au loin
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Ma princesse, heureuse de se dégourdir les jambes
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On explore les environs tranquillement
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Ma fille attire la foule avec ses cheveux blonds
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Heureusement, elle adore se faire prendre en photo!

 Un passage obligé dans le quartier Gangnam

Mon congrès avait lieu au CEOX de Séoul, un immense centre commercial situé en plein cœur de Gangnam. Ce fut donc l’occasion de découvrir ce quartier rendu célèbre par Psy dans sa chanson « Gangnam Style ». Devant l’édifice, une statue représentant deux poings qui se chevauchent trône d’ailleurs depuis décembre 2015, afin de rappeler la chorégraphie de l’artiste. Un écran diffuse le morceau en permanence, alors que les touristes se font photographier sous l’oeuvre… Je n’ai pas pu résister à l’appel! Il faut dire que des rappels du clip sont présents un peu partout dans la ville, tant dans les quartiers modernes que les sites historiques. Nous avons fait quelques balades dans Gangnam, entre deux présentations, mais je dois avouer que ce ne fut pas mon coup de cœur du voyage, loin de là… Entre cliniques de chirurgie esthétique et culture K-Pop, je ne me sentais pas particulièrement dans mon élément.

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Une affiche de Psy en plein cœur du village traditionnel de hanok de Bukchon

 

J’ai bien aimé découvrir le côté moderne de Séoul, mais ce sont ses sites traditionnels qui m’ont le plus charmée… Je vous en parle très bientôt sur le blogue dans un nouveau billet!

Les 5 destinations de notre été

Les 5 destinationsde notre été

La rentrée est à ma porte… Alors que mes deux plus jeunes ont déjà entamé leur année scolaire à la Petite École, c’est mon tour de devoir accueillir mes étudiants cette semaine. Mon grand garçon débutera en même temps que moi, dans une école qu’il connaît bien. Les crayons sont taillés, le matériel est étiqueté et les nouveaux vêtements des enfants attendent d’être portés pour une première fois. Je suis prête à faire le grand saut, je dirais même plus : j’ai hâte d’y être! Mais avant de me lancer à fond dans cette rentrée scolaire, j’ai envie de faire un petit bilan des destinations de notre été (pour consulter les articles mentionnés, il s’agit de cliquer sur l’image).

1- Deux semaines en Corée du Sud

Nous avons débuté la période estivale avec notre destination la plus exotique de la saison : la Corée du Sud. Étant donné que ce voyage s’inscrivait dans nos activités professionnelles, nous ne pouvions pas y aller en grande famille. Nous avons laissé les garçons à leurs grands-parents (ils étaient ravis!) pour faire ce voyage avec notre petite dernière. Nous avons ADORÉ notre séjour de deux semaines dans ce pays encore méconnu. Après quatre journées à Séoul, où nous avions à travailler, nous sommes partis découvrir le sud du pays en faisant une boucle en partant vers l’ouest, pour ensuite remonter vers l’est. Depuis notre retour, nous avons seulement publié trois billets sur cette destination, mais ce n’est qu’un début! Nous vous avons rapidement livré nos premières impressions sur ce pays, à chaud, en vous racontant quelques anecdotes vécues tout au long de notre périple. Nous avons aussi dressé un portrait général de notre itinéraire, en vous parlant de nos découvertes culinaires dans chaque ville que nous avons visitée. J’ai bien l’intention de vous parler de façon détaillée de chacun de nos arrêts en Corée, comme je l’ai fait pour notre séjour à Haeinsa, un temple bouddhiste qui nous a laissé une forte impression. À suivre donc!

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2- Quelques escapades au Saguenay-Lac-Saint-Jean

De retour au Québec, nous étions heureux de retrouver les garçons et de profiter de l’été tous ensemble. Nous avions à travailler, mon mari et moi, mais nous avons profité de chaque fin de semaine pour continuer d’explorer notre région d’adoption. Nous avons fait plusieurs découvertes dont je n’ai pas encore eu le temps de vous parler sur le blogue. Deux de celles-ci nous ont plus particulièrement marqués et ont fait l’objet d’un article spécifique. La première concerne notre visite d’Anima Lumina, au Saguenay-Lac-Saint. Il s’agit d’un parcours nocturne en plein cœur du Zoo de Saint-Félicien, une expérience sensorielle unique qui implique des lumières, des jeux d’ombres et des effets sonores. Nous avons également apprécié notre visite à Uashassihtsh, un site de transmission culturelle ilnu. Situé au cœur de la communauté de Mashteuiatsh, Uashassihtsh (signifiant en nehlueun « Petite baie ») bénéficie d’un vaste emplacement en bordure du Lac Saint-Jean, où les visiteurs peuvent s’initier au mode de vie traditionnel des Pekuakamiulnuatsh au cours des années 1910-1930.

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3- La Côte Nord entre amis

Après ce retour à une pseudo-routine, les vacances ont débuté… À notre grand bonheur! Nous sommes partis tous les cinq sur la Côte Nord afin de rejoindre nos amis et leurs enfants. Installés à Longue-Rive, dans un gîte champêtre face à un marais salé, nous avons profité de nos quelques jours sur place afin de découvrir les environs. Je n’ai écrit qu’un seul billet sur cette destination en vous présentant trois endroits ayant particulièrement marqué notre séjour dans une région que j’ai rapidement qualifiée de petit paradis. Outre Longue-Rive, nous avons aimé découvrir le Centre d’interprétation et d’observation de Cap-de-Bon-Désir, qui borde le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. Tout en savourant un pique-nique sur les rochers, petits et grands ont scruté le paysage afin d’y apercevoir des mammifères et oiseaux marins. Nous avons terminé notre séjour par une visite du Centre de découverte du milieu marin aux Escoumins. Ce fut l’occasion de parcourir l’exposition intérieure, pendant laquelle les enfants ont posé de nombreuses questions aux guides (très sympathiques) qui étaient sur place. La grande terrasse nous a ensuite permis d’observer le fleuve en tentant de voir des baleines, des phoques et des oiseaux marins près de la rive. Nous planifions retourner sur la Côte Nord dans les mois à venir afin de mieux connaître cette magnifique région!

72 heures au paradis

4- Trois générations à Charlevoix

Après notre séjour sur la Côte Nord, nous avions prévu nous rendre en Estrie, mais nous étions fatigués. Nous avons eu envie de nous déconnecter de la vie moderne en partant avec mes parents et nos enfants dans un chalet du Parc national des Grands Jardins. Pas d’électricité. Pas d’Internet. Pas de cellulaire. Pas d’ordinateur portable. Pas de tablette. Pas de console de jeux pour les enfants. Rien de ce que la modernité nous offre chaque jour. Nous avons apprécié ces moments précieux en famille et nous en avons beaucoup parlé sur le blogue, en dédiant cinq articles à cette destination. Nous avons abordé les avantages de ce type de séjour, qui permet de renouer avec des plaisirs simples qui sont souvent oubliés dans la frénésie de notre vie « hyper-connectée ». Mon fils et mon mari se sont également joints à moi pour vous présenter nos randonnées préférées lors de ce séjour : le Mont-du-Lac-des-Cygnes, le sentier Le Boréal et le trail du Mont Pioui. Nous avons terminé ce séjour en allant faire quelques provisions sur la Route des Saveurs, un circuit gourmand à découvrir dans la région de Charlevoix.

Plaisirs oubliés(1)now servingnew coffee blendsJustin MorePIOUI, un trail en soloeddie's eatery

5- Un premier séjour en Gaspésie

Nous avons terminé la saison estivale de façon un peu inattendue, en prolongeant nos vacances familiales en Gaspésie. Nous sommes partis tous les cinq en road-trip vers la pointe gaspésienne qui nous attirait depuis longtemps. Nous avons eu un réel coup de cœur pour cette magnifique région et nous avons d’ailleurs récemment écrit un article (complété d’une vidéo) pour vous partager cinq raisons de visiter ce coin de pays. Il me reste encore beaucoup de choses à vous raconter sur cette destination. De beaux souvenirs illustrés par de magnifiques photos, mais aussi le récit d’une randonnée plutôt chaotique sur l’île Bonaventure. D’autres articles seront en ligne sous peu!

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Bien que notre été se soit résumé à ces cinq destinations, les vacances ont aussi été productives en écriture sur le blogue. En plus de ces cinq destinations, qui ont alimenté la plupart des articles publiés, j’ai profité de mes temps libres pour écrire des billets que j’avais en tête depuis longtemps concernant ma vie de maman (ici, ici et ), nos voyages du printemps (Chicago et Ottawa), ainsi que notre séjour au Portugal l’été dernier. Pendant cette période, le blogue a fêté son premier anniversaire et ce fut l’occasion de faire un bilan et de m’ouvrir davantage aux autres. Cette ouverture a pris différentes formes : l’implication de mon fils aîné qui a écrit de nombreuses BD pour le blogue (notamment sur nos séjours à Québec, Ottawa et Pétra), des collaborations avec d’autres auteurs (Émilie qui nous a parlé du portage en voyage et Agathe qui nous a livré quelques billets sur l’Amérique du Sud), ainsi que des participations à des rendez-vous entre blogueurs (#EnFranceAussi et Club de lectures de Tiphanya). Bref, un été plutôt bien rempli!

Et vous, quel bilan tracez-vous de votre été?

24 heures chez les moines bouddhistes, à Haeinsa

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Dormir dans un temple bouddhiste était définitivement une expérience que je souhaitais vivre lors de notre récent séjour en Corée du Sud. Et pas n’importe quel temple. Je désirais séjourner à Haeinsa, réputé comme l’un des plus beaux temples du pays. J’y tenais tellement que j’ai retourné notre itinéraire dans tous les sens. Au départ, nous avions prévu partir vers le sud-est après notre séjour à Séoul, mais j’ai insisté pour modifier l’itinéraire et débuter notre parcours à l’ouest afin d’être en mesure de vivre un Temple Stay lors de notre deuxième semaine en Corée (le temple étant complet la première semaine). Bref, il s’agit d’une expérience que j’avais très envie de vivre et qui m’a profondément marquée lors de notre voyage. Cette expérience unique, j’ai envie de la partager avec vous aujourd’hui.

Qu’est-ce qu’un Temple Stay?

Temple Stay est un programme d’expérience culturelle visant à faire connaître le bouddhisme coréen et à démystifier la vie des moines. Ouvert à la fois aux Coréens et aux étrangers, ce programme offre la possibilité de séjourner une nuit (ou plus) dans un temple. Pour ce faire, deux formules sont proposées aux visiteurs :

  • Le programme régulier, qui consiste en une immersion dans la vie du temple, au cours de laquelle le visiteur doit participer à de nombreuses activités.
  • Le programme freestyle, qui offre plus de liberté afin de découvrir les lieux.

Étant donné la présence de notre fille de 20 mois, nous avons préféré la deuxième option qui nous offrait plus de flexibilité (et d’heures de sommeil!). Toutefois, je tiens à préciser que cette brève introduction à la culture bouddhique nous a donné envie de participer à un programme plus long et complet lors d’un prochain séjour.

Haiensa-1 (1)Pourquoi vivre cette expérience à Haeinsa?

Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, Haeinsa est l’un des temples les plus importants de la Corée du Sud, notamment parce qu’il héberge le Tripitaka Koreana. Il s’agit de plus de 81 000 textes sacrés sculptés dans des tablettes de bois. Ces textes furent gravés une première fois au 11e siècle et détruits par les Mongols, pour être gravés de nouveau au 13e siècle par des moines. Depuis 1488, ces tablettes sont abritées dans le Janggyeong Panjeon, un lieu parfaitement ventilé afin d’en assurer la conservation.

Au-delà de son intérêt historique et culturel, Haeinsa est d’une beauté saisissante. Construit au cœur des montagnes, dans un cadre naturel composé de conifères et de feuillus, le temple invite à la détente et au recueillement. Fondé en 802 sur les flancs boisés et rocheux du mont Gaya, le nom du temple évoque « l’état de conscience de l’esprit ». Pour l’atteindre, il faut suivre une route en lacet à travers la forêt qui mène à un lieu enchanteur, entouré de cascades, d’arbres, de montagnes et de fleurs.

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Notre arrivée à Haeinsa

Nous sommes arrivés au temple en fin d’après-midi, après quatre journées passées à Gyeongju. Nous avons mis un certain temps à comprendre comment joindre le temple en voiture. À première vue, nous pensions devoir y aller à pied, en empruntant un chemin abrupte à partir du stationnement. Étant donné que nous étions accompagnés de notre fille de 20 mois et de plusieurs bagages (dont son lit pliant… Et oui, on voyage super léger!), nous avons cherché une alternative en demandant à des passants. Comme ce fut le cas pendant l’ensemble de notre séjour, nos interlocuteurs étaient très sympathiques et l’un d’eux a proposé de monter avec nous dans l’auto afin de nous indiquer le chemin. Une fois sur place, une employée s’est présentée à nous. Elle ne parlait pas anglais, mais elle a demandé à un visiteur de nous traduire ses indications. Le visiteur en question était un jeune Coréen qui étudiait aux États-Unis depuis quelques années. Il a été en mesure de nous expliquer les grandes lignes du déroulement du séjour en anglais.

Suivant les indications du jeune homme, nous avons rejoint notre chambre. Elle était spartiate, certes, mais propre et fonctionnelle. Elle se composait d’une pièce vide avec quelques étagères dans lesquelles nous avons trouvé le nécessaire pour nous installer pour la nuit : oreillers, gros coussins et matelas très minces à mettre au sol. Adjacente à cette pièce principale, une minuscule salle disposait d’un évier, d’une douche et d’une toilette.

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L’employée de l’accueil est venue nous rejoindre pour nous communiquer l’horaire des activités qui allaient suivre. Évidemment, en raison de la présence de notre fille, nous avons d’emblée convenu que nous laisserions tomber le rituel des 108 inclinaisons et la prière en pleine nuit (3h00!). Nous avons également reçu la literie propre ainsi que des vêtements amples et gris (pantalons et tuniques sans manches) à enfiler afin d’essayer de nous fondre dans le décor. Notre fille, elle, a eu droit à un chandail jaune vif beaucoup trop grand qu’elle portait fièrement (elle a d’ailleurs fait une crise monumentale au moment de l’enlever pour la nuit!). C’est ainsi vêtus que nous sommes partis découvrir les environs. Malgré nos vêtements ternes (du moins, pour mon mari et moi), nous passions difficilement inaperçus. Très gentils, les moines nous souriaient et s’arrêtaient pour dire quelques mots à notre fille. Il faut dire que le temple était particulièrement calme lors de notre séjour. À l’exception des moines, nous avons rencontré très peu de visiteurs sur place.

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Nos activités au temple

Notre séjour au temple a été rythmé par deux activités qui étaient partagées avec les moines et qui revenaient à heures fixes : les repas et les prières.

Je vous ai déjà parlé de nos repas au temple, en vous présentant notre itinéraire gourmand en Corée du Sud. Les repas étaient tous identiques, et ce, peu importe l’heure de la journée. Au petit-déjeuner (6h00) comme au souper (18h00), le menu végétalien était pris dans la même salle que les moines et se composait de riz blanc, de kimchi, de soupe, de tofu, d’épinards bouillis et de thé hyper dilué. Le tout était avalé en 20 minutes (maximum!), dans le silence le plus complet… enfin presque, puisque notre fille a quand même exprimé à quelques reprises son mécontentement vis-à-vis la diète monacale! Heureusement, entre les repas, les moines étaient très compréhensifs et lui offraient des fruits, des chocolats et du sikhye (boisson au riz avec des grains de riz).

Haiensa-1 (6)Différents moments de la journée étaient aussi réservés à des cérémonies et des prières. Nous ne sommes pas croyants, mais ces instants étaient chargés d’une émotion difficile à définir. Nous avions l’impression de nous retrouver seuls face à nous-mêmes, conscients de petits détails qui échappent habituellement à notre attention : les odeurs d’encens, le chant des sutras (textes sacrés) récités en chœur, la sensation du sol froid sous nos pieds nus, le bruit du vent qui faisait grincer les portes des bâtiments voisins… Nous avons particulièrement aimé vibrer au son du tambour du Dharma, conscients de la chance que nous avions d’assister à des scènes qui échappent généralement aux regards extérieurs. Nous nous sentions privilégiés d’être là, de pouvoir pénétrer, voire participer à ce monde secret, à l’écart de la modernité qui nous entoure chaque jour.

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Entre les repas et les prières, nous disposions de temps libres que nous avons mis à profit en partant en randonnée. Nous avons ainsi eu la chance de découvrir de nombreux ermitages, pagodes, statues et sites religieux disséminés dans les vallées environnantes. Lors de notre passage à l’ermitage de Huirangdae, nous avons rencontré un moine qui nous a parlé longuement de son parcours. Ce fut une rencontre marquante pour nous, confrontant certains de nos préjugés sur la vie de moine (j’en ai déjà parlé ici).

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Nos conseils pour un séjour agréable à Haeinsa

  • Mieux vaut réserver votre séjour à l’avance, car l’endroit est généralement très fréquenté. Pour ce faire, il s’agit d’envoyer un courriel à l’adresse suivante : haeinsa2@templestay.com – Bien que notre message soit demeuré sans réponse, notre réservation avait été notée et nous n’avons rencontré aucun problème une fois sur place.
  • Si vous dormez sur place (ce que nous vous encourageons à faire), n’oubliez pas que vous pouvez garer votre voiture près du temple plutôt que dans le stationnement situé beaucoup plus bas.
  • Prévoyez de l’argent comptant pour payer le séjour (50 000 KRW – environ 50$ – par personne; gratuit pour les enfants), car il est impossible de le faire avec une carte de crédit. Le prix inclut les repas pour la durée du séjour.
  • Même si vous lisez des commentaires, dans les guides ou les site Internet, à l’effet que les hommes et les femmes doivent dormir dans des dortoirs séparés, sachez qu’une exception est faite pour les membres d’une famille qui peuvent dormir dans une même chambre sans la partager avec d’autres visiteurs.
  • N’oubliez pas de prendre avec vous des serviettes et du papier de toilette, ces items n’étant pas fournis sur place
  • Si vous avez du mal avec les mets épicés, prévoyez des barres de céréales, des biscuits ou des fruits pour calmer votre appétit.
  • Lors de notre séjour, nous avons été surpris d’accéder à Internet à partir de notre chambre. La connexion était cependant très lente. On vous conseille de décrocher totalement lors de votre séjour, en laissant la technologie derrière vous. Avec le couvre-feu de 21h00, vous manquerez de temps pour ce genre de distraction.
  • Certaines règles sont importantes à suivre lors d’un séjour dans un temple : garder le silence pendant les repas, saluer les moines selon les usages, enlever ses chaussures avant de pénétrer dans une salle de prière, ne pas laisser de nourriture dans son assiette, etc. Malgré tout, les moines sont très conciliants et ne se formalisent pas de nos erreurs.
  • Si certains endroits indiquent formellement que la prise de photos ou de vidéos est interdite (ex. à l’intérieur des temples ou dans la salle à manger), il est tout de même possible de prendre des photos et des vidéos à différents endroits sur le site (nous avons même été encouragés à le faire lors de la cérémonie du tambour).
  • Pour finir, n’hésitez surtout pas à visiter les lieux en famille. Bien qu’un séjour dans un temple ne soit par la première activité à laquelle on pense avec des enfants, ce fut une expérience extraordinaire pour toute la famille.

Pour terminer, voici un petit montage vidéo qui fait un résumé de notre séjour au temple :

 

Itinéraire gourmand en Corée du Sud

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Il y a une semaine à peine, j’étais en Corée du Sud et j’ai le sentiment qu’une partie de moi s’y trouve encore… Comme au lendemain d’une soirée festive, des sensations contradictoires m’habitent. Je me sens à la fois fatiguée et pleine d’énergie, heureuse et nostalgique, lucide et étourdie, comblée et en manque de ce pays qui a tenu mes sens en éveil pendant deux semaines.

Je rentre profondément marquée de ce séjour de courte durée, mais tellement intense. En Corée, je me suis sentie gourmande comme jamais. J’avais envie de tout voir, de tout goûter, de tout essayer. En 15 jours, malgré nos obligations professionnelles et la présence de notre fille, nous avons enfilé près de 2000 kilomètres sur la route. Pourtant, la Corée du Sud est un petit pays, qui couvre une superficie équivalente à la région où nous habitons au Québec, le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Petit peut-être, mais un pays tellement diversifié! Que ce soit en termes d’architecture, de cuisine, de festivals, de paysages ou de croyances, chaque région se distingue et possède une personnalité bien affirmée.

Alors que je cherchais une façon de vous résumer notre itinéraire au « Pays du matin calme », une idée s’est imposée à moi. Je devais vous mettre en appétit en vous présentant nos découvertes culinaires à travers le pays. Au fil des dix grandes étapes de ce séjour, laissez-moi vous guider pour un festin aux saveurs variées aux quatre coins de la Corée du Sud!

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Les 10 étapes de notre itinéraire gourmand en Corée du Sud

1. S’initier aux bases de la cuisine coréenne à Séoul

Nos quatre journées à Séoul nous ont permis de nous initier aux bases de la cuisine coréenne en goûtant un éventail de plats qui nous étaient pour la plupart inconnus auparavant. C’était l’endroit idéal pour faire nos apprentissages, car il était plus facile de trouver une personne parlant anglais afin de nous fournir quelques explications. Voici donc les principaux apprentissages que nous avons faits à Séoul!

D’abord, il faut savoir que tout repas coréen s’accompagne de banchan (petits plats) et de kimchi. Le nombre de banchan est très variable d’un repas à l’autre, allant de trois (lors d’un repas ordinaire) à plus de 20 lors d’un jeongsik (buffet). Le kimchi est, pour sa part, présent à tous les repas, petit-déjeuner inclus! Il s’agit de légumes marinés et fermentés en saumure avec différents condiments et épices (ail, poudre de piment rouge, gingembre, etc.). Le plus courant est le baechu kimchi, à base de chou chinois, mais il en existe plus de 180 déclinaisons. Chaque famille ou restaurant possède sa propre recette qui est transmise de génération en génération. Trois condiments de base accompagnent aussi la plupart des repas coréens, à savoir : le ganjang (sauce de soja), le doenjang (pâte de soja fermentée) et le gochujang (pâte de piment rouge).

Comme c’est souvent le cas en Asie, on retrouve plusieurs plats à base de nouilles et de riz en Corée. De notre côté, nous avons beaucoup apprécié les soupes coréennes, généralement composées de légumes et de viandes dans un bouillon doux ou épicé. En été, certaines soupes sont servies froides, alors mieux vaut demander des précisions en cas de doute.

Les desserts ne font pas partie des traditions culinaires en Corée, mais certains restaurants offrent du sujeonggwa à la fin du repas, une boisson à la cannelle et au gingembre (je n’ai pas été convaincue!). Par contre, dans les cafés et les stands de rue, de nombreuses douceurs attendent les visiteurs. La cuisine coréenne de rue est très variée, allant des gâteaux de riz (tteokbokki) et des crêpes (hotteok) à des plats plus consistants comme le dakkocchi (brochettes) et les sundae (saucisses aux légumes et aux nouilles). On trouve partout de quoi se mettre sous la dent!

En ce qui concerne les boissons, tous les restaurants servent de l’eau (mul) ou du thé (servi froid ou chaud selon les établissements). En revanche, le café (keopi) peut être plus difficile à trouver à bon prix. Il s’agit souvent de café instantané beaucoup trop sucré, mais certaines chaînes coréennes (ex. Angel-in-us) et étrangères (ex. Starbucks) se multiplient un peu partout dans le pays. Il faut toutefois s’attendre à payer entre 4000 et 10 000 wons (4-10$) pour un bon café. Les boissons alcoolisées de prédilection sont le soju, un alcool fort, et le makgeolli, un breuvage laiteux à base de riz. On trouve aussi facilement de la bière (généralement blonde, légère et de grand format) un peu partout.

À Séoul comme ailleurs dans le pays, on mange plus souvent assis au sol que sur une chaise à l’occidentale. Il faut alors bien penser à enlever ses chaussures! Lorsque la table n’est pas mise, on retrouve une boîte contenant des baguettes et des cuillères à l’une de ses extrémités. En Corée, les repas sont perçus comme une activité sociale et certains plats sont proposés pour un minimum de deux personnes. Certaines règles s’appliquent aussi lors des repas. Il faut éviter de toucher la nourriture avec ses doigts (à l’exception des ssam), de se moucher à table ou de tenir son bol de riz à la main, ne pas laisser ses baguettes ou sa cuillère dans un bol de riz (un geste tabou en Corée), servir à boire aux autres et pas à soi-même, ainsi que verser la boisson et tenir son verre à deux mains. Malgré tout, les Coréens sont très tolérants envers les faux pas des étrangers et font tout leur possible pour simplifier la vie des parents qui voyagent avec un enfant. Par exemple, dans plusieurs restaurants, les serveurs pensaient à donner une fourchette à notre fille ou proposaient de lui faire cuire des œufs lorsque le menu était très épicé (sans même charger de supplément!).

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2. Découvrir le célèbre bibimbap de Jeonju

Jeonju est célèbre pour sa spécialité traditionnelle, le bibimbap, probablement la plus populaire de la Corée (après le kimchi). Il s’agit d’un plat qui paraît fort simple à première vue, mais pouvant nécessiter plus d’une trentaine d’ingrédients différents selon les recettes. De façon générale, ce plat est composé de légumes, de viande et de riz, le tout coiffé d’un oeuf au plat. Lorsqu’il est servi, les ingrédients sont bien séparés dans l’assiette de façon à rappeler les cinq couleurs primaires de la gastronomie coréenne, à savoir : le blanc, le jaune, le vert, le rouge et le noir qui représentent les cinq éléments (bois, feu, terre, métal, eau). Comme son nom l’indique (bibim – mélanger; bap – riz), il faut mélanger tous les ingrédients avant de le déguster, en ajoutant plus ou moins de pâte de piment fermentée (gochujang) en fonction des goûts.

3. Goûter les nouilles au thé vert de Boseong

Boseong figure parmi mes plus beaux souvenirs de la Corée du Sud. C’est dans cette ville que nous avons eu la chance de visiter la plantation de thé Daehan Dawon. Avec ses millions de théiers à flanc de colline, le lieu est d’une beauté à couper le souffle et nous y avons fait une balade fort agréable. Au-delà de l’aspect photogénique des théiers qui s’alignent à perte de vue, Boseong offre l’occasion parfaite pour goûter le thé vert du pays, puisque la région est responsable de 40 % de sa production. C’est juste avant l’entrée du site, au restaurant Heaven, que nous avons goûté les nouilles au thé vert qui constituent une spécialité régionale, de même que le bibimbap cuisiné au thé vert. Le restaurant de la plantation propose aussi de goûter au jajangmyeon, un plat à base de nouilles au thé vert accompagné d’une sauce aux haricots noirs. Sur le site, plusieurs autres produits à base de thé vert sont proposés, allant de la traditionnelle tasse de thé en passant par la glace, le milk-shake et les biscuits.

4. S’offrir un banquet de fruits de mer à Suncheon

Nous avons adoré la Baie de Suncheon et ses paysages aussi magnifiques que variés. Après plusieurs kilomètres de marche dans cette réserve naturelle, nous étions affamés. Nous avons donc pris la décision de nous arrêter au premier restaurant que nous avons croisé sur la route, alors que nous repartions en direction de notre hôtel situé à Yeosu. Une fois sur place, une serveuse nous a indiqué une table en nous pointant du doigt son menu qui était affiché au mur. Le problème, c’est que ce menu était écrit en hangeul, le système d’écriture coréen. En utilisant différents signes, nous avons fait comprendre à la serveuse que nous ne comprenions pas le menu, mais elle ne parlait pas anglais et nous étions les seuls touristes du restaurant. Nous avons finalement décidé d’essayer les plats qu’elle proposait, sans toutefois comprendre ce que c’était. Nous n’avons pas regretté ce choix qui nous a permis de goûter à un jeongsik à base de fruits de mer, c’est-à-dire un buffet de plusieurs plats (poissons, soupe, coquillages, crustacés, riz, nouilles, œufs) et de banchan. Un véritable festin!

5. Savourer un jeongol dans le Parc National maritime de Hallyeo

Notre itinéraire nous a ensuite entraînés vers les routes côtières des îles du Parc National maritime de Hallyeo. Nous avons eu l’impression de pénétrer dans une autre époque en roulant sur l’île de Namhae. De superbes panoramas défilaient sous nos yeux : rizières, vallées qui plongent dans la mer, villages de pêcheurs avec leurs jolies maisons au toit bleu. Tout était magnifique, sauf le temps qui était plutôt gris et pluvieux. Nous avons dû nos résigner à visiter sous la pluie. C’est au petit port de Mijo que nous avons décidé de nous arrêter. Quelques restaurants proposaient des produits de la pêche locale, bien mis en évidence dans des petits aquariums à l’entrée. Nous sommes entrés dans le premier que nous avons aperçu afin de nous protéger de l’averse qui faisait rage. Encore une fois, le menu était en coréen et le personnel ne parlait pas anglais, mais tout était divin. C’est là que nous avons dégusté notre premier jeongol, un genre de soupe épaisse ou de cassolette. Les ingrédients crus sont placés dans une poêle à même la table, puis recouverts d’un bouillon épicé.

6. Choisir son poisson et le déguster au marché de Jagalchi  de Busan

Ville côtière, Busan propose une cuisine à base de produits de la mer. Nous avons adoré déambuler au marché de Jagalchi, où de nombreuses créatures de la mer sont vendues, fraîchement pêchées ou encore séchées (notre fille a adoré les petits poissons séchés qu’elle avalait comme des chips!). Au rez-de-chaussée, il s’agit de choisir la bête qui nous intéresse pour ensuite la déguster au deuxième étage. C’est à cet endroit que nous avons goûté le saengseonhoe (poisson cru en lamelles) qui est très populaire sur la côte et qui s’agrémente de chogochujang (sauce au piment rouge), de sauce soya, d’ail et de wasabi, le tout roulé dans une feuille de laitue, de sésame ou d’algue (ssam). Nous avons eu droit à une petite démonstration de la serveuse avant de nous lancer! Une fois l’assiette de poisson engloutie, le repas est complété par un bol de maeuntang (soupe de poisson).

7. Profiter de petites douceurs à Gyeongju

Étant donné que nous voulions visiter plusieurs sites dans les environs de Gyeongju, nous y avons passé trois nuits dans une maison d’hôtes. En pleine campagne, nichée dans les montagnes, cette maison disposait de grandes chambres dans lesquelles nous pouvions nous faire à manger. À l’extérieur, des tables étaient disposées dans une aire commune et chacune d’elles était munie d’un barbecue. Au cours de nos quatre journées passées à Gyeongju et ses environs, nous avons donc profité de ces installations pour faire une pause des soirées au restaurant et nous préparer nous-mêmes de petits festins à base de produits coréens. Malgré tout, nous avons goûté plusieurs plats à Gyeongju. Ma fille qui adore les plats sucrés était ravie de goûter le soboro (pain frit fourré d’une pâte à base d’haricot rouge) et l’incontournable Gyeongju bbang (une petite pâtisserie ronde farcie de haricot rouge). Près du parc des Tumuli, quelques restaurants permettent aussi de goûter le ssambap (riz et viande enveloppés de laitue) et le kalguksu (plat à base de nouilles faites à la main), deux spécialités locales. Mais notre repas préféré fut dégusté dans le petit village traditionnel de Yangdong, où nous avons mangé un bulgogi, de fines tranches de boeuf marinées. J’ai compris trop tard (en voyant les assiettes d’autres touristes) que l’endroit servait aussi des plats à base de lotus. Ce sera pour une prochaine fois!

8. Manger comme les moines à Haiensa

Après les plaisirs épicuriens de Gyeongju, nous avons vécu une expérience complètement différente lors de notre séjour à Haiensa, un temple bouddhiste, par le biais du programme Templestay. Nous avons choisi le programme Freestyle, qui permettait de vivre l’expérience avec moins de contraintes puisque nous étions accompagnés de notre fillette de 20 mois. Je vous reparlerai plus en détails de cette expérience unique dans un prochain billet, mais je voulais tout de même aborder la question de la nourriture. Avant de mettre les pieds à Haiensa, tous les Coréens que nous avions croisés et à qui nous avions confié ce projet étaient complètement hilares. Monsieur Moon, notre hôte à Gyeongju, nous avait mis en garde :

Attendez-vous à dormir au sol et à manger de l’herbe!

Certes, les repas pris au temple ont été plutôt simples, mais pas aussi épouvantables que ce à quoi nous nous attendions. Le plus difficile était sans contredit le fait de ne pas boire de café le matin et de manger la même chose à tous les repas, à savoir du riz, du kimchi, du tofu, de la soupe, des épinards et du thé hyper dilué. Heureusement, entre les repas, les moines offraient des fruits, des chocolats et du sikhye (boisson au riz avec des grains de riz) à notre fille qui en était rendue à hurler à la vue d’un bol de riz (pas l’idéal lorsque nous devons normalement manger dans le silence le plus complet!). En sortant du temple, je n’avais qu’une idée en tête : boire un grand café et manger un petit-déjeuner digne de ce nom! Nous avons fait un arrêt au premier restaurant qui semblait ouvert. Le propriétaire nous a accueillis avec un large sourire en nous servant des cafés (malheureusement très sucrés). Nous avions un peu l’impression d’entrer chez un ami. Il nous a désigné une table qu’il occupait manifestement avant notre arrivée, car plusieurs journaux y étaient empilés de même qu’une tasse de thé entamée. Il a gentiment proposé de nous cuisiner des pancakes. L’espace d’un instant, une image de crêpes inondées de sirop d’érable s’est logée dans mon esprit… Jusqu’à ce que je me retrouve devant ce plat de légumes et de mollusques, accompagné d’une soupe de poulet. Surprenant, mais aussi délicieux! 

9. Se régaler de maquereau à Hahoe

La région d’Andong est réputée pour son ragoût à la viande de chien de même que les larves de vers à soie bouillies, deux plats que je n’avais définitivement pas envie de goûter lors de mon séjour en Corée du Sud. La viande de chien est un sujet sensible en Corée. Si certains dénoncent les conditions d’élevage et parfois d’abattage, d’autres continuent de consommer cette viande avec plaisir, surtout lors des fortes chaleurs estivales. On retrouve aussi de nombreuses soupes de chien, notamment la yeongyangtang, la bosintang et la sacheoltang. Heureusement, lors de notre journée à Hahoe, nous avons découvert que la région est également reconnue pour son maquereau, perçu comme le meilleur du pays, et ce, bien que la ville soit située à 70 kilomètres de la mer. Avant de visiter le village traditionnel, nous avons donc pris le temps de savourer ce poisson délicieux.

10. Faire l’expérience du barbecue coréen à Suwon

Dès que j’ai mis les pieds en Corée, j’ai été habitée par une envie irrépressible de manger un barbecue coréen, un concept que nous avions déjà expérimenté à Hawaii. Pour différentes raisons indépendantes de ma volonté, j’ai dû attendre notre séjour à Suwon pour goûter cette spécialité du pays. C’est dans cette ville que j’ai eu l’occasion de manger dans deux restaurants qui se spécialisent dans cette cuisine. Dans ceux-ci, chaque table dispose d’un petit grill, parfois carrément incrusté dans la table. On y retrouve de la viande de boeuf (galbi), de porc (dwaeji) et différents fruits de mer. Le principe est de préparer sa viande soi-même, mais les serveurs ont tendance à vouloir assister les étrangers. Une fois cuite, la viande est enroulée dans des ssam que l’on peut garnir d’ail, de poivron vert et de ssamjang (sauce au piment rouge et aux graines de soja).

Vous avez maintenant une idée des grandes lignes de notre itinéraire gourmand en Corée du Sud. D’autres articles suivront sur le blogue afin de nous parler plus en détails des différentes étapes de notre séjour.

Corée du Sud : premières impressions et anecdotes

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Après deux semaines en Corée du Sud, nous avons envie de vous livrer nos premières impressions « à chaud » sur cette destination, alors que nous venons tout juste de rentrer au Québec. Voici donc nos premières impressions et anecdotes sur ce voyage à la fois professionnel et familial!

La Corée, c’est drôlement loin

À partir du Québec, la Corée est une destination qui nécessite plusieurs heures de déplacements. Pour nous, le trajet en avion a débuté à Montréal, après plus de 500 kilomètres sur la route à partir du Saguenay. Nous avons ensuite pris un premier vol d’une durée de six heures pour nous rendre à Los Angeles. Après une brève escale, nous avons poursuivi le voyage avec un dernier vol de 13 heures en direction de l’aéroport d’Incheon. Nous étions enfin en Corée, mais 50 kilomètres nous séparaient encore de Séoul, où nous avons logé les quatre premières nuits de ce séjour.

En bref, nous sommes partis le 24 juin pour arriver à destination le 26 juin, le tout avec une fillette de 20 mois.

Tout s’est  bien déroulé malgré la fatigue. Notre princesse n’a pas beaucoup dormi au cours du premier vol, mais elle était enjouée et d’humeur agréable. Il faut dire qu’en dix ans, nous avons développé quelques trucs pour voyager avec des enfants. Au cours du deuxième vol, notre fille s’est endormie, ce qui nous a permis d’en faire autant. Nous sommes arrivés à Séoul à 5h00 du matin et nous avons rapidement pris le rythme de la ville.   

Bien que le voyage se soit bien déroulé, nous avons senti que notre fille était particulièrement fatiguée au cours des premiers jours. À Séoul, elle a peaufiné l’art de bouder en développant un côté théâtral particulièrement dramatique. Lorsqu’elle était contrariée, que ce soit parce qu’elle n’aimait pas le verre dans lequel nous lui servions de l’eau ou encore en raison de notre incapacité à comprendre assez rapidement qu’elle en avait marre d’être dans sa poussette, elle fondait en larmes et se jetait par terre, tête contre le sol, en hurlant plus ou moins fort selon l’importance que l’offense avait à ses yeux… Elle était inconsolable, jusqu’à ce qu’un Coréen ou une Coréenne lui adresse la parole. Elle se transformait alors en véritable petit ange et arborait un large sourire en disant : « Allo! ». La transformation se faisait en une fraction de seconde, le temps de claquer des doigts! Sacrée coquine celle-là! Heureusement, elle s’est rapidement adaptée quelques jours après notre arrivée, une fois reposée de son long voyage, avec quelques rechutes à l’occasion.

La Corée, c’est dépaysant

Dès que nous avons pris notre vol en direction de la Corée, nous avons senti que nous étions très exotiques pour les autres voyageurs (majoritairement Coréens). Nous étions, ma fille et moi, les deux seules blondes de l’avion. Cette impression s’est amplifiée une fois à Séoul. Les Coréens nous photographiaient à chaque coin de rue, offraient des cadeaux à notre fille (bonbons, breuvages, jouets, nourriture, etc.), touchaient nos bras et nos cheveux. J’avais déjà vécu ce genre d’expériences auparavant, que ce soit en Tunisie, en Jordanie, à Oman et – dans une moins large mesure – en Thaïlande, mais c’était plus intense cette fois, probablement en raison du sourire ravageur de notre fille qui adore charmer les étrangers. De façon générale, les gens nous demandaient la permission avant de nous photographier et le faisaient respectueusement. J’ai seulement vécu une situation déplaisante dans un restaurant où je disposais de baguettes de forme inhabituelle que je manipulais difficilement, ce qui semblait amuser ma voisine de table qui m’a filmée pendant tout le repas (super agréable!).

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Au-delà de l’effet attractif que nous semblions avoir sur la population locale, la Corée nous a aussi dépaysés sur différents plans, de la toilette sophistiquée aux multiples fonctions en passant par les règles de bienséance et la langue. Les Coréens respectent plusieurs règles sociales qui ne sont pas évidentes pour les touristes à première vue. Par exemple, il est mal vu de laisser traîner ses baguettes ou une cuillère dans un bol de riz (avec un enfant en bas âge qui n’a jamais mangé avec des baguettes, cette règle tient de l’exploit!) et il est d’usage d’utiliser ses deux mains pour donner ou recevoir quelque chose (encore faut-il avoir accès à ses deux mains, ce qui peut aussi s’avérer difficile avec un bébé!). Évidemment, nous savions que nous devions retirer nos chaussures en entrant dans une maison coréenne, un temple ou un restaurant traditionnel… En revanche, lorsqu’un petit rebord ou quelques marches séparent l’entrée du sol, nous ne savions pas qu’il ne faut surtout pas y mettre nos chaussures, même si cette surface ne semble pas étincelante de propreté, au risque d’installer un climat de panique (fait vécu!). Malgré tout, les Coréens sont très tolérants envers les étrangers et ne s’offusquent généralement pas de nos faux pas.

Si on peut la plupart du temps se débrouiller en parlant anglais à Séoul, c’est très différent dès que l’on s’éloigne de la capitale. Il faut alors être créatif et ne pas hésiter à parler avec les mains, au risque d’avoir l’air un peu étrange! Même lorsqu’ils possèdent certains rudiments d’anglais, les Coréens ont généralement un accent qui brouille un peu la conversation (quoique j’imagine qu’ils se disent la même chose lorsqu’ils nous écoutent).

Petite anecdote au moment de récupérer la voiture de location à l’aéroport, après notre séjour à Séoul :

Mon mari : I have a reservation today for a car. I will be at your office in one hour approximately. Can you tell me the terminal I need to go please?

Employé de la compagnie de location : What’s your name Sir?

Mon mari : Florent.

Employé de la compagnie de location : What? Can you spell it please?

Mon mari : F like flower, L like lama, O like Oscar…

Employé de la compagnie de location : Your name is Oscar sir?

Mon mari : Forget it, I am coming to the airport. Just tell me the terminal please.

Cette difficulté s’est amplifiée lorsque nous avons quitté Séoul pour des villages moins touristiques. Nous avons rapidement compris que les Coréens veulent dire « non » lorsqu’ils placent les mains en croix devant eux à plusieurs reprises. Toutefois, à certains moments, ils peuvent hocher la tête de façon affirmative en faisant ce mouvement de bras qui désigne une réponse négative, il devient alors un peu difficile de s’y retrouver! Ce comportement peut indiquer qu’ils n’ont pas compris notre demande et mieux vaut ne pas insister, les Coréens étant très fiers et n’aimant pas perdre la face. De la même façon, il peut être difficile de déchiffrer les cartes des restaurants et les panneaux de signalisation dans les petites villes ou en campagne, ces derniers étant seulement écrits en hangeul, le système d’écriture coréen. Mieux vaut donc se familiariser avec quelques symboles et expressions, disposer d’un GPS en français ou en anglais et, surtout, être ouverts à l’inattendu! Ce fut le cas à la baie de Suncheon, où nous étions incapables de comprendre le menu et les explications de la serveuse qui ne parlait pas anglais. Au final, nous avons eu l’agréable surprise de nous retrouver devant un festin de fruits de mer.

La Corée est accueillante

Les Coréens ont été accueillants avec nous dès notre arrivée. Ils cherchaient à nous aider et à nous expliquer leurs coutumes avec patience, nous souriaient et entraient facilement en contact avec nous. Certes, le fait de voyager avec un enfant aide à cet égard, car c’est généralement vers notre fille qu’ils se dirigeaient en premier lieu. Nos différentes rencontres ont donné lieu à des adieux touchants, avec des démonstrations d’affection parfois inattendues. Par exemple, après trois nuits dans une charmante maison d’hôtes de Gyengju, le propriétaire a pris mon mari dans ses bras manifestement ému de lui dire au revoir.

De plus, même si certains de nos choix les surprenaient et les faisaient rire (par exemple, l’idée de conduire nous-mêmes lors d’un premier séjour dans le pays ou encore de vivre l’expérience d’un Temple Stay), ils ne cherchaient jamais à nous faire changer d’idée et faisaient tout en leur pouvoir pour nous aider à réaliser nos projets. Dans certains restaurants et hébergements, mon mari les qualifiait même de « trop gentils » (il est Français, il a besoin de râler un minimum dans une journée! ;-)), car ils se tenaient toujours à notre disposition pour nous venir en aide et accouraient avant même que nous leur demandions quelque chose. Il faut dire que dans certaines circonstances, leurs attentions étaient un peu soutenues. Par exemple, lors de notre visite du temple de Bongeun, à Séoul, nous avons rencontré une vieille dame très gentille qui a fait une véritable fixation sur notre fille. Elle lui a donné un épi de maïs et elle insistait pour la voir le déguster, alors que notre fille n’aime pas beaucoup qu’on la dévisage pendant qu’elle mange. Par la suite, la dame souhaitait absolument qu’elle boive une eau ayant des vertus spéciales, bien que notre fille refuse obstinément d’y tremper les lèvres malgré nos nombreuses tentatives. Nous avons rencontré ce genre de situation à plusieurs reprises, mais nous sentions toujours beaucoup de bonté derrière cette insistance à nous voir exécuter un comportement d’une façon bien précise.

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Bien que les Coréens aient toujours été adorables lorsque nous les rencontrions dans la rue, ils se transformaient radicalement derrière un volant. Ils devenaient alors impatients et très agressifs dans leur façon de conduire. Par exemple, si nous étions sur un passage piéton avec notre fille en poussette, les automobilistes nous coupaient le passage sans ménagement. Notre pire moment fut à Busan, où les chauffeurs de taxi prétendaient entrer en collision avec notre véhicule pour que nous leur cédions le passage. À croire qu’il existe deux types de Coréens : ceux qui conduisent et les autres!

La Corée goûte bon

Dans la famille, nous adorons les plats épicés. Nous avions donc hâte de goûter aux plats coréens qui sont réputés pour être très relevés. Je dois toutefois avouer que notre premier contact avec la bouffe du pays a été plutôt négatif. Alors que nous souhaitions rejoindre la N Seoul Tower, nous avons fait un arrêt avant de prendre le téléphérique. La serveuse ne parlait pas anglais et nous a envoyé quelqu’un pour nous expliquer le menu. Je me suis retrouvée avec un repas décevant, soit une soupe (volontairement) froide et sans saveur… Il faut dire que l’endroit avait été choisi rapidement afin d’échapper à la chaleur extérieure qui était particulièrement difficile à supporter après plusieurs kilomètres de marche. Par la suite, nous avons été ravis de nos découvertes culinaires. Nous avons goûté des plats variés et savoureux dans chacune des régions que nous avons eu la chance de visiter. Je vous réserve d’ailleurs un billet spécifique sur le sujet!

La Corée est à la fois moderne et traditionnelle

La Corée du Sud se caractérise par un mélange d’ancien et de moderne, notamment symbolisé par le cercle bleu et rouge au centre de son drapeau. Si cette destination est empreinte d’un profond respect pour les traditions de l’Asie d’antan, elle est aussi industrialisée et à la fine pointe de la technologie. Cette double facette de la Corée du Sud est présente un peu partout, mais elle nous a particulièrement surpris lors de notre séjour à Haeinsa, un temple inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Dans ce lieu qui semble pourtant figé dans le passé, nous avons fait une rencontre particulièrement marquante. Après un petit-déjeuner frugal pris en silence (ou du moins ce qui s’en rapprochait le plus avec notre fille!), nous avons décidé d’explorer les ermitages des environs. Nous avons rencontré un moine en chemin, qui balayait consciencieusement l’entrée extérieure d’un pavillon. Nous l’avons salué en silence, en suivant les usages, mais il a immédiatement entamé la conversation avec nous. Cet homme avait seulement deux ans de plus que moi. Ingénieur de formation, il avait parcouru le monde avant de décider de devenir moine dix ans plus tôt. Nous avons longuement discuté avec lui, qui répondait à nos questions le plus naturellement du monde. Au moment de partir, il a timidement demandé une photo de lui avec notre fille qui, à ses yeux, ressemble à Britney Spears (j’étais contente, car je n’aurais jamais osé le photographier). Il a ensuite pris en note l’adresse courriel de mon mari pour pouvoir communiquer avec nous dans le futur. Je dois dire que j’ai été surprise par cette rencontre qui a ébranlé mes préjugés. Dans mon esprit, un moine enchaînait les séances de méditation et les inclinaisons devant l’image de Bouddha, à l’écart du monde extérieur. Je me retrouvais donc aux antipodes de cette image caricaturale, avec devant moi un moine bien renseigné sur les chanteuses pop et branché sur les nouvelles technologies.

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Je termine ici ce billet qui vous présente nos premières impressions sur la Corée du Sud, mais d’autres articles suivront très bientôt sur le blogue afin de vous décrire en détails notre road-trip dans ce merveilleux pays.

La Corée du Sud : nos préparatifs

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Dans quelques jours (le 24 juin pour être précise), nous nous envolerons vers la Corée du Sud. Je vous avais parlé de ce projet en début d’année, en vous partageant ma « Wish List » pour 2016. Pourquoi la Corée du Sud? D’abord et avant tout parce que la ville de Séoul sera l’hôte d’un congrès mondial en travail social et en éducation du 27 au 30 juin. C’est donc l’occasion pour moi d’aller y faire une présentation. Mais au-delà de cette opportunité professionnelle, je dois avouer que j’ai été tout de suite attirée par cette destination encore peu abordée sur les blogues de voyages francophones. Malgré mon engouement, j’ai toutefois ressenti plusieurs hésitations en lien avec ce voyage, si bien que nous avons finalisé les réservations hier seulement (oui, oui, je sais, nous sommes vraiment à la dernière minute!). Je n’ai pas l’habitude de dédier un article à un voyage que je n’ai pas encore fait, mais j’ai décidé de faire une exception aujourd’hui en vous présentant nos hésitations liées à ce périple, de même que l’itinéraire que nous avons prévu pour l’instant dans le « pays du matin calme ».

Nos hésitations liées à ce voyage en Corée du Sud

Partir en famille, en couple ou en solo? C’est la première question qui s’est imposée à moi. Au départ, j’avais prévu y aller seule… Mais même si j’ai déjà parlé de l’importance pour moi de voyager sans mes enfants à l’occasion, je dois dire que je ne suis pas encore très confortable avec l’idée lorsqu’il est question de ma petite dernière. Du haut de ses 20 mois, ma fille est en pleine forme aujourd’hui, mais ses débuts de grande prématurée continuent de me hanter et j’ai beaucoup de mal à m’en séparer… J’ai proposé à mon mari de m’accompagner avec les enfants, mais il avait un déplacement de prévu au Brésil au mois de juin, alors nous ne savions pas trop si ces deux voyages étaient compatibles. Finalement, une opportunité professionnelle s’est présentée pour lui aussi en Corée, si bien que nous devrons tous les deux travailler lorsque nous serons à Séoul. Dans ce contexte, il nous semblait très complexe de partir à cinq. Ce sera donc une aventure à trois pour cette fois, mais les garçons pourront profiter de plusieurs voyages que nous avons prévus avec eux au retour (on vous en reparle très bientôt)!

Partir combien de temps? Cette deuxième question s’est réglée rapidement une fois que la première fut tranchée. Étant donné que nous ne partions pas tous les cinq, nous ne voulions pas, mon mari et moi, être absents de la maison plus de deux semaines. Les enfants sont ravis à l’idée d’être gardés par leurs grands-parents pendant notre absence, mais nous avons toujours hâte de les retrouver après plusieurs jours de séparation.

Conduire ou pas? Question fort épineuse et longuement débattue sur le Web. Si je me lançais seule dans ce voyage, je prendrais les transports en commun sans aucune hésitation. Mais j’ai la chance de partager ma vie avec un as du volant, qui n’a aucun problème à conduire dans différents contextes : dans les dunes de sable des déserts du Moyen-Orient, en camping-car avec conduite à gauche en Australie (là, on en quand même vécu un accident!), sur les autoroutes frénétiques de Dubaï ou encore les petites rues étroites d’Europe.

N’empêche que pour ce voyage, la question s’est posée même dans la tête de mon amoureux. Il faut dire que les guides de voyages n’incitent pas tellement à se lancer dans ce genre d’aventures – papa et maman, ne lisez pas ce qui suit! 😉

Soyez vigilant, les conducteurs coréens n’hésitent pas à accélérer bien au-delà de la vitesse permise dès qu’aucun radar n’est en vu, et à klaxonner ceux qui rouleraient conformément à la limitation de vitesse. Il faut donc rester prudent sur les routes et notamment en dehors des agglomérations.

– Le Guide Vert Michelin, La Corée du Sud, p. 35.

Conduire soi-même n’est pas conseillé quand on vient pour la première fois en Corée (…) La Corée détient un triste record en matière d’accidents de la route. Dans les grandes villes, les conducteurs étrangers risquent de passer une bonne partie de leur temps à chercher leur route ou une place de parking, à moins d’être bloqués dans les embouteillages. Impatients et peu attentifs, souvent au mépris du code de la route, les conducteurs coréens sont plutôt dangereux.

– Lonely Planet, Corée, p. 428.

Heureusement (ou pas, on s’en reparle dans trois semaines!), nous avons aussi lu des témoignages beaucoup moins négatifs sur la conduite en Corée, certains mettant même en relief les avantages de faire ce choix à l’extérieur des grandes villes. J’ai particulièrement apprécié le billet d’Aurélien qui tient le blogue Voyage Way et qui fait une très bonne synthèse des éléments à prendre en compte avant de louer une voiture en Corée du Sud.

À la lumière de toutes ces informations, nous avons décidé d’utiliser les transports en commun à Séoul, mais de louer une voiture pour la suite du périple. L’avenir nous permettra de juger de la pertinence de ce choix!

Quel type d’hébergement privilégier? Se loger ne semble pas un problème en Corée du Sud, même quand on s’y prend à la dernière minute (nous en sommes la preuve vivante!). Pour ce séjour, nous avons décidé d’alterner différents types d’hébergements : des hôtels plus conventionnels à Séoul et à Busan et des maisons d’hôtes dans les petits villages situés au sud. Après avoir lu le récit inspirant d’Amélie, qui blogue sur Voyagista et qui a séjourné en Corée du Sud avec ses deux enfants, nous avons même décidé de dormir dans un temple bouddhiste via le programme Temple Stay. Nous avons finalement « flirté » avec l’idée de passer la nuit dans un hanok (maison coréenne traditionnelle transformée en pension où l’on dort au sol sur un yo – matelas ou futon), après avoir lu le récit de Rachel (du blogue Découverte Monde) et celui de Camille (du blogue L’Oiseau rose). Ce séjour étant déjà assez riche en dépaysement, nous avons plutôt privilégié un hôtel plus conventionnel (on vieillit et notre dos aussi!)… 😉

Quel itinéraire suivre? C’est probablement la question qui m’a le plus hantée au moment de planifier ce voyage. Au départ, je souhaitais passer quelques jours sur l’île de Jeju-do. Cependant, plus mes recherches avançaient, plus je me rendais compte que cet ajout à notre itinéraire risquait d’être de trop étant donné que la plupart des sources consultées suggèrent d’y consacrer entre quatre et cinq jours. Nous avons donc décidé de dédier ce premier séjour au continent, sans nous aventurer dans les îles environnantes. Ce sera un bon prétexte pour retourner en Corée si le pays nous plaît bien! 😉

L’itinéraire planifié pour notre séjour en Corée du Sud

Après plusieurs tergiversations et de nombreuses lectures, nous avons décidé que notre séjour en Corée du Sud se diviserait en sept grandes étapes.

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Synthèse de notre itinéraire en Corée du Sud

1- Séoul : La capitale de la Corée est un incontournable pour nous en raison de nos activités professionnelles. Déjà, plusieurs sites nous intéressent, tels que les palais de Changdeokgung, de Gyeongbokgung et de Deoksugung, le temple Jogyesa, le marché de Namdaemun, le quartier moderne de Gangnam, le quartier de Bukchon et ses maisons traditionnelles, le musée national de Corée, l’architecture futuriste du Donddaemun Design Plaza, ainsi que le parc olympique. Je sens que nous aurons des choix douloureux à faire une fois sur place!

2- Jeonju : La deuxième étape de notre itinéraire nous conduira au cœur de la capitale de la province du Jeolla du nord, reconnue en tant que berceau de la dynastie Choson. Nous avons l’intention d’y explorer le Jeonju Hanok Maeul, un quartier historique préservé comptant plus de 800 hanok et d’y admirer les fleurs de lotus au Parc Deokjin. Ce sera aussi l’endroit parfait afin de goûter au bibimbap, la plus célèbre spécialité culinaire coréenne.

3- Yeosu : Nous nous déplacerons ensuite à l’extrême sud du pays, afin d’explorer la province verdoyante du Jeollanam-do. Bien que nous ayons prévu loger à Yeosu, cette région nous attire tout particulièrement pour ses plantations de thé (à Boseong), son village folklorique (Nagan), ses riches zones humides (baie de Suncheon), ainsi que les reliefs insolites du Wolchulsan National Park. Ici aussi, des choix s’imposeront!

4- Busan : C’est la célèbre cité portuaire qui constituera l’arrêt suivant. En plus de profiter de ses plages, du marché de Jagalchi et des plats de fruits de mer qui font la renommée de la ville, nous souhaitons y visiter le temple de Beomeo. Si le temps le permet, nous aimerions également faire une randonnée ou un tour de téléphérique afin d’explorer le mont Geumjeong.

5– Gyeongju : Plus à l’est, l’ancienne capitale du royaume de Silla regroupe un grand nombre de sites classés à l’Unesco, entourés de parcs nationaux. Parmi les sites à ne pas manquer, nous souhaitons visiter les tombes royales de Daeneungwon, le musée national, le monastère de Bulguk, ainsi que le village de Yangdong. Les trois journées prévues sur place risquent d’être fort occupées!

6- Andong et ses alentours : La ville d’Andong est célèbre pour son maquereau salé, son soju, ses masques en bois et son marché animé, en plus des paysages ruraux qui l’entourent. Ce sera, pour nous, l’occasion de visiter Hahoe, un village classé au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2010, et de nous initier au bouddhisme en séjournant au temple Haeinsa. Si le temps nous le permet, nous aimerions également visiter une école confucéenne dans les environs.

7- Suwon : Notre dernière journée avant le départ sera consacrée à la visite de Suwon et de sa célèbre forteresse (Hwaseong), elle aussi inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Vous en savez maintenant autant que nous (ou presque!) sur ce séjour en Corée qui débutera dans quelques jours. Comme pour tous nos voyages, nous en avons tracé les grandes lignes en réservant nos hébergements, mais nous restons ouverts à l’idée de changer nos plans… Ce qui sera probablement inévitable en raison de nos multiples intérêts, et ce, d’autant plus que nous voyagerons avec une petite puce de 20 mois! Si vous souhaitez vivre avec nous la suite de ce périple en direct, n’hésitez pas à nous rejoindre sur Facebook, Instagram et Twitter!